Archive pour la Catégorie 'agriculture'

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Sondage – alimentation : non à la malbouffe !

Sondage - alimentation : non à la malbouffe !

 

 

Un étude de l’industrie alimentaire qui n’est pas sans doute complètement neutre  mais qui démontre quand même que les Français veulent des produits de meilleure qualité.. Pas étonnant ce que nous mangeons actuellement est en cocktail de pesticides, engrais chimiques, additifs, colorants, emballages sans doute à l’origine de cancers, maladies neurologiques et dysfonctionnements du système immunitaire du fait  l’exposition des quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre alimentation et notre environnement.  Les français seraient prêts à payer plus cher une meilleure alimentation d’après ce sondage.  L’étude publiée ce mercredi par l’association des industries alimentaires est précise : 80% des Français sont prêts à acheter plus chers des aliments s’ils sont de meilleure qualité. Une vigilance accrue vis à vis de l’alimentation qui n’est pas sans fondements. Depuis le scandale de la viande de cheval il y a deux ans l’image de l’industrie alimentaire s’améliore doucement mais les Français ont désormais besoin d’être rassurés. Plus d’un consommateur sur deux regarde désormais la composition des produits mis dans leurs caddies alors qu’ils n’étaient seulement que 35% en 2013.  Désormais, les acheteurs avertis sont de plus en plus attirés par la qualité des ingrédients. En effet, huit français sur dix sont prêts à acheter des produits plus chers s’ils contiennent des ingrédients de grande qualité. Les labels sont donc devenus un critère de séduction tout comme l’origine du produit. C’est un gage de sécurité supplémentaire car nous avons désormais besoin de savoir d’où vient le produit et quel a été son circuit, quasiment du champ à l’assiette. Dans les supermarchés, les rayons consacrés au terroir se multiplient et dans un contexte de crise cela donne l’impression de soutenir l’emploi ainsi qu’un savoir-faire à la française.

 

Les pommes : toxiques pour la santé

Les pommes : toxiques pour la santé

 

Les pommes vendues en supermarché sont pour la plupart très toxiques. Beaucoup de  pommes consommées par les Français  font l’objet d’ une quinzaine de traitements insecticides ,  fongicides, sans parler des herbicides. Avec le vin c’est la production agricole la plus traitée. Surtout en France où nombre d’espèces ne sont pas adaptées au climat. D’ailleurs Avec des ventes comprises entre 80 000 et 100 000 tonnes par an depuis une trentaine d’années, la France est l’un des premiers pays dans le monde pour l’utilisation de pesticides, rapporte une étude de l’Inserm de 2013. Les conséquences pour l’homme de ces épandages de produits sont une source d’inquiétude. Ils sont notamment soupçonnés d’augmenter les risques de développer un cancer. Dans un rapport publié ce mardi, l’ONG Greenpeace dénonce l’utilisation de « dangereux cocktails de pesticides » utilisés pour la production des pommes vendues en supermarchés. 75% des fruits contiendraient des produits « toxiques pour la santé humaine ».  Dans les rayons des grandes surfaces, les pommes sont parfaitement calibrées, rondes et brillantes, mais elles sont aussi chargées en pesticides. C’est ce que révèle une enquête menée par Greenpeace et publiée ce mardi. L’association a réalisé des analyses sur 85 échantillons (d’eau et de sol d’exploitations agricoles), provenant des plus gros producteurs de pommes de douze pays européens. En moyenne, les trois quarts des prélèvements contiennent au moins un des 53 types de pesticides identifiés. Le rapport de Greenpeace souligne que 70% de ses  produits présentent « une toxicité globale élevée pour la santé humaine et la faune sauvage ». Plusieurs pays producteurs semblent faire un usage particulièrement important des traitements agrochimiques : la France, l’Italie, la Belgique, la Pologne et la Slovaquie. Greenpeace demande donc à l’Union européenne de « mettre progressivement fin à l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse dans l’agriculture ». Mais l’ONG veut aussi sensibiliser les grandes surfaces et notamment six enseignes françaises (Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché et Magasins U), pour quelles soutiennent à l’avenir les agriculteurs produisant sans produits chimiques.  Cela fait parti de la grande campagne « zéro pesticide » lancée en France par Greenpeace.

Stéphane Le Foll : »pour un pacte sur les cochons »

Stéphane Le Foll : »pour un pacte sur les cochons »

Après le pacte de responsabilité, Le Foll propose un pacte sur les cochons. Un pacte sans réel contenu aussi efficace que le pacte de responsabilité. Avec surtout des obligations :  des obligations sur l’étiquetage de la viande. Bref des gadgets !. Stéphane Le Foll s’est donc rendu ce 12 juin dans le Morbihan pour répondre aux craintes de ces agriculteurs, sévèrement touchés par la baisse des prix de la viande. « J’ai pris un arrêté qui va encadrer les promotions deux mois par an. Il n’y aura pas le droit d’avoir des prix inférieurs à 50% par rapport à la moyenne constatée par rapport au mois précédent », a notamment annoncé le ministre de l’Agriculture. Outre cette lutte contre les promotions abusives, le porte-parole du gouvernement a aussi milité pour une harmonisation des étiquetages avec notamment un travail plus complet sur les ventes des pièces de porc à la découpe. « Dans ces ventes, il y a des choses qui ne sont pas très légales voire illégales« , a-t-il dénoncé sans pour autant craindre une importation de la viande de porc des pays européens. « Il y a des règles, la loi s’appliquera, les promotions seront pour tout le monde », a-t-il déclaré rappelant l’intérêt des Français sur l’origine et la traçabilité de la viande consommée.  En déplacement en Bretagne, où 60% de la production porcine est réalisée, Stéphane Le Foll a vivement soutenu les agriculteurs en publiant son « pacte porcin ». « Je veux bien que l’on me dise que l’on a des problèmes de compétitivité mais pour le moment ce n’est pas vrai. On doit remonter les prix de la viande de porc pour le producteur ».

La ferme des 500, 800 ou 1000 vaches ?

La ferme des 500, 800 ou  1000 vaches ?

 

La ferme usine dans la somme ne devait compter que 500 têtes, en fait elle en compterait déjà 800 , finalement elle se dirige vers les 1000 qu’elle avait prévus ; le problème c’est qu’elle n’a été autorisée que pour 500. Tout est partie des révélations d’un ancien salarié de cette exploitation au magazine Reporterre publié ce lundi indiquant que le seuil autorisé des 500 vaches avait été franchi sans autorisation préalable. «Cela fait longtemps qu’il y en a plus que 500 (…). Des camions amenant de nouvelles vaches arrivent souvent. On m’a dit qu’elles venaient d’un grand élevage du centre de la France, qui a fermé», expliquait cet employé, remercié depuis. Après la publication de ce témoignage accablant et à la demande du ministère de l’Agriculture, la préfète de la Somme, Nicole Klein, a demandé à la DDPP (Direction départementale de protection des populations) de faire «un contrôle d’opportunité dans les meilleurs délais dans la ferme de Drucat». De son côté, l’exploitant minimise ses actes. «Entre le 10 avril et aujourd’hui, le cheptel est effectivement passé de 500 à 794 laitières, mais nous contestons avoir commis une faute administrative, insiste Michel Welter, gérant de la ferme. Nous n’avons pas voulu transgresser quoi que ce soit. L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres.»

Réformes structurelles en France : suppression du pinard ?

 

On a peut-être trouvé le facteur explicatif majeur de la crise : les Français boivent trop de pinard ! Plus de 3 verres par jour en moyenne et plus de 6 litres par habitant par an. Ce qui expliquerait largement le trou de la sécu (pour environ 15 milliards). En même temps l’absorption de vinasse soutient la viticulture française, un des secteurs les plus exportateurs qui nourrit donc la croissance et l’emploi ( environ 15 milliards de chiffre d’affaires et 6 milliards d’exportation). Du coup on ne sait plus sil faut continuer de picoler du pinard ou se rabattre sur le Coca. ( non pas le Coca, ça déséquilibre la balance des échanges). Certains considèrent qu’en fait si les français boivent autant c’est pour oublier les conséquences de la crise, d’autres au contraire que c’est pour y mettre fin. Difficile de se faire une idée à moins de boire un coup pour y voir plus clair. Après la réforme contestée des collèges, peut être le gouvernement va-t-il s’engager dans la reforme de la consommation de picrate. Pas sûr car les buveurs de droite pourraient bien contester ceux de gauche. La preuve qu’en France la réforme est impossible. En tout cas  selon le rapport publié par l’OCDE mardi 12 mai, la France serait  le troisième pays qui consomme le plus d’alcool en Europe. Dans l’Hexagone, la consommation moyenne d’alcool pur est estimée à 12 litres par Français et par an.  L’étude publiée par l’OCDE a également démontré que les Français sont les plus gros buveurs de vin, avec une moyenne annuelle évaluée à 6,6 litres de vin par habitant. En se référant à ces statistiques, peut-on dire que la consommation d’alcool des Français est excessive ? Comme souvent en France, il y a les pour et les contre.  Audrey Bourolleau, déléguée générale de Vin et Société, estime que la consommation du vin fait partie de la culture française. Selon elle, cette boisson alcoolique se boit essentiellement à table et elle est très peu consommée par les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Elle a aussi tenu à préciser qu’en buvant avec modération et en respectant les règles spécifiées par le ministère de la Santé, les Français ne prennent aucun risque.  Si les Français boivent du vin en respectant les règles dictées par le ministère de la Santé, c’est-à-dire deux verres par jour pour une femme, trois verres pour un homme, et moins de quatre verres en une seule occasion, ils ne prennent pas de risques pour leur santé.  Selon le docteur Philippe Batel, 25% des hommes en France boivent bien au-delà des recommandations du ministère de la Santé. Pourtant, la filière vinicole a imposé la notion de modération pour être la mention légale à la direction générale de la santé. Finalement on se demande pourquoi on boit autant ! Pour oublier ? Mais quoi ?

OGM: feu vert de l’Europe aux OGM et à Monsanto, Bayer et BASF

OGM:  feu vert de l’Europe aux OGM et à Monsanto, Bayer et BASF

 

L’Europe a évidemment plié devant les groupes de pression  américain et allemands pour autoriser des OGM. Résumons cette décision parfaitement hypocrite :  des OGM sont légalement  autorisés en Europe mais on peut les interdire ! Il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la part de Juncker, le président de la commission,  qui a l’habitude de se coucher devant les groupes de pressions économiques. La Commission européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM dans l’Union européenne, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire. Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent au nombre des OGM autorisés.  Onze produits de la multinationale américaine Monsanto, diverses variétés de soja, maïs, colza et coton, figurent parmi les organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés dorénavant par la Commission européenne. Les huit autres produits sont fabriqués par la firme américaine Dupont et les groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, les deux autres étant des fleurs coupées. L’autorisation, annoncée ce vendredi par la Commission européenne, est immédiate et vaut pour dix ans dans toute l’Union européenne. Cependant, si les gouvernements européens approuvent la réforme par ailleurs présentée mercredi dernier, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM considérés comme inoffensif pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE. Cette solution est celle réclamée par les grands groupes. L’organisation Greenpeace accuse le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto« .

 

OGM : Bruxelles dérape et sacrifie l’Europe

OGM : Bruxelles dérape et sacrifie l’Europe

 

En fait Bruxelles se couche devant les OGM en les laissant entrer mais en donnant quand même la possibilité aux Etats de les interdire. Une vraie hypocrinie qui préfigure le futur accord de libre échange entre l’Europe et les Etats –Unis.  Dangereuse en plus.  La Commission européenne a proposé, mercredi, une réforme des règles d’importation des OGM. L’idée: faciliter leur entrée dans l’Union, en échange de la possibilité pour les États de bannir leur utilisation. Mais, ce faisant, la Commission prend le risque de fâcher à la fois pro et anti-OGM. Les premiers y voient un obstacle aux affaires, tandis que les seconds accusent Bruxelles de s’exonérer de ses responsabilités. La réforme envisagée maintient en effet le système actuel qui contraint la Commission à ouvrir le territoire européen aux importations d’OGM en l’absence de majorité de blocage des États – et à condition que l’Agence de sécurité alimentaire conclue qu’ils sont sans risque. Mais cette proposition de loi introduit la possibilité pour les États de refuser l’utilisation d’OGM sur leur territoire s’ils peuvent invoquer « des motifs légitimes« . La proposition doit encore être négociée entre les États et le Parlement européen avant d’être adoptée. Mais sans attendre, la Commission prévoit de débloquer les autorisations, en souffrance parfois depuis 2013, de 17 OGM destinés au fourrage, selon une source européenne. En vertu des règles actuelles, 58 OGM ont reçu l’autorisation d’importation dans l’UE, essentiellement pour l’alimentation animale. À chaque fois, l’exécutif européen a dû trancher, même en trainant les pieds, faute de consensus. Environ 40% des États, dont les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Espagne, approuvent l’importation d’OGM, 35% s’y opposent, parmi lesquels la France et l’Autriche, et 25% s’abstiennent. La question divise au sein même de la Commission. Les commissaires socialistes français, Pierre Moscovici, et maltais, Karmenu Vella, jugent que le projet ne donne pas assez de garanties juridiques aux États choisissant de bannir l’utilisation des OGM, à confié à l’AFP une source proche du dossier. En face, l’industrie OGM et agricole invoque précisément les accords de libre-échange, violés, selon eux, par ce projet de loi. La Biotech Crops Alliance a dénoncé, au nom des producteurs américains, une « fragmentation » du marché unique, laissant planer la menace de recours devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).A l’inverse  pour les quatorze associations représentant l’agro-industrie européenne, c’est la pérennité de l’élevage européen qui est en jeu, au vu de sa dépendance au fourrage OGM.

 

Lait : une libéralisation qui va couler nombre de petits éleveurs

Lait : une libéralisation qui va couler nombre de petits éleveurs  

En théorie, les quelque 65.000 éleveurs laitiers que compte l’Hexagone pourront produire autant de lait qu’ils le souhaiteront.. En fait l’élevage va s’industrialiser comme pour les céréales et il faut craindre uen baisse des prix qui risque d’être fatale à nombre de petits éleveurs. «Nous déplorons la fin d’un outil efficace de gestion du marché», écrit un paysan de Loire-Atlantique dans le mensuel de la Confédération paysanne. «Personne ne peut croire à une autorégulation vertueuse de la part des producteurs. Seuls les pouvoirs publics pouvaient assumer ce rôle.» Le son de cloche est le même chez les autres syndicats professionnels, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) et l’Organisation des producteurs de lait (OPL). Avec près de 25 millions de litres mis en cuve l’an dernier, 72 000 exploitations bovines et 200 000 emplois directs (d’après le ministère de l’Agriculture), la filière pèse encore lourd dans l’Hexagone. Un traumatisme hante d’ailleurs encore les mémoires : celui de la crise laitière de 2009, durant laquelle un ralentissement de la consommation avait fait chuter le prix du lait de 30%. La France compte de nombreux champions des produits laitiers parmi lesquels Lactalis, Sodiaal, Danone ou encore Bongrain. Pour eux, la fin des quotas va renforcer la concurrence venue d’Europe et d’ailleurs. Sur le Vieux Continent, les géants s’appellent Friesland Campina (Pays-Bas), Arla (Danemark) ou encore Deutsches Milchkontor (Allemagne). Ils exportent de plus en plus vers les pays de l’Union européenne mais pas seulement. Ils lorgnent à l’export vers les pays émergents dont la demande de produits laitiers ne cesse de croître, dopée par les classes moyennes. Les industriels français qui jouissent d’une bonne image à l’étranger sont convaincus de détenir de nombreux atouts parmi lesquels la qualité, la variété et la technicité de leur offre, des yaourts aux fromages en passant par les poudres de lait infantile. Pour les consommateurs, cela ne devrait pas changer grand chose. Ils sont déjà fortement encouragés par les acteurs comme Lactel ou Candia à acheter du lait «made in France». Côté prix, les Français payent déjà l’un des prix du litre de lait les plus bas d’Europe grâce à un circuit de distribution qui joue sur les volumes pour négocier un tarif le plus compétitif possible. Certains distributeurs, notamment issus du hard discount, s’approvisionnent déjà sur le marché européen pour payer moins cher. Ce qui bénéficie aux consommateurs même si la qualité des produits (qu’il s’agisse de lait UHT, d’emmental ou de crèmes dessert) n’est souvent pas comparable.

 

Valls à la FNSEA :démago « je hais les écolos »

Valls à la FNSEA :démago  «  je hais les écolos »

 

Valls qui a été hué à son arrivée mais a utilisé toutes les cordes de al démagogie pour obtenir quelques applaudissements. En condamnant les écolos et surtout l’écologie politique. On se demande ce que vient faire ce règlement de compte devant a FNSEA ? Il a condamné aussi la grande distribution ; facile ; ils n’étaient pas là. Quand il ira au congrès des distributeurs, il tapera peut-être sur l’agriculture ? IL faut manger français, voilà le slogan de Valls. Problème comment savoir si on mange français alors qu’il n’y a aucun critère pour savoir si la production est entière française. Exemple des vaches française avec des veaux élevées en Italie, nourrie avec du soja américain ou du maïs poussé avec pesticides, semences,  engrais, matériel agricoles étrangers ?   ? Bref un slogan à la mode Montebourg sans vrai contenu. FNSEA : « Le Premier ministre Manuel Valls a été accueilli jeudi par des sifflets, des huées et des cartons rouges au Congrès national de la FNSEA, le principal syndicat agricole français, à trois jours du deuxième tour des élections départementales. Manuel Valls a été interpellé à Saint-Etienne avec son ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll sur la Politique agricole commune, le poids des normes et les réglementations jugées trop bureaucratiques, notamment sur l’environnement. « Produire et manger français, c’est essentiel, en s’appuyant sur la qualité, les filières de notre agriculture. Il faut que les agriculteurs reprennent confiance. Nous sommes en train de le faire malgré les difficultés, notamment l’embargo russe, nous allons y arriver » a-t-il assuré.  Il a promis aux agriculteurs une harmonisation des normes qui régissent leurs filières avec celles des pays européens d’ici la fin de l’année.  Le Premier ministre a également dénoncé l’attitude de la grande distribution dans la crise que traverse le monde rural, en annonçant la tenue, le 31 mars prochain, d’une table ronde avec l’ensemble des acteurs de la filière porcine et les représentants de la grande distribution.   »La grande distribution doit accepter des hausses de prix. Les distributeurs bénéficient du CICE et du pacte de solidarité et de responsabilité », a-t-il dit. « Il ne faudrait pas qu’ils essayent de les toucher deux fois en tant qu’employeurs et en tant qu’acheteurs. Je ne l’accepte pas. » Les agriculteurs, par la voix du président de la FNSEA Xavier Beulin, ont interpellé le gouvernement sur ses décisions en matière de politique écologiste.   »Pendant combien de temps allez-vous donner des gages improbables aux Verts ? » a-t-il dit, se disant persuadé « qu’on assiste actuellement à la fin de l’écologie politique ».

 

 

Valls « J’aime les paysans et le monde rural » !

 

Valls  « J’aime les paysans et le monde rural  » !

 

Valls qui ne manque pas une  occasion de parler de tout et de rie n, cette fois profitera da la tribune du congrès de la FNSEA pour dire sans doute ( comme aux chefs d’entreprises) «  J’aime les paysans et le monde rural ». Le phénomène majeur des élections départementales c’est sans doute la percée exceptionnelle du FN  en milieu rural  avec des scores qui peuvent atteindre 50%. Pourtant pas d’insécurité particulière, pas d’immigré, pas de crispation politicienne particulière  mais le sentiment d’un abandon total, d’une  désertification irréversible, des paysans  en détresse. Le FN progresse le plus en milieu rural  là où en plus il n’a pratiquement pas fait campagne. Elections cantonales ( pardon départementales) obligent tout  d’un coup les campagnes, les paysans  sont devenus pour quelques jours la  préoccupation majeure du gouvernement. Là où vivent environ 25% de la population. Des zones qui se désertifient de plus en plus avec la folie de la concentration urbaine ( villes, grandes agglomérations,  métropoles). Des zones qui souffrent surtout de la désertification économique et qui cumulent la raréfaction de l’emploi, avec l’absence de services publics et la dévalorisation du patrimoine immobilier. Par exemple dans nombre de régions le prix des maisons a diminué de 50% en quelques années. Pour résumer, pas emploi, pas de jeunes, pas d’ équipements et de services. Parallèlement l’ agriculture s’est complètement industrialisée et les emplois agricoles ont disparu avec . Du coup Valls  fait l’impasse sur les causes profondes de la désertification. Comme il fait l’impasse sur l’absence totale dans nombre de villages de tous les services publics ( écoles, médecins, poste, réseau  numérique, administrations). C’est trop tard, dans nombre de villages on ne compte même pas un seul commerçant :le désert total, la seule solution se rendre au chef lieu de département souvenait à 25, 30 ou 50 kms. Valls reprend mot pour mot les annonces de 2010 ! Bref du bla-bla ! Il veut  rapprocher les services publics des campagnes et il a promis de multiplier « par trois » les maisons de services au public, qui regroupent plusieurs services pour la population en un seul endroit. « Dans les deux ans, nous multiplierons par trois le nombre des maisons de services au public, notamment grâce à un partenariat avec La Poste », a indiqué Manuel Valls dans une interview exclusive publiée vendredi à l’Union de Reims.  »Beaucoup de bureaux de poste pourront être adaptés pour accueillir ces maisons », a souligné le Premier ministre. « Les maisons de services au public, a-t-il expliqué, mais aussi les maisons de santé évitent aux habitants de parcourir de longues distances pour se rendre à la CAF, trouver un guichet SNCF, consulter un spécialiste« . L’idée est de faire en sorte que les habitants des campagnes puissent retrouver en un seul et même endroit plusieurs services publics ou disciplines médicales pour éviter de multiples déplacements. « Nous passerons à 800 maisons de santé dès cette année », a assuré également Manuel Valls. Le Premier ministre réunit vendredi à Laon (Aisne) pas moins de onze ministres et secrétaires d’Etat pour un comité interministériel sur la  ruralité où seront évoquées les mesures à prendre contre des phénomènes tels que la désertification médicale ou les « zones blanches », ces secteurs du pays où les communications numériques passent mal ou pas du tout. « Toutes les zones blanches doivent avoir disparu dans dix-huit mois », a dit le Premier ministre à ce propos.  »Mais je souhaite qu’on aille au-delà de ce qui était prévu en inscrivant dans la loi l’obligation pour tous les opérateurs de donner accès dans ce même délai, pas seulement à la 2G, mais aussi à la 3G », a-t-il ajouté. « Dans les campagnes, il est souvent impossible d’utiliser son téléphone portable à l’intérieur des maisons. Il faut que tous les opérateurs s’engagent à mettre à disposition des solutions, pour un coût modique », a relevé Manuel Valls.  Notons que Le comité interministériel à Laon . Mais Valls a simplement oublié le facteur explicatif majeur de la désertification : l’absence d’emploi la dégradation des résultats des exploitants agricoles et la folie de la concentration urbaine.

 

Ecotaxe : une taxe intérieure pour tuer l’économie

Ecotaxe : une taxe intérieure pour tuer l’économie

 

Officiellement l’écotaxe est justifiée par des motifs écologiques, l’objectif viserait à rationaliser l’utilisation des modes de transport et en particulier à reporter le trafic routier sur le rail, voire la voie d’eau. Une belle intention d’écolos irresponsables faite lors du Grenelle de l’environnement  et maintenant mise en pratique par les socialistes. En réalité la problématique des reports modaux est plus complexe et ne saurait se limiter à la caricature de cette  fiscalité. Car le vrai motif de cette taxe est uniquement fiscal ; faire rentrer de l’argent dans es caisses de l’Etat. Au moment précis du matraquage fiscal généralisé ; C’est la goute d’eau qui fait déborder le vase fiscal. En fait, avec cette taxe on va pénaliser un peu plus l’économie française. Car tous les transports internes seront concernés, c’est-à-dire chaque maillon du processus de production ; a l’inverse les importations ne subiront cette taxe que sur le produit fini. Toute la filière agro alimentaire est concerné mais pas seulement de nombreuses autres filières ; une sorte de taxe anti compétitivité (et en plus une cathédrale administrative, avec portique, sociétés de recouvrement, contrôles, observatoire, installation de boitiers sur chaque camion, comptabilité, procédures). L’idée serait éventuellement bonne si elle était appliquée au plan mondial mais elle ne le sera pas. C’est donc une économie française déjà affaiblie qui se punit-elle même. Pour chaque produit fini, il faut son sa complexité 2.3, 5, 10 transports préalables pour acheminer matières premières et produits semi finis. Autant de transports qui seront taxés et viendront affecter la compétitivité du produit. Une taxe mortifère pour les filières soumise déjà à une concurrence internationale déloyale. Le secteur des transports lui-même sera largement affecté car il ne pourra répercuter totalement cette taxe ; après le chiffre record de plus de 3000 défaillances en 2013, on pourrait atteindre 5000 défaillances d’entreprises en 2014.

Economie, politique, société: infos les plus lues 23 octobre 2013

Economie, politique, société: infos les plus lues  23 octobre  2013

 

Ecotaxe : erreur écologique et économique

Ecotaxe : erreur écologique et économique

 

L’écotaxe non seulement est une erreur écologique mais va lourdement pénaliser l’économie ; L’intention paraissait bonne à savoir tenter d’ influencer le volume des flux de marchandises en les diminuant voire de permettre des transferts modaux ; En réalité compte tenu de la structure du système de production, de plus en plus éclatée,  l’écotaxe ne sera qu’une fiscalité supplémentaire qui va plomber une peu plus la compétitivité ; Aucun produit n’est désormais entièrement produit et consommé sur place, il subit des transformations dans des champs spatiaux éloignés des uns des autres. Le transport est un maillon indispensable du processus de production. Une partie de l’écotaxe sera répercutée sur les prix et va donc peser sur la consommation (donc aussi sur la croissance et l’emploi), une taxe qui v aussi alourdir les couts de production en France. L’idée de l’écotaxe pourrait s’admettre si la France vivait en monde clos. Or plus de la moitié de notre économie est internationalisée. Par contre cette écotaxe ne s’appliquera pas sur les processus de production de la concurrence étrangère qui ne la subira qu’une fois lors des importations. Le handicap va concerner des secteurs fragilisés comme l’agriculture, l’industrie agroalimentaire mais bien à d’autres secteurs. Pour chaque produit, il faut des matières premières, des produits semi finis qui tous vont être taxés comme le produit final. Une  surfiscalité qui va encore coûter très cher à l’économie surtout pour des produits à faible valeur ajoutée et/ou très concurrencés  sur le plan international. De bonnes intentions sans doute mais  donc mais l’enfer n’en manque pas. . Une intention d’écolo qui ne comprend rien à l’économie et même à l’environnement. La fiscalité ne saurait être l’outil privilégié pour préserver les équilibres naturels, (l’harmonisation des normes et des règles de concurrence est autrement plus efficace). En effet mettre en difficulté supplémentaire des secteurs fragilisés, c’est favoriser la concurrence internationale où précisément les normes environnementales sont le plus souvent plus laxistes (quand elles ne sont pas inexistantes)  qu’en France. Pour schématiser sur un seul exemple, moins de carbone en France mais davantage à l’étranger ; une sorte d’externalisation des nuisances à l’étranger.  Le monde agricole a réagi le premier vis-à-vis des incohérences de cette taxe, on peut s’étonner que le secteur des transports (et d’autres) demeure aussi passif.

Industrie agroalimentaires : nouvelles aides financières

Industrie agroalimentaires : nouvelles aides financières

 

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi le déblocage de 50 millions d’euros supplémentaires par la Banque publique d’investissement (BPI) pour venir en aide à la filière agroalimentaire française. « BPI France est déjà engagé dans l’agroalimentaire en fonds propres pour 800 millions d’euros et en matière de prêts pour 600 millions d’euros. Il faut aller plus loin encore », a-t-il déclaré au salon de l’élevage de Rennes, où il a été accueilli sous les huées par des éleveurs mécontents de la hausse des prix de l’alimentation animale. Il a annoncé qu’un tour de table serait organisé pour débloquer « un nouveau fonds dédié aux investissements pour mobiliser au moins 50 millions d’euros supplémentaires pour des interventions en fonds propres ». Le coup d’envoi sera donné lors de la journée du financement de l’agroalimentaire le 8 novembre prochain, a-t-il ajouté. « C’est un gisement de près de 2,7 milliards d’euros d’investissements qui reste à mettre en œuvre », a-t-il précisé, évoquant des fonds nationaux et européens. Le Premier ministre a également confirmé une simplification des règles pour l’extension des élevages de porcs. »Un régime d’enregistrement sera créé qui prendra la place du régime actuel d’autorisation », a-t-il dit. « Les délais et les coûts pour les agriculteurs seront réduits tout en assurant un niveau équivalent de protection de l’environnement.Les ministres de l’agriculture et de l’écologie devront « finaliser au plus vite les nouvelles règles », avec l’objectif d’ »aboutir à une vraie simplification », a souligné Jean-Marc Ayrault, précisant que cela serait fait dans un délai d’un mois. »Le choc de simplification doit passer par le monde agricole », a insisté le Premier ministre.

Retraites: pas une vraie réforme pour les syndicats agricoles

Retraites: pas une vraie réforme pour  les syndicats agricoles

 

Pour la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), cette réforme « n’en est pas une » et est loin de « garantir une retraite décente » à ceux qui n’ont pu se la constituer du temps de leur activité, indique-t-elle dans un communiqué.   »Alors que François Hollande avait pris l’engagement d’un financement par la solidarité nationale, le gouvernement fait le choix de faire supporter l’intégralité des mesures aux actifs agricoles d’aujourd’hui », dénonce la Fédération qui juge « ces conditions de financement inacceptables ».  Quant « aux mesures destinées à garantir l’avenir de nos régimes », la FNSEA s’insurge aussi contre un rééquilibrage « à court terme par le seul biais de la hausse des charges sociales, alors même qu’un an plus tôt, il considérait le coût du travail (comme) un frein à notre compétitivité ». Même déception exprimée par la Coordination rurale (CR, minoritaire) pour laquelle « le gouvernement a arbitré en faveur d’une augmentation à la fois de la durée et des taux de cotisation sociale » tout en « confirmant la garantie d’une retraite minimum à 75 % du SMIC net aux agriculteurs ayant eu une carrière complète ».  La CR dénonce elle aussi dans un communiqué « une augmentation des cotisations sociales inacceptable » alors que les « charges sociales pèsent déjà trop lourdement sur la compétitivité de l’agriculture française et étrangle les agriculteurs ».  Elle réclame une TVA sociale, « de façon à ce que les salaires et les coûts de production du secteur agricole redeviennent compétitifs ».  Enfin, la CR veut une prise en compte de la « pénibilité » du travail des agriculteurs « et non des seuls salariés agricoles », mesure qu’elle qualifie de « totalement discriminatoire et inacceptable».

 

 

Blanchiment: l’agent sale recyclé dans le vin

Blanchiment: l’agent sale recyclé dans le vin  

« Dans son rapport 2012, publié début août, Tracfin s’intéresse au secteur vitivinicole et incite les notaires et les banques à une vigilance accrue des mouvements financiers pour les propriétés vitivinicoles », indique le quotidien.   »Une source à Bercy, » poursuit le journal, assure que « des notaires ou des banques ont informé Tracfin de flux financiers inexplicables, quand l’argent arrivait d’un pays à un autre par exemple. Tracfin a ensuite creusé pour trouver des débuts de preuves ».  Pour  le Figaro « certains soupçons ont été étayés puisque Tracfin a transmis une poignée de dossiers aux différents parquets des régions vitivinicoles. »  Sur les 27.000 déclarations reçues chaque année par Tracfin pour des soupçons d’argent sale, une dizaine concerne le secteur du vin. En 2007, les inquiétudes au sujet de son commerce portaient seulement sur quatre ou cinq cas à travers la France », affirme le quotidien.

Maïs transgénique : moratoire prolongé

Maïs transgénique : moratoire prolongé

 

Non aux OGM en France. François Hollande a confirmé vendredi une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto, malgré l’annulation la veille par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver ce maïs OGM. « Il y aura une prolongation du moratoire », a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une visite en Dordogne, ajoutant qu’il était nécessaire toutefois de « sécuriser juridiquement cette décision sur le plan national et surtout sur le plan européen ». « Pourquoi nous avons fait le moratoire sur les OGM ? Non pas parce que nous refusons le progrès, mais au nom du progrès. Nous ne pouvons pas accepter qu’un produit, un maïs, puisse avoir des conséquences défavorables sur les autres productions », a poursuivi François Hollande, qui s’exprimait depuis une ferme de la région de Sarlat.

Agriculteurs : rattrapage des retraites

Agriculteurs : rattrapage des retraites

 

« La situation des retraites agricoles n’est pas satisfaisante, il y aura donc un plan de rattrapage », a déclaré le chef de l’Etat.   »Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles. Et donc sera assurée une pension dans les trois prochaines années qui atteindra au moins 75% du SMIC. C’est une promesse que j’avais avancée dans la campagne et c’est maintenant une décision », a-t-il poursuivi.  Selon la FNSEA, le syndicat majoritaire, plus d’1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 euros par mois après une carrière complète.  Les trois-quarts du SMIC brut représenteraient une somme de 1.072,66 euros selon les calculs de l’AFP. François Hollande avait proposé lors de la campagne présidentielle un plan sur cinq ans pour revaloriser les retraites des exploitants agricoles et de leurs conjoints. Une augmentation des retraites des non-salariés agricoles –les chefs d’exploitation, leurs conjoints (à 98% des femmes) et les aides familiaux, la plupart du temps les enfants qui travaillent dans les fermes–, est une des grandes revendications de la profession. Pour les syndicats, 75% de revalorisation constituent un « minima » comme ils l’ont rappelé jeudi lors de la réunion de concertation avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et celui de l’Agriculture Stéphane Le Foll.  Les scénarios soumis à cette occasion aux partenaires sociaux, selon le ministère de l’Agriculture, comprennent la revalorisation à 75 % du Smic et l’attribution d’un revenu complémentaire obligatoire aux conjoints qui n’en ont aucun actuellement.  La FNSEA souhaiterait également que la retraite des agriculteurs soit calculée sur les 25 meilleures années et non sur la totalité de leur carrière.  Le président du syndicat agricole Xavier Beulin a salué cette mesure, sur BFM Business.   »C’est une promesse du candidat Hollande, il la met en oeuvre, nous en sommes satisfaits », a-t-il réagi. Mais il a insisté sur la question de la base de calcul des retraites   »Nous sommes loin de la parité, on calcule les retraites agricoles sur une carrière entière, c’est la seule profession pour laquelle ça se passe comme cela », a-t-il plaidé, espérant que le monde agricole allait finir par « rattraper le lot commun des professions ».  En outre, il a souligné la problématique du déséquilibre croissant du régime des retraites agricole, en raison de la baisse structurelle du nombre d’agriculteurs.   »Nous voyons bien que l’assiette de contributeurs diminue, (…) et du coup on a un déséquilibre structurel du régime des retraites agriciles, sans doute faudra-t-il revoir cette assiette », a-t-il prévenu.

 

Pas de Maïs OGM Monsanto

Pas de Maïs OGM Monsanto

Le maïs transgénique MON810 de Monsanto, banni des cultures françaises depuis 2008, ne devrait pas faire son retour dans les champs de l’Hexagone malgré l’annulation jeudi par le Conseil d’État de l’interdiction de le cultiver. Après l’annonce de cette décision, pour non-conformité au droit européen, les ministres de l’Agriculture et de l’Écologie, Stéphane Le Foll et Philippe Martin, ont rappelé « l’engagement du gouvernement (de) maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM ».  La prévention « des risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture » est mise en avant par les ministres, qui ont « demandé à leurs services de travailler sur de nouvelles pistes pour créer un cadre réglementaire adapté » et promettent une décision « avant les prochains semis qui auront lieu entre avril et juin 2014″. La décision du Conseil d’État, saisie par plusieurs associations de producteurs de maïs, est très similaire à celle prise par la même instance en 2011 pour sanctionner un arrêté d’interdiction de 2008. « Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne qu’une telle mesure ne peut être prise par un État-membre qu’en cas d’urgence et en présence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », a justifié jeudi le Conseil d’État.  La France, comme d’autres pays européens (Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg), a interdit depuis 2008 la culture du MON810 sur son sol. Au sein de l’UE, ce maïs transgénique, le seul autorisé en Europe, est surtout cultivé en Espagne et au Portugal. La France importe néanmoins des produits génétiquement modifiés pour l’alimentation animale ou l’industrie agroalimentaire. En 2011, à la suite d’une décision de la Cour de justice européenne, le Conseil d’État avait déjà levé l’interdiction de culture appliquée au MON810.  Le gouvernement Fillon avait alors réagi en mars 2012 en produisant un nouvel arrêté, désormais lui aussi annulé. Mais Stéphane Le Foll l’a affirmé : « Le Conseil d’État n’est pas le décideur, ce n’est pas lui qui dit si on peut ou pas interdire les OGM, il ne s’appuie que sur la base juridique pour dire si elle est valide ou pas ». La décision du Conseil d’État n’a pas manqué de relancer la guerre de positions entre pro et anti-OGM sur un sujet très sensible en France. Pour Olivier Belval, président de l’Unaf (apiculteurs), la levée de l’interdiction est « choquante, c’est un déni de démocratie imposé par les firmes semencières comme Monsanto, cela montre que le système de mise sur le marché des OGM est fait de telle sorte qu’il peut bâillonner une opinion publique et interdire une décision politique ». L’Unaf, comme plusieurs ONG (Greenpeace, FNE, Amis de la terre), la Confédération paysanne (syndicat d’agriculteurs) et la Fédération nationale de l’agriculture biologique ont ensemble appelé le ministre de l’Agriculture à passer « des paroles aux actes ».  Le parti d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) s’est dit « consterné et scandalisé par cette décision ». Elle « survient moins de deux semaines après que Monsanto ait annoncé qu’elle allait retirer toutes ses demandes d’homologations (en cours) de nouvelles cultures OGM dans l’Union européenne », relève le parti écologiste. À ce jour, le maïs MON810 de Monsanto est le seul OGM cultivé en Europe, BASF ayant renoncé à produire dans l’Union sa pomme de terre Amflora. Face à une victoire qui risque d’être de courte durée, les défenseurs des OGM, via la plateforme IBV (Initiatives biotechnologies végétales) réunissant semenciers (GNIS et UFS) et fabricants de phytosanitaires (UIPP), ont jugé « souhaitable que s’instaure un dialogue apaisé autour des technologies de progrès ». « Il s’agit d’enjeux économiques et sociétaux de première importance pour la compétitivité de notre pays », estime IBV pour qui « il n’existe pas de données scientifiques antérieures ou nouvelles justifiant une autre clause de sauvegarde pour ces variétés de maïs, cultivées par exemple en Espagne depuis près de 15 ans ».

 

Crise agricole : blé, volailles, œufs, lait, porcs

Crise agricole : blé, volailles, œufs, lait, porcs

Dernier mauvais coup en date, la décision ex-abrupto de la Commission européenne jeudi de supprimer les subventions aux exportations de volailles, insoutenable pour une filière déjà mal en point même si la France était le dernier bénéficiaire de ce système pour lui permettre de contrer la concurrence du Brésil.   »C’est une catastrophe: on a 5.000 emplois au tapis dans les trois mois », a affirmé à l’AFP Christian Marinov, président de la Confédération française avicole (CFA) qui convient que l’affaire était dans les tuyaux mais pour plus tard, à l’automne.  Sur les principaux marchés du poulet congelé à l’export, en particulier le Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Jordanie, Émirats), les volatiles français subissent la concurrence très forte du Brésil, « 30 à 50% moins cher », a expliqué M. Marinov. « Cela nous fait très mal ». Il parle même d’un « coup de poignard dans le dos ».  Les groupes Doux et Tilly-Sabco, principaux exportateurs de volaille en Europe, comptent plus de 2.000 salariés travaillant à l’export, selon une source proche de la filière.  En vérité, sans ces « restitutions » européennes, qui ont représenté plus de 55 millions d’euros (pour 264.754 tonnes) sur les 12 derniers mois (à 93% pour la France), le poulet français n’a aucune chance. Or, a souligné Xavier Beulin, le président de la puissante FNSEA, « au-delà de ces deux entreprises, c’est toute la filière avicole qui risque de ressentir l’onde de choc ».   »On a 2,5 millions de mètres carrés qui produisent du poulet pour l’export: qu’en fait-on? » a-t-il demandé.  M. Beulin, qui a décidé d’en appeler au chef de l?État, explique comme les équilibres du marché sont fragiles: imaginons, dit-il, que 10 à 20% des éleveurs qui travaillaient pour l’export se redéploient sur le secteur « premium » des poulets à label: « On déstabilisera tout », a-t-il conclu.  Simultanément, le secteur de la volaille est aussi confronté à une surproduction d??ufs et à l’effondrement des cours. Les producteurs qui ont investi l’an passé pour mettre leurs installations aux normes européennes du bien-être animal -provoquant pendant les travaux un déficit- élèvent aujourd’hui trop de poules - »un bon 5% », selon M. Marinov.  Résultat: un ?uf qui coûte 6,50 centimes d’euros à produire est payé 4,50 aux quelque 3.000 producteurs français. Et pendant ce temps les importations continuent à bas coût, en provenance d’Espagne notamment. Or la consommation reste stable.   »C’est vrai qu’entre la volaille, le porc, les oeufs et le lait, on a quatre filières en crise profonde », a confirmé M. Beulin.  Les producteurs de lait qui ont obtenu en avril une revalorisation des prix de 25 euros pour 1.000 litres, loin de rattraper la hausse d’environ 30% des couts de l’alimentation animale, restent sur leur faim.   »Tout le monde est dans la confrontation », indiquait vendredi à l’AFP le médiateur du ministère sur les prix agricoles, qui a dû convoquer les différents acteurs ce mois-ci pour calmer les esprits. La Fédération de l’industrie laitière a même dénoncé « un climat perpétuel de lutte de classe » pour illustrer les tensions en cours.  Au total, ce sont toutes les filières animales qui souffrent. En rendant les conclusions de leur mission d’information sur la viande, jeudi, les sénateurs alignaient les « chiffres inquiétants » des filières concernées: 2 millions de porcs produits en moins sur la décennie; 44% des poulets consommés sont aujourd’hui importés (contre 8% en 1990); quant aux effectifs de bovins ils ont baissé de 20% et ceux d’ovins de 31% en 20 ans.  Mais, quand l’élevage décline, toute la filière industrielle est à la peine: « Le secteur de l’abattage-découpe est en surcapacité » constatent les sénateurs. Or, rappellent-ils, l’industrie de la viande en France représente près de 5.000 entreprises et 230.000 employés. Dont bon nombre risquent de passer un été avec un moral à marée basse.

 

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