Réindustrialisation : des gadgets

Réindustrialisation : des gadgets

Le président de la République qui a regretté une désindustrialisation qu’on «a parfois laissé faire», est mal placé pour critiquer le passé lui qui a commencé par transférer les activités électriques d’Alstom à l’Américain General Electric , qui a largement favorisé la désindustrialisation au cours de son premier mandat et organisé la pagaille en matière de politique énergétique; témoin, de nombreuses entreprises qui ont dû fermer leurs portes. La part de l’industrie dans le produit intérieur brut tricolore n’a cessé de dégringoler passant de 27,7% en 1949 à 13,1% à la fin de l’année 2021, selon l’Insee. Et sous le premier quinquennat Macron, l’industrie a encore perdu du terrain dans le total de la richesse produite par l’économie tricolore (-1 point de PIB entre fin 2016 et fin 2021).

Et d’exprimer une vérité de Lapalisse « La réindustrialisation exigera la création de nombreux emplois industriels ». Pour que ces postes soient pourvus, Emmanuel Macron a annoncé que «700 millions d’euros seront engagés dès les prochains jours et dans l’année à venir pour faire évoluer la carte des formations à tous les niveaux de diplôme».

Par ailleurs sur le plan fiscal, Emmanuel Macron a annoncé la création d’un crédit d’impôt industrie verte. Ce crédit d’impôt pourra bénéficier aux technologies «identifiées dans les textes européens», comme les batteries, les pompes à chaleur, les éoliennes ou les panneaux solaires. Il devra permettre de lutter contre la concurrence d’autres nations exportant ces biens.

Face à la compétitivité des Américains et des Chinois, qui vont «beaucoup plus vite» que les Français pour valider les projets industriels,( Aujourd’hui des autorisations de projets qui s’étalent sur un an et demi).

Emmanuel Macron souhaite revoir les critères d’attribution du bonus automobile – le bonus écologique, servant à acheter un véhicule propre -, «pour mieux prendre en compte l’empreinte carbone de la production du véhicule». Un moyen, surtout, de soutenir les «batteries, les véhicules produits en Europe», et d’éviter que cette aide ne bénéficie aux fabricants asiatiques ou américains.

Bref des mesures très partielles qui ne constituent pas véritablement un plan de redressement d’une industrie qui s’est complètement écroulée en France-la balance commerciale qui accuse régulièrement 100 milliards par an quand les Allemands affichent un profit en moyenne de 200 milliards.

Il est clair qu’une véritable politique de réindustrialisation mérite d’être examinée et décidée branche par branche et non traitée de façon globale et finalement anecdotique. L’urgence étant sans doute de revenir à une énergie électrique très compétitive en prévoyant le plan de financement des futures centrales EPR.

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