Craintes pour les banques ?

Craintes pour les banques ?

Le secteur bancaire français est rentable et comme d’autres entreprises a profité finalement de l’envolée des taux d’intérêt pour augmenter sa rentabilité. En clair, il a aussi participé à la spéculation. Les banques européennes n’ont jamais été aussi profitables depuis la crise de 2007 mais leurs valorisations en Bourse restent en-dessous des moyennes historiques. Après les profits records en 2023, le secteur bancaire pourrait pâtir d’une récession et d’une baisse des taux d’intérêt en 2024.

La remontée des taux d’intérêt ont permis aux banques européennes de renouer avec la profitabilité, qui se rapproche des 12 % en moyenne, selon les estimations d’Axiom Alternative Investments (AI).

Cependant certains s’inquiètent du faible niveau de valorisation boursière. « Nous sommes dans une phase inédite où il y a une décorrélation entre la progression des valorisations et la progression de la rentabilité du secteur », observe Antonio Roman, gérant de portefeuille chez Axiom AI.

Pourtant, le secteur bancaire affiche le rendement le plus élevé, tous secteurs confondus, en Bourse. Selon Axiom AI, le rendement cash (dividendes et rachat d’actions) est de l’ordre de 11% en moyenne pour les banques européennes, et grimpe même à 15 % en tenant compte des revenus non distribués (augmentation des fonds propres).

Depuis longtemps déjà, le secteur est associé à une valeur de rendement. Mais jamais les banques ont consacré autant de ressources à rémunérer leurs actionnaires : les banques européennes distribuent chaque année en moyenne 60% de leurs bénéfices.

La faible valorisation boursière pourrait s’expliquer par le ralentissement économique, voire la récession, et la forte probabilité que les taux aient atteint un pic qui auront un impact négatif sur les bénéfices futurs du secteur.

Il y a surtout la crainte d’une montée du coût du risque en cas de dégradation de la conjoncture.

Dans une véritable récession, les entreprises pourraient être nombreuses à faire défaillance, d’autant que le coût du crédit est élevé. Et ce sont les faillites et le taux de chômage, et non les marges, qui mettent le secteur bancaire à rude épreuve.

Toute la question est donc de savoir si pour le futur la croissance sera présente. En l’état actuel de la situation économique, la valorisation des banques est globalement faible mais en tenant compte de la tendance nettement baissière de l’économie( aussi des risques géopolitiques), la prudence des acheteurs en bourse des valeurs bancaires se justifie. D’autant qu’on sous-estime encore largement les conséquences de l’écroulement du secteur du logement gros consommateur de crédit bancaire.

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