Archive pour la Catégorie 'actu-économie politique'

Page 5 sur 814

Annulation la dette Covid : guerre de religion entre certains économistes de gauche et certains économistes de droite

Annulation la dette Covid :  guerre de religion  entre certains économistes de gauche et certains économistes de droite

 

Le journal la Tribune fait état d’une opposition entre ce qu’on peut appeler les économistes annulateurs de dettes  et les économistes conservateurs. En fait il, s’agit du clivage classique entre les économistes de gauche étatistes et les économistes pro européens. En effet derrière l’idée d’annuler la dette vise à  mettre en difficulté la Banque centrale et même la monnaie unique ; donc l’union économique elle-même. On peut difficilement comprendre de tels clivages dans une discipline comme l’économie qui n’est pas une science exacte mais qui quand même devrait montrer un minimum de pertinence scientifique. En réalité, les fondements de la science économique sont suffisamment évasifs pour permettre l’invasion de la discipline par une religion politique.

Il s’agit en effet bien d’une guerre de religion et non d’une approche de nature très scientifique. Ceci étant,  la discipline de l’économie permet au moins un enregistrement des faits passés et du présent mais demeure très approximative sur les scénarios d’évolution en raison précisément de la difficulté à  modéliser des réactions souvent imprévisibles des acteurs économiques. On peut faire des hypothèses mais c’est tout.

Pour schématiser,  c’est donc une guerre de religion surtout qui oppose les économistes à propos de l’annulation de la dette. Pour comparer on pourrait prendre le milieu médical. Dans ce milieu, il n’y a pas de médecins de gauche et de médecins de droite, pas de traitement de gauche et de traitement de droite.

 

Cette politisation de la discipline économique discrédite une approche pourtant indispensable. En outre,  l’enjeu est moins cette querelle théologique de l’annulation de la dette que celle d’un contenu et du volume d’un plan de relance qui n’est pas tout à fait à la hauteur des enjeux au niveau européen.

Croissance européenne : reportée à l’été

Croissance européenne : reportée à l’été

 

.

Bruxelles reconnaît que la pandémie va peser lourdement sur la croissance qui était espérée au premier trimestre. En fait l’Europe pourrait connaître une dépression de l’ordre de 1 %. La croissance est donc reportée à l’été.

 

« La situation économique reste difficile cet hiver (…), cependant la lumière apparaît désormais au bout du tunnel », a résumé le commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni, lors d’une conférence de presse. Pour l’année en cours, les prévisions de l’exécutif européen présentées jeudi s’avèrent moins positives que celles de l’automne dernier.

Concernant les 19 pays de la zone euro, la Commission table sur 3,8% de croissance économique en 2021 (contre 4,2% anticipé jusqu’ici), après la chute historique de -6,8% en 2020. En 2022, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) atteindrait de nouveau 3,8%, soit une nette amélioration par rapport aux 3% pronostiqués en novembre.

L’arrivée des vaccins, notamment, permet d’anticiper un rebond plus fort à partir de l’été et l’année prochaine. Du coup, l’économie de l’UE devrait retrouver son niveau d’avant-crise « au deuxième trimestre 2022, plus rapidement que prévu », a souligné M. Gentiloni.

Bruxelles justifie l’assombrissement conjoncturel des dernières semaines par le renforcement nécessaire des mesures de confinement dans de nombreux États membres pour freiner la circulation de variants plus contagieux du coronavirus.

Les prévisions d’éclaircie à venir sont fondées sur le scénario d’un allégement de ces mesures « vers la fin du deuxième trimestre et de façon plus marquée dans la deuxième moitié de l’année, quand les personnes les plus vulnérables et une part croissante de la population adulte auront été vaccinées », a expliqué Paolo Gentiloni.

Par conséquent, « l’incertitude et les risques restent très élevés » en lien avec l’évolution de la pandémie, a-t-il prévenu, évoquant l’importance des campagnes de vaccination.

Pour l’ensemble de l’UE à 27, les prévisions chiffrées suivent la même tendance. Bruxelles prévoit une croissance de 3,7% en 2021 (contre 4,1% espéré précédemment), puis 3,9% en 2022 (contre 3%).

Cependant, « le rythme de la reprise va varier de façon significative entre les pays », estime la Commission. Certains ont en effet été plus touchés par la pandémie ou ont une économie qui dépend davantage du tourisme comme l’Espagne, le Portugal et la Grèce.

Bruxelles table sur 5,5% (-0,3 point) de croissance en France en 2021, puis 4,4% (+1,3 point) en 2022, après -8,3% l’an dernier. Pour l’Allemagne, première économie européenne, la Commission attend une hausse du PIB de respectivement 3,2% puis 3,1%, après -5%.

Paolo Gentiloni a précisé qu’une bonne surprise n’était pas à exclure dans la mesure où ces chiffres ne tiennent pas compte du fonds de relance massif de 750 milliards d’euros dont les premiers versements sont attendus au deuxième semestre.

Ils intègrent en revanche un impact du Brexit de 0,5 point de croissance d’ici à fin 2022, moindre que prévu, grâce à la conclusion d’un accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni. Autre motif d’espoir, la résurgence de l’inflation. Elle devrait atteindre 1,4% cette année en zone euro, après seulement 0,3% l’an dernier. Les prix à la consommation ont augmenté en janvier, après cinq mois de recul consécutifs qui ont alimenté l’inquiétude sur la santé de l’économie.

Les prévisions de la Commission jouent un rôle essentiel dans l’élaboration des politiques économiques européennes. L’UE a levé l’an dernier les freins à l’endettement imposés aux États membres afin que ces derniers aient les coudées franches pour dépenser et combattre les effets récessifs de la pandémie.

Mais cette mesure est temporaire et sera levée une fois la reprise économique bien installée. A ce sujet, « nous prendrons une décision dans les prochaines semaines, au printemps », a déclaré M. Gentiloni, laissant entrevoir une poursuite des mesures de flexibilité. « Ce que montre clairement nos prévisions est que nos difficultés économiques ne s’arrêteront pas le 31 décembre de cette année », a-t-il dit.

 

Economie- Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Economie- Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

 

Alors qu’on attendait une reprise au premier trimestre, celle-ci semble se faire attendre pour l’Union européenne en raison du développement de la pandémie. D’après un sondage de Reuters la croissance pourrait même chuter de 1 % au premier trimestre.

 

Compte tenu des retards dans le déploiement du vaccin par l’Union européenne et des préoccupations concernant les nouvelles variantes de coronavirus soutenant les verrouillages actuels, le blocage de l’activité économique et la hausse du chômage constituent une menace sérieuse pour toute reprise attendue.

Le mois dernier seulement, on prévoyait une forte reprise de l’économie et une croissance de 0,6% ce trimestre après avoir reculé de 0,7% au quatrième trimestre.

Mais ces points de vue ont tourné au vinaigre dans le sondage du 8 au 11 février auprès de plus de 75 économistes, car un pic dans les cas de COVID-19 a nécessité de nouvelles restrictions sur l’activité économique et sociale.

Selon le dernier sondage, l’économie de la zone euro devrait se contracter de 0,8% ce trimestre. C’était après que le PIB de la zone euro se soit contracté au cours des deux premiers trimestres de l’année dernière, faisant des prévisions actuelles une récession à double creux.

Plus des trois quarts, soit 28 économistes sur 36 ayant répondu à une question supplémentaire, ont déclaré que les risques pesant sur leurs perspectives de croissance étaient orientés à la baisse.

«Avec les verrouillages prolongés dans la nouvelle année, on a vraiment l’impression qu’il fait le plus sombre avant l’aube dans la zone euro. Au premier trimestre, le PIB est presque certain de se contracter à nouveau et la question est maintenant de combien », a déclaré Marcel Klok, économiste senior chez ING.

«La combinaison des verrouillages et des vaccinations permettra une réouverture plus substantielle des économies au cours du deuxième trimestre. Cela marquera alors également le début de la reprise de l’économie de la zone euro. »

L’économie devrait croître de 2,1% au deuxième trimestre, contre 2,3% le mois dernier. Il devait alors augmenter de 1,9% et 1,2% au T3 et T4, respectivement, contre 1,9% et 1,0% prévus en janvier.

Après avoir reculé de 6,9% en 2020 sur une base annuelle, l’économie de la zone euro a connu une croissance de 4,3% cette année et de 4,0% la suivante, contre 4,5% et 3,9% prévus précédemment.

«La situation virale s’est détériorée dans un certain nombre de pays de la zone euro et le déploiement du vaccin n’a pas été aussi fluide que nous l’avions espéré. Nous espérons qu’il s’accélérera, mais dans l’état actuel des choses, le risque est qu’il reste trop lent pour permettre aux gouvernements de lever les restrictions », a déclaré Andrew Kenningham, économiste en chef pour l’Europe chez Capital Economics.

«Notre hypothèse de travail est que certaines restrictions commenceront à être levées en avril et que la plupart des restrictions économiquement dommageables seront levées en mai / juin.»

La reprise de l’Europe après une récession induite par la pandémie de COVID-19 a été quelque peu retardée mais devrait s’accélérer à partir du milieu de l’année, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Lorsqu’on leur a demandé si le PIB de la zone euro reviendrait à ses niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022, comme l’a projeté la BCE, près de 65%, soit 22 économistes sur 34, ont répondu oui.

«Le vaccin est le multiplicateur ultime des investissements et de la consommation privée. La mise en route de la campagne de vaccination est essentielle car elle permettrait un retour aux niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022 », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef chez Allianz.

Concernant la politique monétaire, à la question de savoir si la BCE essaierait de contrôler la courbe des taux, 21 des 35 économistes ont dit non.

«La BCE n’annoncera pas de fourchette cible pour un rendement à long terme, simplement parce qu’il n’y a pas de rendement à long terme de l’euro. Mais la BCE tentera de freiner toute augmentation substantielle de rendement par ses prévisions et son programme d’achat d’actifs », a déclaré Jens-Oliver Niklasch, économiste à la banque LBBW.

Hausses comparées du Bitcoin et des métaux précieux : deux logiques

Hausses comparées du Bitcoin et des métaux précieux : deux  logiques

 

 

Didier Julienne spécialiste des problématiques industrielles et géopolitiques explique dans la Tribune les logiques différentes des hausses comparées du bit coin et des métaux précieux. .

Les investisseurs en rhodium, or et Bitcoin sont catalogués de mondialistes, c’est-à-dire les fameux « gens de n’importe où » (les « anywhere » de David Goodhart) tirant profit de la globalisation. Inversement, les locaux, « le peuple de quelque part » (les « somewhere » du même David Goodhart), souhaiteraient défendre et préserver la souveraineté des monnaies classiques.

Si le marché du Bitcoin valorise plus de 700 milliards d’euros, l’or plus de 220 milliards d’euros, l’argent métal 25 milliards d’euros, le platine et le palladium réunis 22 milliards d’euros, le rhodium culmine à 16 milliards d’euros. C’est un micro-marché qui ne devrait pas être le terrain de jeu des investisseurs, tant il est fruste et industriel. Sa production, comme celle du platine et du palladium, était entravée en 2020 par deux phénomènes. D’une part, la pandémie qui a freiné le travail des mines, d’autre part, l’arrêt temporaire de la raffinerie du leader mondial sud-africain.

L’un dans l’autre, l’offre minière baissait de 30 %. Simultanément, la consommation se réduisait à cause de la Covid-19, mais que de 15 %. Un déficit se creusait.

En conséquence, depuis 2019, les prix ont été multipliés par 10, ce qui n’a rien d’extraordinaire. Ce métal reste prisonnier de sa mono-consommation, les pots catalytiques des automobiles à essence et diesel. Or, depuis 40 ans, celle-ci connaît chaque décennie une crise rythmée par des réglementations anti-polluantes plus strictes qui imposent davantage de rhodium par voiture.

Toutefois, la spéculation est freinée en 2021. D’une part, l’usine d’affinage du leader mondial reprend du service et produira plus de rhodium. D’autre part, contrairement aux infox de la fake-news des « métaux rares », les voitures 100 % électriques, dont le succès ne cesse de grandir, ne consomment pas de rhodium puisqu’elles ne sont pas équipées de pots catalytiques.

L’intérêt de l’or est aussi dans sa valeur intrinsèque industrielle et, côté investissement, le métal jaune n’est la dette de personne. Répéter cette phrase lentement et réfléchir longuement . Par les temps actuels, cela ne fait pas de mal.

La clarté de la situation de marché de ces deux métaux précieux tranche avec celle du Bitcoin. La querelle qui entoure ce dernier n’est pas une controverse à propos de son intermédiation gratuite alors que celle des monnaies classiques serait coûteuse  ; elle n’est pas celle des souverainetés monétaires, d’une indépendance qu’il offrirait vis-à-vis des autorités financières, de sa valeur intrinsèque, d’une protection qu’il donne contre l’inflation ou bien des risques financiers extrêmes  ; elle n’est pas une brouille autour de l’empreinte carbone de l’électricité utilisée pour fabriquer les crypto monnaies en comparaison de celle utilisée pour le papier monnaie ou les cartes de crédit ; elle n’oppose pas la taille infinie des marchés financiers, elle qui garantit profondeur et liquidité des échanges alors que la taille de marché du Bitcoin est finie à 21 millions d’unités, dont 18,6 millions ont déjà été émises, mais environ 25 % volées ou perdues à la suite de mots de passe ou de matériels informatiques égarés .

Cette querelle n’est donc pas non plus celle d’une hausse de sa demande, alors que sa production est figée et que les quantités réellement échangées sont faibles, car un nombre restreint de grandes mains — investisseurs institutionnels, Tesla, Microstrategy ou le fondateur de Bitcoin — concentrent de fortes positions longues ; elle n’est pas plus celle d’une vertigineuse hausse de son cours liée à un effet de mode alors que rien n’empêche d’émettre d’autres crypto monnaies avec les mêmes algorithmes, les mêmes usages et les mêmes règles  ; elle n’est donc pas celle de l’illiquidité du marché du Bitcoin qui prohibe son usage dans les paiements de consommation courante, comme l’indique le nombre quasi nul des transactions sur le réseau Visa qui pourtant accepte la crypto monnaie  ; elle n’est pas celle du risque de contrepartie lié au blanchiment ou à la non-traçabilité du cyber racket qui demande à l’hôpital de Dax le paiement d’une rançon en Bitcoin pour cesser son ignoble attaque informatique  ; elle n’est enfin pas celle de la grande volatilité du Bitcoin qui est habituellement la caractéristique de marchés fragiles.

Le problème est plus profond, c’est celui de l’amour : les investisseurs dans le Bitcoin sont de grands amoureux de la technique.

Ils aiment les nouvelles technologies. Pour eux, qui sont à la fois technophiles et investisseurs, le Bitcoin est la marque d’un culte, d’une croyance, d’une foi, il les rend heureux, et la hausse de la valeur de leur Graal démontre qu’ils sont plus puissants et plus nombreux que par le passé. La religion a gagné des fidèles. Leur cheminement est une sorte de continuation de la longue marche scientifique de l’humanité : de l’âge de pierre, du fer, de la vapeur, de l’électricité solaire, éolienne, nucléaire, de l’hydrogène et demain d’une monnaie numérique sans attache.

La querelle du Bitcoin n’est donc qu’une opposition frontale entre la Tech et l’économie. Les économistes qui ne peuvent mettre la passion, les sentiments ou l’amour en équation voient dans ces crypto monnaies un mauvais outil, une mauvaise croyance qu’ils couvrent de tous les péchés financiers rencontrés dans le passé, et ils n’ont pas tort, car enfin, à quoi le Bitcoin est-il utile ?

À rien jusqu’à récemment, puisque Tesla vient juste d’accepter la crypto monnaie pour payer ses voitures. Elles coûtent entre un et trois Bitcoins… et la marque rendra la monnaie en crypto monnaie. L’or ou le rhodium mais également l’argent métal, le platine ou le palladium ne sont pas des moyens de paiement acceptés. Le pétrole non plus, cela serait un comble.

Métaux précieux et Bitcoin n’ont donc rien de commun. Les premiers sont tangibles le second est un culte. C’était une erreur de les attacher ensemble aux « gens de n’importe où ».

Il me semble d’ailleurs que les investisseurs en or, rhodium, platine ou palladium sont plutôt les adeptes d’une troisième voie, « des gens de nulle part » dont la principale focale est la gestion du temps long, tandis que les « bitcoinniens » sont des « anywhere », mais des « gens de n’importe où » particuliers.

En effet, ils envisagent que les crypto monnaies s’imposeront dans leurs prochaines quêtes scientifiques, notamment dans la conquête spatiale devenue une affaire privée qui catalysera tout le meilleur de la Tech, y compris une crypto monnaie à usage non terrestre. Là, dans l’espace, « ces gens de n’importe où » seront éloignés des souverainetés monétaires terriennes, des marchés, des valeurs intrinsèques, de l’inflation… et le Bitcoin, ou son successeur, y trouverait toutes les justifications et les qualités que notre époque lui refuse.

Est-ce la seule explication rationnelle de l’existence des crypto monnaies libres, c’est dire détachées d’enseignes telles que Facebook ou Amazon ? Un outil créé sur Terre, mais pour une autre forme de civilisation. Inutile dans le moment présent, « les gens de n’importe où » lui font subir une phase de test pour une utilisation future. Elle se déroule ici et maintenant en parallèle de l’existence des monnaies souveraines prisées par « le peuple de quelque part » et engendre l’incompréhension de leurs économistes. C’est bien normal, cette monnaie n’est destinée ni à leurs modèles ni à l’économie réelle puisque c’est une expérience pour un ailleurs, voire pour une autre planète, peut-être Mars.

C’est pourquoi le vrai enjeu du Bitcoin n’est pas de servir à l’achat de voitures, mais juste de savoir si l’on croit à la conquête de Mars, et si l’on veut en être, ou pas.

________

(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia vient de gagner devant la cour d’appel de Paris mais devra attendre environ au moins un mois et demi concernant la nouvelle enquête de l’autorité des marchés financiers. En outre Veolia devra se situer par rapport à la proposition du ministre de l’économie qui souhaite la nomination d’un médiateur entre Veolia et Suez. Une proposition acceptée par Suez.

Bref une sorte de victoire à la Pyrrhus pour Veolia.  La cour d’appel de Paris a confirmé que Veolia n’était donc pas en situation de préoffre lorsque la société a racheté auprès d’Engie une participation de 29,9 % dans le capital de son concurrent Suez. Ce dernier estimait que le projet de Veolia, l’achat de la participation d’Engie dans Suez suivi d’une offre publique, était un montage suffisamment précis pour le qualifier de préoffre. L’AMF avait battu en brèche cette interprétation dans sa décision du 24 septembre, considérant que l’offre était loin d’être finalisée. Suez avait porté l’affaire devant la cour d’appel de Paris, qui a donc une nouvelle fois donné raison à Veolia.

C’est un coup dur pour Suez, car un avis différent aurait tout simplement annulé la transaction de vente des titres Suez. Il s’agit de la deuxième victoire importante de Veolia depuis le début du mois. Le 3 février, le tribunal de commerce de Nanterre a estimé que Veolia n’avait pas à mener à bien une procédure d’information- consultation auprès des salariés de Suez. Ce qui a permis au groupe dirigé par Antoine Frérot de récupérer ses droits de vote, même s’ils restent encadrés par les autorités de la concurrence. Et de lancer son projet d’OPA dimanche 7 février. Cependant  le gendarme français de la Bourse ne pourra probablement pas se prononcer sur la conformité de l’offre publique d’achat de Veolia sur Suez « avant un mois et demi, deux mois », a dit vendredi son président Robert Ophèle.

Pendant ce temps-là le gouvernement ne restera pas non plus inactif et poussera ses pions pour geler les hostilités de Veolia vis-à-vis de Suez.

 

Bourses: Londres passe derrière Amsterdam

Bourses:   Londres passe derrière Amsterdam

 

Récemment les autorités boursières de Londres se sont inquiétées des futures relations avec le reste de l’union économique souhaitant  qu’une collaboration ne remette pas en cause le rôle de la bourse britannique. Une sorte de politique de la main tendue. Cette déclaration montre  en réalité les inquiétudes des milieux londoniens vis-à-vis du scénario Johnson. Ce dernier envisageait en effet qu’après le brexit, le  Royaume-Uni deviendrait en quelque sorte une sorte de Singapour sur Tamise avec un rôle toujours primordial de la bourse de Londres

.Or les échanges commerciaux espérés ne sont pas au rendez-vous car les importations évitent pour une part désormais les ports britanniques quand ils sont à destination de l’Union européenne (essentiellement pour des questions de complexification des procédures administratives). En ce qui concerne les marchés financiers la bourse d’Amsterdam domine désormais Londres.

En effet bourse d’Amsterdam a enregistré 9,2 milliards d’euros d’échanges d’actions par jour, contre 8,6 milliards pour Londres le mois dernier. 

À titre de comparaison, l’an dernier, Londres réalisait pour 17,5 milliards d’euros d’échanges quotidiens, suivie par Francfort avec 5,9 milliards, Amsterdam n’arrivant alors qu’en sixième position avec 2,6 milliards, selon des données de CBOE, opérateur de marché présent à la fois à Londres et Amsterdam. De même que le London Stock Exchange, qui a ouvert aux Pays-Bas une filiale baptisée Turquoise pour traiter les transactions en euros.

 

Le bitcoin monnaie d’Internet ?

Le  bitcoin  monnaie d’Internet ?

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les autorités monétaires se montrent assez discrètes vis-à-vis des manœuvres de certains grands patrons mondiaux pour faire la publicité au bitcoin et au-delà qui   visent sans doute à substituer la cryptomonnaie aux monnaies classiques.

 

Il y a dans cette opération un double objectif. D’une part il s’agit de pousser les feux de la valorisation de la cryptomonnaie dans les laquelle ces grands patrons ont investi et ainsi de participer à la spéculation.

 

Plus fondamentalement, les  grands patrons voudraient bien s’affranchir complètement des contraintes monétaires habituelles. En fait,  ils veulent supprimer la souveraineté des Etats sur la monnaie et donc sur une grande partie des autres champs de souveraineté. Certes plusieurs Etats ont déjà réagi pour envisager en quelque sorte une une étatisation de la cryptomonnaie  (une crypto monnaie ayant valeur de monnaie nationale) et la mise en place d’une régulation

 

Malgré sa réputation sulfureuse, la cryptomonnaie est en train de gagner ses lettres de noblesse grâce aux investissements assez spéculatifs de grandes entreprises. 

 

Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, a annoncé vendredi 12 février la création avec le rappeur Jay Z d’une fondation pour financer le développement du bitcoin comme «devise d’Internet». On voit mal quelle  compétence et quelle pertinence peut avoir cet attelage bizarre entre un rappeur et le fondateur de Twitter  sinon le côté un peu sulfureux.

Jack Dorsey n’a jamais fait mystère de son intérêt pour le bitcoin, qu’il voit comme un modèle de gouvernance décentralisée pour Internet.

 

Malgré cette réputation sulfureuse – le bitcoin est soupçonné d’être utilisé pour des transactions illégales – la cryptomonnaie est en train de gagner ses lettres de noblesse grâce aux investissements de grandes entreprises. Lundi, Tesla a investi 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin et prévoit d’accepter la devise virtuelle comme moyen de paiement pour ses voitures.

En octobre, le géant des paiements en ligne Paypal a lancé un service d’achats, de ventes et de paiement par cryptomonnaie, tandis que Square annonçait avoir investi 50 millions de dollars dans le bitcoin. BlackRock, qui gère des milliers de milliards de dollars pour le compte de fonds administrant les retraites de fonctionnaires et d’entreprises ou de riches fortunes, a aussi apporté sa légitimité en ajoutant fin janvier la devise virtuelle à la liste des produits financiers dans lequel il pouvait investir.

Jack Dorsey n’a jamais fait mystère de son intérêt pour le bitcoin, qu’il voit comme un modèle de gouvernance décentralisée pour Internet.

Du coup en  dépit des avertissements des autorités monétaires notamment de la directrice du Trésor américain, le bitcoin continue de flamber à 49000 dollars !.On sait évidemment que la cryptomonnaie est très volatile mais cette hausse inconsidérée ne repose sur aucun fondement économique et financier sérieux. Une grande partie de l’envolée du bitcoin a été provoquée par les déclarations très intéressées par ailleurs du patron de Tesla qui a déclaré croire dans le Bitcoin . D’autant qu’il avait investi dans la crypte menée pour 1,5 milliards de dollars.

La  problématique de régulation des cryptomonnaies se pose car leur volatilité   pourrait bien contaminer un jour l’ensemble du système financier.

États-Unis : hausse de la bourse mais baisse du moral des ménages

États-Unis : hausse de la bourse mais baisse du moral des ménages

 

Aux États-Unis pendant que la bourse flambe, le climat des ménages refroidit. Le moral des ménages américains a subi en février une dégradation inattendue, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

 

Son indice de confiance a reculé à 76,2 après 79,0 en janvier alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 80,8 et que l’estimation la plus basse le donnait à 78,0.

 

La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a légèrement diminué à 86,2 après 86,7 le mois précédent.

 

Celle des perspectives a reculé plus nettement, à 69,8 contre 74,0.

Thomas Piketty pour une relance sociale et écologique

Thomas Piketty pour une relance sociale et écologique

 

Pour l’économiste Thomas Piketty,Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, la première priorité devrait être la relance sociale, salariale et écologique. Pour la financer, et réduire l’endettement public, il faudra mettre à contribution les plus hautes fortunes privées.’ Le Monde)

Alors que la crise pandémique nourrit plus que jamais la demande de justice sociale, une nouvelle enquête menée par un consortium de médias internationaux (dont Le Monde) vient de révéler les turpitudes financières du Luxembourg, un paradis fiscal niché au cœur de l’Europe. Il est urgent de sortir de ces contradictions et de lancer une transformation profonde du système économique dans le sens de la justice et de la redistribution.

Commençons par le plus immédiat. La première priorité devrait être la relance sociale, salariale et écologique. La crise du Covid a mis au grand jour les faibles rémunérations pratiquées dans nombre de secteurs essentiels. La CFDT, syndicat pourtant réputé centriste  (!), a demandé en janvier la hausse immédiate de 15 % de tous les bas et moyens salaires dans le secteur médico-social. Il faudrait faire de même dans l’éducation, la santé et l’ensemble des secteurs à bas salaire.

Un effort accru de transparence financière

C’est également le moment d’accélérer radicalement le rythme des rénovations thermiques des bâtiments, de créer massivement des emplois dans l’environnement et les énergies renouvelables, d’étendre les systèmes de revenu minimum aux jeunes et aux étudiants. Où faut-il s’arrêter dans la relance publique ? La réponse est simple : tant que l’inflation est quasi nulle et les taux d’intérêt à zéro, il faut continuer. Si et quand l’inflation retrouvera durablement un niveau significatif (mettons, 3 % à 4 % par an pendant deux années consécutives), alors il sera temps de lever le pied.

La seconde étape est qu’il faudra naturellement mettre à contribution les plus hautes fortunes privées, à un moment ou à un autre, afin de financer la relance sociale et de réduire l’endettement public. Cela exigera un effort accru de transparence financière. L’enquête OpenLux l’a démontré : le registre des bénéficiaires effectifs des entreprises (c’est-à-dire des propriétaires véritables, au-delà, en principe, des sociétés-écrans) rendu public par le Luxembourg à la suite d’une obligation européenne, et dont on attend d’ailleurs toujours qu’il soit mis en ligne par la France, comporte malheureusement de nombreuses failles. Il en va de même du système d’échange automatique d’informations bancaires mis en place par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

De façon générale, toutes ces nouvelles informations sont utiles, mais à la condition qu’elles soient réellement utilisées par les administrations fiscales pour mettre à contribution les personnes fortunées qui, jusqu’ici, échappaient à l’impôt. Surtout, il est essentiel que les gouvernements fournissent des indicateurs permettant à tout un chacun de vérifier dans quelle mesure tout cela permet d’avancer vers un système fiscal plus juste.

Economie, social, société : les plus lus

Dette : les solutions de Mélenchon

Dette : les solutions de Mélenchon

 

Dans une longue tribune Mélenchon explique ses solutions pour la dette. On notera toutefois qu’au-delà des arguments politiques, la solution proposée paraît un peu simpliste.

 

« La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. » Déclare Mélenchon. D’abord les hypothèses sont très larges autant que vagues et font  l’impasse sur le faite que la crédibilité de la banque pourrait être très affectée. En clair le système financier autour de l’euro pourrait s’écrouler.

 

La tribune de Mélenchon

 

M. Adame Lagarde devrait aller au Louvre. Elle ferait un saut jusqu’à la stèle où est gravée le Code d’Hammurabi. D’accord, ce n’est pas un un texte tendre. « oeil pour oeil dent pour dent » c’est sévère ! Mais le même réalisme cruel s’exprime d’une autre façon à propos des dettes. Le cas traité est celui du débiteur confronté à une inondation ou à une catastrophe. Le souverain de l’an 1750 avant notre ère dit que ce débiteur « ne rendra pas de blé au créancier, trempera dans l’eau sa tablette, et ne donnera pas l’intérêt de cette année ». Tremper dans l’eau votre tablette, madame Lagarde ! Effacez les dettes publiques détenues par la BCE. Car sinon comme le débiteur inondé, le moment sera vite venu ou faute de pouvoir payer, le débiteur vous infligera sa banqueroute totale. Effacez ! Nous en avons besoin aujourd’hui pour sortir de la crise créée par la pandémie et restaurer la capacité d’action de l’État.

Destruction du système social ?

Car cette crise a ajouté de la dette à la dette, non pour financer l’avenir mais pour tenter de sauver le présent. En vain. Les dettes publiques atteindront bientôt le niveau qu’elles avaient à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les dettes privées ont d’ores et déjà atteint des niveaux inconnus jusque-là dans l’histoire. D’abord sidérés, les amis de l’austérité sans fin se ressaisissent. Pour les uns, il faudra payer, quoi qu’il en coûte, car ne pas payer ses dettes, c’est pécher. Dette est un mot sacré pour eux. Et payer quoi qu’il en coute un acte de foi.

Pour les autres, c’est autre chose. Voilà l’occasion rêvée de continuer leur destruction du système social sous prétexte du manque d’argent. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne ont déjà commencé leur danse du scalp. Ici, les retraites, là les services publics, la grande braderie pourra bientôt recommencer sous prétexte de dette. Tous ces sacrifices seraient complètement inutiles. Même avec 10 milliards par an d’excédent budgétaire on arriverait à rien. Il faudrait 270 ans pour solder la dette ! Compter sur le retour magique de la « croissance » est tout aussi illusoire. Avec 1,5 points de croissance par an entièrement affectés à rembourser, nous viendrons à bout de notre dette en 248 ans. Bref, payer cette dette, c’est obliger plusieurs générations de français à se sacrifier pour un fétiche.

« Nous libérer du boulet de la dette »

Nous répétons pourtant depuis plus de dix ans que de telles dettes ne se remboursent pas. Ou alors seulement par la dévaluation, l’hyper-inflation ou la guerre. Qui en veut ? Mais les gouvernements libéraux ont-ils encore une capacité à penser librement les leçons de l’histoire ? Sont-ils capables de s’arracher à leur dogme pour penser la réalité ? Que faire donc ? J’ai présenté à l’assemblée nationale un projet de résolution sur ce thème. En vain. Le 6 mai 2020, nous avons déjà été nombreux – responsables des principaux partis d’opposition d’Europe – à affirmer qu’il fallait nous « libérer du boulet de la dette » [1].

Oui on peut se libérer de ce fardeau ! Pour cela, il existe un moyen simple, radical et puissant : nous servir de la Banque centrale européenne et de son pouvoir absolu sur la monnaie qu’elle édite. Une banque centrale est un créancier particulier, insensible aux pertes, jamais à court d’argent. Depuis plus de trente ans désormais, les monétaristes ont pourtant tout fait pour soustraire ce pouvoir à la délibération collective et démocratique. Et pourtant elle peut tout. Il faut qu’elle agisse avant qu’il soit trop tard !

Car la crise de 2008 et la pandémie ont eu un effet inattendu pour les monétaristes et les néolibéraux : la BCE a dû intervenir sans cesse pour contenir les taux d’intérêts, sauver les banques et permettre aux États d’emprunter à des taux raisonnables. Du coup elle a fini par accumuler près de 25 % de la dette publique des États de la zone euro. Et cela alors même qu’elle n’a pas le droit de fournir directement les États ! C’est le comble : elle a fait des achats massifs de titres de dette publique à des acteurs financiers privés. Quelle usine à gaz coûteuse pour tous ! Ces titres, conservés dans son bilan ne lui servent à rien. Mais les États doivent quand même les rembourser à leur échéance, soit en s’endettant davantage soit en prélevant des impôts.

Annulation des dettes publiques

close

volume_off

 

Notre solution est simple : annuler ces titres de dettes publiques. Il n’en coûtera pas un euro a qui que ce soit. Personne ne serait spolié par cette solution. Rien ne s’y oppose. Ni en droit, ni dans les faits. Car une annulation n’est pas un financement monétaire et ne tombe pas sous le coup de l’article 123 du Traité de fonctionnement de l’Union qui le proscrit. L’article 32.4 du protocole annexé au traité européen permet même explicitement à la BCE de compenser les pertes des banques centrales nationales – qui porteront l’annulation – en recourant à la création monétaire.

La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. La formule importe peu. Ce qui compte c’est l’effort dont tout le monde sera soulagé. Les sommes dégagées par l’annulation permettraient aux États d’investir pour la bifurcation écologique et le progrès humain.

Car ils ne le font pas, même lorsqu’ils peuvent emprunter à taux négatifs, comme depuis 2015. Dans les cinq années qui ont précédé la pandémie, la dette publique moyenne des pays de la zone euro a même été réduite de 91 à 84 % du PIB, entraînant dans sa chute l’investissement public qui n’a même pas retrouvé son niveau de 2008 ! Et ce ne sont pas les squelettiques plans de relance établis au niveau européen – moins de 3 % du PIB européen étalés sur plusieurs années – qui changeront la donne.

Une solution à portée de main

Je n’aborde pas ici les autres aspects que pour ma part je juge indispensable au redéploiement d’une finance productive et innovante en Europe. Je n’évoque donc pas la nécessité d’un pôle public financier ni le changement de statut de la banque centrale que je crois indispensable. Ni la politique fiscale qui s’imposerait. Ils sont nécessaires pour sortir durablement les États de la main des marchés financiers. Je m’efforce de montrer qu’une solution raisonnable est à portée de main pour éviter le naufrage humain et social que représente le maintien de la politique actuelle.

Ce circuit pourrait aussi être une solution pour solder les dettes privées insolvables accumulées par de nombreuses petites entreprises pendant la crise. Face à une vision sacrificielle de la monnaie gérée par des idéologues, je crois au contraire à un bien-être collectif maîtrisé. Pour cela il nous faut des investissements utiles pour réaliser la bifurcation écologique et sociale de l’appareil productif et des normes de la consommation. C’est ce dont ont besoin avant tout nos peuples après quatre décennies de politique restrictive. L’annulation indolore des dettes que nous nous devons à nous-mêmes via notre banque centrale ouvrirait un nouveau cycle d’investissement urgent en nous libérant du poids du passé et d’un futur enchainé au remboursement sans fin.

Les exportations de vins en recul de 14 %

Les exportations de vins en  recul de 14 %

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont reculé de 13,9% en 2020, souffrant de la crise sanitaire et des taxes appliquées sur les vins français aux États-Unis, leur premier marché à l’étranger, a annoncé jeudi la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

Les exportations de spiritueux ont fortement décliné (-19,4% en valeur) avec la fermeture des cafés, clubs, restaurants et hôtels dans le monde entier pendant les confinements. Les ventes de vins français à l’étranger ont elles baissé de 11,3% (dont un recul de 18% aux États-Unis), essentiellement en raison de la taxe punitive de 25% appliquée par Washington en réponse à un conflit transatlantique aéronautique, a indiqué la FEVS, qualifiant 2020 d’année «au-delà» du «difficile».

Macron marche sur une jambe de bois à gauche

Macron marche sur une jambe de bois à gauche

Il est clair que la jambe gauche de Macron s’est nettement atrophiée depuis son accession au pouvoir. Avec la perspective des élections de 1022 il faut lui redonner un peu de muscle. Il est évident que les solutions fondamentales se trouvaient dans le rapport Borloo qui abordait d’un point de vue global les mesures à prendre sur le plan économique, social et sociétal. Du coup Macron propose comme mesure phare de faire entrer quelques élèves de quartiers défavorisés à l’ENA et dans quelques autres grandes écoles.

Le problème est évidemment ailleurs à savoir le déclassement de millions d’élèves de ces quartiers qui en fait  ont à peine le niveau de CM2 d’il y a 40 ou 50 ans quand ils arrivent en fin de secondaire. On a privilégié évidemment l’harmonisation mais par le bas. Du coup tout le système a été dévalorisé sauf évidemment pour les élites dont  les familles avaient des moyens.

Évidemment Macron se réfère à ce qu’il connaît à savoir l’élite  qui vise l’entrée dans les grandes écoles. Les priorités sont bien ailleurs ; ce ne sont les entrées de quatre ou cinq entrées d’élèves de quartiers défavorisés qui vont modifier la donne de milliers et de centaines de milliers de scolaires en déshérence .

Le retour de l’écotaxe poids-lourds par la fenêtre

Le retour de l’écotaxe poids-lourds par la fenêtre

L’écotaxe poids-lourds avait été éjectée par la porte fin 2014 par Ségolène Royal. Elle revient par la fenêtre pour satisfaire les attentes des écolos. On renvoie le bébé dans les régions qui pourront donc instituer une taxe spécifique sur le transport routier. Le projet permettra aux régions

«d’instituer des contributions spécifiques assises sur la circulation des véhicules de transport routier de marchandises empruntant les voies du domaine public routier national mises à leur disposition dans le cadre d’une expérimentation».

Et pour appâter les régions, de gouvernements pourraient proposer le transfert des routes nationales aux régions et aux départements. De quoi nourrir un peu plus le portefeuille de ces collectivités locales mais aussi leurs dépenses.

 

Le gouvernement justifie cette orientation par un souci de décentralisation. On voit mal en quoi la prise en compte des dépenses des routes nationales par les collectivités locales constituerait un acte de décentralisation. C’est sans doute surtout un acte de transfert de dépenses dans lequel risquent de tomber régions et départements. Ce n’est pas la première fois que ces collectivités tomberaient dans le  piège.

 

Les départements, de leur côté, pourront «étendre ces contributions spécifiques aux véhicules de transport routier de marchandises empruntant les voies de leur domaine public routier qui sont susceptibles de subir un report significatif de trafic du fait des contributions régionales mentionnées au précédent alinéa», précise le texte. Un moyen de forcer les professionnels essayant de contourner les routes concernées de contribuer malgré tout.

 

Évidemment ce retour par la fenêtre de l’écotaxe poids-lourds a aussi été justifié par des motifs écologiques. Le problème c’est que ça ne changera sans doute pas la répartition modale. La priorité doit être ailleurs à savoir dans la qualité de des transports alternatifs comme le rail. Cela risque simplement de renchérir le coût du transport. Une sœur de retour d’une forme de la vignette en quelque sorte.

La Bourse de Londres passe derrière Amsterdam

La Bourse de Londres passe derrière Amsterdam

 

Récemment les autorités boursières de Londres se sont inquiétées des futures relations avec le reste de l’union économique souhaitant  qu’une collaboration ne remette pas en cause le rôle de la bourse britannique. Une sorte de politique de la main tendue. Cette déclaration montre  en réalité les inquiétudes des milieux londoniens vis-à-vis du scénario Johnson. Ce dernier envisageait en effet qu’après le brexit, le  Royaume uni deviendrait en quelque sorte une sorte de Singapour sur Tamise avec toujours un rôle toujours primordial de la bourse de Londres. Or les échanges commerciaux espérés ne sont pas au rendez-vous car les importations évitent pour une part désormais les ports britanniques quand ils sont à destination de l’union européenne (essentiellement pour des questions de complexification des procédures administratives). En ce qui concerne les marchés financiers la bourse d’Amsterdam domine désormais Londres.

En effet bourse d’Amsterdam a enregistré 9,2 milliards d’euros d’échanges d’actions par jour, contre 8,6 milliards pour Londres le mois dernier. 

À titre de comparaison, l’an dernier, Londres réalisait pour 17,5 milliards d’euros d’échanges quotidiens, suivie par Francfort avec 5,9 milliards, Amsterdam n’arrivant alors qu’en sixième position avec 2,6 milliards, selon des données de CBOE, opérateur de marché présent à la fois à Londres et Amsterdam. De même que le London Stock Exchange, qui a ouvert aux Pays-Bas une filiale baptisée Turquoise pour traiter les transactions en euros.

La folie du bitcoin continue.

La folie du bitcoin continue.

 

En dépit des avertissements des autorités monétaires notamment de la directrice du Trésor américain, le bitcoin continu de flamber à 49000 dollars !.On sait évidemment que la cryptomonnaie est très volatile mais cette hausse inconsidérée ne repose sur aucun fondement économique et financier sérieux. Une grande partie de l’envolée du bit coin a été provoquée par les déclarations très intéressées par ailleurs du patron de tesla qui a déclaré croire dans le Bitcoin . D’autant qu’il avait investi dans la crypte menée pour 1,5 milliards de dollars.

La  problématique de régulation des cryptomonnaies se pose car leur volatilité   pourrait bien contaminer un jour l’ensemble du système financier.

Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Alors qu’on attendait une reprise au premier trimestre, celle-ci semble se faire attendre pour l’union européenne en raison du développement de la pandémie. D’après un sondage de Reuters la croissance pourrait même chuter de 1 % au premier trimestre.

 

Compte tenu des retards dans le déploiement du vaccin par l’Union européenne et des préoccupations concernant les nouvelles variantes de coronavirus soutenant les verrouillages actuels, le blocage de l’activité économique et la hausse du chômage constituent une menace sérieuse pour toute reprise attendue.

Le mois dernier seulement, on prévoyait une forte reprise de l’économie et une croissance de 0,6% ce trimestre après avoir reculé de 0,7% au quatrième trimestre.

Mais ces points de vue ont tourné au vinaigre dans le sondage du 8 au 11 février auprès de plus de 75 économistes, car un pic dans les cas de COVID-19 a nécessité de nouvelles restrictions sur l’activité économique et sociale.

Selon le dernier sondage, l’économie de la zone euro devrait se contracter de 0,8% ce trimestre. C’était après que le PIB de la zone euro se soit contracté au cours des deux premiers trimestres de l’année dernière, faisant des prévisions actuelles une récession à double creux.

Plus des trois quarts, soit 28 économistes sur 36 ayant répondu à une question supplémentaire, ont déclaré que les risques pesant sur leurs perspectives de croissance étaient orientés à la baisse.

«Avec les verrouillages prolongés dans la nouvelle année, on a vraiment l’impression qu’il fait le plus sombre avant l’aube dans la zone euro. Au premier trimestre, le PIB est presque certain de se contracter à nouveau et la question est maintenant de combien », a déclaré Marcel Klok, économiste senior chez ING.

«La combinaison des verrouillages et des vaccinations permettra une réouverture plus substantielle des économies au cours du deuxième trimestre. Cela marquera alors également le début de la reprise de l’économie de la zone euro. »

L’économie devrait croître de 2,1% au deuxième trimestre, contre 2,3% le mois dernier. Il devait alors augmenter de 1,9% et 1,2% au T3 et T4, respectivement, contre 1,9% et 1,0% prévus en janvier.

Après avoir reculé de 6,9% en 2020 sur une base annuelle, l’économie de la zone euro a connu une croissance de 4,3% cette année et de 4,0% la suivante, contre 4,5% et 3,9% prévus précédemment.

«La situation virale s’est détériorée dans un certain nombre de pays de la zone euro et le déploiement du vaccin n’a pas été aussi fluide que nous l’avions espéré. Nous espérons qu’il s’accélérera, mais dans l’état actuel des choses, le risque est qu’il reste trop lent pour permettre aux gouvernements de lever les restrictions », a déclaré Andrew Kenningham, économiste en chef pour l’Europe chez Capital Economics.

«Notre hypothèse de travail est que certaines restrictions commenceront à être levées en avril et que la plupart des restrictions économiquement dommageables seront levées en mai / juin.»

La reprise de l’Europe après une récession induite par la pandémie de COVID-19 a été quelque peu retardée mais devrait s’accélérer à partir du milieu de l’année, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Lorsqu’on leur a demandé si le PIB de la zone euro reviendrait à ses niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022, comme l’a projeté la BCE, près de 65%, soit 22 économistes sur 34, ont répondu oui.

«Le vaccin est le multiplicateur ultime des investissements et de la consommation privée. La mise en route de la campagne de vaccination est essentielle car elle permettrait un retour aux niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022 », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef chez Allianz.

Concernant la politique monétaire, à la question de savoir si la BCE essaierait de contrôler la courbe des taux, 21 des 35 économistes ont dit non.

«La BCE n’annoncera pas de fourchette cible pour un rendement à long terme, simplement parce qu’il n’y a pas de rendement à long terme de l’euro. Mais la BCE tentera de freiner toute augmentation substantielle de rendement par ses prévisions et son programme d’achat d’actifs », a déclaré Jens-Oliver Niklasch, économiste à la banque LBBW.

Navalny : des sanctions contre la Russie ?

Navalny : des sanctions contre la Russie ?

 

La France et l’Allemagne ont proposé que l’union européenne étudie des sanctions contre la Russie suite à la condamnation de Navalny, opposant à Poutine.

Il se pourrait bien toutefois que cette initiative soit en quelque sorte un moyen de contrôler les mesures trop dures de l’Europe. En effet la France mais surtout l’Allemagne ne souhaitent que soit mis en cause le projet de gazoduc Nord Stream II reliant la Russie à l’Allemagne..

«Nous ne pouvons plus éviter les sanctions», a déclaré un diplomate européen. «Il y a un consensus y compris en Allemagne pour avoir des sanctions. Nous ne pouvons répondre d’aucune autre manière. »

L’Allemagne a exprimé son soutien à Navalny, qui y a été traité pour ce que Berlin dit être un empoisonnement par un agent neurotoxique de l’ère soviétique. Mais il a également des liens énergétiques étroits avec la Russie.

La Russie contrôle un tiers du marché européen du gaz. Le projet de 11 milliards de dollars Nord Stream 2, dirigé par la société énergétique d’État russe Gazprom, doublerait la capacité d’un pipeline sous-marin existant qui contourne l’Ukraine et prive Kiev de frais de transit.

Berlin, avec le soutien de Paris (Engie  à des intérêts financiers dans le projet Gazprom), a déclaré que les sanctions ne devraient pas viser le gazoduc, malgré les mesures punitives américaines contre le projet et une résolution du Parlement européen appelant à son blocage.

L’UE a déjà imposé des sanctions économiques à la Russie pour son annexion de la Crimée à l’Ukraine en 2014. L’année dernière, elle a imposé des interdictions de voyage et des gels d’avoirs à six responsables russes proches de Poutine pour l’empoisonnement de Navalny. Moscou a nié le blâme pour la maladie de Navalny et dit n’avoir vu aucune preuve qu’il a été empoisonné.

L’affaire a évidemment une dimension politique et diplomatique mais tout autant économique. D’une certaine manière l’Allemagne mais aussi la France constituent des remparts pour la Russie afin de ne pas remettre en cause les échanges commerciaux les plus stratégiques.

 

« Enjeux économiques et sociaux : la décennie de la dernière chance»

« Enjeux économiques et sociaux : la décennie de la dernière chance»

 

Florence Tondu-Mélique Florence Tondu-Mélique ,présidente-directrice générale pour la France du Groupe Zurich ,explique que la décennie en cours sera stratégique en matière d’innovation durable.

La Covid-19 nous a réveillés avec brutalité. Il a révélé les failles de notre système : impréparation générale à la crise sanitaire, manque de coopération internationale, vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement… Autant de symptômes de notre inhabilité collective à appréhender les grands risques contemporains. Alors que les vagues successives continuent de paralyser nos économies et nos sociétés, le dernier Global Risks Report publié par le World Economic Forum (*) nous exhorte à corriger nos modèles de développement économiques et financiers pour assurer leur résilience face aux chocs à venir.

L’endettement massif, la reconfiguration du tissu industriel et la dynamique de « stop and go » sanitaire nous plongent dans l’incertitude. D’après le FMI, ce sont 22 000 milliards de dollars de PIB qui auront été perdus entre 2020 et 2025, soit le quart de la richesse mondiale. Naturellement, la capacité des économies à relever la tête est au sommet des priorités. La cohésion sociale est, elle aussi, un sujet prégnant. La peur d’une précarité galopante et le creusement des inégalités nourrissent la montée des colères, vecteur de déstabilisation politique.

Dans ce contexte, le danger est grand de reléguer au second plan des enjeux essentiels comme le risque environnemental, pourtant première préoccupation des dirigeants à la veille de la crise. Le faible écho donné au One Planet Summit consacré à la biodiversité, malgré les efforts de la France pour mobiliser les parties prenantes, en est une manifestation. Ironie du sort, au-delà du coût évalué à 440 milliards d’euros par an d’ici à 2050, la destruction des écosystèmes déclenche un cercle vicieux : plus de maladies infectieuses et moins de ressources naturelles disponibles pour la recherche médicale.

En parallèle, l’abrupte accélération de la digitalisation des économies expose à d’autres virus. La menace cyber ne faiblit pas. Des cyber-armées se forment, capables de mettre à terre une multinationale, voire un pays tout entier. Le récent cas de SolarWinds — qui a ciblé des départements d’Etat américains, des géants de la tech et par ricochet, certaines entreprises du CAC 40 — incarne à lui seul la capacité des cyberattaques à déstabiliser des pans entiers de nos économies. Sans parler des impacts diplomatiques sur des relations internationales déjà marquées par le repli sur soi.

« A terme, les économies et les entreprises les plus responsables seront aussi les plus compétitives. Au-delà de la seule question éthique, le risque RSE impactera aussi bien l’actif, que le passif des bilans »

Externalités négatives. Dans nos économies globales et interconnectées, les risques prennent une dimension systémique. Puisqu’ils ne peuvent être cantonnés, parce qu’ils impactent toute l’économie avec des réactions en chaîne, ils deviennent quasiment inassurables par le seul secteur privé. A ce titre, la pandémie, dont nous ne parvenons pas à nous extraire, est une démonstration sévère du coût des externalités négatives de nos modèles de développement. L’urgence est désormais de les corriger. Seul un engagement commun du politique, des acteurs économiques et de la société civile sera en mesure de mener les évolutions nécessaires et ainsi renforcer notre résilience.

Que ce soit en matière de progrès social, écologique ou numérique, l’Europe dispose des atouts pour devenir le chef de file d’une économie et d’une finance plus innovantes, au service d’une société plus durable. C’est tout l’enjeu du Green Deal et du plan de relance européen de 750 milliards d’euros, dont la moitié est consacrée à l’innovation et à la transition énergétique.

A terme, les économies et les entreprises les plus responsables seront aussi les plus compétitives. Au-delà de la seule question éthique, le risque RSE impactera aussi bien l’actif, que le passif des bilans. Les entreprises capables de démontrer leur engagement en matière de durabilité sociale, environnementale et digitale bénéficieront d’un accès au capital moins coûteux dans la durée. La Place de Paris peut être moteur de cette transformation qui conjugue croissance, inclusion et décarbonation.

« Mieux vaut prendre le changement par la main, avant qu’il ne nous prenne à la gorge » avertissait Churchill. D’après le World Economic Forum, la fenêtre d’opportunité pour agir est restreinte : nous avons dix ans pour réaliser ce changement, inverser la tendance et assurer un futur résilient.

Florence Tondu-Mélique est présidente-directrice générale pour la France du Groupe Zurich. Zurich Insurance est partenaire stratégique du Global Risks Report, élaboré chaque année par le World Economic Forum avec l’aide de 650 professionnels du risque.

Economie, social, société : les plus lus

1...34567...814



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol