Archive mensuelle de août 2023

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Prix alimentaires :pas d’évolution avant mars 2024 !

Prix alimentaires :pas d’évolution avant mars 2024 !


Une baisse des prix alimentaires sur les produits de grandes marques est difficile à entrevoir avant mars 2024 et la fin des prochaines négociations avec les industriels, ont prévenu mercredi matin les patrons d’Intermarché et Système U. «On espère pour mars» à l’issue des prochaines négociations annuelles entre industriels et distributeurs une baisse des prix des produits alimentaires en magasin.

L’inflation des prix de l’alimentaire a commencé à ralentir en juillet (+12,7% sur un an, contre 13,7% en juin) mais reste très élevée et l’augmentation réelle est plus proche de 20 %. Cette réduction du niveau de l’inflation ne correspond toutefois pas à une baisse des prix dans les rayons, mais à une hausse moins forte.

La distribution ont l’intention de demander à Bercy de «changer la loi qui ne prévoit qu’une seules négociations par an.

La vérité sans doute c’est que industriel comme distributeurs profitent aussi de l’inflation pour faire passer des hausses discrètes qui viendront ronfler encore davantage les profits.

Ventes automobiles :En recul de plus de 20 % sur 2019

Ventes automobiles :En recul de plus de 20 % sur 2019

Officiellement, on explique la baisse des ventes automobiles encore en 2023 par des difficultés logistiques liées au covid . Un facteur explicatif sans doute mais surtout des prix des voitures qui se sont un considérablement envolés du fait de la complexification inutile de véhicules. Au cours des sept premiers mois de l’année, les ventes de voitures dans l’Union européenne ont augmenté de 17,6%, comparé à la même période l’an passé, totalisant 6,3 millions d’unités. Mais, malgré les signes de reprise, les volumes restent encore inférieurs de 22% à ceux de 2019.

La plupart des marchés ont enregistré des hausses à deux chiffres au cours de cette période de sept mois, y compris les quatre plus grands : Espagne (+ 21,9%), Italie (+ 20,9%), France (+ 15,8%) et Allemagne (+ 13,6%).

Pour les ventes du seul mois de juillet, la part de marché des voitures électriques à batterie a atteint 13,6% (contre 9,8% le même mois de l’année précédente). Les voitures hybrides non rechargeables sont restées le deuxième choix des acheteurs, derrière les thermiques, avec plus d’un quart du marché. Les hybrides rechargeables semblent durablement distancées, avec une part de marché stable à 7,9% en juillet.

Les motorisations thermiques, essence et diesel, font de la résistance : elles ont représenté la moitié des ventes de voitures neuves. Le diesel continue à décliner (- 9,1% en juillet) : sa part de marché est tombée à 14,1%, contre 17,9% en juillet de l’année dernière. Et cela malgré une croissance en Allemagne (+ 2,7%) et sur les marchés d’Europe centrale et orientale, en particulier en Slovaquie (+ 36,1%) et en Roumanie (+ 19,8%).

Sur sept mois, Tesla est la marque dont la croissance est la plus spectaculaire en Europe : + 184,6 % avec 152.270 ventes contre seulement 53.500 sur sept mois en 2022. Son usine de Berlin, entrée en service en avril 2022, a porté ses fruits. Au sein du groupe Stellantis, dont les ventes progressent de 4,6% en comparant les sept premiers mois de 2023 à ceux de 2022, les marques Fiat et Citroën sont en recul de 3,2%. Le groupe Renault gagne quant à lui 23,1% par rapport à 2022. Volkswagen aussi voit ses ventes grimper de 23,4% à 1,65 million de véhicules.

Trump: des «milliards de dollars» gagnés illégalement

Trump: des «milliards de dollars» gagnés illégalement

Et encore un procès en vue pour trame pour tripatouillage financier qui lui aurait fait gagner des milliards de 2011 2021. La procureure générale de l’État de New York (équivalent de ministre régionale de la Justice) Letitia James a transmis à la Cour suprême locale des centaines de pages de documents accusatoires afin d’étayer la plainte au civil qu’elle a déposée en septembre 2022 pour réclamer à Donald Trump, ses enfants et leur groupe Trump Organization 250 millions de dollars de dommages et intérêts pour fraudes fiscales et financières.

«Depuis au moins 2011, les accusés et d’autres travaillant pour eux à la Trump Organization ont faussement fait gonfler de milliards de dollars la valeur de leurs actifs enregistrés sur la déclaration financière annuelle de Donald J. Trump», écrivent les procureurs new-yorkais. «Face à ces preuves irréfutables, la cour n’a pas besoin d’un procès pour déterminer que les accusés ont considérablement gonflé la valeur de leurs actifs», estiment les services de Letitia James dans un document judiciaire.

En janvier dernier, la Trump Organization avait déjà été condamnée à New York – mais au pénal – à une amende maximale de 1,6 million de dollars pour fraudes financières et fiscales. Le procès civil de cet automne promet, s’il se tient, d’être plus spectaculaire, avant tous les procès en 2024 qui attendent Donald Trump, qui espère retourner à la Maison Blanche le 20 janvier 2025. Dans le cas de la plainte de Letitia James, Donald Trump a souvent dénoncé une affaire «ridicule» conduite par une magistrate afro-américaine «raciste».

Abaya: la dérive d’une partie de la gauche

Abaya: la dérive d’une partie de la gauche

Naëm Bestandji, essayiste et auteur de « Le linceul du féminisme. Caresser l’islamisme dans le sens du voile » (Seramis), analyse le tweet de Clémentine Autain ( qui par parenthèse n’as pas inventé la poudre) s’opposant à l’interdiction de l’abaya, à l’école. Pour lui, la députée de la France insoumise est symptomatique de la dérive d’une partie de la gauche. ( dans Marianne)

Une note des services de l’État, dont des extraits ont été diffusés dans la presse en ce mois d’août 2023, tire une énième fois le signal d’alarme. Depuis l’assassinat de Samuel Paty, les signalements d’atteintes à la laïcité au sein des établissements scolaires publics sont en forte hausse. Parmi ces atteintes, la proportion de celles qui concernent « le port de signes et tenues ne respectant pas la loi du 15 mars 2004 » a explosé. Ces hausses se sont accélérées en 2022-2023.

Si Pap Ndiaye s’était montré particulièrement frileux, en laissant les chefs d’établissements se débrouiller, répétant ainsi l’erreur de 1989, son successeur au ministère de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, n’entend pas rester inactif, déclarant dimanche 27 août : « J’ai décidé qu’on ne pourrait plus porter l’abaya à l’école. »

Les associations laïques et les féministes universalistes considèrent que cela va dans le bon sens. Mais les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. La droite et l’extrême droite ont exprimé leur satisfaction. Une partie de la gauche rejoint l’avis des associations laïques et des féministes universalistes, mais préfère se taire pour ne pas être confondue avec l’extrême droite. Une autre partie de la gauche, toujours par renoncement à ses valeurs pour soutenir l’islamisme politique, critique fortement cette décision de Gabriel Attal. Un tweet concentre tout l’aveuglement volontaire et la contorsion de cette frange de la gauche en perdition, celui de Clémentine Autain. Il est donc intéressant de l’analyser pour mesurer l’ampleur de la perte de repères.

« Les raisons sont uniquement sexistes et patriarcales. »
Son tweet, publié quelques minutes après la déclaration du ministre, commence par cette question : « Jusqu’où ira la police du vêtement ? » Parler de « police du vêtement » est une référence directe à la police des mœurs en Iran, Arabie saoudite et Afghanistan où les femmes ont l’obligation légale d’être recouvertes de la tête aux pieds. Est-ce pour des raisons de santé, en rapport par exemple avec le climat ? Pas du tout. Les raisons sont uniquement sexistes et patriarcales : la femme est considérée comme un objet sexuel tentateur dont les hommes seraient les victimes. Les coupables « naturelles » ont donc l’obligation de se dissimuler sous un voile et des vêtements amples pour cacher leurs formes. Pour légitimer cette misogynie, les islamistes au pouvoir font appel à la religion et intègrent cette obligation dans la charia.

Cela peut-il être comparé à la décision du nouveau ministre de l’Éducation nationale en la présentant comme un miroir inversé de ces pays ? Non. D’abord, leur « police du vêtement » sanctionne toute oreille, épaule ou mèche de cheveux visible dans l’espace public en général. La loi de mars 2004 en France interdit « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse », uniquement dans les écoles, les collèges et les lycées. L’espace public en général n’est pas concerné. De plus, cela concerne uniquement les établissements scolaires publics. Les établissements scolaires privés peuvent donc les autoriser. Ensuite, cette interdiction en France concerne tous les élèves, quel que soit leur sexe.

Dans les pays sous-entendus par Clémentine Autain, l’obligation d’être intégralement couvert ne concerne que les femmes. Là, pointe une autre différence. Les motivations de ces pays sont discriminantes et misogynes. Celles de la France sont la préservation de la liberté de conscience de tous les élèves, citoyens en construction, et d’empêcher toute pénétration de propagandes religieuses et politiques dans les établissements scolaires. Enfin, dans les pays où il existe une « police du vêtement », les sanctions en cas d’infractions vont de l’amende à la prison et parfois à la mort. Les élèves français courent-ils de tels risques ? Non. La sanction encourue la plus extrême est l’exclusion temporaire ou définitive précédée, comme l’indique la loi de mars 2004, d’un dialogue avec l’élève pour éviter l’exclusion.

« La députée LFI se piège elle-même. »
Toutefois, il existe bien une « police du vêtement » en France, incarnée par ceux qui prescrivent le port du voile et des vêtements couvrants dont l’abaya est un avatar. En désignant les « femmes respectueuses et pudiques » qui décident de se dissimuler sous les vêtements qu’ils leur prescrivent, et les « impudiques » qui s’en dispensent, en promettant les flammes de l’enfer pour les récalcitrantes et le paradis pour celles qui consentent à se soumettre, en valorisant la soumission patriarcale par la fierté de l’affichage identitaire et la trahison par les cheveux au vent et/ou des bras nus par exemple, les prédicateurs islamistes sont l’unique « police du vêtement ».

L’entourage des concernées, dont des camarades de classe, constitue les agents de terrain. Car, il faut le rappeler, des jeunes filles identifiées comme « musulmanes » sont sommées d’afficher leur solidarité avec les contrevenantes en s’affublant elles aussi d’un voile et/ou d’une abaya. C’est aussi de cela que le ministre veut protéger les élèves. Mais Clémentine Autain ne dénonce pas la « police du vêtement » islamiste. Comme toute cette frange de la gauche en perdition, elle dénonce uniquement celles et ceux qui s’y opposent.

Pour cela, la députée LFI se piège elle-même. Comment pourrait-il en être autrement quand on veut défendre l’indéfendable ? En effet, elle affirme que « la proposition de Gabriel Attal est anticonstitutionnelle. Contraire aux principes fondateurs de la laïcité. Symptomatique du rejet obsessionnel des musulmans. » Or, cette proposition n’a rien d’anticonstitutionnel puisqu’elle est une application de la loi de mars 2004. Le premier principe fondateur de la laïcité, à travers la séparation des Églises et de l’État, est la liberté de conscience. Cette liberté n’est pas entravée par la loi de 2004. Au contraire, elle en assure la protection en préservant les élèves de toute influence religieuse dans les établissements scolaires publics. Le second principe fondateur est le libre exercice des cultes, qui est toujours encadré par la loi (ici, celle de 2004) comme le précise la loi de 1905.

« Ils considéraient le patriarcat oriental comme une forme de folklore inoffensif. »
Enfin, si l’idée de Clémentine Autain est de faire de l’abaya un vêtement comme un autre qui obséderait le gouvernement et « l’extrême droite », alors pourquoi parler des musulmans ? S’il s’agit d’un vêtement religieux, alors la proposition de Gabriel Attal concerne bien la laïcité.

Le plus choquant est que la députée considère que s’opposer à l’abaya revient à rejeter tous les musulmans. Elle prend une position théologique où elle s’aligne sur une interprétation extrémiste de l’islam qu’elle considère comme l’islam tout court. Elle reprend ainsi un des éléments de langage de l’islamisme qui assigne tous les musulmans à leur frange radicale. Pour caresser l’islamisme dans le sens du voile, elle balaye d’un revers de main tous les musulmans qui ne reconnaissent pas ces vêtements comme religieux. Au-delà du calcul électoral, sa vision stéréotypée, orientaliste, paternaliste de l’islam et des musulmans est un stigmate post-colonial des colons « bienveillants » d’antan. Ils n’imaginaient pas les musulmanes autrement que dissimulées sous un voile et des vêtements amples. Ils considéraient le patriarcat oriental comme une forme de folklore inoffensif.

La dernière phrase du tweet de Clémentine Autain est la cerise sur le gâteau : « À peine rentrée, la macronie tente déjà de prendre le RN par la droite. » Il est vrai que l’extrême droite tente de récupérer la laïcité, moins pour la défendre que pour lutter contre les musulmans associés à « l’immigration massive » et qui porteraient atteinte aux « racines chrétiennes de la France ». C’est exactement la même récupération qu’opère l’islamisme politique qui se présente comme meilleur défenseur de la laïcité que les associations laïques.

Clémentine Autain reprend les éléments de langage de l’islamisme politique pour désigner toute opposition à l’islamisme comme étant « d’extrême droite » et contre les musulmans. On ne combat pas l’extrême droite nationaliste en s’alliant à l’extrême droite musulmane (et à sa vision réactionnaire des rapports entre les femmes et les hommes), sauf à vouloir renforcer les deux, affaiblir celles et ceux qui s’y opposent et ostraciser toujours un peu plus les musulmans qui ne se reconnaissent pas dans l’islamisme.

Pour tous les intégrismes religieux, l’école est une conquête fondamentale. Aucun établissement scolaire ne doit céder le moindre centimètre. Chaque « accommodement » n’est qu’un renoncement qui fait reculer la République. LFI, à rebours des valeurs émancipatrices et laïques de gauche, fait ainsi une nouvelle démonstration de sa contribution à ce recul.

Par Naëm Bestandji

Société- La laïcité : vertu ou principe ?

Société- La laïcité : vertu ou principe ?

La proposition d’interdire le port de l’abaya à l’école, mesure défendue par le nouveau ministre de l’éducation Gabriel Attal au début de l’année scolaire 2023 ravive les débats autour de la laïcité en France. La tentation est grande de donner à ce concept le statut d’une vertu politique, voire morale. En anglais, on dispose de deux mots : toleration et tolerance. Bien que leurs significations soient très proches, toleration a été utilisé depuis des siècles dans un sens technique, pour désigner un régime, un mode d’organisation de l’État, tandis que l’anglais tolerance renvoie plutôt à la disposition personnelle à agir de manière tolérante, c’est-à-dire à ce que la philosophie appelle une vertu.

par Laurent Jaffro, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Professeur de philosophie morale, membre honoraire de l’Institut universitaire de France, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, l’Église anglicane, dont le chef est le monarque anglais, avait eu à choisir entre deux attitudes à l’égard des minorités protestantes non membres de l’Église d’État : l’une aurait consisté à faire revenir au sein de l’Église d’État cette diversité ; l’autre, toleration, option qui fut choisie, était une cohabitation avec des églises dissidentes restées extérieures.

En français, nous n’avons qu’un seul mot, tolérance, pour désigner une disposition personnelle et une organisation institutionnelle. Le philosophe Jürgen Habermas a fait la même remarque à propos du calque allemand, Toleranz. Ce n’est pas en soi un problème. Le mot fonctionne plutôt bien dans les deux sens, même si le sens institutionnel rappelle l’Ancien Régime : il s’agit de la « tolérance civile », verticale, de l’État vers des cultes minoritaires, qui est une organisation qui appartient au passé de l’Europe, ou encore, ce qui est différent, plus exigeant, et toujours d’actualité, la « tolérance religieuse » à la fois horizontale et verticale, entre les confessions. L’usage dominant, aujourd’hui, prend le mot au sens de vertu. La philosophie, depuis John Rawls, a redécouvert la tolérance comme une vertu cruciale, politique plus que morale.
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Le mot « laïcité » fonctionne-t-il comme le mot « tolérance » ?
Une première question est de déterminer si « laïcité » présente la même ambiguïté que « tolérance ». La République française a adopté la laïcité comme régime juridique depuis 1905. Le terme est peut-être à mettre au pluriel en raison de la pluralité de conceptions qu’il recouvre. La laïcité constitue une organisation bien différente de la tolérance civile qui, elle, suppose une Église d’État. Mais à ce régime institutionnel correspond-il, sur le plan des dispositions individuelles, une vertu de laïcité ?

Portrait de Ferdinand Buisson

Ferdinand Buisson, né le 20 décembre 1841 à Paris et mort le 16 février 1932 est un philosophe, pédagogue et homme politique français. Il est cofondateur, en 1898, de la Ligue des droits de l’homme. Wikimedia
Les historiens ont parlé d’un phénomène d’intériorisation de la laïcité dans les débuts de la IIIe République, notamment chez un des fondateurs, Ferdinand Buisson, selon une inspiration protestante qui rapporte la laïcité à une attitude intérieure, analogue à une vertu religieuse ou à la foi.

Les philosophes peuvent avoir la tentation d’asseoir la promotion de la laïcité sur des vertus laïques, comme Charles Coutel qui la rapporte à une vertu de sollicitude et veut remettre au goût du jour une spiritualité laïque.

Il demeure que la laïcité à la française s’entend essentiellement comme un mode d’organisation de l’État, des services publics et de leurs agents, et par extension de l’école de la République et d’autres institutions. Ce régime a pour fin de protéger les libertés de croyance et de culte ; la neutralité de l’État et de ses acteurs est le moyen de cette protection.

Une confusion
Parfois, on confond la laïcité avec des lois qui tentent de l’étendre à la vie sociale, dont il n’est pas absolument évident qu’elles soient justifiées par des considérations d’ordre public, et qui, au moins à première vue, réduisent la liberté religieuse.

La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage dans l’espace public. Sans entrer dans les controverses politiques et les débats juridiques (non clos au plan international), on doit faire remarquer que rien dans le régime juridique de la laïcité ne permet de l’assimiler à ce type de disposition.

Dans Les Religions face à l’intolérance, traduit de l’américain, la philosophe Martha Nussbaum ne retient guère de la laïcité française que la répression du port de la burqa et du niqab.

Mais c’est le législateur français qui a pris le risque d’encourager l’accusation selon laquelle la laïcité serait liberticide, en entretenant parfois la confusion.

Quelles vertus attendre des agents de l’État ?

Le fait que la laïcité ne soit pas une vertu n’empêche pas que des vertus véritables puissent accompagner la laïcité.

Une deuxième question doit être alors posée : quelles vertus ? Quelles attitudes et pratiques doit-on attendre des agents des services publics et des représentants de l’État ? La réponse varie beaucoup selon les métiers concernés. La nécessité pédagogique peut conduire l’enseignant à aborder des questions d’une manière qui serait contraire au devoir de réserve d’un agent d’un autre ministère.

La réserve n’est certainement pas une attitude que la laïcité exigerait sans limites et de manière absolue ; celle qui est attendue d’un agent administratif dans une mairie diffère de celle de l’enseignant.

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Dans le cas de l’école – des considérations semblables pourraient valoir aussi pour d’autres institutions –, les vertus fondamentales sont, outre les dispositions requises dans la déontologie de l’enseignement, des vertus intellectuelles.

Car les vertus qui contribuent à la laïcité de l’enseignement ne sont pas toutes propres au fonctionnaire. Commun à plusieurs métiers, et plus généralement au centre de la communication humaine qui a pour particularité de ne pas être toujours stratégique ou manipulatrice, il y a d’abord le souci de ne pas tromper les autres ou soi-même et, spécialement pour les enseignants – mais cela vaut pour les journalistes et pour d’autres professions –, le souci, non seulement de s’informer correctement, mais d’étayer ses assertions par des preuves ou des témoignages.

Quelles dispositions des usagers ?

Une dernière question est celle des attitudes personnelles à l’égard du régime de laïcité de la part des personnes qui ne sont pas directement concernées par sa mise en œuvre : quelles attitudes doivent être adoptées par tout citoyen et aussi par toute personne qui réside sur le territoire de la République, ou par de jeunes élèves dans une institution publique d’éducation ?

Pour un agent ou représentant de l’État, le respect du principe de laïcité consiste dans la mise en œuvre de son contenu : pas seulement la neutralité, mais aussi une attitude libérale à l’égard des croyances, des opinions religieuses, non religieuses, antireligieuses, et la protection des libertés de conscience, d’expression et de culte. Mais qu’est-ce que respecter le principe de laïcité quand on n’est pas soi-même directement responsable de son application, quand on est, disons, un usager ?

Ma proposition est que la forme d’adhésion qu’appelle la laïcité de la part des personnes vivant en France, citoyens ou non, qui ne sont pas des agents ou des représentants de l’État, se limite à l’acceptation, par opposition aux formes d’adhésion plus fortes que sont la croyance ou la valorisation.

La notion d’acceptation
La notion d’acceptation a été employée par le philosophe allemand Rainer Forst dans ses travaux sur la tolérance et le multiculturalisme. La distinction entre croire et accepter sur laquelle je m’appuie provient de l’épistémologie. Selon le philosophe anglais Jonathan Cohen, alors que croire consiste à tenir pour vrai que p (où p est une proposition) et est une attitude cognitive passive (comme sentir), accepter consiste à agir sur le principe que p. Par exemple, un navigateur, par sécurité, peut agir en fonction de la prémisse qu’il y aura une tempête, alors même qu’il ne croit pas vraiment qu’il y aura une tempête.

Il existe une relation normative entre croire et accepter : croire est une raison d’accepter ; mais les deux sont bien distincts : accepter est volontaire et est une affaire de tout ou rien (soit on agit selon la règle, soit non), croire est involontaire et admet des degrés (on peut croire faiblement). L’acceptation peut répondre à un impératif d’utilité. Elle est l’adoption d’une policy, d’une ligne de conduite en vue d’un but. On peut même accepter que p sans croire que p. Par exemple, les personnes qui agissent dans certaines circonstances selon le principe que les femmes doivent remplir des rôles sociaux vraiment distincts de ceux des hommes, peuvent aussi, sans nécessairement renoncer à cette croyance, agir selon la négation de ce principe, dans des circonstances qui le requièrent.

La laïcité comporte des règles dont l’acceptation est requise pour que tous puissent exercer leurs droits dans le respect de ceux des autres. Cette acceptation s’exprime simplement à travers des manières de se conduire – par exemple, le renoncement au prosélytisme dans certains contextes – et elle n’est pas supposée refléter une conviction personnelle. Elle correspond à une nécessité pratique qui, pour les usagers, survient seulement dans des contextes institutionnels spécifiques. L’acceptation n’est pas requise de manière absolue, mais pour autant qu’elle est exigée par les particularités d’une situation – par exemple, scolaire ou hospitalière – dans laquelle on se trouve.

L’exemple de Condorcet

Cette conception de la laïcité peut paraître un peu froide, manquant de ferveur. Elle semble réduire la laïcité à un règlement valable de manière locale, à rebours d’une version morale et universaliste. Elle n’est pas nouvelle et peut s’autoriser des Cinq mémoires sur l’instruction publique (1791). Son auteur, le philosophe et mathématicien Condorcet insistait sur le fait que l’instruction est une condition fondamentale d’exercice de la citoyenneté parce que les individus ne peuvent faire valoir leurs droits et remplir leurs devoirs que s’ils en ont connaissance.

Il voulait que la constitution, « à laquelle tous les citoyens doivent se soumettre », soit enseignée comme un fait, et non comme un objet de croyance, encore moins d’adoration. Dans un contexte certes marqué par un fanatisme révolutionnaire, il rejetait la tentation de « l’enseigner comme une doctrine conforme aux principes de la raison universelle » ou d’« exciter en sa faveur un aveugle enthousiasme qui rende les citoyens incapables de la juger » (I, 5).

La laïcité, comme la Constitution, doit être enseignée comme un fait, et non pas brandie comme une valeur. On entretient la confusion quand on parle de valeur, voire de vertu, là où il s’agit d’un principe d’action et d’organisation, dont le respect suppose la connaissance, et dont la connaissance suppose l’explication. La laïcité n’est pas affaire d’intériorité, mais de publicité.

Ferroviaire : La problématique de la performance des TER

Ferroviaire : La problématique de la performance des TER


Sur les services TER, à compter de décembre 2023, à l’exception de l’Île-de-France qui a un calendrier spécifique, les régions auront l’obligation de lancer des appels d’offres à la fin de leur contrat d’exploitation signé avec SNCF Voyageurs, et ce pour un délai maximum de dix ans. Cette possibilité de s’ouvrir à la concurrence est offerte depuis décembre 2019. Certains territoires ont déjà renouvelé leur confiance au transporteur historique, comme les Pays de la Loire au début du mois de juin ou les Hauts de France en mars de cette année. Provence-Alpes-Côte d’Azur a fait le choix de la nouveauté : à partir de juillet 2025 et pour dix ans, c’est Transdev qui s’occupera de 10% des TER sur la ligne Marseille-Toulon-Nice. Faut-il néanmoins tout attendre de cette ouverture ? Certes, l’idée est d’être plus efficace et de mieux maîtriser des coûts qui suivent une trajectoire inquiétante. Néanmoins, la mauvaise qualité de service sur un réseau TER peut être due à bien d’autres facteurs face auxquels un nouveau transporteur s’avèrerait tout aussi impuissant que SNCF Voyageur. Un réseau de mauvaise qualité ou saturé par exemple.


par Christian Desmaris, Université Lumière Lyon 2 et Guillaume Monchambert, Université Lumière Lyon 2

Une réflexion intéressante mais qui n’insiste pas suffisamment sur le problème fondamental de l’imputation des charges d’infrastructure et les rigidités structurelles qui plombent la compétitivité . NDLR

Nos travaux ont ainsi tenté de faire la part des choses. Où et dans quelle mesure le transporteur ne propose-t-il pas un service optimal étant donné l’environnement dans lequel il évolue ?

L’enjeu, maîtriser les coûts

Revenons en premier lieu sur l’évolution du paysage de ces dernières années.

Les contributions publiques totales allouées à la SNCF, au titre de l’activité TER, ont augmenté de manière soutenue et quasi constante. En 2002, ces transferts publics étaient de l’ordre de 1,986 milliard d’euros ; en 2017, ils s’élevaient à 3,379 milliards d’euros. Cela correspond à une augmentation de 70% en quinze ans, ce qui représente une hausse moyenne annuelle de 3,6%.

Cette croissance n’aurait rien d’inquiétant si elle s’expliquait par des efforts d’investissement dans le matériel roulant, la modernisation des gares ou le réseau ferroviaire. Or, cela est loin d’être le cas : leur part s’est sensiblement réduite après la crise économique de 2008. D’une moyenne de 26,7% des contributions sur la période 2002-2009, elle est descendue à 14,8% sur les années 2010-2017.

La hausse des subventions publiques s’explique ainsi surtout par la progression du financement du déséquilibre d’exploitation de ce service assuré par la SNCF. Ce service est largement subventionné, de l’ordre de 80 % de son coût en moyenne.

La dynamique est impressionnante : les sommes allouées à cette fin ont plus que doublé entre 2002 et 2017 (5,2 % d’augmentation annuelle moyenne). Il n’y aurait, une nouvelle fois, pas de quoi s’alerter si cela avait pour corollaire une augmentation du volume des prestations de services commandées par les régions à la SNCF. Ce n’est, ici non plus, pas vraiment le cas. Le nombre de kilomètres commandés n’a augmenté que de 18 % entre fin 2002 et fin 2017. Le volume de service s’est même réduit depuis son maximum en 2011.

La subvention publique pour faire circuler un TER sur un kilomètre est ainsi passée de 9,45 euros en 2002 à 17,16 euros en 2017 en moyenne. Une part significative de cette hausse relève, d’après la Cour des comptes, de la progression des coûts de production de l’opérateur ferroviaire. C’est dans ce contexte que questionner sa performance productive semble primordial.

Qui est responsable de quoi ?

L’exercice n’est cependant pas aisé : dans cette progression des coûts de production ferroviaire, tout n’incombe pas au transporteur qu’est SNCF Voyageurs. La performance productive dépend aussi de la qualité des infrastructures sur lesquelles les trains circulent et dont la responsabilité incombe à SNCF Réseau, une entité bien distincte. Elle dépend aussi des orientations données par les autorités organisatrices des transports (les régions en l’occurrence), des contrats passés avec celles-ci et qui varient fortement d’un territoire à un autre. Elles peuvent elles-mêmes faire le choix d’investir dans les gares, dans les rénovations des voies. Elles influent sur les choix de matériel roulant.

Outre les interactions entre ces trois acteurs, l’environnement sociétal importe également : la densité démographique ou le taux d’incivilité ont des impacts conséquents sur les performances des TER. Des paramètres économiques interviennent de même, comme les taux de motorisation, l’importance d’une clientèle captive ou occasionnelle du train, la possibilité de réaliser des économies d’échelle… Il faut aussi composer avec les autres services présents sur le réseau (Inouï, Ouigo, fret, Intercités) qui peuvent amener une congestion et dégrader la performance des TER.

En définitive, il est bien difficile de déterminer ce qui, dans la performance du service délivré, incombe au comportement de chaque acteur, et notamment de l’opérateur ferroviaire. Les ratios utilisés par la Cour des comptes ou l’ART (Autorité de régulation des transports) dans son bilan annuel s’avèrent insuffisants. C’est à y remédier que notre étude s’est attelée.

La SNCF, à 82 % de ses capacités

Notre étude met à profit, sur la période 2012-2016, deux bases de données jamais exploitées jusqu’alors. Elles nourrissent une méthodologie d’estimation d’une « frontière de production », développée notamment par Philippe Aghion, professeur au collège de France. Il s’agit de mesurer le volume de production théoriquement atteignable étant donné les technologies et ressources matérielles et humaines à disposition, puis de comparer la performance d’un opérateur avec cet optimum. Dit autrement, on se demande si avec les ressources à disposition, il ne serait pas possible de produire plus de train-kilomètre, ou si l’on pourrait parcourir les mêmes distances en sollicitant moins de ressources.

Le modèle dissocie ainsi les coûts de personnel à bord et en gare par exemple, mais n’inclut pas ceux des péages à verser à SNCF Réseau pour engager un train sur un sillon, car l’opérateur n’en a pas la maîtrise. Tout un ensemble de variables supposées contribuer à la performance productive est inclus.

Trois résultats majeurs en ressortent. En moyenne, les opérateurs ferroviaires régionaux de la SNCF obtiennent un score d’efficience de 82,2 %. Ils auraient pu ainsi, sur la période étudiée, baisser d’environ 18 % leur coût de production si l’on prend comme base les meilleures performances obtenues par la SNCF en région. Cela suggère que, même si la SNCF n’est pas la seule responsable de cette dérive des coûts, elle l’est en partie tout de même. Le score de 100 % représente la frontière de production, c’est-à-dire la production maximale avec le système productif de notre échantillon. Soulignons que cette estimation ne dit rien du gain de coût qui pourrait être obtenu avec un autre opérateur ferroviaire que la SNCF.

Le second résultat concerne la disparité des scores d’efficacité productive selon les régions. L’éventail est très ouvert. Les scores varient de 97,8 % à 59,3 %. Aucune région n’est à 100 %, car toutes sous-optimisent l’utilisation d’au moins un des facteurs de production. Deux régions TER peuvent ainsi recevoir une mention « Excellent » : Rhône-Alpes et la Bretagne. Quatre autres régions « Bien » l’Alsace et la Lorraine par exemple. À l’opposé, cinq régions TER sont peu performantes, dont la Picardie ou le Languedoc-Roussillon. La Haute-Normandie finit au fond du classement. Nombre de régions pourraient ainsi progresser sans changer d’opérateur, si elles bénéficiaient des conditions qui font la performance dans les meilleurs d’entre elles.

Plusieurs régions ont depuis cette étude recontractualisé avec la SNCF. Dans le cas de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les deux premiers appels d’offres, dont l’un a été remporté par la SNCF et l’autre par Transdev, « Intermétropoles », ont permis de presque doubler l’offre dans ces lots, pour une contribution publique équivalente ou en baisse. Ce résultat, a priori peu attendu, tient au cercle vertueux sur les recettes de trafic d’une augmentation d’offre de service, et ce plus encore dans les zones particulièrement denses.

Le troisième résultat est davantage méthodologique. Les méthodes d’évaluation habituelles donnent des résultats peu convergents avec les nôtres. Cela renforce l’idée que les méthodes économétriques ont aussi un rôle à jouer en complémentarité des méthodologies usuelles.

Quels leviers ?
L’analyse nous conduit à formuler plusieurs indications à destination des décideurs publics comme des opérateurs.

La première est que la SNCF a beaucoup à faire pour optimiser ses coûts de production. D’après la Cour des comptes, il semblerait que la gestion du facteur travail puisse être davantage optimisée, par réduction de l’absentéisme notamment, ou en modifiant certaines dispositions de l’organisation du travail, pour davantage de polyvalence.

Il s’agit aussi de travailler sur l’environnement dans lequel le service est exécuté. Une étude montre par exemple que le degré de respect de l’ordre social, approximé par le taux de délinquance régionale, s’avère fortement corrélée avec une faible efficience ferroviaire.

L’efficience productive résulte aussi de certains paramètres physiques du système de production ferroviaire. La qualité du réseau (vitesse maximale, voie unique ou double, électrification…), mais aussi le nombre de gares, semble avoir un impact positif considérable sur l’efficience productive, de même que la longueur du réseau qui permet d’obtenir des économies d’échelle. Ces paramètres s’imposent à tous les opérateurs.

On observe également que la contractualisation et les modes de gouvernance reliant l’opérateur à la collectivité régionale ont un impact important. Plus l’efficience est basse, plus le contrat est long et volumineux. Cela suggère que là où la performance productive est la plus faible, les régions seraient enclines à resserrer les contraintes imposées à l’opérateur, en spécifiant chaque détail de la contractualisation. Ce résultat se trouve illustré par la forte corrélation entre le coût par train-kilomètre et la longueur du contrat.

Par ailleurs, les modes de gouvernance faisant appel à des logiques « incitatives », plus qu’à des logiques « hiérarchiques » (injonctives) ou « de confiance » (coopératives), semblent les plus à même à s’accompagner de hauts niveaux d’efficience. Ces points qui, en l’état, constituent des hypothèses de travail fortes, mériteraient d’être approfondis.

Et aujourd’hui ?
La contractualisation s’avère au final un des leviers d’amélioration de la performance des TER qui, en cette période d’ouverture à la concurrence, mérite la plus grande attention des régions, mais aussi du régulateur, qui aurait avantage à mettre à disposition des parties prenantes davantage de données.

Au niveau de l’ensemble des régions, la situation s’est améliorée. L’offre de service réaugmente et la subvention par train-kilomètre de 2021 s’est stabilisée au niveau de 2019. En outre, les régions boostent l’investissement en nouveaux matériels et dans les voies.

L’avenir semble ainsi prometteur. Plusieurs régions ont, depuis cette étude, recontractualisé avec la SNCF et il semblerait que l’enjeu de maîtrise des coûts ait été intégré, pour le moins dans certains cas. Fin 2021, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les deux appels d’offres, dont l’un a été remporté par la SNCF, « Azur », l’autre par Transdev, « Intermétropoles », promettent de presque doubler l’offre dans ces lots, à l’horizon 2025, pour une contribution publique équivalente ou en baisse. Ce résultat, a priori peu attendu, tient au cercle vertueux sur les recettes de trafic d’une augmentation d’offre de service, et ce plus encore dans les zones particulièrement denses.

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Par Christian Desmaris, Maître de Conférences en Économie, Sciences Po Lyon, Université Lumière Lyon 2 et Guillaume Monchambert, Maître de conférences en économie, Université Lumière Lyon 2

Economie mondiale: quelles perspectives pour 2024 ?

Economie mondiale: quelles perspectives pour 2024 ?

Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) livre son décryptage annuel des grandes tendances à venir dans son ouvrage collectif « L’économie mondiale 2024 » publié aux Éditions La Découverte (collection Repères), à paraître le 7 septembre. Tour d’horizon des grandes questions de l’année à venir avec Isabelle Bensidoun et Jézabel Couppey-Soubeyran, coordinatrices de l’ouvrage.

dans The Conversation France

Dans un contexte des plus difficiles, à la fois de crise énergétique et de guerre sur le sol européen, d’inflation généralisée, de resserrement des politiques monétaires, de turbulences financières, l’économie mondiale n’aura pas si mal résisté. La croissance a certes été divisée par presque deux, de 6,1 % en 2021 à 3,4 % en 2022, mais, dans ces conditions, l’atterrissage aurait pu être bien plus brutal.

Sur le front de l’inflation, la hausse observée depuis fin 2021 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est repliée en octobre 2022, lorsque les tensions sur les marchés de l’énergie et de l’alimentation se sont atténuées.

Toutefois les pressions inflationnistes restent fortes, notamment en zone euro. Si, entre début 2022 et début 2023, l’inflation importée a largement contribué, pour 40 %, à celle des prix à la consommation en zone euro (plus précisément du déflateur de la consommation), la contribution de l’augmentation des profits a été plus forte encore, à hauteur de 45 %, d’après le Fonds monétaire international (FMI).

Pour faire face à la persistance de l’inflation, les banques centrales ont très fortement resserré leur politique monétaire en 2022 et en 2023. Ces resserrements n’allaient pas de soi, notamment en zone euro, où l’inflation ne résultait pas d’une surchauffe de l’économie. Leurs conséquences ont commencé à se manifester avec notamment des tensions dans le secteur bancaire, se traduisant par des faillites de plusieurs banques régionales aux États-Unis et du Credit Suisse sur le continent européen.

Avec les fortes hausses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), ce sont aussi les dettes publiques des pays en développement qui ont été affectées. Le niveau record de défauts souverains dans ces pays en atteste : 9 entre début 2020 et début 2023, contre 13 entre 2000 et 2019.

Le durcissement des politiques monétaires a également conduit à un retournement du cycle immobilier dans les pays de l’OCDE et en Chine. C’est un moteur de la croissance qui se grippe, avec des conséquences d’autant plus fortes que la dépendance de l’économie au secteur de la construction l’est aussi.

Mais au-delà, c’est tout un modèle de croissance, fondé sur la demande et nécessitant en permanence la hausse des prix de l’immobilier et de l’endettement privé, qui apparaît à bout de souffle. La priorité est désormais donnée à la réindustrialisation pour regagner en autonomie et inverser les conséquences sociales de la désindustrialisation. Il n’est pas simple cependant de rétablir le tissu productif dans un modèle de croissance qui a déformé la structure de production en faveur des services et au détriment du secteur manufacturier. Ce redéploiement de l’industrie ne sera possible qu’en changeant de modèle et que s’il s’inscrit dans un plan de décarbonation indispensable face à la menace existentielle que constitue le dérèglement climatique.

Des reconfigurations annonciatrices d’un changement plus ou moins profond sont-elles à l’œuvre ?

Il nous semble que oui. C’est même le fil directeur de cette édition 2024 de l’ouvrage annuel du CEPII : l’économie mondiale est en phase de reconfigurations, au pluriel. D’abord celle de la mondialisation, pour laquelle un changement de paradigme s’observe. Et en la matière, Isabelle Bensidoun et Thomas Grjebine montrent dans leur contribution que ce sont les États-Unis qui ont donné le ton.

Certes les différents épisodes qui se sont succédé – l’après-crise financière, la crise sanitaire, les ruptures d’approvisionnement post-crise sanitaire et la guerre en Ukraine – ont tous conduit à faire de la sécurité une nouvelle priorité. Mais c’est bien la décision des États-Unis de changer de logiciel, pour faire de la réindustrialisation et de la lutte contre le changement climatique leurs priorités, et pour cela d’avoir recours à des subventions massives et des mesures protectionnistes, dans le cadre de l’Inflation Reduction Act notamment, qui ont mis un terme à la mondialisation telle qu’on l’a connue depuis quatre décennies.

C’est aussi en proposant un nouveau consensus de Washington en avril 2023, dont la politique industrielle est le pilier, où le retour des États dans la gestion économique est consacré, et où la promotion du libre-échange n’est plus en vogue, mais remplacée par la recherche d’alliances avec ceux qui partagent les mêmes valeurs, le friendshoring, que les Américains ont rompu avec l’ancien consensus qui reposait sur le retrait des États et la recherche d’une libéralisation toujours plus poussée des forces du marché.


S’il est un domaine où les questions de sécurité et de recompositions ont dû s’observer cette année c’est bien celui de l’énergie ?

Tout à fait. Et c’est un domaine où les recompositions ont dû se faire dans l’urgence, en faisant appel aux alliés ou « amis », comme on veut bien les appeler. Que ce soit les États-Unis pour le gaz liquéfié ou la Norvège et l’Algérie pour le gaz.

Pour Anna Creti et Patrice Geoffron, les conséquences de la guerre en Ukraine ont dépassé les frontières de l’Union européenne, en perturbant les routes mondiales d’acheminement des hydrocarbures, ainsi que le niveau et les mécanismes de prix (prix plafond, rabais forcés), avec pour conséquence un monde énergétique qui tend à se recomposer entre un « marché russe », regroupant les pays qui acceptent de commercer avec la Russie, et un « marché non russe », avec des passerelles comme l’Inde qui raffine du brut russe et le réachemine en partie en Europe.

Toutefois la vulnérabilité des approvisionnements européens, que la guerre en Ukraine a mis au jour, a surtout eu pour conséquence de faire s’envoler les prix du gaz et par contagion ceux de l’électricité, les craintes de rupture ayant pu être limitées par les recompositions. Si début 2023 les prix n’étaient plus aussi délirants qu’à la mi-2022, l’approche de l’hiver pourrait les faire à nouveau augmenter, ce qui réclame que la réforme du marché de l’électricité, pour le rendre moins dépendant des fluctuations des prix du gaz, soit rapidement opérationnelle.

Les politiques industrielles reviennent sur le devant de la scène, le nouveau consensus de Washington en fait son pilier, mais pourquoi un tel retournement ?

Dans leur présentation du nouveau consensus de Washington, les Américains ont été très clairs : tous les modèles de croissance ne se valent pas et celui qui a conduit à atrophier la capacité industrielle dans des secteurs essentiels comme les semi-conducteurs, a fait, de leur point de vue, trop de dégâts pour être poursuivi : dégâts en matière d’indépendance, dégâts sociaux, dégâts politiques.

C’est un nouveau paradigme, où, selon Thomas Grjebine et Jérôme Héricourt, la primeur donnée aux baisses de prix, que la libéralisation commerciale a permis, pour favoriser le pouvoir d’achat du consommateur au prix d’une concurrence accrue pour la production manufacturière nationale, n’est plus de mise.

La politique industrielle est aussi une condition nécessaire pour réussir la transition écologique. C’est une nouvelle révolution industrielle qui s’engage, dont l’enjeu pour les grandes puissances est de ne pas la rater. Et pour cela, l’histoire nous l’enseigne, l’État doit intervenir : protection des industries naissantes et révolutions industrielles sont allées de pair.

Si les raisons pour légitimer les politiques industrielles sont nombreuses, il n’en reste pas moins qu’elles posent de sacrés défis en économie ouverte. Car réindustrialiser est particulièrement difficile dans les pays où la consommation intérieure reste le moteur de la croissance économique et où la désindustrialisation est avancée.

Dans ce cadre, les politiques de relance pour soutenir la demande tendent à réduire la part du secteur manufacturier alors que ce qui est recherché par les politiques industrielles, c’est justement l’inverse. Se pose alors inévitablement la question des protections à mettre en place pour mener à bien la réindustrialisation.

Dans ce contexte, quelle place pour les politiques commerciales, dont l’objet était avant tout de favoriser la libéralisation ?

C’est effectivement le rôle qui leur a été dévolu au tournant des années 1970-1980 et que les années 1990-2000 ont semblé entériner. Les politiques commerciales recherchaient alors avant tout l’efficacité économique par l’exploitation des avantages comparatifs, la minimisation des coûts ou l’optimisation des chaînes de valeurs mondiales. Mais de nouveaux objectifs sont en train de supplanter ceux d’hier.

Pour Charlotte Emlinger, Houssein Guimbard et Kevin Lefebvre, la lutte contre le réchauffement climatique, la sécurité nationale ou encore la sécurisation des approvisionnements redessinent les contours des politiques commerciales. Ce faisant, ces politiques vont se trouver de plus en plus étroitement imbriquées avec les politiques industrielles nationales. À cela s’ajoutent l’augmentation des obstacles au commerce liés à la militarisation des politiques commerciales et la rivalité sino-américaine.

Tout cela laisse penser que les périodes de libéralisation du commerce international sont derrière nous. Le risque cependant dans ce monde qui se polarise est de voir les impératifs géoéconomiques de court terme l’emporter sur les défis environnementaux conditionnant le long terme de l’humanité. Pour éviter qu’il en soit ainsi, il va alors falloir trouver comment restaurer un minimum de multilatéralisme. Une entreprise dont le succès est loin d’être assuré !

La mondialisation commerciale se recompose, les impératifs climatiques et la sécurité économique prennent le pas sur la libéralisation, mais qu’en est-il de la mondialisation financière ?

Là encore, des mutations s’opèrent. L’encensement de la liberté des flux de capitaux et de la flexibilité des taux de changes a fait long feu. Certes, la mondialisation financière n’a pas disparu, mais la tournure qu’elle a prise au fil des crises et de la montée des tensions géopolitiques est très éloignée de l’illusion libérale qui en a été le berceau.

Les banques centrales prennent de plus en plus de mesures qui influencent les flux de capitaux, avec des implications géopolitiques. Elles interviennent sur les marchés des changes, s’accordent des prêts entre elles, échappant ce faisant au multilatéralisme hérité de la fin des années 1940, qui reposait sur de grandes institutions financières internationales telles que le FMI.

La question se pose de ce qui va advenir du dollar dans ce nouveau système monétaire international. Pour Éric Monnet, un monde plus multipolaire se dessine où, sans du tout faire disparaître le dollar, des monnaies différentes, et notamment le renminbi, seront utilisées et thésaurisées en fonction des liens commerciaux et géopolitiques.

Ces reconfigurations qui émergent, avec un rôle plus résolu de la puissance publique, sauront-elles relever le défi de la transition écologique ?

À l’heure où la plupart des limites planétaires, ces seuils que l’humanité n’aurait pas dû dépasser pour ne pas compromettre la viabilité de l’espèce, ont déjà été franchies, pour Michel Aglietta et Étienne Espagne, la planification écologique constitue le seul rempart face au capitalocène, cette ère dans laquelle non seulement l’activité humaine mais aussi le système d’accumulation dans lequel elle se déploie ont conduit à un tel désastre. Et qui dit planification, dit retour des États.

Donc oui ces reconfigurations, bien que très partielles encore, vont dans le bon sens, que ce soit le Green New Deal américain avec la loi IRA – Inflation Reduction Act, le_ Green Deal européen et son Net Zero Industry Act ou la promotion d’une Civilisation écologique en Chine.

Deux écueils toutefois à ces avancées : primo, le cadre de conflictualité géopolitique dans lequel elles s’organisent et les limites que cela produit pour bâtir une planification écologique à l’échelle mondiale, la seule valable pour répondre à la crise écologique ; secundo, la difficulté pour les pays du Sud de trouver leur place dans ce nouveau contexte, sachant que leurs leviers économiques sont bien en deçà de ceux que la Chine, les États-Unis et l’Union européenne peuvent mobiliser.

Dès lors, les stratégies que ces pays peuvent développer sont forcément subordonnées à celles de ces trois blocs, avec plusieurs menaces liées à la concurrence accrue pour les ressources minérales ou à la mise en place de nouvelles chaînes de valeur des technologies vertes. Aussi pour éviter que la planification écologique ne soit réservée à un club restreint, la coopération internationale, moteur fondamental et aujourd’hui manquant, doit être vigoureusement réactivée.

Une planification écologique se met en place, avec certes encore des limites, mais la plus importante d’entre elles n’est-elle pas l’insuffisance des investissements qui y sont consacrés ?

Les évaluations sont désormais nombreuses des besoins d’investissement pour la transformation écologique. Aussi diverses soient-elles, car fondées sur des périmètres sectoriels et des scénarios de transition contrastés, toutes font effectivement état d’un manque d’investissement. Cela pose inévitablement la question de savoir s’il n’y a pas là un problème de financement.

C’est à première vue assez paradoxal puisqu’il existe une masse énorme d’actifs financiers. De quoi se demander s’il ne suffirait pas de mieux les orienter : vers le financement de la transition. Mais pour Jézabel Couppey-Soubeyran et Wojtek Kalinowski, le financement de la transition ne se réduit pas à un problème de réorientation des flux.

D’abord, il ne faut pas surestimer la fluidité́ de cette réorientation : les investissements verts ne remplacent pas nécessairement les investissements bruns, et pour un temps au moins ne font que s’y ajouter, ce qui élève les besoins financiers. Le secteur agricole ou celui des transports fournissent des illustrations utiles.

Ensuite, si tout doit bien sûr être mis en œuvre pour permettre la réorientation des financements privés, il ne faut pas sous-estimer le besoin de fonds publics car, même bien réorientés, les fonds privés n’iront que vers des investissements suffisamment rentables, or ceux nécessaires à une transformation écologique juste ne le sont pas tous.

La part non rentable réclame des financements publics adaptés, protégés de la pression du marché, gratuits voire même sans exigence de retour financier. De nouvelles formes sont en ce sens envisageables sous la forme de dons de monnaie centrale, plus ou moins compatibles avec les cadres institutionnels actuels, selon qu’ils feraient intervenir directement la banque centrale ou des sociétés financières publiques. Nonobstant ces obstacles institutionnels que le débat démocratique pourrait lever, le chemin existe !

Pour un statut vraiment indépendant de la presse

Pour un statut vraiment indépendant de la presse

Avec la loi Pacte de 2019, on peut envisager que toute entreprise de presse soit nécessairement une « société à mission », dont les missions comportent impérativement, par exemple, le respect des décisions éditoriales qui doivent recevoir l’agrément de la société des journalistes explique, dans sa chronique au « Monde » le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel.

Entreprises. La longue grève des journalistes du Journal du dimanche n’a pas fait plier la direction de l’entreprise. Pourtant, de nombreux observateurs et acteurs publics avaient soutenu leur lutte contre la nomination d’un directeur de la rédaction dont ils rejettent les valeurs. Cette décision heurtait aussi la conception du journaliste comme un professionnel attaché à la liberté d’investigation et au traitement rigoureux de l’information, qualités dont l’absence dans les réseaux sociaux est si dénoncée.

Reste que du point de vue du droit – et au-delà des couleurs politiques des protagonistes –, rien n’empêche une telle décision ! D’où le retour d’un projet ancien : celui d’une entreprise de presse plus respectueuse de ses journalistes. Sauf qu’aujourd’hui la réforme du droit de l’entreprise lui offre de nouvelles pistes.

Le droit de la presse a été avant tout fondé sur la liberté. Liberté de l’entrepreneur qui peut créer une société de presse à sa guise. Liberté pour chacun d’exercer une activité de journaliste comme pigiste ou salarié de ces sociétés. Les législations qui ont suivi n’ont pas dérogé à ce principe. Elles ont voulu protéger le public en garantissant la transparence des actionnaires et des responsables de la publication ; en limitant l’emprise d’un seul financier ou celle des étrangers.

Le métier de journaliste n’exige ni diplôme ni carte de presse. Et malgré son utilité (accréditations, protections…), celle-ci n’est détenue que par une minorité de journalistes. Certes, une instance nationale valide le statut d’entreprise de presse ou celui de journaliste professionnel et des chartes déontologiques internationales encadrent les droits et les devoirs de la presse. Mais le code du travail ne modifie que marginalement le statut salarial du journaliste et ne lui donne aucun droit de regard sur la direction de l’entreprise de presse (Journalistes, des salariés comme les autres ? Représenter, participer, mobiliser, de Camille Dupuy, Presses universitaires de Rennes, 2016).

Cette situation a suscité la multiplication des sociétés de journalistes qui portent la voix de la rédaction, mais sans légitimité institutionnelle. Ou le recours à des montages juridiques, à l’instar des quotidiens Libération et Le Monde, où les journalistes détiennent une part de la société détentrice du média. Le droit a aussi instauré une « société solidaire de presse d’information », qui ne peut être détenue que par ses collaborateurs.

Le fiasco français des résultats des mondiaux d’athlétisme

Le fiasco français des résultats des mondiaux d’athlétisme

Pour les professeurs d’université Jean Griffet et Maxime Travert, réduire le sport à une dimension sanitaire ne permet pas de fidéliser la pratique sportive. C’est pourquoi il convient, expliquent-ils dans une tribune au « Monde », de revoir la place de la culture sportive dans nos sociétés.

Les dirigeants de la Fédération française d’athlétisme (FFA) sont convoqués au ministère des sports pour s’expliquer sur l’absence de résultats significatifs aux championnats du monde d’athlétisme. Compte tenu des efforts financiers consentis par notre pays en direction des fédérations, il est légitime qu’un bilan soit réalisé, à la fin de chaque grande compétition, afin de mesurer l’efficacité des moyens mis en œuvre.

Mais ces résultats doivent également interpeller l’efficacité de nos politiques publiques de promotion du sport dans la société. Certes, il y a une distance considérable entre les pratiquants d’exception et les pratiquants ordinaires. Les premiers n’existeraient toutefois pas sans les seconds.

Or, les Françaises et les Français – plus particulièrement les jeunes générations – sont de moins en moins sportifs : la culture sportive n’est plus un élément stable et massif qui participe à la construction de leur place dans la société.

Face à cette réalité, les pouvoirs publics engagent des initiatives dont l’ambition principale est de « faire bouger » les jeunes et les adolescents. L’objectif premier n’est pas dissimulé : il s’agit de lutter contre la sédentarité et ses conséquences négatives sur la santé.

Pour autant, l’adhésion à la pratique sportive ne devrait pas se réduire à une ambition sanitaire. Bouger, ce n’est pas faire du sport. Faire du sport, c’est s’engager, éprouver des plaisirs, ceux – multiples et variés –, que procure sa pratique et qu’il convient d’identifier avec soin. Nier ces dimensions expressives associées à tout engagement sportif, c’est ignorer tous ceux qui pratiquent le sport, et ils sont nombreux, pour d’autres raisons que celles centrées sur la santé.

Un autre aspect ne doit pas être ignoré. Si une grande majorité des jeunes ont pratiqué un sport, nombreux sont ceux qui l’abandonnent : sa pratique n’est plus attractive. Elle est même parfois devenue répulsive. Par conséquent, l’action publique ne peut plus se limiter à porter des initiatives uniquement centrées sur la promotion du sport ; elles doivent également être pensées autour de la fidélisation de nos jeunes à sa pratique, afin de traiter le problème du décrochage sportif.

Économie, politique, société: les plus lus 30 août 2023 -6h25

Économie, politique, société: les plus lus 30 août 2023 -6h25

Taxe foncière : Flambée de hausses dans les grandes villes
Environnement: La neutralité carbone est une illusion pour une collectivité locale isolée
Le mensonge du rattrapage des salaires sur l’inflation
L’échec de la « grande initiative politique » de Macron
Prix Alimentaires: pas de baisses
Intersyndicale: appel à une mobilisation pour le pouvoir d’achat
Prix de l’alimentaire : du « panier au caddie inflation », le grand guignol du gouvernement
Epargne : le manque de culture économique et financière des Français
Les dividendes au plus hauts, le pouvoir d’achat au plus bas
Macron: à défaut dun référendun, un « préférendum »….qui n’aura pas lieu
Abaya: la dérive d’une partie de la gauche
Société- La laïcité : vertu ou principe ?
Ferroviaire : La problématique de la performance des TER
Economie mondiale: quelles perspectives pour 2024 ?
Pour un statut vraiment indépendant de la presse
Le fiasco français des résultats des mondiaux d’athlétisme

Ecole: Retour aux fondamentaux et à la laïcité
Mobilisation sociale et pouvoir d’achat: manif le 13 octobre de l’intersyndicale
Energie : une triple diversification est nécessaire
Pas de baisse des taux déclare Le Maire, donc des hausses ?
IA: Une menace pour l’espèce humaine
Sport: un marasme sportif à prévoir pour la France aux JO de 2024
Profits automobiles : les Chinois se gavent
Alimentaire : la hausse de l’inflation ralentit mais pas les prix !
De plus en plus de chômeurs chez de chefs d’entreprise: Indicateur avancé de la conjoncture
Bourses: Paris passe devant Londres
Social–Les salaires n’ont pas rattrapé l’inflation !
Marylise-leon, cfdt: appel à une mobilisation pour le pouvoir d’achat
La destruction d’EDF: Une erreur stratégique voulue
Niger: La fermeture des frontières va provoquer un drame économique et social
Climat: Redéfinir les règles du commerce mondial ?
Rachel-khan et Médine: le racisme –n-est-pas-négociable
Niger : l’hypocrisie des États-Unis et de l’Europe

Économie: climat des affaires en baisse
Mercato politique : Ségolène Royal transférée chez Mélenchon !
Économie–Inflation et crise du logement vont plomber la croissance
Grande initiative politique : Macron invite l’opposition à un goûter !
JO : un marasme sportif à prévoir pour la France en 2024
L’interdiction de l’Abaya à l’école critiquée par la gauche !
États-Unis : de nouvelles hausses des taux ?
Le président indien plaide pour l’intégration de l’union africaine dans le G20
Russie : Le bourreau confirme la mort de Prigojine
Taxe d’habitation: Retour progressif ?
Canicule-Climat: vers une planète inhabitable ?
Société- Intelligence artificielle :intérêts et illusions
Inflation: + 5,3% en moyenne en zone euro ?
La complexité des signaux acoustiques de la parole
L’individualisme en recul ?
Economie- Croissance France: dépression en juillet et août

Envol du prix de l’électricité : conséquence des choix incohérents
Robotisation et humains: quelle complémentarité ?
Hausse des températures et de la mortalité
Climat : vers une planète inhabitable ?
Conjoncture économique: Le climat des affaires en baisse
La Russie victime de ses erreurs
Social-Pouvoir d’achat: manif le 13 octobre de l’intersyndicale
Drogue à Nîmes: Les mesures de Darmanin trop limitées
La « grande » initiative politique de Macron: une réunion et un diner
Alimentaires: pas de baisses des prix
Européennes et mercato politique : Ségolène Royal transférée chez Mélenchon !
Conflit Ukraine: Sarkozy, homme politique français ou influenceur russe
Inflation et crise du logement vont plomber la croissance
Société- Intelligence artificielle : progrès et illusions
Inflation Zone euro: + 5,3% en moyenne ?
Economie- Croissance France: dans le rouge en juillet et août

Poltique- BRICS : Un ensemble douteux pas très démocratique
Endettement public de la France : l’équivalent d’une dette de plus de 80 000 € par ménage
La « grande initiative politique » de Macron, du bidon !
Société- Drogue: La France au cœur des trafics
Les salaires n’ont pas rattrapé l’inflation !
L’enjeu économique de la drogue
Drogue à Nimes: Les mesures de Darmanin sont à étendre dans tous les départements
Affaire Sarkozy-Kadhafi: procès en 2025
Pouvoir d’achat: manif le 13 octobre de l’intersyndicale
Drogue Nîmes: Nouveau règlement de comptes mortel
Hausse des prix de l’électricité : conséquence des choix incohérents
Marché Automobiles : Le boom des importations chinoises en France
Fiscalité-budget 2024: Pas d’impôts en plus… mais des prélèvements supplémentaires
Environnement: Un fonds mondial pour la nature…très modeste
Européennes et mercato politique : Ségolène Royal recrutée par Mélenchon !
Politique-Élections européennes : un éclatement durable de la NUPES ?
Politique-Russie-Prigogine: se soumettre à Poutine ou mourir

Russie-Prigogine: se soumettre à Poutine ou mourir
Élections européennes : un éclatement durable de la NUPES ?
Les infirmières surexploitées quittent le métier
Comble de l’hypocrisie criminelle : Poutine salue la mémoire de Prigogine !
BRICS : Un ensemble douteux
Conjoncture : pas de reprise économique avant 2024
Le climat des affaires : en baisse
Un fonds mondial pour la nature
Recours aux centrales à charbon ?
Dette publique : l’équivalent d’une dette de plus de 40 000 € par habitant
Drogue Nîmes: Nouveau règlement de comptes mortel
Enseignement-Abandon progressif des maths au lycée
Incendie : les fumée principal danger
Politique- Macron- « la grande initiative « , du bidon
ChatGPT : Une mutation du rapport au monde ?
Canicules : vers une planète inhabitable ?
Dette publique : l’équivalent d’une dette de plus de 80 000 € par ménage

Afghanistan : un véritable apartheid qui vise les femmes
Politique- BRICS : Un ensemble hétéroclite et très contradictoire
Le grand enjeu : la répartition équitable de la valeur créée
Macron : interview fleuve et très floue
Conflit Ukraine : Sarkozy rétro pédale…. mal !
Croissance France: dans le rouge en juillet et août
Budget 2024 : pas de hausse d’impôts mais des ponctions supplémentaires
Macron- grande initiative politique: du bidon
Virus de la dictature russe : épidémie d’accidents mortels
Russie-mort de Prigojine : pas vraiment une surprise et avertissement
Dette publique : l’équivalent d’une dette de plus de 40 000 € par habitant
Social-Environnement et santé au travail
Environnement-Blockchain et énergie
Température : vers une planète inhabitable ?
Subir les canicules ou s’adapter
Budget 2024 : Augmentation de 30 milliards du coût de la dette et 43 000 Euros par habitant

Voitures Automobiles : Le boom des importations chinoises en France
Température: Pourquoi fuir les villes
Marseille et drogue : déjà 32 morts en huit mois
Trafic de drogue: le poids économique
Température-Paris, une des villes les plus chaudes en Europe
Guerre des gangs de drogues: un enfant de 10 ans tué
Prêts personnels à la consommation : En baisse de près de 30 %
Automobiles: pas de véhicules autonomes, mais des véhicules automatisés » (Anne-Marie Idrac)
Véhicule autonome Tesla : une autonomie bidon
Epargne livrets A : record en juillet
Canicule et mortalité
Sommet des BRICS : Un ensemble hétéroclite et très contradictoire
Stupéfiants- La France au centre des trafics mondiaux de drogue
Pourquoi des canicules de plus en plus fréquentes

Budget : Augmentation de 30 milliards du coût de la dette
Dette publique : de 15 % à 113 % du PIB en 50 ans !
Toujours dans l’attente du plan grand âge
Daniel Cohen, un intellectuel complet
Réduction des Impôts de production : le patronat contre l’étalement
Automobile : Le boom des importations chinoises en France
Avenir climat : des canicules de plus en plus fréquentes
Nucléaire : centrales prolongées au-delà de 40 ans
Chaleur au travail : les droits des salariés
Croissance Allemagne : encore dans le rouge
Politique- Niger, le putsch de trop
Environnement -Climat et enjeu de l’eau
Energie : La sobriété surtout pour les pauvres
Température-Environnement: Pourquoi il faut fuir les villes
Prix de l’électricité : conséquence des choix incohérents

Robots et humains: quelle complémentarité ?
Crise de l’électricité : conséquence des choix incohérents
Services publics : les enjeux structurels ?
L’insuffisante culture financière des Français
Science et Société-La fin de homme face à l’intelligence artificielle ?
Inflation Zone euro: confirmée à 5,3% ?
International-Sarkozy, homme politique ou influenceur russe
Réchauffement de l’Atlantique et climat
Température : nouveaux records, pourquoi ?
Climat-Paris, une des villes les plus chaudes en Europe
Endettement public : de 15 % à 113 % du PIB en 50 ans !
Politique- Un parti écolo ou un parti gauchiste ?
Gestion de l’eau: changer de braquets
Réseaux d’influence – Des Médicis à Nicolas Sarkozy….. et Macron ?<
Après les incendies, pour une autre politique de régénération des forêts
Climat-Environnement: Pourquoi il faut fuir les villes

Société-La fin de homme face à l’intelligence artificielle ?
Environnement-Les cornucopiens… et les charlatans
Environnement: Pourquoi il faut fuir les villes
Super profits mais baisse des salaires (l’OCDE)
Politique- Niger et Afrique : manipulation des foules
Sarkozy, homme politique français ou influenceur russe
Perspectives Chine : vers le déclin ?
Gouvernement et Canicule : mise en place d’ un numéro de téléphone !
Le prix de l’ énergie va maintenir l’inflation
Chine: yuan en baisse
Société-Crise alimentaire : une autre agriculture ?
Abondance, abondance….. Est-ce qu’on a une gueule d’abondance
Société–Abondance et sobriété pour qui ?
Société-Intelligence artificielle : progrès et illusions
Société : la folie de la métropolisation

Température-Paris, une des villes les plus chaudes en Europe
Santé-la résistance aux antibiotiques
L’énergie va maintenir l’inflation
L’énergie va maintenir l’inflation
Politique- Sarkozy, le parrain de Darmanin
Politique- Macron confirme son immobilisme
Chine : vers le déclin économique ?
Canicule : mise en place un numéro de téléphone !
Température : pourquoi de nouveaux records ?
Russie-Sarkozy, homme politique ou influenceur
Politique- changement pour le changement: Une obsession maladive
Foot et business: salaires de 11500 000 à 6 millions par mois
Mensonge gouvernementale : Les salaires auraient rattrapé l’inflation !
Zone euro: l’inflation « officielle » confirmée à 5,3%
Intelligence artificielle–danger pour l’espèce humaine ?
Société-Violences: un manque d’autorité
Afrique- les dictatures vont alimenter la poussée migratoire
Baisse en volume des achats alimentaires

Les causes de la crise immobilière (Xavier Lépine)
Température : toujours et encore de nouveaux records, pourquoi ?
Politique- Macron : Un président toujours paralysé !
Cours Pétrole vers les 100 dollars ?
L’énergie va à nouveau peser sur l’inflation
L’énergie va à nouveau peser sur l’inflation
La crise immobilière menace toute l’activité
Immobilier : la chute se confirme
Canicule : Elisabeth Borne met en place un Numéro de téléphone !
Inflation et Finances : quel impact des taux sur les actions
Canicule et réchauffement de l’Atlantique
Prix Electricité : l’arnaque de la concurrence des fournisseurs alternatifs
Sarkozy, le parrain de la droite
Chine : Le trou noir économique

Comment lutter contre la résistance aux antibiotiques
Chat GPT: Des promesses françaises douteuses
Sarkozy, le parrain de Darmanin
Chaleurs extrêmes encore attendues dans le midi
Frais d’études étudiants : coût en hausse de de 7 à 10%
Chine: vers un effondrement ?
>Macron va parler…… de tout et de rien
L’énergie va plomber l’inflation
L’énergie va plomber l’inflation
Marseille Chicago: nouvelle fusillade mortelle
Avenir Afrique : une pauvreté favorable au populisme et au terrorisme
Climat-Paris, une des villes les plus chaudes en Europe
Monnaie-L’Euro, bourreau et sauveur
Co2: Quelle tarification ?
Santé- Relocaliser la production de médicaments
Impact du changement cli

Paris, une des villes les plus chaudes en Europe
Consommation-Baisse en volume des achats alimentaires
Température : encore de nouveaux records ?
Environnement et forêt: puits-de-carbone-en-danger
Marseille et la violence
Les forêts françaises en danger (les Échos)
L’administration Biden pour l’interventionnisme actif
Les 28 universités françaises du classement de Shanghai 2022
Croissance Etats-Unis : la consommation en hausse
Classement de Shanghai 2023 : les 20 meilleures universités
Electricité : l’arnaque de la concurrence des fournisseurs alternatifs
La hausse du prix de l’énergie va plomber l’inflation
Prix Pétrole : en route vers les 100 dollars ?
Etat: Une recentralisation rampante
Réduction des émissions : Quelle tarification de la tonne de CO2 ?

Drogue: La France au centre des trafics mondiaux
Prix alimentaire: Toujours à un très haut
Croissance deuxième trimestre : petite hausse …fragile
Economie: « De l’abondance à la rareté », changement de paradigme
Le phénomène Trump
Marseille Chicago : déjà 32 morts en huit mois
Pétrole : en route vers les 100 dollars ?
OpenIA: des infos bidon !
Russie: Le rouble dégringole
Trump encore inculpé de fraude électorale
Politique- Macron , président paralysé !
Climat-Régions menacées par les températures extrêmes
Forêts: puits-de-carbone-en-danger
Etudiant- Frais d’études: coût en hausse de 6,47 % sur l’année 2023-2024
Poids économique du trafic de drogue

Démocraties en Europe: un besoin de légitimité
Niger et Afrique : manipulation des foules
Economie- Inflation Europe : Encore loin de 2 %
Economie -hyper-profits mais baisse des salaires (l’OCDE)
Avenir Afrique : un sous-développement favorable au populisme et au terrorisme
Société- Macron : Un président paralysé !
Putschs Sahel : une conjoncture qui va favoriser la poussée migratoire
Température : toujours de nouveaux records ?
Baisse en volume des achats alimentaires
Violences: un manque d’autorité légitime
Prix et consommation : la viande blanche remplace la viande rouge
Environnement-Allemagne: Des centrales à gaz zéro émission !
Ecologie : Le mensonge de l’ électricité verte
Santé-Covid: un nouveau variant
Energie- gaz , pétrole et électricité vont plomber l’inflation

Finances : impact des taux sur les actions
Sciences-IA, illusion d’intelligence ?
Société: Niger , Burkina et Mali: une conjoncture qui va favoriser la poussée migratoire
Pouvoir d’achat et intox : Les salaires auraient rattrapé l’inflation !
Politique- Macron : Un président paralysé !
Société- l’IA , menace pour l’espèce humaine ?
Environnement: Pourquoi fuir les villes
Conjoncture économique -La crise immobilière menace toute l’activité
Prix Energie- gaz et du pétrole vont plomber l’inflation
Un rapport entre violences et déficit démocratique
Violences: un manque d’autorité légitime
Prix Electricité : revoir la régulation
Température : encore de nouveaux records ?
Prix ,de, l’électricité ,: l’arnaque ,de, la, concurrence ,des ,fournisseurs, alternatifs

Température : pourquoi s’attendre à de nouveaux records
Encore des influenceuses françaises épinglées
Température en Espagne : 47° record
Le Covid reprend avec un nouveau variant
Un texte européen insuffisant pour restaurer la nature
Inflation Europe : Encore loin de 2 %
Inflation: Hausse aux États-Unis
Voitures électriques: Un impact environnemental non négligeable
Dépenses médecine: Les Français paieront plus
Niger–CEDEAO : pour l’instant des menaces verbales
Grande pauvreté: au moins 2 millions de personnes
Economie -Les marges en hausse mais baisse des salaires (l’OCDE)
Environnement et grandes entreprises : surtout du vent
Société-La fin de homme face à l’IA ?
Contre la radicalité stérile, le retour de la social-démocratie ?
Environnement-Il est urgent de quitter les villes

Alimentaire- Le temps frais fait chuter les légumes et fruits
Sondage russe: réélection de Poutine avec entre 90 et 150% ! record du monde
Folie écologique: un paquebot transportant 10 000 personnes
Chine : déflation confirmée
Energie-Envolée aussi du prix du gaz
Livret A- recours contre le blocage du taux à 3%
Prix pétrole: forte hausse
Une application de l’IA devine les mots en analysant les sons du clavier
IA-Les risques de l’intelligence artificielle non maîtrisée
IA, illusion d’intelligence ?
« Canicule-asymptomatique »
Politique Afrique-Niger: la manipulation des foules
Crise immobilière: une menace pour toute l’économie
Les cornucopiens… et les charlatans
Il est urgent de quitter les villes
Environnement : « Le concept d’espèce utile ou nuisible »
Impact social et environnemental- le vrai coût de nos achats

La crise immobilière menace toute l’économie
L’ intégralisme écologique
« Grâce à l’inflation », les bénéfices du CAC 40 en forte hausse au premier semestre
France: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !
Impôt sur les banques en Italie : la taxe qui fait peur
France : Réduction du déficit commercial
Niger: fin et échec de Barkhane pour des sénateurs
Une alliance Sud-américaine contre la déforestation
Economie: la chine en déflation
Politique: Des pays africains dans la gueule du loup russe !
Combien va durer l’inflation ?
Epargne en forte hausse, pourquoi ?
Climatisation : une aberration écologique
Malaise police: une grave crise de légitimité du politique
Niger : la manipulation des foules
Automobiles et environnement: Des voitures trop lourdes, trop puissantes….. et trop onéreuses
Niger: Nouvel échec de la France
Relégitimer les démocraties

Macron prend les Français pour des enfants !
Niger: la manipulation des foules en Afrique
Les prix alimentaires : nouvelles hausse à prévoir
Social: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !
Crise Immobilier : une menace pour toute l’ économie
Ultimatum au Niger : la CEDEAO partagée entre les démocrates et les régimes militaires
Intox: Les salaires auraient rattrapé l’inflation !
Energie et environnement :Le mensonge de l’ électricité verte
Croissance Allemagne : production industrielle en baisse
Covid: un nouveau variant
Politique: Des pays africains dans la gueule du loup russe !
Addiction Tabac et alcool: coût social largement supérieur aux recettes fiscales
Environnement: Des voitures trop lourdes, trop puissante….. et trop onéreuses
Crise du JDD et avenir de la presse française
Avenir Niger : des lendemains incertains
ÉMEUTES: « L’ÉTAT EST BEAUCOUP TROP MOU ET FAIBLE » propos du rappeur Booba

JDD: Journal bâclé et virage à droite
Niger et Afrique: La versatilité et la manipulation des foules
Niger et Afrique : l’échec de la politique française de développement
Afrique Niger: Des manifestants manipulés
Climat et Santé -Progression des virus exotiques
Le temps frais fait chuter les légumes et fruits
Russie : de plus en plus vers une économie de guerre
Pétrole: Prix toujours en hausse
Zone euro : L’inflation à un pic en Europe?
Taux: De nouvelles hausses encore possibles aux États-Unis
La mutation politique de l’Afrique
Afrique : dette et sous-développement ouvrent la porte au populisme et au terrorisme
Les salaires auraient rattrapé l’inflation !
Nouveaux hyper profits pour grandes entreprises et facture pour les ménages
Politique- Incompatibilité entre capitalisme et écologie ?

Energie-Electricité: un marché européen devenu fou
Politique-Niger: L’échec stratégique de la France
Politique- Niger: Des manifestants manipulés
Niger : l’appel du président déchu Mohamed Bazoum
Incompatibilité entre capitalisme et écologie ? Les enseignements d’Ignacy Sachs
Politiques -écolos bobos : les pires ennemis de l’environnement
Immobilier : une crise qui menace toute économie
Logement- Les raisons de la crise immobilière (Xavier Lépine)
Crédit immobilier: une baisse de 50%, pourquoi ?
Démocratie-présidentielle Sénégal : l’Assemblée rend leur éligibilité à deux opposants
Santé -Progression des virus exotiques
Politique-Putschs Afrique : Une épidémie contagieuse ?
Energie: La géothermie: ressource sous-utilisée
Politique: Niger et Afrique : l’échec d’abord de la politique française de développement
Société-Violences et démocratie sont liées

Société-Violences: une conséquences de la caricature de démocratie
Epargne en forte hausse, pourquoi ?
Conflit police-justice: une grave crise d’autorité et de légitimité du politique
Macron: un Président des chienlits
Prix Electricité : repenser la régulation
Niger et Afrique : l’échec d’abord de la politique française de développement
Chauffage à l ‘électricité: de plus en plus cher
Putschs en Afrique : Une maladie contagieuse
Politique-Niger: un pays dépendant financièrement de l’extérieur
Politique- Rétablir la confiance entre police et justice
Les écolos bobos dingos : les pires ennemis de l’environnement
Environnement: Sauver l’écosystème des sols
Climat-Progression des virus exotiques
Sondage de la gauche: Fabien Roussel en tête
Navalny: la grande trouille de Poutine
Sondage propriétaires véhicule électriques : 54 % mécontents

SONDAGE Macron : toujours très bas
Niger: L’échec stratégique de la France
Les dictatures et la Russie menacent toute l’Afrique de l’Ouest
Pétition contre la viande de cheval
Finances : la remontée des taux pèse sur les actions
Turquie : l’inflation à près de 50%…au moins !
Pétrole : réduction de production prolongée par l’Arabie Saoudite
Electricité: la France doit se retirer du marché européen devenu fou
Trump persécuté… Bientôt canonisé ?
Des médecins impose des consultations à 30 € au lieu de 25
Politique-Macron: le Président des chienlits
Société-Emeutes : le grand silence de Macron !
Inflation : hyper profits pour grandes entreprises et la facture pour les ménages !
Politique- Crise au Niger : Macron part en vacances à Brégançon !
États-Unis : la démocratie menacée par Trump

Crise au Niger et en Afrique: Macron part en vacances à Brégançon !
CRISE AU NIGER: Des putschistes irresponsables
Putschs Afrique : Une épidémie contagieuse ?
Niger : aussi l’échec d’abord de la politique française de développement
Tabac et alcool : le coût social largement supérieur aux recettes fiscales
Allemagne: Des centrales à gaz zéro émission !
Note financière par les agences : pas d’impact sur la dette ?
Alpine: Gagner ou disparaître ?
Inflation et consommation : la viande blanche remplace la viande rouge
Afrique et Niger l’échec d’abord de la politique française de développement
Politique-Afrique : de la démocratie vers les dictatures
La géothermie: ressource sous-utilisée
Progression des virus exotiques
Rétablir la confiance entre police et justice
Le recul des démocraties
Ferroviaire France : investissements insuffisants comparés aux autres pays

Chômage UE: Au plus bas
Assurance-chômage : nouvelle cure d’austérité
Arrêt de l’artificialisation-des-sols: risque de hausse du prix du logement
Le chauffage électrique déjà coûteux après les hausses d’EDF encore plus cher
Espagne: une forte croissance à 2.5% e raison du contrôle des prix de l’énergie
Interdiction en 2026 et chaudières à gaz : le gouvernement recule
Pétrole : reprise de l’envol des cours
États-Unis : hausse des taux obligataires
Notation financière: Baisse de la note États-Unis
Niger: des manifestations anti France téléguidées
Afrique et Niger l’échec d’abord de la politique française de développement
Énergie–Electricité : repenser la régulation
États-Unis–Trump inculpé pour fraude électorale
Afrique : Une épidémie de putschs
Niger: un pays dépendant financièrement de l’extérieur
NOUVELLE CALÉDONIE: risque de fermeture de mines de de NICKEL

Malaise police-justice: une grave crise d’autorité et de légitimité du politique
Opposition police-justice: un manque de confiance dans la démocratie
Politique-Ségolène Royal : candidate de Mélenchon et-ou de Cyril Hanouna !
Crise du JDD et de la liberté de la presse
Politique-Niger: l’énorme manipulation de la Russie
Afrique: La dangereuse montée des dictatures
Inflation Produits alimentaires : l’attentisme du gouvernement
Inflation Zone euro : nouveau tassement à 5.3%
Prix de l’Électricité: la hausse va se poursuivre
Afrique : de la démocratie aux dictatures
Electricité : repenser la régulation
Niger: Pourquoi la mise en cause de la stratégie occidentale
Inflation : super bénéfices pour grandes entreprises profitent et la facture pour les ménages !
Finances-Epargne-Livret A : la collecte en forte hausse, pourquoi ?
Afrique et démocratie: l’échec d’abord de la politique française de développement

Economie-Croissance deuxième trimestre : petite hausse …fragile
NIGER: Ultimatum de l’Union africaine et de la CDEAO
Pourquoi une crise immobilière
Retraites: décrets pour la fin des régimes spéciaux… pour les nouveaux embauchés
Afrique-Sahel : La France chassée du Niger
Prix: Toujours à un très haut niveau dans l’alimentaire
Environnement-Le mythe du lithium « dit vert »
Endettement : la pieuvre chinoise dans les pays pauvres
Sondage popularité: Borne à 36%
Niger: l’énorme manipulation de la Russie
Afrique : de la démocratie aux dictatures
Prévenir les cancers en favorisant les comportements vertueux par la réglementation
Ségolène Royal : candidate de Mélenchon ou de Cyril Hanouna !
Transition écologique : Le rôle de la biomasse
Mbappé: 100 millions pour le transfert au Real

Des pays africains dans la gueule du loup russe !
Climat- les graves conséquences du réchauffement des mers
Endettement et néocoloniatisme : la pieuvre chinoise dans les pays pauvres
Le mythe du lithium « dit vert »
Malaise de la police: conséquence d’une grave crise de d’autorité et de légitimité du politique
immobilier: Menace de crise grave
Cirque juridique: DUPOND-MORETTI devant la cour de justice de la république
Inflation : les grandes entreprises profitent et les ménages payent !
Climat juillet 2023: le plus chaud de la planète
Social-Inflation: Toujours à un très haut niveau dans l’alimentaire
Les raisons de la crise immobilière (Xavier Lépine)
Stupéfiants-Drogue: La France au cœur des trafics mondiaux
Conjoncture Immobilier : la baisse des ventes continue
Environnement-Chaudière à gaz interdite sauf à l’Élysée !
Le rôle important de la biomasse dans la transition écologique
Co2 et Forêts: des puits-de-carbone-en-danger

Sahel : La France chassée du Niger
Attal conscient de la catastrophe de l’éducation nationale et pour l’uniforme
Cirque juridico politique DUPOND-MORETTI devant la cour de justice de la république
Immobilier: Baisse des permis de construire
Immobilier: Menace de bulles
Record de chaleur aussi dans l’Atlantique
Inflation: Toujours très haut niveau dans l’alimentaire
Moscou et les pays africains: Contre le colonialisme, la dictature !
La collision entre un bus et la voiture d’un chauffeur ivre a encore provoqué 2 morts .dans les Yvelines
Croissance deuxième trimestre : petite hausse
Sécheresse: Mauvaise gestion de l’eau pour l’UFC-Que choisir
Drogue: Le cancer qui gagne toute la société française
Conflit police-justice ou grave crise de légitimité du politique ?
Hausse des prix et inflation: Les grandes entreprises en profitent pas les ménages !
Quelle politique internationale contre la drogue
Transition écologique : qui doit payer ?

Le conflit police-justice révèle une grave crise de légitimité du politique
CLIMAT: le début de « L’ÈRE DE L’ÉBULLITION » ( ONU)
EDF: Des bénéfices au second semestre mais une dette de 65 milliards et 150 milliards à trouver
États-Unis : la hausse des taux n’empêche pas la croissance
Hausse des taux aussi de la BCE
Politique-Niger : la maladie des coups d’Etat en Afrique
Social-Alimentaires: Les prix toujours en hausse
Environnement- La climatisation : une aberration écologique
Livret A et assurance-vie en hausse
Mauvaise gestion de l’eau pour l’UFC-Que choisir
juillet 2023: le plus chaud de la planète
Santé : Où est la réforme ?
La « nationalité de papier » ?
La reconversion des dealers ?
Zone euro : Inflation à 5.5%
Inflation: Les grandes entreprises en profitent pas les ménages !

La climatisation : une aberration écologique
Borne: discours plat et insignifiant
Les régions menacées par les températures extrêmes
Interdiction des chaudières à gaz : un effet positif
France-Chômage stable
Perspectives économiques–Quelle évolution de l’inflation ?
Alimentaires: Les prix toujours en hausse
Sommet Russie-Afrique: pour mieux piller les ressources locales
Niger : la maladie des coups d’Etat en Afrique
Henri Guaino pour l’indexation des salaires»
Politique-La police révèle une grave crise de légitimité du politique
Le roi Macron désigne son héritier
Forêts: -puits-de-carbone-en-danger
Forêt et biomasse dans la transition écologique ?
Sauver les forêts: un coût de 10 milliards
La France plaide contre l’exploitation minière des fonds marins

La révolte dans la police révèle une grave crise d’autorité et de légitimité du politique
La biomasse dans la transition écologique ?
La police victime expiatoire de la justice ?
Les dangers de l’extraction du lithium « dit vert »
Chili : »l’hydrogène vert » le moins cher du monde
Santé: les dégâts de la financiarisation
Engie contre la suppression des chaudières à gaz !
Chaudière à gaz interdite sauf à l’Élysée !
Croissance mondiale :Légère révision en hausse par le FMI
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Trafic de drogue: La France au centre des trafics
La crise immobilière
Industrie Automobiles made in France: le mythe
Afghanistan : interdiction aussi des salons de beauté !
MÉDITERRANÉE: record de température de la mer
Conflit- après les banlieues, la police ?

Emeutes : le grand silence de Macron !
Drogue: La France au cœur des trafics
Logement : « L’accès à la propriété , un enjeu démocratique
Fin des tickets de caisse : une arnaque ?
Impôts : une baisse de deux milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat, une misère !
La problématique de la crise immobilière
Economies budgétaires: Les dépenses sociales dans le viseur
Pétrole : hausse des cours depuis un mois
MBappé: : Une offre de 300 millions pour son transfert !
Macron- Ce qu’il faut retenir de l’interview : trop tardif, trop loin
Endettement : la pieuvre chinoise dans les pays pauvres
Climat- Réchauffement des mers: les conséquences
Blocage Céréales russe : des millions de victimes à prévoir
Automobiles made in France: le mythe
Canicule: conséquences sur la santé
Epargne-Livret A : la collecte en forte hausse, pourquoi ?

Environnement- G20: échec pour la réduction des énergies fossiles
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Energie- Électricité– Des centrales solaires dans l’espace ?
Nouméa : nouveau référendum ou nouveau statut
Epargne-Livret A : la collecte en forte hausse, pourquoi ?
Nucléaire: le garant d’une indépendance énergétique
Céréales : des millions de victimes avec le blocage russe
Politique-Violences: le grand silence de Macron !
Avenir du nucléaire: plombé par l’Etatisme ?
Nouvelle hausse des taux aux Etats-Unis et dans l’UE ensuite
Transport-Le train plus cher que l’avion, pourquoi ?
Combien de temps va durer l’inflation ?
Ingénierie solaire-: pour-des-règles-de-gouvernance
La drogue dans la jeunesse
Température juillet 2023: nouveau record mondial
Macron dans le Pacifique: une légitimité anecdotique

Politique: Un micro remaniement bidon…et provisoire
Poltique-Emeutes: le grand silence de Macron !
Politique: Un micro remaniement bidon…et provisoire
Livret A : la collecte en forte hausse, pourquoi ?
Électricité– Des centrales solaire dans l’espace ?
Le train plus cher que l’avion, pourquoi ?
Juillet 2023 : record du monde des températures ?
Le vivant : une référence pour transformer la société ? (Kalina Raskin)
G20: Pas d’accord concernant la réduction des énergies fossiles
Emmanuel Macron dans le flou… à Nouméa

Hôpital public »: la crise va s’amplifier selon le porte-parole des urgentistes de France
Emeutes: le grand silence de Macron !
KYLIAN MBAPPÉ À VENDRE pour 200 millions
Livret A: Encore un record
Climat: Une raison supplémentaire pour faire augmenter le prix des assurances
Remaniement du gouvernement : Des inconnus remplacent des inconnus !
La loi «Plein emploi» va augmenter mécaniquement le chômage
Record de chaleur: conséquences sur la santé
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Social-Pauvreté: record en France d’après l’Insee

Remaniement: Un gouvernement de courtisans
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Croissance économique : conjoncture stable
Ficsalité: des influenceurs épinglés
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Canicule: conséquences sur la santé
Réchauffement des mers: les conséquences
Endettement des pays pauvres: la pieuvre chinoise
Protection de l’environnement par les grandes entreprises : surtout de l’affichage
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Sans rire: Macron fier de ce qui a été fait

Devoir de mémoire en hommage aux héros – Poème: « Quelques pierres, quelques noms »

Inflation-Les marges en hausse mais baisse des salaires (l’OCDE)
Politique-Sondage moral des Français: Près de 80 % pessimistes
Macron: le Président des chienlits
Violences : résultat du laisser-aller
Fiscalité : la France en tête en Europe
Finances publiques: Nouvelle dégradation des comptes en 2022
Société- L’environnement en otage entre les écolos bobos et les technocrates
Classement criminalité en Europe: la France en tête
Températures record dans plusieurs régions du monde.
Face à la crise: une dissolution ou un référendum pour Jean-Louis Debré

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Automobiles : Les voitures chinoises sont incontournables
Sécurité-Chiffres de la délinquance sous Macron
Territoires- La domination de la concentration urbaine
Prix-Inflation : 4,5 % sur un an
Politique-violences: Immobilisme et laisser-aller
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Société-L’environnement pris en otage entre les écolos bobos et les technocrates
ZFE: une nouvelle fracture sociale
Etats-Unis: confiance des consommateurs américains en juin toujours au plus haut
Nouvelle dégradation des comptes en 2022

L’environnement pris en otage entre les écolos bobos et les technocrates
Politique- Macron: le Président des chienlits
Politique: la dégénérescence de la gauche
Enseignement -Bac 2023: un taux de réussite ridicule de 91% !
Politique-Sondage situation du pays : Près de 80 % pessimistes
Transition écologique : Bruno Le Maire refuse de faire payer les riches
Automobiles-Sondage ZFE: 86 % des Français contre (étude Sénat) .
Violences -Politique de l’excuse ou politique d’autorité
Politique-14 juillet : le silence de Macron ….. enfin !
Santé-Grippe aviaire: menace pour l’homme
Automobiles-Sondage ZFE: 86 % des Français contre (étude Sénat) .
Violences -Politique de l’excuse ou politique d’autorité
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Santé-Grippe aviaire: menace pour l’homme
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Centrales nucléaires EPR: on cherche financement !
Environnement et consommation : Faire varier la fiscalité pour des produits plus durables « CESE»
Livret A: » garanti » à 3%

Vacances : budget rétréci pour les Français qui partent en vacances
Santé : trop de médicaments qui ne servent pas à grand-chose
Inflation : net tassement aux États-Unis
Les faillites : Très forte hausse de 35%
Politique: 14 juillet :Macron va se taire….. enfin !
PS: Avec LFI comme allié , c’est la défaite pour l’éternité (Hollande)
Financement de la transition écologique : Bruno Le Maire refuse de faire payer les riches
Audience radio: France Inter solidement installée en tête
Prix Carburants : les distributeurs en profitent aussi
Grippe aviaire: nouvelle menace pour l’homme
Inégalités- L’inflation plombe davantage les ménages pauvres
Inégalités-Les marges en hausse mais baisse des salaires (OCDE)
Enseignement : Intégrer davantage la problématique de l’environnement
Afrique: quels partenaires pour la France
Développement: un autre politique de solidarité de la France
Inflation élevée : la faute à qui ?

Afrique: Près d’un milliard de personnes concernées par les conflits de l’eau d’ici 2050
14 juillet: un record de voitures brulées cette année ?
Sondage ZFE: 86 % des Français contre (étude Sénat)
Nouvelle législation floue pour le transfert des données personnelles de l’UE vers les Etats-Unis
Rencontre syndicats – Borne : Désaccord sur les sujets
Environnement–ZFE : des inégalités et des risques de révolte
Environnement–ZFE : des inégalités et des risques de révolte
Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout
L’inflation plombe davantage les ménages pauvres
Réacteur nucléaire : autorisation de prolongation au-delà de 30 ans
14 juillet : Macron va se taire….. enfin !
Sécheresse: 68% des nappes phréatiques trop basses
Emeutes -Politique de l’excuse ou politique d’autorité
Société-Émeutes et fracture scolaire
Emeutes des quartiers: « L’intégration, ce n’est pas seulement le travail ou la sécurité, c’est aussi et d’abord la langue et les principes communs »
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Les marges en hausse et baisse des salaires (l’OCDE)

La Turquie dans l’union européenne ? Erdogan rêve !
ZFE : des inégalités et des risques de révolte
Émeutes et fracture scolaire ?
Couple franco-allemand : mésentente cordiale !
Bruno Le Maire opposé à l’interdiction des chaudières à gaz
Croissance économique France : Risques de récession
Impôts: Des baisses qui dépendent de hausses ! (Bruno Le Maire)
Dépenses de cabinet le conseil : la gabegie du gouvernement (Cour des Comptes)
Croissance : révision en baisse
Semaine du 3 au 9 juillet: nouveau record mondial de chaleur battu
Les libertés-individuelles conciliables avec la lutte contre le réchauffement ?
Politique-Sondage moral des Français : Près de 80 % pessimistes
Sciences-Innovation et intelligence artificielle : vigilance
Ecole : pour une révolution
Threads menace Twitter
Pour une politique d’élimination du CO2
ZFE: 86 % des Français contre (étude Sénat) .
Zones à faibles émissions assouplies : mesure insuffisant pour l’association « Respire »

Environnement-Glyphosate : À nouveau autorisé dans l’union européenne
Santé-Les effets néfastes de la voitures sous-estimés
Croissance: Risques de récession
Automobiles : « Le moteur thermique va durer encore 70 ans «
Sciences-Intelligence artificielle: BRUNO LE MAIRE fait des promesses de coiffeur
Politique-: mort probable de la NUPES
Politique-Des socialos bobos, des insoumis gauchos et des écolos dingos: la dégénérescence de la gauche
Libre-échange: accord entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande
Le ministre de l’économie opposé à l’interdiction des chaudières à gaz
Poème: « Quelques pierres, quelques noms »
Bac 2023: un taux de réussite ridicule de 91% !
Sondage moral des Français : Près de 80 % pessimistes
Futur bac : Il serait tenu compte des fautes d’orthographe !!!
Chauffage- « Interdire les chaudières à gaz n’a aucun sens » (Benoit Bazin, Saint-Gobain)
Fiscalité: Des baisses qui dépendent de hausses ! (Bruno Le Maire)

Emeutes -Politique de l’excuse ou politique d’autorité : le clivage caricatural
Sécurité- Interdire les feux d’artifice du 14 juillet ?
Perspective économique: Risques de récession
Politique et troubles sociaux -Macron, le Président des chienlits
Transition écologique : 7 milliards d’euros supplémentaires en 2024, annonce Elisabeth Borne, pris où ?
Intelligence artificielle: BRUNO LE MAIRE Fait des promesses de coiffeur
Foot:Pour Mbappé le PSG est limité !
Présidentielle 2027 : Carole Delga candidate
Automobiles : « Le moteur thermique va vivre au moins 70 ans » (Jean-Dominique Senard, Renault)
Bac 2023: un taux de réussite de 91% ridicule
Des socialos bobos, des insoumis gauchos et des écolos dingos: la dégénérescence de la gauche
Politique : Pas de sénateurs pour les insoumis et mort probable de la NUPES
Société-Emeutes : une perte complète de sens ( Alain Bauer)
Marchés: La hausse des taux plombe la bourse
Politique : Les dictatures sanglantes donnent des leçons de démocratie à la France !
Émeutes : le rôle des trafiquants de drogue
Poème: « Quelques pierres, quelques noms »

Secteur Immobilier : chute confirmée
Société-Politique de l’excuse ou politique d’autorité : le clivage caricatural
Société-Sondage émeutes des quartiers : l’échec de la politique migratoire
Climat : un accord minimal international pour décarboner le secteur fret maritime
Interdire les feux d’artifice du 14 juillet ?
Sondage situation de la France: Près de 80 % pessimistes
Après les émeutes : une rentrée sociale compliquée pour Marylise Léon ( CFDT)
Sondage Européennes 2024 : hausse de la droite
Une manif à Paris de tous les dangers
Emeutes: Les dictatures sanglantes donnent des leçons de démocratie à la France
Société-Emeutes : rage et perte complète de sens ( Alain Bauer)
Transition écologique victime de l’hyperfinanciarisation
Politique-Macron, le Président des chienlits
Société-Emeutes: l’absurde et le néant
Société–Emeutes : le triomphe de la bêtise de gosses mal élevés et de l’impuissance politique
Emeutes -Reciviliser: d’abord à l’école
Climat et Fortes températures : ce n’est qu’un début !
Croissance économique: Risques de récession
Société-ÉMEUTES: initiées par les trafiquants de drogue

Immobilier : chute confirmée
Glyphosate : « On ne doit pas interdire pour faire plaisir à trois écolos du 8e arrondissement » (Jean-Baptiste Moreau)
Enseignement: un manque de 3100 candidats
Réchauffement climatique en France d’ici à 2050: Des conséquences dramatiques
Glyphosate : À nouveau autorisés dans l’union européenne
SNCF: » à nouveau » producteur d’électricité
La hausse des taux plombe la bourse
Fonds Marianne, Schiappa et le bling-bling macroniste
Sondage Émeutes : l’échec de la politique migratoire
Covid France 7 juillet 2023 : 985 cas supplémentaires en 24 heures
Sondage émeutes des quartiers : l’échec de la politique migratoire
Les effets néfastes de la voitures sous-estimés
Quelle nouvelle école ?
Emeutes urbaines : « Ne jamais oublier les banlieues ».
Violences: repenser l’éducation-des-garcons
Violences urbaines : la France a faim ?
Charges de la dette: La dépense la plus inutile
Politique de l’excuse ou politique d’autorité : le clivage pitoyable

Dérèglement-climatique-et-dérèglement-civilisationnel
Feu d’artifice 14 juillet : pour l’annulation à l’exemple du Bas-Rhin
Mea culpa de l’Elysée : pas de coupure réseaux sociaux en France…… comme en Chine ou en Russie ?
Société-Crise de l’autorité et crise de la transmission
Pas de sénateurs pour les insoumis et mort probable de la NUPES
Tassement du volume des soldes
Production industrielle : léger rebond en mai et inquiétudes pour la suite
Activité économique : L’intérim en baisse
Croissance: Risques de récession
Crise des quartiers: une affaire de volonté
Société- Quelle place pour le travail ?
Ukraine: 700 000 enfants déportés par la Russie
Carlos Tavares dit non à la relocalisation de la Peugeot 208 électrique
Sondage popularité gouvernement : stable mais bas
ÉMEUTES: initiées par les trafiquants de drogue
Le recyclage des eaux usées
L’éloge de la rigueur

Energie: Attendre trop des panneaux solaires et des éoliennes est un mensonge
Des peines exemplaires… enfin !
Couper les réseaux sociaux en France…… comme en Chine ou en Russie ?
NAHEL: La famille porte plainte pour escroquerie à propos de la cagnotte de Messiha
Société-Reciviliser: d’abord à l’école
Emeutes: Macon passe de la pommades aux maires
Comptes de l’Etat: à nouveau rejetés par le parlement
Emeutes : Loi d’urgence .. et du flou
Température : nouveau record mondial le lundi 3 juillet
Le double discours des écolos politisés
Les émeutes révèlent la société du simulacre
Intox-La propagande Russe internationale: primaire et en gros sabots !
Société-Emeutes des quartiers : le triomphe de la bêtise de gosses mal élevés et et de l’impuissance politique
CRISE DE L’AUTORITE, CRISE DE LA TRANSMISSION
Guerre Ukraine: le défi de la dépollution
Fortes températures : ce n’est qu’un début !

Emeutes: l’absurde et le néant
Sénégal : le président Macky Sall renonce pour 2024
Prix carburant: à la baisse
Emeutes: Macron se réveille une semaine après !
Conséquence des émeutes : la mort d’un pompier
« France ruralités » : Un manque d’ambition et de financement
Macron et les banlieues : Immobilisme et laisser-aller
Pétrole : Nouvelle réduction de l’offre
Émeutes : au moins un milliard d’euros de dégâts pour les entreprises
Covid France 4 juillet 2023 : 985 cas supplémentaires 24 h
Le double discours des écolos politisés
Reciviliser: d’abord à l’école
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Prix Alimentaire: pas encore de baisse mais +20% sur 2 ans
Croissance économique : baisse en Chine de l’activité manufacturière
Emeutes – Pourquoi la révolte ?
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Emeutes: le triomphe de la bêtise et de l’impuissance
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Émeutes: de pilleurs, de casseurs et de sauvages
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Fin d ’Anticor : recul des libertés publiques
Politique- La crise démocratique : la réforme des institutions ne suffit pas ?
Climat et maladies tropicales
Aménagement du territoire -La domination croissante-des très-grandes-villes
CLIMAT: Objectifs impossibles à atteindre

Société- Pourquoi la révolte des banlieues
Transition écologique : qui doit payer ?
Société-Violence et police : quel cadre juridique ?
Violence: la responsabilité des parents
Macron, un Président qui cumule les crises
Etat d’urgence: 69% des Français pour
Inflation : 4,5 % sur un an
Dette publique France: plus de 3000 milliards soit 112,5% du PIB
Sondage police: avis favorables pour 57% des Français
Covid France 1er juillet 2023: 985 cas supplémentaires en 24 heures
Société- Show-bizz et climat : des stars qui prennent position à bon compte
Social-Pouvoir d’achat-Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années
Economie-Automobile : la domination des entreprises chinoises incontournable
Politique-Macron boycotte toujours la CFDT !
Environnement-71 % des Français concernés directement par le changement climatique.
Territoires-La domination croissante-des très-grandes-villes
Crise Immobilier: Un problème de solvabilité
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Emeutes-Banlieues: « Le risque d’ embrasement comme en 2005 ? »
La délinquance sous Macron

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Taxe foncière : Flambée de hausses dans les grandes villes

Taxe foncière : Flambée de hausses dans les grandes villes

La taxe foncière augmente dans toutes les villes de plus de 40 000 habitants. Chaque année, une partie de la hausse de cet impôt est déterminée en fonction de l’inflation. En 2023, cette revalorisation des valeurs locatives cadastrales atteint 7,1% : sa plus forte hausse depuis 1986, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), comme l’a rapporté Le Figaro.

Mais cet élément n’est pas le seul à faire varier la taxe foncière. Les municipalités peuvent également modifier le taux d’imposition de leurs administrés. Dans 80% des grandes villes, il n’a pas augmenté. Dans ces collectivités, seule la hausse de 7,1% sera donc appliquée. Une petite minorité (3%) a même décidé de baisser son taux d’imposition. C’est le cas de Compiègne (Oise), où la hausse de la taxe foncière devrait être contenue autour de 6%.

Les grandes villes restantes (17%) ont, au contraire, choisi de l’augmenter, avec des hausses parfois très significatives. Le résultat donne une taxe foncière qui explose à Grenoble (+31,5%), à Meudon (+42,2%) et surtout à Paris (+59%).

Environnement: La neutralité carbone est une illusion pour une collectivité locale isolée

Environnement : La neutralité carbone est une illusion pour une collectivité locale isolée

Localement, les effets du changement climatique se font sentir pour de bon, pendant que, sur leur bureau, les réglementations environnementales issues de stratégies nationales s’accumulent. Un casse-tête qui ne peut s’appliquer à l’échelle des collectivités, dénonce Daniel Compagnon. Ce professeur de science politique, membre de Sciences Po Bordeaux et du comité scientifique régional dans une interview dans La Tribune

Les élus locaux semblent à la fois faire preuve en même temps de bonne volonté et de résignation face au défi climatique. Quel est le sentiment qui prédomine ?

DANIEL COMPAGNON – Les deux à la fois ! D’abord, on peut noter une évolution par rapport au moment où j’ai commencé à enquêter sur ce sujet, en 2018, qui correspond au démarrage des plans climat [PCAET pour Plan climat-air-énergie territorial, ndlr]. La loi prévoyait qu’ils soient achevés cette année-là mais les intercommunalités n’étaient pas en situation de le faire. La seule qui a tenu le calendrier sur les plus de 100 qui devaient le faire en Nouvelle-Aquitaine, c’est celle de Lacq-Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques. Les autres étaient très en retard. Entre 2018, un moment où il y avait pas mal d’incompréhension, où beaucoup se demandaient en quoi les territoires locaux et surtout ruraux étaient concernés, où élus et citoyens percevaient le climat comme un sujet qui les dépasse, et maintenant, il y a un vrai changement, une prise de conscience de la nécessité de l’adaptation au changement climatique. Des élus nous disent que les années 2021 et 2022 ont été des années charnières. C’est là qu’ils ont vu que les impacts du réchauffement climatique étaient déjà très sensibles dans leur territoire. Là où cela n’est pas clair pour eux, c’est pourquoi ils doivent aussi faire quelque chose sur le plan de l’atténuation. Pour certains par exemple, cette histoire de séquestration carbone demeure trop abstraite.

Alors qu’il peut s’agir d’une opportunité pour développer des projets vertueux sur leur territoire…

Oui, mais alors il ne faut pas que ça devienne une excuse pour ne rien faire du côté de l’atténuation, sur les émissions des transports, de l’habitat… On a des niveaux de prise de conscience du problème et de sa complexité – car c’est objectivement un problème complexe – à des degrés très variables d’un territoire à l’autre. Ce n’est pas la taille du territoire ou ses activités qui sont déterminantes ici. C’est plutôt lié à l’histoire personnelle des élus et à leur niveau d’engagement, mais aussi une antériorité d’actions publiques sur l’énergie et l’environnement.

Depuis l’élaboration des plans climat, de nouvelles réglementations sont arrivées : le zéro artificialisation net, la neutralité carbone, les objectifs de biodiversité… Les territoires ont-ils vraiment la « capacité politique » d’y répondre comme vous le définissez dans vos travaux ?

La capacité politique est liée à la façon dont se construisent les enjeux politiques locaux. Même dans les EPCI [établissements publics de coopération intercommunale, NDLR] où il y a eu des débats sur le plan climat, cela s’est fait dans une assez grande indifférence de la part de la population. Sauf si vous parlez d’éolien et là vous remplissez la salle ! Quand vous avez un élu porteur, c’est lui qui va faire tout le travail de lobbying auprès de ses collègues. Même quand on propose aux élus des formations gratuites, dans le cadre d’AcclimaTerra, c’est très compliqué de les faire venir ! Ça passe un peu au-dessus de leur tête, ils s’intéressent à autre chose en priorité. Alors que les sujets sont liés !

Mais les réglementations peuvent s’opposer aux objectifs de développement d’un territoire.

Oui, bien sûr. Les élus se plaignent en permanence de la multiplicité de ces réglementations. Comme ils sont déjà en retard sur leur plans climat, qui étaient bâtis sur la stratégie nationale bas carbone en vigueur à l’époque, et que les objectifs nationaux ont changé, ça les perturbe d’autant plus. On leur dit qu’il faut développer les énergies renouvelables, et en même temps, à chaque fois qu’un projet est proposé, ils se retrouvent avec des règles très contraignantes d’instruction des dossiers. Si vous voulez faire une micro-centrale électrique sur une rivière, vous devez tenir compte des lois concernant la protection de la biodiversité des cours d’eau. Il y a ce problème de maquis de réglementation que rencontrent tous les acteurs de terrain.

Ce qu’il y a peut-être de malsain dans la démarche telle qu’elle a été instrumentée par l’État, c’est qu’au début des procédures, il est toujours rappelé quels sont les objectifs nationaux. Et ça n’est pas transposable à l’échelon local. Chaque EPCI n’est pas une réplique en miniature de la France. Parler de neutralité carbone n’a pas de sens pour une collectivité isolée. Une EPCI n’a pas la même structure socio-économique que le pays entier. Il nous manque une réflexion stratégique de territorialisation qui définirait ce qui serait la part de chaque ECPI dans un ensemble plus vaste.

Pourquoi n’est-il pas concevable qu’un territoire s’engage dans la neutralité carbone ?

Un territoire n’a ni l’autonomie énergétique, ni alimentaire ou en terme des transports. La fraction d’autoroute qui passe sur une agglomération émet des émissions qui compte dans le diagnostic du territoire… C’est absurde de leur demander de compenser des émissions sur lesquelles ils n’ont aucun moyen d’action. Ce serait logique de trouver une autre échelle. Les dirigeants de l’agglomération de La Rochelle sont logiquement en train de chercher des moyens de séquestrer du carbone en-dehors de leur territoire pour tenir leurs objectifs de neutralité à horizon 2040. C’est pourquoi il faut fixer des objectifs réalistes à l’échelle des territoires.

Dans vos travaux, vous montrez que l’accompagnement de l’État a fait défaut, au bénéfice d’une privatisation de l’ingénierie climatique. Quelles sont les conséquences ?

Quand l’État a imposé cette démarche du PCAET à la plupart des intercommunalités, ça s’est fait avec zéro accompagnement net pour les collectivités. La loi NOTRe de 2016 les a forcées à se regrouper. Pour certaines, le regroupement a été laborieux et elles n’ont pas pu travailler efficacement avant plusieurs années. On leur a complexifié le jeu et on a donné aucun accompagnement financier ou humain dans la démarche. Soit vous devez recruter quelqu’un, soit vous recourez aux services d’un bureau d’études qui est la solution la plus simple.

Pour faciliter les choses aux EPCI qui se retrouvaient un peu démunis, le recours aux bureaux d’études a été organisé par un marché regroupé. En Dordogne par exemple, il y a un bureau d’études qui a mené tous les diagnostics. Les techniciens des EPCI concernés ont souvent jugé le résultat très approximatif et ont dû en reprendre des pans entiers. Ce qui ressort de nos entretiens, c’est une impression dominante chez les élus mais surtout les chargés de mission des collectivités, que la plupart des bureaux d’études leur refourguaient toujours les mêmes axes stratégiques et plans d’action.

L’action climatique pâtit déjà du marasme administratif mais la création de nouvelles structures de gouvernance territoriales serait-elle la solution ?

Définir une action climatique cohérente ne passe pas nécessairement par la création d’une nouvelle structure. On pourrait le faire avec les structures existantes si elles coopéraient davantage. Ça se fait par des regroupements informels, dans la fédération des syndicats de Scot [Schéma de cohérence territoriale, ndlr] ou celle des EPCI par exemple. La région pourrait jouer un rôle beaucoup plus important d’animation, jusqu’ici elle ne suit pas vraiment ce qu’il se passe au niveau des territoires. Il y aurait besoin d’une réflexion stratégique sur comment on territorialise pour faire descendre en échelle les objectifs nationaux. Une mission d’information du Sénat réfléchit d’ailleurs sur l’amélioration du rôle des territoires sur les questions d’action climatique locale.

Le mensonge du rattrapage des salaires sur l’inflation

Le mensonge du rattrapage des salaires sur l’inflation


De quoi surprendre, pour la première fois en deux ans, les hausses de salaires (même sans les primes) observées entre fin juin 2022 et fin juin 2023, auraient été supérieures à celles des prix, selon la Dares. Sur cette période d’un an, le « salaire mensuel de base » des salariés a grimpé, en moyenne, de 4,6 % quand les étiquettes n’ont évolué que de 4,4 % (hors tabac). La différence reste très maigre, puisque l’écart n’est que de 0,2 %.

Plusieurs objections, la première est d’ordre méthodologique: le ministère du travail parle en effet de salaires de base. Il s’agit sans doute des salaires théoriques des conventions collectives mais sans doute par des salaires réels qui exigeraient le recueil de données beaucoup plus conséquentes et plus conformes à la réalité.

La seconde objection est celle relative à la mesure de l’inflation. On sait que cette inflation est largement sous-estimée du fait du glissement régulier des dépenses contraintes vers le haut. En clair, le pouvoir de consommation des ménages et de plus en plus contraints par les dépenses incontournables. On assiste notamment depuis la guerre en Ukraine à une importante évolution de la structure des dépenses des ménages. Ainsi l’inflation réelle est plus proche de 10 % que de 4,6 % et par exemple les dépenses alimentaires ont enregistré une hausse plus proche de 20 % que de 10 %. De toute manière le salaire réel en 2023 est encore plus faible qu’en 2022.

Cela en effet en raison de l’envolée des prix de l’alimentaire et de l’énergie. Deux postes qui ne cessent de prendre une part plus importante dans la structure des dépenses des ménages. Une modification qui rend par ailleurs obsolète la mesure officielle de l’évolution des prix à la consommation.

Les gains très théoriques de pouvoir d’achat diffèrent selon les secteurs de l’économie. Ils auraient atteint 0,3 % dans l’industrie et 0,2 % dans le secteur tertiaire. En revanche, les salariés du secteur de la construction ont continué à perdre de l’argent avec une diminution de leur rémunération réelle de 0,3 %.

Face à un choc sur les prix, les entreprises ajustent en général les salaires avec retard. Mais la dynamique est bel et bien enclenchée, alors que la valse des étiquettes s’avère un peu moins vive qu’auparavant. Dans sa dernière note de conjoncture de juin, l’Insee anticipait que le salaire moyen progresse de 5,1 % sur toute l’année 2023 dans le secteur privé, alors que l’inflation annuelle moyenne ne serait que de 5 %. Ce chiffre comprend toutefois les primes exceptionnelles et non pas uniquement le salaire de base.

Le fait que les salaires évoluent désormais plus vite que les prix ne veut toutefois pas dire que les pertes de pouvoir d’achat encaissées depuis le retour de l’inflation ont été effacées. Loin de là. En juin, l’Insee avait calculé que, en moyenne sur l’année 2023, le salaire réel resterait 1,3 % plus faible qu’en 2022.

L’échec de la « grande initiative politique » de Macron

L’échec de la « grande initiative politique » de Macron

Finalement comme souvent avec Macron et comme l’année dernière la grande initiative politique de 2023 va se limiter à pas grand-chose: ce mercredi « un après-midi de travail en commun et un dîner’. En 2022, le président de la république avait lancé sa fameuse idée de conseil national de la Refondation qui a complètement disparu des radars. Cette année en 2023, Macron annonce seulement une rencontre avec les présidents de parti ce mercredi. Bref, le travail habituel d’un président la république et pas vraiment initiative politique d’envergure.

On sait que le président avait été tenté par deux initiatives. La première concerne l’immigration dont le débat est repoussé de mois en mois. La seconde aurait concerné un référendum avec le risque évident de le perdre.

Il faut donc se rabattre sur une rencontre qui évidemment ne débouchera tristement rien car l’opposition n’est pas prête à redonner de l’oxygène un pouvoir qui paraît asphyxié et politiquement paralysé.

Dans un entretien accordé au Point, le chef de l’État invite donc les présidents de partis à échanger la semaine prochaine et fait le point sur les gros dossiers de la rentrée.

Le chef de l’État explique vouloir convier les présidents des partis représentés au Parlement la semaine prochaine «dans un lieu en région parisienne». Tous sont invités, y compris La France insoumise et le Rassemblement national, habituellement exclus au motif de «l’arc républicain». L’occasion sans doute pour Macon de faire un grand discours. Il n’est même pas sûr que les chefs de partis s’y rendent

Le président espère ainsi trouver des «convergences», et aboutir à des «décisions immédiates», «projets et propositions de lois» et «projets de référendums» sur une multitude de thématiques. «Les oppositions compatibles sont trop divisées (…), on ne peut que constituer des majorités de projet», reconnaît le locataire de l’Élysée. Il fait également une série d’annonces pas vraiment d’ampleur ou nouvelles , portant notamment sur les gros chantiers de l’automne.

Prix Alimentaires: pas de baisses

Prix Alimentaires: pas de baisses


Si d’après l’INSEE, les ventes de l’alimentaire n’enregistrent pas de nouvelles hausses d’inflation par compte les prix se maintiennent toujours à des niveaux exceptionnels hauts. Quand on dit, comme le ministre de l’économie, que l’inflation dans ce domaine va se tasser cela ne signifie nullement que les prix baissent. Il augmente moins mais ne diminuent pas.

En cause, des facteurs explicatifs d’ordre conjoncturel mais d’autres de nature plus structurelle. Parmi les facteurs conjoncturels, il y a bien entendu l’évolution en hausse des matières premières et des taux d’intérêt. Mais aussi des augmentations indues de la part des industriels et de la distribution qui profitent de l’inflation pour gonfler les marges.

Parmi les facteurs structurels il y a la hausse notamment de l’énergie, le changement climatique et la fiscalité française qui augmente d’autant plus avec l’inflation.

L’Institut national de la statistique a mesuré la flambée des prix dans l’alimentaire à 12,7% sur un an en juillet, une forte hausse toutefois moindre qu’en juin (+13,7% sur un an). En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 4,3% sur un an, contre 4,5% en juin. Les chiffres pour août seront publiés jeudi matin.

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