Archive pour la Catégorie 'agriculture'

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Industrie agroalimentaires : nouvelles aides financières

Industrie agroalimentaires : nouvelles aides financières

 

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi le déblocage de 50 millions d’euros supplémentaires par la Banque publique d’investissement (BPI) pour venir en aide à la filière agroalimentaire française. « BPI France est déjà engagé dans l’agroalimentaire en fonds propres pour 800 millions d’euros et en matière de prêts pour 600 millions d’euros. Il faut aller plus loin encore », a-t-il déclaré au salon de l’élevage de Rennes, où il a été accueilli sous les huées par des éleveurs mécontents de la hausse des prix de l’alimentation animale. Il a annoncé qu’un tour de table serait organisé pour débloquer « un nouveau fonds dédié aux investissements pour mobiliser au moins 50 millions d’euros supplémentaires pour des interventions en fonds propres ». Le coup d’envoi sera donné lors de la journée du financement de l’agroalimentaire le 8 novembre prochain, a-t-il ajouté. « C’est un gisement de près de 2,7 milliards d’euros d’investissements qui reste à mettre en œuvre », a-t-il précisé, évoquant des fonds nationaux et européens. Le Premier ministre a également confirmé une simplification des règles pour l’extension des élevages de porcs. »Un régime d’enregistrement sera créé qui prendra la place du régime actuel d’autorisation », a-t-il dit. « Les délais et les coûts pour les agriculteurs seront réduits tout en assurant un niveau équivalent de protection de l’environnement.Les ministres de l’agriculture et de l’écologie devront « finaliser au plus vite les nouvelles règles », avec l’objectif d’ »aboutir à une vraie simplification », a souligné Jean-Marc Ayrault, précisant que cela serait fait dans un délai d’un mois. »Le choc de simplification doit passer par le monde agricole », a insisté le Premier ministre.

Retraites: pas une vraie réforme pour les syndicats agricoles

Retraites: pas une vraie réforme pour  les syndicats agricoles

 

Pour la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), cette réforme « n’en est pas une » et est loin de « garantir une retraite décente » à ceux qui n’ont pu se la constituer du temps de leur activité, indique-t-elle dans un communiqué.   »Alors que François Hollande avait pris l’engagement d’un financement par la solidarité nationale, le gouvernement fait le choix de faire supporter l’intégralité des mesures aux actifs agricoles d’aujourd’hui », dénonce la Fédération qui juge « ces conditions de financement inacceptables ».  Quant « aux mesures destinées à garantir l’avenir de nos régimes », la FNSEA s’insurge aussi contre un rééquilibrage « à court terme par le seul biais de la hausse des charges sociales, alors même qu’un an plus tôt, il considérait le coût du travail (comme) un frein à notre compétitivité ». Même déception exprimée par la Coordination rurale (CR, minoritaire) pour laquelle « le gouvernement a arbitré en faveur d’une augmentation à la fois de la durée et des taux de cotisation sociale » tout en « confirmant la garantie d’une retraite minimum à 75 % du SMIC net aux agriculteurs ayant eu une carrière complète ».  La CR dénonce elle aussi dans un communiqué « une augmentation des cotisations sociales inacceptable » alors que les « charges sociales pèsent déjà trop lourdement sur la compétitivité de l’agriculture française et étrangle les agriculteurs ».  Elle réclame une TVA sociale, « de façon à ce que les salaires et les coûts de production du secteur agricole redeviennent compétitifs ».  Enfin, la CR veut une prise en compte de la « pénibilité » du travail des agriculteurs « et non des seuls salariés agricoles », mesure qu’elle qualifie de « totalement discriminatoire et inacceptable».

 

 

Blanchiment: l’agent sale recyclé dans le vin

Blanchiment: l’agent sale recyclé dans le vin  

« Dans son rapport 2012, publié début août, Tracfin s’intéresse au secteur vitivinicole et incite les notaires et les banques à une vigilance accrue des mouvements financiers pour les propriétés vitivinicoles », indique le quotidien.   »Une source à Bercy, » poursuit le journal, assure que « des notaires ou des banques ont informé Tracfin de flux financiers inexplicables, quand l’argent arrivait d’un pays à un autre par exemple. Tracfin a ensuite creusé pour trouver des débuts de preuves ».  Pour  le Figaro « certains soupçons ont été étayés puisque Tracfin a transmis une poignée de dossiers aux différents parquets des régions vitivinicoles. »  Sur les 27.000 déclarations reçues chaque année par Tracfin pour des soupçons d’argent sale, une dizaine concerne le secteur du vin. En 2007, les inquiétudes au sujet de son commerce portaient seulement sur quatre ou cinq cas à travers la France », affirme le quotidien.

Maïs transgénique : moratoire prolongé

Maïs transgénique : moratoire prolongé

 

Non aux OGM en France. François Hollande a confirmé vendredi une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto, malgré l’annulation la veille par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver ce maïs OGM. « Il y aura une prolongation du moratoire », a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une visite en Dordogne, ajoutant qu’il était nécessaire toutefois de « sécuriser juridiquement cette décision sur le plan national et surtout sur le plan européen ». « Pourquoi nous avons fait le moratoire sur les OGM ? Non pas parce que nous refusons le progrès, mais au nom du progrès. Nous ne pouvons pas accepter qu’un produit, un maïs, puisse avoir des conséquences défavorables sur les autres productions », a poursuivi François Hollande, qui s’exprimait depuis une ferme de la région de Sarlat.

Agriculteurs : rattrapage des retraites

Agriculteurs : rattrapage des retraites

 

« La situation des retraites agricoles n’est pas satisfaisante, il y aura donc un plan de rattrapage », a déclaré le chef de l’Etat.   »Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles. Et donc sera assurée une pension dans les trois prochaines années qui atteindra au moins 75% du SMIC. C’est une promesse que j’avais avancée dans la campagne et c’est maintenant une décision », a-t-il poursuivi.  Selon la FNSEA, le syndicat majoritaire, plus d’1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 euros par mois après une carrière complète.  Les trois-quarts du SMIC brut représenteraient une somme de 1.072,66 euros selon les calculs de l’AFP. François Hollande avait proposé lors de la campagne présidentielle un plan sur cinq ans pour revaloriser les retraites des exploitants agricoles et de leurs conjoints. Une augmentation des retraites des non-salariés agricoles –les chefs d’exploitation, leurs conjoints (à 98% des femmes) et les aides familiaux, la plupart du temps les enfants qui travaillent dans les fermes–, est une des grandes revendications de la profession. Pour les syndicats, 75% de revalorisation constituent un « minima » comme ils l’ont rappelé jeudi lors de la réunion de concertation avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et celui de l’Agriculture Stéphane Le Foll.  Les scénarios soumis à cette occasion aux partenaires sociaux, selon le ministère de l’Agriculture, comprennent la revalorisation à 75 % du Smic et l’attribution d’un revenu complémentaire obligatoire aux conjoints qui n’en ont aucun actuellement.  La FNSEA souhaiterait également que la retraite des agriculteurs soit calculée sur les 25 meilleures années et non sur la totalité de leur carrière.  Le président du syndicat agricole Xavier Beulin a salué cette mesure, sur BFM Business.   »C’est une promesse du candidat Hollande, il la met en oeuvre, nous en sommes satisfaits », a-t-il réagi. Mais il a insisté sur la question de la base de calcul des retraites   »Nous sommes loin de la parité, on calcule les retraites agricoles sur une carrière entière, c’est la seule profession pour laquelle ça se passe comme cela », a-t-il plaidé, espérant que le monde agricole allait finir par « rattraper le lot commun des professions ».  En outre, il a souligné la problématique du déséquilibre croissant du régime des retraites agricole, en raison de la baisse structurelle du nombre d’agriculteurs.   »Nous voyons bien que l’assiette de contributeurs diminue, (…) et du coup on a un déséquilibre structurel du régime des retraites agriciles, sans doute faudra-t-il revoir cette assiette », a-t-il prévenu.

 

Pas de Maïs OGM Monsanto

Pas de Maïs OGM Monsanto

Le maïs transgénique MON810 de Monsanto, banni des cultures françaises depuis 2008, ne devrait pas faire son retour dans les champs de l’Hexagone malgré l’annulation jeudi par le Conseil d’État de l’interdiction de le cultiver. Après l’annonce de cette décision, pour non-conformité au droit européen, les ministres de l’Agriculture et de l’Écologie, Stéphane Le Foll et Philippe Martin, ont rappelé « l’engagement du gouvernement (de) maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM ».  La prévention « des risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture » est mise en avant par les ministres, qui ont « demandé à leurs services de travailler sur de nouvelles pistes pour créer un cadre réglementaire adapté » et promettent une décision « avant les prochains semis qui auront lieu entre avril et juin 2014″. La décision du Conseil d’État, saisie par plusieurs associations de producteurs de maïs, est très similaire à celle prise par la même instance en 2011 pour sanctionner un arrêté d’interdiction de 2008. « Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne qu’une telle mesure ne peut être prise par un État-membre qu’en cas d’urgence et en présence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », a justifié jeudi le Conseil d’État.  La France, comme d’autres pays européens (Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg), a interdit depuis 2008 la culture du MON810 sur son sol. Au sein de l’UE, ce maïs transgénique, le seul autorisé en Europe, est surtout cultivé en Espagne et au Portugal. La France importe néanmoins des produits génétiquement modifiés pour l’alimentation animale ou l’industrie agroalimentaire. En 2011, à la suite d’une décision de la Cour de justice européenne, le Conseil d’État avait déjà levé l’interdiction de culture appliquée au MON810.  Le gouvernement Fillon avait alors réagi en mars 2012 en produisant un nouvel arrêté, désormais lui aussi annulé. Mais Stéphane Le Foll l’a affirmé : « Le Conseil d’État n’est pas le décideur, ce n’est pas lui qui dit si on peut ou pas interdire les OGM, il ne s’appuie que sur la base juridique pour dire si elle est valide ou pas ». La décision du Conseil d’État n’a pas manqué de relancer la guerre de positions entre pro et anti-OGM sur un sujet très sensible en France. Pour Olivier Belval, président de l’Unaf (apiculteurs), la levée de l’interdiction est « choquante, c’est un déni de démocratie imposé par les firmes semencières comme Monsanto, cela montre que le système de mise sur le marché des OGM est fait de telle sorte qu’il peut bâillonner une opinion publique et interdire une décision politique ». L’Unaf, comme plusieurs ONG (Greenpeace, FNE, Amis de la terre), la Confédération paysanne (syndicat d’agriculteurs) et la Fédération nationale de l’agriculture biologique ont ensemble appelé le ministre de l’Agriculture à passer « des paroles aux actes ».  Le parti d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) s’est dit « consterné et scandalisé par cette décision ». Elle « survient moins de deux semaines après que Monsanto ait annoncé qu’elle allait retirer toutes ses demandes d’homologations (en cours) de nouvelles cultures OGM dans l’Union européenne », relève le parti écologiste. À ce jour, le maïs MON810 de Monsanto est le seul OGM cultivé en Europe, BASF ayant renoncé à produire dans l’Union sa pomme de terre Amflora. Face à une victoire qui risque d’être de courte durée, les défenseurs des OGM, via la plateforme IBV (Initiatives biotechnologies végétales) réunissant semenciers (GNIS et UFS) et fabricants de phytosanitaires (UIPP), ont jugé « souhaitable que s’instaure un dialogue apaisé autour des technologies de progrès ». « Il s’agit d’enjeux économiques et sociétaux de première importance pour la compétitivité de notre pays », estime IBV pour qui « il n’existe pas de données scientifiques antérieures ou nouvelles justifiant une autre clause de sauvegarde pour ces variétés de maïs, cultivées par exemple en Espagne depuis près de 15 ans ».

 

Crise agricole : blé, volailles, œufs, lait, porcs

Crise agricole : blé, volailles, œufs, lait, porcs

Dernier mauvais coup en date, la décision ex-abrupto de la Commission européenne jeudi de supprimer les subventions aux exportations de volailles, insoutenable pour une filière déjà mal en point même si la France était le dernier bénéficiaire de ce système pour lui permettre de contrer la concurrence du Brésil.   »C’est une catastrophe: on a 5.000 emplois au tapis dans les trois mois », a affirmé à l’AFP Christian Marinov, président de la Confédération française avicole (CFA) qui convient que l’affaire était dans les tuyaux mais pour plus tard, à l’automne.  Sur les principaux marchés du poulet congelé à l’export, en particulier le Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Jordanie, Émirats), les volatiles français subissent la concurrence très forte du Brésil, « 30 à 50% moins cher », a expliqué M. Marinov. « Cela nous fait très mal ». Il parle même d’un « coup de poignard dans le dos ».  Les groupes Doux et Tilly-Sabco, principaux exportateurs de volaille en Europe, comptent plus de 2.000 salariés travaillant à l’export, selon une source proche de la filière.  En vérité, sans ces « restitutions » européennes, qui ont représenté plus de 55 millions d’euros (pour 264.754 tonnes) sur les 12 derniers mois (à 93% pour la France), le poulet français n’a aucune chance. Or, a souligné Xavier Beulin, le président de la puissante FNSEA, « au-delà de ces deux entreprises, c’est toute la filière avicole qui risque de ressentir l’onde de choc ».   »On a 2,5 millions de mètres carrés qui produisent du poulet pour l’export: qu’en fait-on? » a-t-il demandé.  M. Beulin, qui a décidé d’en appeler au chef de l?État, explique comme les équilibres du marché sont fragiles: imaginons, dit-il, que 10 à 20% des éleveurs qui travaillaient pour l’export se redéploient sur le secteur « premium » des poulets à label: « On déstabilisera tout », a-t-il conclu.  Simultanément, le secteur de la volaille est aussi confronté à une surproduction d??ufs et à l’effondrement des cours. Les producteurs qui ont investi l’an passé pour mettre leurs installations aux normes européennes du bien-être animal -provoquant pendant les travaux un déficit- élèvent aujourd’hui trop de poules - »un bon 5% », selon M. Marinov.  Résultat: un ?uf qui coûte 6,50 centimes d’euros à produire est payé 4,50 aux quelque 3.000 producteurs français. Et pendant ce temps les importations continuent à bas coût, en provenance d’Espagne notamment. Or la consommation reste stable.   »C’est vrai qu’entre la volaille, le porc, les oeufs et le lait, on a quatre filières en crise profonde », a confirmé M. Beulin.  Les producteurs de lait qui ont obtenu en avril une revalorisation des prix de 25 euros pour 1.000 litres, loin de rattraper la hausse d’environ 30% des couts de l’alimentation animale, restent sur leur faim.   »Tout le monde est dans la confrontation », indiquait vendredi à l’AFP le médiateur du ministère sur les prix agricoles, qui a dû convoquer les différents acteurs ce mois-ci pour calmer les esprits. La Fédération de l’industrie laitière a même dénoncé « un climat perpétuel de lutte de classe » pour illustrer les tensions en cours.  Au total, ce sont toutes les filières animales qui souffrent. En rendant les conclusions de leur mission d’information sur la viande, jeudi, les sénateurs alignaient les « chiffres inquiétants » des filières concernées: 2 millions de porcs produits en moins sur la décennie; 44% des poulets consommés sont aujourd’hui importés (contre 8% en 1990); quant aux effectifs de bovins ils ont baissé de 20% et ceux d’ovins de 31% en 20 ans.  Mais, quand l’élevage décline, toute la filière industrielle est à la peine: « Le secteur de l’abattage-découpe est en surcapacité » constatent les sénateurs. Or, rappellent-ils, l’industrie de la viande en France représente près de 5.000 entreprises et 230.000 employés. Dont bon nombre risquent de passer un été avec un moral à marée basse.

 

OGM : Monsanto renonce à l’Europe

OGM : Monsanto renonce à l’Europe

Monsanto a annoncé mercredi qu’il retirerait toutes ses demandes d’homologation en cours de nouvelles cultures OGM (organismes génétiquement modifiés) dans l’Union européenne en raison de l’absence de perspectives commerciales pour ces technologies. « Nous retirerons les homologations dans les mois qui viennent », a déclaré à Reuters José Manuel Madero, président et directeur général de Monsanto pour l’Europe. Il a ajouté que le groupe d’agrochimie se recentrerait sur son activité traditionnelle de semences en Europe et s’emploierait à obtenir les autorisations d’importation dans l’UE des variétés de semences OGM dont la culture est généralisée aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Monsanto précise que cette décision concerne cinq demandes d’homologation pour du maïs, une concernant le soja et une autre la betterave à sucre. Il dit aussi qu’il ne retirera pas sa demande de renouvellement de l’homologation du maïs MON810, la seule semence OGM cultivée à l’échelle commerciale actuellement en Europe. Toutefois, des pays comme la France, l’Allemagne et l’Italie l’ont interdite. Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé que Monsanto avait informée celle-ci de son intention de retirer ses demandes d’homologation. Le chimiste allemand BASF a cessé l’an passé de développer des cultures OGM en Europe et a transféré toutes ses opérations européennes afférentes aux Etats-Unis. En dépit de l’hostilité de l’opinion publique aux OGM, l’Europe est l’un des premiers importateurs mondiaux de fourrage génétiquement modifié destiné au bétail, à hauteur de 30 millions de tonnes par an.

Accord PAC : réactions diversifiées

Accord PAC : réactions diversifiées

 

La Politique agricole commune de l’Europe pour la période 2014-2020 a été adoptée au terme d’un nouveau marathon de trois jours. FNSEA, syndicat majoritaire du monde agricole français, salue « un signal politique favorable » après la validation de la nouvelle Politique agricole commune (PAC) mercredi à Bruxelles, qui déçoit cependant les syndicats concurrents pour qui la prochaine PAC est « une mauvaise nouvelle ».  «Je me réjouis de cet accord qui donne une nouvelle orientation à la Politique agricole commune en prenant mieux en compte les attentes de la société qui se sont exprimées pendant le débat public du printemps 2010. cet accord va conduire à des changements profonds: rendre les paiements directs plus justes et plus verts, renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire et rendre la Pac plus efficace et plus transparente», souligne Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture. Ce dernier met notamment en vant le fait que désormais les aides Pac seront réservées aux agriculteurs actifs. De plus un supplément d’aide de 25% sera accordé pendant les cinq premières années aux jeunes agriculteurs. 30% des paiements directs seront liés au respect de trois pratiques: diversification des cultures, maintien des prairies permanentes et préservation de 5% puis 7% de zones d’intérêt écologique à partir de 2018 ou de mesures jugées au moins équivalentes en termes de bénéfices pour l’environnement. « Pour la première fois, les décisions concernant la PAC font l’objet d’une codécision entre le Conseil des ministres et le Parlement » européens, indique la FNSEA dans un communiqué, en se félicitant de « la sagesse et de l’écoute » des parlementaires.  « Les outils mis à disposition des États membres pour la PAC 2014-2020 sont multiples » estime la fédération qui relève «une convergence raisonnable des soutiens », un «verdissement proportionnel pragmatique» et «des possibilités de recouplage significatives»…  Manque d’ambition, égoïsme d’État, «mauvaise nouvelle» estiment en revanche les syndicats concurrents, qui regrettent entre autres une «renationalisation» de l’ambition commune au gré des États-membres.  «C’est au niveau national que tout va se jouer, sur la base des mesures facultatives qui ont été décidées» déplore ainsi la Confédération paysanne. Même si elle prend «acte de la possibilité d’un couplage jusqu’à 15%» des aides – qui devrait favoriser l’élevage en France – «et de la majoration sur les premiers hectares» qui encourage les petites exploitations.  Pour son ancien leader, le député européen José Bové, vice-président de la Commission Agriculture du Parlement européen, ce projet « entérine la politique du chacun pour soi » et donne raison au « lobby de l’agro-industrie ».  «C’est un triste jour pour l’Europe» écrit-il dans un communiqué. José Bové déplore la disparition d’une rotation obligatoire des cultures (dont des légumineuses pour les animaux) qui aurait permis de réduire «notre dépendance» et les importations de soja sud-américain et «d’améliorer la qualité des sols».  «C’était la mesure centrale pour commencer à sortir du modèle agro-industriel. Le lobby de l’agro-industrie a remporté la partie en permettant de continuer la monoculture sur 80% de la surface des exploitations » dénonce-t-il.  José Bové regrette aussi l’abandon du plafonnement des aides «fixé par le Parlement européen à un niveau déjà faramineux et scandaleux de 300.000 euros» – auquel la FNSEA s’était opposée.  «Les grands céréaliers se frottent les mains. Le pactole qu’ils touchent chaque année est ainsi préservé», juge-t-il.  Pourtant, paradoxe, la future PAC déçoit tout autant les adversaires de José Bové: les producteurs de grandes cultures (céréales, oléagineux et protéagineux) la jugent «sans ambition dans ses objectifs et dangereuse pour les grandes cultures dans ses modalités».  Leur association, Orama, dénonce elle aussi la «renationalisation massive» des aides et des dispositifs qui font peser selon eux de «lourdes menaces de distorsions de concurrence au détriment des producteurs de grains français». Ils dénoncent «l’absence de mesures de marché pour amortir l’impact de l’instabilité croissante des cours des grains.»

 

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