Archive pour la Catégorie 'agriculture'

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Crise du porc : table ronde ou carrée ce lundi ?

Crise du porc : table ronde ou carrée ce lundi ?

Il ne faut pas s’attendre à des miracles à l’issue de la table ronde de ce lundi concernant la crise du porc. Il s’agit d’abord de rétablir les cotations hebdomadaires interrompues. Mais les principaux acheteurs du marché ne veulent plus de cette cotation et réclame désormais des prix totalement libres. De toute manière même si la cotation devait être rétablie il est de plus en plus évident que les principaux acheteurs s’aligneraient de plus en plus sur les prix européens. Le second objectif de cette table ronde vise à sécuriser les rapports entre producteurs et acheteurs. On ne pourra cependant intervenir par voie réglementaire dans ce domaine car la philosophie de la politique européenne c’est de laisser jouer la concurrence. Or cette concurrence est faussée du fait notamment du niveau de fiscalité et des normes en France (exemple coût de la main-d’œuvre en France environ 20 € de l’heure, en Allemagne 14 €). Or c’est l’action sur ces deux aspects qui pourraient permettre à la filière porc de ce redresser structurellement. La réunion qui se tiendra ce lundi au ministère de l’Agriculture est cruciale mais il n’est pas certain que cette table ronde aboutisse à des propositions très carrées. Cette table-ronde doit réunir les responsables du MPB de Plérin (Côtes-d’Armor), où est établi le prix de référence national de la viande de porc, les représentants des éleveurs mais aussi des entreprises d’abattage et de transformation.  L’objectif est de permettre la reprise de la cotation, interrompue depuis lundi dernier après la décision de Bigard et la coopérative Cooperl, deux des principaux acheteurs du MPB, de ne pas se présenter aux séances la semaine dernière.  Organisée à la demande du président du MPB, cette réunion vise à contribuer, « à court terme, à ramener de la fluidité sur le marché », indique-t-on au ministère. « Il faut aujourd’hui sécuriser les producteurs qui fournissent le marché au cadran et éviter que des animaux ne restent sans acheteurs dans les exploitations. »  Vendredi, le président du MPB, Daniel Picart, avait estimé que « cette table ronde (allait) décider de la vie ou de la survie du Marché du porc breton, et évidemment, après ça, de la vie et de la survie de la filière porcine ».  Pour tenter de mettre fin à la crise de l’élevage porcin et après plusieurs actions coup de poing d’éleveurs au printemps, le gouvernement avait à la mi-juin préconisé un prix d’achat du porc à 1,40 euro/kg (la moyenne du coût de production), un prix finalement atteint le 23 juillet au MPB de Plérin (Côtes-d’Armor).  Mais ce niveau, « le plus élevé d’Europe », selon le syndicat des industriels de la viande (SNIV-SNCP), n’est pas du goût des entreprises de découpe et de transformation, qui doivent faire face, à l’export, aux distorsions de concurrence générées par les différences de charges sociales et de normes environnementales entre pays de l’UE.  Sur le marché européen, déstabilisé par l’embargo russe, l’Allemagne propose du porc moins cher de 28 centimes au kilo par rapport au cours français, et les Pays-Bas 38 centimes moins cher, selon la Cooperl, leader en France sur le marché du porc et qui exporte 35% de sa production.

Crise du porc : un plan d’urgence (FNSEA°)

Crise du porc : un plan d’urgence (FNSEA°)

 

 

Face  au refus des industriels de participer aux cotations sur la base du prix recommandé par le gouvernement, la FNSEA réclame un plan d’urgence. La question est de savoir quel contenu à ce plan, à quel niveau et avec qui. D’une certaine manière il y a une  certaine hypocrisie de la part de certains acteurs notamment de la grande distribution qui officiellement maintenant soutient uen hausse des prix mais dans le même temps dont les centrales d’achat achètent  toujours au pris le plus bas (idem pour les transformateurs). Les industriels sosnt aussi coincés par la concurrence étrangère où les prix sont plus bas. Finalement le porc est victime comme le reste de l’économie de la fiscalité et des normes qui tuent la compétitivité en France. Il faudrait donc que le gouvernement décide d’un allégement dans ces domaines. En outre il faudrait changer les règles de régulation en Europe. Cela impliquerait uen harmonisation des règles de concurrence, cela n’est pas pour demain car c’est contraire à la philosophie européenne.  En attendant on peut prendre des mesures conjoncturelles pour soutenir les cours mais cela n’est pas de nature à régler les questions de fonds des problèmes de la filière française.   La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a donc réclamé mercredi des mesures d’urgence, notamment européennes, sur le dossier du porc en France et brandi le risque d’une absence de cotation jeudi sur le marché de référence en Bretagne.  Les deux principaux industriels du secteur ont refusé lundi d’acheter les porcs bretons mis en vente sur le marché du porc breton (MPB) à Plérin, dans les Côtes d’Armor, qui fixe deux fois par semaine les prix de référence pour la France. Le groupe coopératif Cooperl et Bigard/Socopa jugent intenable, face à la concurrence étrangère, le cours de 1,40 euro le kilo fixé en juin par un accord entre industriels, grande distribution et syndicats agricoles. Le premier a déjà fait savoir qu’il n’entendait pas revenir à Plérin pour le moment. « Nous ne serons pas au cadran jeudi, quelles que soient les pressions tant qu’on n’a pas eu de propositions claires, définies dans le temps et dans les volumes », a dit le président de Cooperl, Patrice Drillet, sur iTELE. « Ce cours français est un cours qui ne peut pas tenir au niveau où il est s’il n’y a pas en face des mesures adéquates ».  Un nouveau boycott de la part de ces deux acteurs serait « catastrophique », a estimé le président de la FNSEA, Xavier Beulin, sur RTL. « On est dans une situation très compliquée »   »Il y a deux choses à faire aujourd’hui en urgence », a-t-il dit. « D’abord c’est faire en sorte que la Commission européenne et le conseil des ministres européens, sans attendre le 7 septembre, puissent prendre des mesures exceptionnelles de dégagement du marché pour soutenir quand même les cours ». La France a obtenu la tenue de ce conseil des ministres européens de l’Agriculture pour évoquer les tensions sur les marchés des produits agricoles. « Le 7 septembre, c’est trop tard, c’est dans trois semaines. Imaginez que d’ici là on n’ait pas eu de cotation, vous voyez la catastrophe en France ? Donc il faut aller très vite là dessus », a estimé le président de la FNSEA.  Le gouvernement français doit quant à lui prendre des « mesures d’urgence pour soutenir les quelques abatteurs qui aujourd’hui sont dans une situation très difficile », a-t-il ajouté.  Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, s’est engagé mardi à « tout faire » pour qu’il y ait de nouveau une cotation jeudi à Plérin et exhorté tous les acteurs à faire preuve de responsabilité.  Créé par les éleveurs en 1972, le MPB organise deux ventes par semaine dont les cotations servent de référence nationale bien qu’il ne représente qu’environ 15% des échanges de porcs français. Dans un communiqué, la coopérative Cooperl indique qu’elle augmente ses pertes à chaque fois qu’elle achète au marché du porc breton. « Avec le prix d’1,40 euro exigé par l’État français, 0,28 euro sépare aujourd’hui le cours français du cours allemand, 0,38 euro du cours hollandais », souligne-t-elle. Sur les 110.000 porcs que la coopérative achète et abat chaque semaine, 100.000 proviennent de ses adhérents rémunérés en fonction du prix fixé par le marché au cadran et 10.000 proviennent du marché du MPB.  Pour Xavier Beulin, la cotation hebdomadaire ne répond pas aux attentes des éleveurs. « Dans la filière porcine, je crois qu’il est temps que nous posions quelques questions », a dit le leader de la FNSEA sur BFM TV. « Ne devons-nous pas à côté du cadran (…) imposer de plus en plus des formes de contrats entre le producteur, l’abatteur, le transformateur et le distributeur ? »   »Des contrats qui finalement s’affranchiraient quelque peu de cette cotation hebdomadaire qui aujourd’hui ne répond pas aux attentes des éleveurs, peut-être même ne répond pas tout simplement aux attentes de la filière », a-t-il ajouté.

 

Prix du porc : la guerre continue

Prix du porc : la guerre continue

 

Comme on pouvait s’y attendre rien n’est réglé dans la filière porcine. Certes le gouvernement a fixé un  objectif pour le prix du kilo : mais les différents acteurs de la filière ne sont pas d’accord sur le sujet témoin  la décision –de deux industriels majeurs de la transformation de viande, la Cooperl et Bigard/Socopa qui  n’ont pas participé lundi au Marché du Porc Breton (MPB) à Plérin (Côtes d’Armor). Les deux industriels jugent trop cher le cours du porc, fixé à 1,40 euro le kilo avec le gouvernement à la mi-juin, pour soutenir les éleveurs en difficulté, a-t-on appris auprès des acteurs de la filière.  »La Cooperl et Bigard/Socopa nous ont annoncé qu’ils ne participeraient pas au marché ce lundi », a déclaré Jean-Pierre Joly, directeur du MPB dont les cours, fixés deux fois par semaine, servent de référence au plan national. En fait on tourne un peu en rond concernant les responsabilités respectives des éleveurs, des industriels et de la grande distribution. Avec comme dans beaucoup d’autres secteurs économiques des charges et des normes qui plombent la compétitivité de tous les acteurs français. La grande distribution porte toutefois une responsabilité particulière pour avoir imposé partout le prix le plus bas y compris au détriment de la qualité et des conditions d’hygiène et de santé. Qui saura par exemple dans quelle condition ont été élevés les porcs qui transitent dans les abattoirs allemands ?  De ce point de vue le label viande provenant de l’union européenne entretient toutes les confusions. Le consommateur lui-même n’est pas sans responsabilité pour avoir trop souvent privilégié le seul prix au détriment de la qualité gustative et de ce point de vue une rééducation  de beaucoup de consommateurs  reste à faire.  Le prix actuel du porc s’établit à environ 1,40 euros le kilo, objectif fixé par le gouvernement à la mi-juin avec les acteurs de la filière pour tenter de résoudre la crise traversée par les éleveurs de porcs français. Mais les industriels de l’abattage l’estiment trop élevé par rapport aux concurrents européens.  Selon un communiqué du syndicat des industriels de la viande (SNIV-SNCP), la production, « soutenue par les pouvoirs publics (…), obtient les prix les plus élevés d’Europe, sans trop se soucier du devenir des abattoirs », alors qu’en face « le secteur charcuterie-salaison considère que les viandes européennes sont meilleures que les viandes françaises (elles sont en réalité moins chères) » et que la grande distribution « n’a pas encore renoncé à sa politique de guerre des prix ». Dans un courrier daté du 6 août envoyé à ses adhérents, la Cooperl explique que pendant qu’ »une volonté ‘politique’ de court terme a réussi à porter le cours à 1,40 euro », « l’Allemagne abaissait brutalement son prix d’achat » et « à ce jour, 25 centimes séparent le cours français du cours allemand ». « Les capitaux de la Cooperl sont la propriété de ses adhérents, ils n’ont pas vocation à financer un cours politique, pour tenir la tête hors de l’eau à une partie de la production française », estime la coopérative. « Notre effort ira en totalité à l’abattage et à la valorisation des porcs de nos adhérents » ajoute la Cooperl, qui annonce en revanche la suspension de ses achats externes au cadran à compter de lundi. Paul Auffray, le président de la Fédération nationale porcine (FNP), a dénoncé lundi un « chantage et une prise en otage des éleveurs » par Bigard et par la Cooperl, qui « voudraient que les prix baissent de 15 centimes par kilo » par rapport à leur niveau actuel.

Prix produits alimentaires mondiaux en baisse

Prix produits  alimentaires mondiaux en baisse

 

Plusieurs facteurs explicatifs à cette baisse. D’abord un environnement économique mondial relativement déprimé. Ensuite une surproduction assez générale dans toutes les filières, surproduction encouragée par l’industrialisation agricole excessive. Enfin une demande assez atone notamment de la part de la Chine, de la Russie ou encore du Moyen-Orient ;  cette baisse des prix des produits alimentaires mondiaux constitue par ailleurs un indicateur avancé de la conjoncture internationale. De ce point de vue il ne semble pas qu’on soit encore vraiment sorti de la crise au plan mondial et des incertitudes planent sur l’évolution de la croissance pour les mois à venir. L’évolution nettement à la baisse des prix du pétrole confirme les interrogations qu’on peut nourrir à cet égard. Les prix  alimentaires en effet  sont tombés en juillet à leur plus bas niveau depuis près de six ans, en raison, notamment, de la chute des cours des produits laitiers et des huiles végétales, a annoncé jeudi 6 août l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  L’indice des prix alimentaires de la FAO, qui mesure mois après mois l’évolution d’un panier rassemblant céréales, oléagineux, produits laitiers, viandes et sucre, est ainsi tombé à 164,6 points le mois dernier, en recul de 1,0% par rapport à juin. Les prix des produits laitiers ont notamment chuté de 7,2% en un mois, en raison surtout de la baisse de la demande en provenance de la Chine, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et de l’abondance de la production de l’Union européenne. Il y a deux semaines, les éleveurs français avaient manifesté contre les faibles prix du lait et négocié un maintien de ceux-ci avec le gouvernement. Une décision qui avait provoqué la colère de leurs confrères allemands. Les prix des huiles végétales ont reculé de 5,5% par rapport à juin, tombant au plus bas depuis juillet 2009. Ce mouvement s’explique, en grande partie, par le repli des cours de l’huile de palme, sous le double effet de la croissance de la production du sud-est asiatique et d’un ralentissement des exportations. Les prix des céréales ont, eux, augmenté de 2% en juillet, mais restent inférieurs de 10,1% à leur niveau de juillet 2014. Les cours du blé et du maïs sont actuellement soutenus par des conditions météorologiques défavorables en Amérique du Nord et en Europe, tandis que ceux du riz continuent de baisser.  Quant au sucre, il s’est établi en moyenne à 181,2 points en juillet, en hausse de 2,5 % par rapport à juin 2015, en grande partie liée aux conditions de récolte plutôt mauvaises dans la principale région productrice du Brésil. Seul l’indice de prix de la viande demeure pratiquement égal à celui de juin, avec une moyenne à 174,1 points en juillet. Les prix internationaux de la viande de bovins ont augmenté, compensant la baisse subie par ceux du porc et des ovins. Les cours de la volaille sont, quant à eux, restés stables.

 

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

C’est sans doute pour satisfaire aux protestations de l’Allemagne mais aussi de l’Espagne que la commission européenne a souhaité que   la libre circulation des marchandises puisse être assurée en France. Il s’agit d’un avertissement de pure forme qui n’aura sans doute guère d’effet sur la détermination des producteurs de viande et de lait. À cet égard la commission a assuré le service minimum en réaffirmant le principe sacré du libre-échange des biens à l’intérieur de l’Europe. Principe d’autant plus sacré qu’il résume toute la philosophie européenne. La question fondamentale des conditions de concurrence a bien entendu été évacuée de-même que la question sanitaire et la qualité des produits. D’une certaine manière la commission a botté en touche alors que le problématique est européenne La Commission européenne a demandé mardi à la France de garantir la libre circulation des marchandises entravée ces derniers jours par des actions d’éleveurs en colère, notamment à la frontière avec l’Allemagne. Des barrages ont encore été érigés dans la matinée en Moselle, quelques heures avant une réunion à Bercy entre ministres et banquiers sur les conditions de mise en œuvre du volet financier du plan d’urgence annoncé la semaine dernière. Les manifestants ont contrôlé les camions frigorifiques pour intercepter les produits étrangers et attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce qui constitue selon eux des « distorsions de concurrence » entre la France et les autres pays européens. Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA Moselle, a expliqué avoir trouvé des produits, dont des bretzels et du lait, estampillés ‘made in France’ mais produits en Allemagne. « On est un peu surpris, on avait un accord avec la grande distribution pour privilégier les produits français », a-t-il dit. « La viande allemande n’est pas plus mauvaise que la viande française, le lait allemand n’est pas plus mauvais que le lait français mais la distorsion de concurrence est difficilement acceptable. »  A Bruxelles, un porte-parole de la Commission, Daniel Rosario, a déclaré à la presse que l’exécutif européen était en contact avec les autorités françaises. « On les a priées de nous tenir informés des entraves potentielles à la libre circulation des marchandises et de nous notifier les mesures prises pour résorber les entraves », a-t-il précisé. Les agriculteurs français protestent notamment contre les prix auxquels ils vendent leurs produits et des conditions de marché défavorables.

 

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

 

Si ça continue Hollande pourraiat bien manifester avec les producteurs puisqu’il considère qu’il faut continuer de faire pression pour obtenir de meilleurs prix. Dommage qu’il n’ait pris que des mesures conjoncturelles et qu’il ne se soit pas attaqué aux questions structurelles relative à la régulation, la concurrence déloyale et au mode de production qui tire la qualité vers le bas. Ce sont sans doute les limites du social libéralisme ! Des mots mais peu d’action ! François Hollande a donc promis lundi de maintenir « la pression » pour que des prix décents soient garantis aux éleveurs français, qui ont poursuivi leurs actions, à la grande colère des producteurs allemands et espagnols ulcérés par leur concurrence « déloyale ». Des accords sur le relèvement des prix du bœuf, du porc et du lait ont été conclus la semaine dernière et le gouvernement a annoncé un plan qui déclenchera un soutien pouvant aller jusqu’à 1,1 milliard d’euros, notamment pour l’allègement de la dette des éleveurs confrontés à une crise protéiforme. « Le ministre de l’agriculture a fait en sorte que nous puissions faire la pression nécessaire sur les distributeurs, les transformateurs, sur les abatteurs », a dit François Hollande lors d’un déplacement à Bormes-les-Mimosas (Var). « Nous avons des prix à relever et je pense que cela fait partie de ce que les consommateurs doivent comprendre. » Il a réitéré l’appel à « manger français », s’engageant à ce que l’Etat applique ce slogan dans la restauration collective publique, et rappelé qu’un conseil des ministres européens de l’Agriculture se réunirait le 7 septembre pour débattre des demandes françaises, notamment de relèvement des prix du lait. « D’ici-là, nous continuerons la pression, et que les agriculteurs soient sûrs, actions ou pas actions, que nous sommes à leurs côtés », a conclu le président français. Selon la Fédération nationale de l’industrie laitière, la Commission européenne a commencé lundi à acheter de la poudre de lait pour retirer des excédents du marché dans l’espoir de faire remonter les cours, un geste salué par la Fnil qui l’a toutefois jugé insuffisant pour soutenir les prix. Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Environ 400 tracteurs ont envahi lundi matin l’autoroute A81 entre Vaiges (Mayenne) et le péage de la Gravelle (Mayenne), répondant à un appel de la FDSEA locale. Un millier de manifestants et 500 tracteurs ont ensuite bloqué les accès du siège du groupe Lactalis, leader mondial des produits laitiers, à Laval. « Les 600 millions d’aides annoncées la semaine dernière par le ministre de l’agriculture ne représentent pas grand-chose quand on sait que le manque à gagner pour la production agricole dans le seul département de la Manche sera de 200 millions en 2015″, a dit à Reuters Sébastien Amand, président de la FDSEA de ce département. « Le compte n’y est pas. »

Restrictions d’eau : où ça ?

Restrictions d’eau : où ça ?

 

 

Officiellement un plan vise à réguler la consommation d’eau compte tenu de la sécheresse ; reste que dans nombre de cas ce plan demeure théorique ; On voit par exemple des maïs arrosés toute la journée même dans les zones rouges. . Et pour cause dans beaucoup de régions la culture du  maïs  est mal ou pas du tout  adaptée au climat. Résultat les nappes se réduisent voire disparaissent du fait des ponctions agricoles excessives. Quant à l’ interdiction de laver les voitures, cela relève du gadget. Tous les départements des régions Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine, Centre, Bourgogne, Auvergne et la quasi-totalité de Rhône-Alpes (sauf l’Ain) sont concernés par les interdictions d’irriguer. En Rhône-Alpes, l’Ardèche est particulièrement touchée avec plusieurs bassins versants du nord du département placés en situation de «crise» par la préfecture, qui interdit aux professionnels et aux particuliers tout prélèvement d’eau, sauf par exemple dans les serres agricoles ou pour l’abreuvage des animaux.  Dans la région Aquitaine, la Gironde, la Dordogne et le Lot-et-Garonne sont également très affectés par la sécheresse, de même que le Lot et le Tarn-et-Garonne voisins en Midi-Pyrénées. La sécheresse concerne aussi des départements situés plus au nord, comme la Charente, la Vienne, les Deux-Sèvres ou la Loire-Atlantique, la Vendée et le Maine-et-Loire. Même si le phénomène épargne pour l’instant le nord du pays, il remonte jusqu’à la région parisienne, avec des restrictions d’eau en vigueur dans le Loiret, la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne.  Il existe quatre niveaux différents à leur disposition. Le premier est un simple niveau d’information incitant à la vigilance quant à sa consommation d’eau. Le second est plus contraignant: les pouvoirs publics peuvent réduire les prélèvements d’eau pour l’agriculture (jusqu’à 50%, ou alors interdire l’arrosage trois jours par semaine), limiter l’arrosage des jardins à certaines heures ainsi que le lavage des voitures. Le troisième niveau, l’alerte renforcée permet aux préfets de limiter les prélèvements agricoles au-delà des 50%, l’arrosage des jardins est fortement limité et certains prélèvements, comme le remplissage des piscines ou le lavage des voitures peuvent être interdits. Enfin, le niveau 4, dit niveau de crise, interdit les prélèvements non-prioritaires: seuls ceux prévus à des fins sanitaires, la sécurité civile, la salubrité ou l’eau potable sont autorisés.

Lait – la suppression des quotas : une erreur (Bayrou)

Lait - la suppression des quotas : une erreur (Bayrou)

 

Il est clair que la suppression brutale des quotas laitiers a précipité le lait dans les mécanismes de marché qui ont tiré les prix à la baisse. Ce que regrette Bayrou. Le lait matière première alimentaire essentielle est ainsi régulé comme le pétrole ou le charbon donc soumis aux aléas de la spéculation et des déséquilibres offre-demande. Quatre mois après la sortie des quotas européens, les prix du lait sont en effet en forte baisse. Pour François Bayrou, le président du Modem, cette suppression est une décision « qu’on aurait dû éviter ». « J’ai toujours pensé que la régulation par les quantités de produits était une réponse efficace » explique le maire de Pau. « L’Europe a été construite pour qu’il y ait une régulation, à la fois ouverte et efficace, du monde agricole. Parce que notre projet national, et en particulier français, c’est qu’on assume une production agricole suffisante en quantités exportatrices, et de bonne qualité », poursuit François Bayrou. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, doit rencontrer ce vendredi 24 juillet les professionnels du lait pour s’entendre avec eux sur une revalorisation des cours de ce produit et de ses dérivés, comme le beurre. Le ministre annonce la tenue d’un conseil agricole européen en septembre prochain. Une échéance qui, selon François Bayrou, ne sera pas l’occasion de rétablir les quotas laitiers, pointés du doigt pour avoir contribué à faire chuter les prix. « Cela ne se fera pas sous cette forme », regrette-t-il, car la suppression des quotas a été acceptée par beaucoup de gens, mais je n’en étais pas. » Interrogé sur la levée des barrages et la baisse de contestation des agriculteurs, le président du Modem a évoqué « une lassitude », « ou le sentiment pour beaucoup d’éleveurs que ce mouvement ne débouche pas plus que les autres fois sur des solutions durables. »  Pour lui, le plan dévoilé par le gouvernement pour répondre à la crise agricole n’est pas suffisant. « C’est un plan d’urgence qui annonce des centaines de millions, mais comme c’est le cas souvent, ces centaines de millions sont la reprise de crédit déjà prévus pour une grande part, estime François Bayrou. La situation de l’agriculture et de l’élevage en particulier en France, qu’il soit laitier ou de viande, est critique. Les causes et les facteurs sont multiples et cette situation doit imposer une réorganisation profonde ». Alors que les règles européennes sont critiquées par certains élus locaux, François Bayrou affirme qu’il n’est pas difficile, pour sa ville de se fournir localement pour la restauration collective d’État. « Parce qu’à Pau nous avons des grossistes locaux et parce que pour ce qui touche au veau, nous avons 100% de production qui a le label trois B (Béarn, Pays Basque et Bigorre). Parce que les poulets viennent des landes voisines, et que nous essayons, chaque fois que nous le pouvons, d’avoir des productions très proches, ce qui diminue leur coût », explique-t-il.

 

Crise lait : un accord trop partiel

Crise lait : un accord trop partiel

 

 

En fiat c’est comme pour la viande un accord partiel et provisoire. L’accord sur le lait ne concerne qu’uen partie de son utilisation or il sera impossible de distinguer le lait destiné à la grande distribution (qui faiat l’objet d’uen accord) et le reste de la filière. En outre m^me sur ce terrain réduit, il n’est pas certain que les engagements soient tenus. Les éleveurs français ont obtenu vendredi l’accord des autres acteurs de la filière laitière pour faire remonter les prix, ce qui devrait calmer le jeu pour un temps, mais les engagements d’urgence ne règlent qu’en partie un problème européen. Après les éleveurs de porcs et de bovins pour l’abattage, les laitiers, transformateurs et opérateurs de la distribution se sont réunis au ministère de l’Agriculture où un accord a été trouvé sur un objectif de 34 centimes le litre. La cotation moyenne du lait, très volatile, était de près de 390 euros les mille litres (soit 39 centimes le litre) fin 2014 et a chuté à 302 euros environ les mille litres au 15 juillet. A l’issue de la réunion, les présidents de la FNSEA, Xavier Beulin, et de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), Thierry Roquefeuil, ont appelé à la levée des barrages alors que plusieurs laiteries, dans l’Ouest surtout, étaient bloquées dans la matinée de vendredi. « Du fait que la grande distribution a répondu favorablement à nos attentes (…) bien sûr qu’on doit lever les barrages mais on va rester vigilant dans le réseau pour que ces engagements soient tenus », a dit Thierry Roquefeuil à la presse. L’accord permettrait de reverser aux producteurs la totalité d’une hausse de prix qui serait mise en oeuvre par la grande distribution. Une moyenne de 340 euros les mille litres permet selon la FNPL de couvrir les charges, à défaut de plus.  Seront concernés le lait de consommation et les produits laitiers destinés aux produit de marques de distributeurs, un précédent accord ayant été trouvé avec les grandes marques. La Fédération nationale de l’industrie laitière souligne de son côté que, l’accord ne portant pas sur tous les produits, il est à ses yeux « impossible à ce jour de garantir un prix d’achat minimum aux 1.000 litres, comme annoncé par certains ».

Eleveurs : après le bla-bla, le mouvement s’étend

Eleveurs : après le bla-bla, le mouvement s’étend

 

Après le bla-bla de Valls et de le Foll qui ont concocté un plan d’urgence bidon (aide à la trésorerie et  label) qui ne s’attaque pas à la question centrale de la qualité et des prix, le mouvement s’étend maintenant à une grande partie de la France. Principal reproche, aucune contrainte sur les acteurs notamment en matière de normes, de régulation, d’élaboration et de contrôle des prix. Bref Un doliprane pour soigner un cancer. Avec en plus la fumisterie des Etats généraux, grand bazar pour noyer le poisson et gagner de temps. En perdre plutôt.

 

Les mesures :

 

-uen vague rencontre avec Macron sur les prix

- Le ministre de l’Agriculture promet également une restructuration des dettes de moyen et long terme. Il souligne que les dettes bancaires et les dettes fournisseurs pèsent sur les éleveurs. L’Etat demande une restructuration des dettes des éleveurs en difficulté en mettant un accent particulier sur les jeunes agriculteurs et les nouveaux investisseurs. Le fond d’allègement des charges sera porté à 50 millions d’euros contre 8 jusqu’à présent. Un dispositif de la BPI pour le renforcement de la trésorerie sera mobilisé pour les éleveurs pour garantir 500 millions d’euros de crédits bancaires.

« Pour aider les éleveurs et les agriculteurs, le fonds d’allègement des charges sera porté à 50 millions d’euros » – Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture

- Un allègement des charges, une exonération de taxe sur le foncier non bâti, une avance de la TVA ainsi qu’un report des cotisations MSA, un report des échéances de paiement des impôts sur le revenus et les sociétés, sont également prévus pour la fin de l’année.

- Un effort sera particulièrement fait sur l’ouverture de l’élevage français sur les marchés extérieurs. Il mobilisera quatre ministre sur des territoires tels que la Grèce, la Turquie, le Liban ou encore le Vietnam. 10 millions d’euros seront mobilisés pour promouvoir les productions françaises à l’exportation.

- Des Etats-Généraux sur la contractualisation à l’échelle de l’ensemble des filières de l’élevage sont également prévus, pour répondre à une demande nationale et une demande de l’exportation.

- Le ministre a également affirmé qu’un soutient à la compétitivité sera engagé avec un appel d’offre pour les abattoirs du futur, ainsi que des efforts d’appui et d’investissements.

- Le ministre a notamment rappelé l’importance de l’origine française des viandes et s’est engagé à développer l’activité et la promotion du logo garantissant cette origine française. Des mesures de contrôles préconisées dans un rapport de la députée PS Frédérique Massat seront engagées tout de suite.

- Un travail sur l’achat local en particulier par l’Etat et les collectivités locales sera réalisé.

- Stéphane Le Foll a également tenu à souligner l’importance du développement du dispositif de transition énergétique, assurant que des mesures concernant le photovoltaïque et la méthanisation seront prises.

Crise des éleveurs : le plan d’urgence, des sous et un label

Crise des éleveurs : le plan d’urgence, des sous et un label 

En fait il y aura une petite enveloppe pour alléger les trésoreries (délais de paiement etc.) et un label. Des mesures en fait très partielles qui ne s’attaquent guère à la question fondamentale de la qualité et des prix. Il y aura un « Label » «  Viande France ». Mais un label qui demeurera virtuel car privilégier la viande de France par voie réglementaire ne pourra être accepté par Bruxelles. Dès lors ce sont surtout des normes  d’hygiène, de qualité qui devraient être imposés par voie réglementaire. En effet » viande de France » ne signifie rien sil s’agit d’élevage industriel de bêtes nourries par exemple avec du soja aux OGM importé du Brésil et bourrées d’antibiotiques et autres cocktails vétérinaires. . Ce matin, au Conseil des ministres, un plan d’urgence d’une vingtaine de mesures est présenté. Enième arrosage à coups de millions d’euros ou vraie restructuration de filières confrontées à la baisse des prix et à la compétition européenne ? Sous pression, le gouvernement tente de jouer sur les deux tableaux. A court terme, les exploitations les plus fragiles devraient bénéficier de délais pour payer leurs cotisations et leurs impôts. Autre mesure envisagée, le rééchelonnement des dettes agricoles qui, selon la puissante Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), atteignent le milliard d’euros. « Nous demandons au moins une année blanche, un moratoire sur les dettes d’un an ou deux », plaide Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine.  Mais, de la baie du Mont-Saint-Michel (Manche) à la grotte de Lascaux 2 (Dordogne), toujours bloquées, les éleveurs préviennent : « Nous voulons vivre de nos revenus. » Et pas seulement des subsides publics. Le gouvernement travaille donc sur plusieurs mesures de long terme. En écho au « Consommons français » de François Hollande, un effort supplémentaire de valorisation des labels français devrait être fourni (un logo Viandes de France sera apposé sur les produits dès le mois d’août). C’est le « rêve » caché du gouvernement : fini le bœuf polonais, du charolais et du veau corrézien dans les cantines ! « Et c’est pareil pour l’Elysée… » a ironisé le président devant ses proches collaborateurs. Des aides pour alléger la facture énergétique pourraient aussi être annoncées. Car les éleveurs, eux, ont les yeux rivés sur les prix, le nerf de la guerre. Mardi, sorti de sa rencontre avec les professionnels du Calvados à Caen, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a une nouvelle fois réclamé l’application des accords signés en juin qui rémunèrent un peu mieux les éleveurs. Mais, à part accroître (encore) la pression sur la grande distribution et les industriels des abattoirs, les marges de manœuvre sont limitées dans un pays où l’Etat ne fixe plus les prix depuis belle lurette. Et le gouvernement ne se hasarde pas non plus à poser la question qui fâche : face à la concurrence internationale, faut-il concentrer les exploitations dans des fermes-usines, à l’allemande ? Ce qui signifierait la fin de l’agriculture à la française.

Crise viande : « Un modèle d’élevage est complètement absurde »

Crise viande : « Un  modèle d’élevage est complètement absurde »

L’avais d’un expert-boucher, Yves-Marie Le Bourdonnec, qui dénonce le modèle économique responsable de la crise des prix et de la qualité. (Interview JDD)

Est-ce que la crise des éleveurs vous surprend? 
Non, ça ne m’étonne pas du tout, je le prédis depuis des années. Le problème de l’élevage français, c’est un problème historique qui a plus de cent ans, qui provient de l’époque où nous avons choisi nos races à viande. Contrairement aux Anglais, nous avons choisi nos races par rapport à leur volume musculaire. Et on ne les a jamais choisis pour les bonnes raisons. Pour faire un bon steak ou un bon rôti, il faut que la viande soit tendre et goûteuse. Techniquement cela veut dire qu’il faut une viande pauvre en collagène avec un bon équilibre de gras. Aujourd’hui, un élevage idéal c’est une vache autochtone. Typiquement une normande en Normandie, une bretonne pie noir en Bretagne, une montbéliarde dans l’Est de la France… Une vache qui a l’habitude de vivre dans ce paysage, de se nourrir de ce paysage et qui n’a pas besoin de se nourrir ailleurs. Or on fait complètement l’inverse.

Pour vous il faudrait complètement changer de modèle?
Il faut considérer qu’on est au 21e siècle et qu’il faut se nourrir en fonction de ce qu’on est capable de produire. On a de la chance, en France, d’être dans un jardin d’Eden. On est capable de tout produire. Un bovin idéal aujourd’hui, ce serait un animal habitué à son terroir, capable de se nourrir avec ce qu’il a autour de lui. Aujourd’hui, pour l’alimentation, nos animaux sont beaucoup trop dépendants de l’agriculture céréalière pour pouvoir faire du gras.  Cette équation n’est pas bonne pour les éleveurs français. Quand l’agriculteur amène sa vache à l’abattoir, le prix qu’on lui donne est généralement le prix  qu’il a investi en nourriture. Alors que s’il avait eu un animal qui se nourrissait en prairie, avec de l’herbe et non en grains qu’il achète, il gagnerait sa vie.

 Que pensez-vous des prix à l’heure actuelle sur la viande?
Le prix de la viande aujourd’hui est complètement absurde. Il y a 30 ans, j’achetais mes bovins 23 francs le kilo. On est trente ans plus tard et on entend dire que le prix pour une vache limousine c’est 3,60 euros le kilo… c’est-à-dire 23 francs. On ne peut plus continuer à brader la viande. Brader la viande c’est brader tout un modèle, c’est brader le paysage, notre agriculture, notre histoire. Il faut repenser complètement notre modèle.

Donc l’annonce d’augmenter les prix, prôné par le gouvernement, est une bonne nouvelle?
Déjà il faudrait remettre l’éleveur dans un modèle économique normal. Aujourd’hui, entre 70 et 80% de ses revenus sont des subventions de la PAC (Politique agricole commune). Pourquoi? Parce que notre modèle d’élevage est complètement absurde, il n’a aucune logique économique. Alors pour compenser, on donne des subventions. Ça fait 30 ans que les éleveurs sont sous perfusion de subventions. Ça ne peut plus tenir, il faut réfléchir à ce qui existait dans notre terroir il y a une centaine d’années, avant qu’on se lance dans le tout-charolais. Il faut remettre nos animaux dans leur territoire.

Vous considérez que l’agriculture intensive est vouée à sa perte?
C’est terminé! Si on doit conserver le modèle actuel, à savoir, vendre de la vache limousine à 3,60 euros le kilo, c’est impossible! Ça devrait valoir 10 euros le kilo! Si on devait payer l’éleveur en fonction du travail, du prix que ça lui a coûté, ça devrait valoir 10 euros le kilo. Maintenant, si on veut des prix plus raisonnable, dans un modèle plus écologique, il faut faire revenir au modèle d’avant, avec nos animaux dans nos prairies.

Quel regard portez-vous sur le rôle de la grande distribution dans la crise actuelle?
Depuis la crise de la vache folle, les grandes surfaces ne savent pas appréhender les races bovines françaises. Il n’y a que les artisans bouchers qui savent le faire aujourd’hui. La grande distribution a contribué à mettre l’animal dans un modèle économique absurde. Aujourd’hui, la logique c’est de produire sans réfléchir… dans un contexte où les éleveurs sont prisonniers du modèle subventionné. Ce n’est pas mon rôle de blâmer l’un ou l’autre. Mais je dois dire que c’est absurde et qu’il faut bâtir un autre modèle.

A long terme, quel est avenir pour l’élevage bovin?
Aujourd’hui, le client paye un produit qui est à 80% subventionné. Demain, ces aides seront beaucoup moins importantes. La viande coûtera forcément plus cher et c’est tant mieux! Ça permettra de mieux réguler le marché. Et d’aller vers un modèle où on consommera moins de viande… mais une viande plus écologique et plus respectueuse de l’animal.

Eleveurs : blocages maintenus

Eleveurs : blocages maintenus

 

 

Contraint de se déplacer à  Caen le ministre de l’agriculture n’est pas parvenu à convaincre. Du coup les barrages des éleveurs sont maintenus et s’étendent même dans l’ouest et le sud ouest. Cela en attendant le plan d’urgence qui doit être annoncé au conseil des ministres de mercredi. Plan surtout centré sur l’allégement des trésoreries fragiles. Le gouvernement français annoncera mercredi un plan d’urgence en faveur des éleveurs et des producteurs de lait, qui ont lancé une campagne de protestation face à l’érosion des prix de leurs productions, avec de premiers résultats enregistrés mardi. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a finalement consenti à se rendre à Caen (Calvados) mardi après-midi à la rencontre des responsables agricoles, comme le réclamaient les éleveurs de Normandie, a évoqué 16 à 17 mesures, notamment un allègement de la dette des producteurs. Les banques ont réagi pour faciliter la situation pour les producteurs de lait et lors d’une réunion tardive au ministère de l’Agriculture, la question de la restructuration des dettes a été posée, selon Xavier Beulin, président de la FNSEA.  A l’issue du rendez-vous normand de l’après-midi, Stéphane Le Foll avait expliqué pour sa part que les critères présidant à l’attribution des aides allaient être revus car ils ne correspondent pas à la réalité des exploitations. Ces éléments donnent les contours des mesures qui devraient être annoncées mercredi. La création d’une plateforme pour aider les éleveurs français à conquérir des marchés à l’export est évoquée. Des blocages et barrages étaient toutefois encore en cours mardi soir, après que le mouvement des éleveurs qui réclament le respect des accords de revalorisation du 17 juin pour les filières porcine et bovine, s’est étendu dans l’Ouest et a gagné d’autres départements, notamment dans le Sud-Ouest. Dans la journée, les accès à Caen, Evreux, ainsi qu’au Mont-Saint-Michel, l’un des sites touristiques les plus visités de France, au pont de Normandie et au pont de Tancarville ont été bloqués. Il en était de même en Bretagne à Saint-Malo, Brest et Quimper.  Le mouvement s’est étendu à la Dordogne, où des éleveurs ont interdit pendant une grande partie de la journée l’accès à la réplique de la grotte de Lascaux.

 

 

Eleveurs: un « plan d’urgence » (Hollande)

Eleveurs: un « plan d’urgence » (Hollande)

Alors que le mouvement des producteurs s’étend maintenant à toute la Normandie, Hollande brusquement annonce ce matin  un plan d’urgence. Curieux car Valls avait proclamé avec le Foll que la rencontre avec les éleveurs n’aurait pas lieu sous la pression mais seulement jeudi. L’idée du plan d’urgence a été concoctée dans la nuit par les services de com. de Hollande et on ne sait évidemment pas ce qu’il va pouvoir contenir. Le médiateur avance donc  de 24 heures la remise de son rapport mais  éleveurs en colère bloquent le périphérique de Caen pour la deuxième journée consécutive. Il faut s’attendre à une petite enveloppe supplémentaire pour faciliter les trésoreries mais sur le fond ,   répartition des marges et concept même de production industrielle et malbouffe  sans doute pas de révolution à attendre.  Face à la grogne des éleveurs, François Hollande a donc annoncé ce mardi un « plan d’urgence » en faveur des éleveurs qui sera présenté mercredi lors du Conseil des ministres.   »Demain, le Conseil des ministres prendra des décisions. J’ai demandé qu’au-delà de la question de la distribution, des prix, il puisse y avoir un plan d’urgence pour les éleveurs français et les producteurs de lait », a déclaré le chef de l’Etat lors de son arrivée au Conseil économique, social et environnemental pour le Sommet des consciences sur le climat.  Un peu plus tôt dans la matinée, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avait annoncé que le rapport du médiateur sur les prix payés aux éleveurs serait rendu dès mardi soir, soit avec 24 heures d’avance. « On aura à partir de là une discussion pour voir ce qu’il faut faire pour tenir l’objectif » de revalorisation des prix de la viande bovine et porcine fixé en juin, a expliqué le ministre sur France 2, alors que les éleveurs normands continuent de bloquer l’accès à Caen. Pour la deuxième journée consécutive, en effet, le périphérique de Caen est bloqué par des éleveurs en colère En revanche, les éleveurs, qui protestent contre la faiblesse des prix, ont établi des barrages sur plusieurs routes ou autoroutes, notamment sur la N12 (barrage filtrant à hauteur de Pacé, dans l’Orne) ou sur l’autoroute A84 entre Caen et Rennes, selon le CRIR. D’autres barrages devraient être organisés dans la matinée, autour d’Avranches, selon la FDSEA Manche. Les manifestants réclament la venue du ministre de l’Agriculture.

Valls aux éleveurs : « pas de dialogue comme ça»

Valls aux éleveurs : « pas de dialogue comme ça»

Toujours droit dans ses bottes Valls, plus à l’aise pour condamner les manifs  que pour trouver des solutions. Témoin son discours langue de bois : « Le dialogue ne peut pas fonctionner ainsi », a-t-il  réagi lundi à Arles. « La porte du bureau du ministre de l’Agriculture est ouverte en permanence, Stéphane Le Foll va au contact régulièrement des éleveurs mais là, il s’agit de trouver d’abord des solutions concrètes et précises pour les filières ». Autant parler pour ne rien dire ! Pour  le président de la Fédération nationale bovine, Jean Pierre Fleury : « La distribution a choisi une voie extrêmement dangereuse avec une logique de prix bas, les industriels s’y sont pliés et aujourd’hui c’est la catastrophe », regrette-t-il. L’économiste et président de l’observatoire des prix, Philippe Chalmin, juge « facile » dans un entretien lundi au Figaro de désigner la grande distribution, « bouc émissaire idéal », mais ce n’est pas si simple.  »Le prix payé aux agriculteurs dépend moins du rapport de force avec la distribution que de la situation agricole au niveau européen, voire mondial. Le prix du lait dépend des ventes du néo-zélandais Fonterra, celui des céréales des aléas climatiques, celui de la viande de porc est affecté par l’embargo russe… », assure-t-il. Bref pour résumer, on ne peut rien faire ! Ou la parole des experts en immobilisme qui ne veulent surtout pas remettre en cause le mode de production et la répartition des profits. Pour le gouvernement  la moindre des choses aurait été décevoir mardi les producteurs mais le ministre attend uen rapport et la rencontre n’est prévue que jeudi. A moins que d’ici là la grogne ne s’étende encore. Ou le degré zéro de la politique.

 

Élevage industriel viande : un système mortifère

Élevage industriel viande : un système mortifère

Deux victimes dans le système de production industrielle de la viande : le producteur et le consommateur. Le producteur car les prix ne parviennent plus à couvrir les couts écrasés par les intermédiaires et la grande distribution. Le consommateur condamné à manger des produits impropres à la consommation particulièrement dangereux pour la santé.  Aujourd’hui, la plupart des viandes que nous mangeons proviennent d’animaux d’élevage qui sont littéralement dopés, bourrés de médicaments. A chaque bouchée de viande c’est un cocktail d’antibiotiques que nous avalons: antiparasites, vermifuges, hormones, neuroleptiques, bêtabloquants font partie de la longue et stupéfiante liste des produits autorisés dans l’élevage. Sans parler de l’alimentation animale bourrée aux herbicides, pesticides, engrais chimiques et autres OGM (soja par exmple). Notons d’abord que les animaux deviennent de plus en plus résistants aux antibiotiques (par conséquence les hommes aussi), ce qui multiplie les risques de manger de la viande malade. Le staphylocoque doré fait des ravages dans la population porcine européenne et des souches de cette bactérie sont présentes dans des taux allant de 1,9% à 40% des élevages en Europe. Plus inquiétant encore, les effets de chaque médicament ne sont contrôlés que de façon isolée ignorant les conséquences de la consommation conjointe. C’est bien là le problème, certains produits médicamenteux ne semblent pas avoir les mêmes effets sur l’organisme humain lorsqu’ils sont seuls ou bien combinés avec d’autres. Une étude scientifique menée par l’Université d’Aston en Grande Bretagne atteste cette crainte. Elle démontre que la combinaison de trois fongicides très employés dans l’agriculture et l’élevage provoque des effets graves sur les cellules du système nerveux de l’homme. Sous l’effet de ces mélanges les cellules subissent un « stress oxydant », phénomène connu pour son implication dans le développement de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

 

Viande -Le Foll : je ne peux rien faire…ou le degré zéro de la politique

Viande -Le Foll : je ne peux rien faire…ou le degré zéro de la politique

 

Le degré zéro de la politique de la part d’un ministre qui attend un rapport pour connaitre la situation. Et qui a besoin de 4 jours pour recevoir les producteurs ! Nombre d’ « experts» sont d’ailleurs d’accord avec lui. » « On ne peut rien faire c’est une  problématique européenne et même mondiale ».  Sauf qu’on pourrait fixer des normes sanitaires et de qualité , sauf qu’on pourraiat engager la responsabilité des véritables donneurs d’ordres quand ils organisent en fait le dumping ‘ (ce qui a été fait par exemple le transport routier ), sauf que des critères de qualité pourraient être imposés dans la restauration collective (; écoles, hôpitaux, entreprises etc.)., sauf enfin qu’il faudrait surtout foutre un coup  de pied dans la fourmilière de la filière largement notamment  polluée  par les intermédiaires. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à France Info alors que les éleveurs du Calvados et de la Manche ont lancé un mouvement qui pourrait bien s’étendre, le ministre explique qu’il n’a pas le choix : « Je n’ai pas aujourd’hui d’outil légal direct pour aller demander à quelqu’un de faire payer tel ou tel prix« . Traduction, le gouvernement ne peut pas faire monter les prix payés aux éleveurs par la contrainte. Il faut donc, explique-t-il, en passer par la négociation. Et il tient à rappeler qu’il l’a déjà fait : « c’est un travail de conviction qui date de plusieurs mois« . Il met en particulier le doigt sur la réunion du 17 juin, qui a rassemblé les filières autour d’une table, mais qui est loin de faire l’unanimité. Des engagements sont ressortis des 3h30 de réunion. Mais les éleveurs dénoncent leur non-respect : « Ils ont en partie raison« , reconnaît Stéphane le Foll. Il souligne que concernant le porc, les engagements sont presque tenus : « On est à 1,38 euros le kilo. L’engagement était à 1,40 euros. On est parti d’1,20 euros le kilo« . Mais pour le bœuf, on est « loin de l’objectif« , admet-il. « On n’a récupéré que 5 à 7 centimes en moyenne« . Agriculteurs en colère : « Je leur ai proposé de les rencontrer à Paris, mais je veux d’abord une vision la plus claire qui soit, la plus nette qui soit, pour pouvoir agir » – Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture interrogé par Yannick Falt. Quand ? à la St Glinglin ? 

Viande-lait guerre des prix : c’est pas nous ! ‘(Grande distribution)

Viande-lait  guerre des prix : c’est pas nous ! ‘(Grande distribution)

 

A peine faux-cul la grande distribution qui clame haut et fort qu’elle n’est pas responsable de la crise de la viande et du lait. « C’est pas nous , c’est les autres ». pas complètement faux non plus (traders, transformateurs, centrales d’achat se gavent aussi). Mais les inventeurs du « moins cher que moins cher » c’est pourtant la grande distribution qui a poussé jusqu’l’extrême cette philosophie ce qui a permis l’écrasement des prix à la production et en même temps la dégradation de la qualité (sans parler de la disparition du petit commerce).  Du coup  les supers et hypers vendent surtout des produits étrangers (d’Amérique du sud, des pays de l’est, de l’Europe du sud, du Maghreb ou de l’Afrique pour l’alimentaire frais) et des produits asiatiques pour le textile, les chaussures et autres produits manufacturés. Conséquence en France les producteurs de viande et de lait vivent mal (même s’ils sont aussi responsable des dégâts de l’industrialisation des prédictions) et on bouffe mal. Les enseignes de la grande distribution (…) vendent quasi exclusivement de la viande française », assure la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. Tu parles,  va vérifier ! (des veaux nés en France, élevés en Italie puis en Pologne, transformés en Allemagne et « naturalisés » en France)  Le président de la République a donc prié Carrefour, Casino et Auchan entre autres d’augmenter les prix de la viande payés aux éleveurs. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution s’est défendue samedi en rappelant qu’elle ne se fournit qu’auprès des industriels.  En visite en Lozère samedi 18 juillet, le chef de l’État a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, d’augmenter leurs prix pour soutenir les éleveurs en détresse. « Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix », a lancé le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d’une table-ronde autour du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. François Hollande en a ensuite appelé au patriotisme économique, en incitant « les consommateurs à faire aussi un effort » face à la gravité de la crise et « à manger autant qu’il est possible les produits de l’élevage français ». La réponse de la grande distribution ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié samedi 18 juillet, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux acteurs de la grande distribution, indique que celles-ci « confirment les engagements déjà pris individuellement » lors de la table-ronde de la filière au ministère de l’Agriculture, mi-juin. Et de rappeler « qu’elles n’achètent pas de viande en direct aux agriculteurs, mais qu’elles se fournissent auprès d’industriels ».

Crise viande : les distributeurs responsables ?

Crise  viande : les distributeurs responsables ?

Les distributeurs seuls responsables, ce serait un peu réducteurs. Pour autant c’est la grande distribution qui a afit du prix écrasé toute la philosophie  commerciale actuelle. Du coup la pression s’est exercée sur chaque maillon de la production à la consommation. Certes, la compétitivité est un atout et le consommateur en a aussi profité. Mais les excès ont conduit à favoriser le prix par rapport à la qualité. Du coup, la viande est souvent immangeable et nuisible à la santé  parce produite industriellement, nourrie d’antibiotique, d’alimentation aux produits chimiques et aux OGM. Les producteurs eux-mêmes se sont inscrits dans cette logique productiviste, souvent d’ailleurs en s’endettant de manière irresponsable. Les intermédiaires (nombreux : acheteurs, transformateurs, traders etc.) ont prélevé leur dime rendant la pression sur les prix encore plus pesante. Hollande a pointé du doigt cette responsabilité des distributeurs dont de l’ordre de 10% sosnt menaces dans leur existence. En cause évidemment aussi la dérégulation à l’échelle européenne qui faiat entrer des viandes soumise à des conditions de concurrence très inégales (y compris sur le pan sanitaire). La phobie des prix de la grande distribution est largement responsable de cette situation économique des producteurs, aussi de la malbouffe (sur la viande comme sur le reste).  Face à la crise des éleveurs, le président de la République a donc appelé samedi la grande distribution à augmenter ses prix. Réaction vigoureuse de la Fédération du commerce et de la distribution qui s’estime injustement accusée.  Le président de la République a lancé deux appels samedi pour aider les éleveurs. Le premier, en direction de la grande distribution, qu’il a appelée à augmenter ses prix vis-à-vis des éleveurs. Dans la soirée, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux acteurs de la grande distribution a renvoyé la balle en direction des industriels en rappelant que les distributeurs n’achètent pas de viande en direct aux agriculteurs, mais qu’ils se fournissent auprès d’industriels. « Les hausses de prix doivent être intégralement répercutées aux producteurs en difficulté, ce qui ne semble, hélas, pas être toujours le cas »  ont-elles insisté. Serge Papin est le patron du groupe de supermarchés SUPER U. Il appelle à un grand plan de sauvegarde pour la filière de l’élevage. « Si on cherche le prix à tout prix (…) on sera obligé d’importer » Les plus grandes enseignes de la distribution appellent enfin solennellement le médiateur du gouvernement à rendre son rapport au plus vite. Un rapport sur le rôle de chaque intervenant : distributeurs, industriels et restauration hors domicile est attendu mercredi à 17h. Le président de la République, François Hollande a également lancé un appel aux consommateurs, pour qu’ils plébiscitent le nouveau label « Viande de France » qui sera lancé lundi. Ce nouveau label permettra aux consommateurs de repérer les produits français. Ces produits seraient un peu plus chers pour permettre aux producteurs de vivre de leur activité. Laurent Pinatel, le porte-parole national de la Confédération paysanne, voit ce dispositif comme un « petit plus » … mais aussi un aveu d’impuissance des pouvoirs publics …  »Sur le principe c’est pas mauvais, mais attention à l’empilement » La situation est alarmante pour les éleveurs français. 20 000 d’entre eux seraient au bord du dépôt de bilan selon Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture.

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

 

C’est la grande crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. Chiffres collectés « département par département » à l’appui, Stéphane Le Foll affirme qu’entre « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan », dans Le Parisien/Aujourd’hui en France de vendredi.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés selon les calculs du quotidien.  »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insiste-t-il.  Et Stéphane Le Foll de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d’être sûr de l’origine des produits. Alors, il sera prêt à payer un peu plus cher ».  Les éleveurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l’Ouest notamment, pour protester contre l’absence de remontées des prix de leurs productions. Une conférence agricole a été organisée jeudi au Sénat pour envisager les mesures d’urgence en faveur des éleveurs.

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