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Archive mensuelle de décembre 2022

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Centralisme–Macron, chef de gare de gare et bientôt conducteur de train ?

Centralisme–Macron, chef de gare de France et bientôt conducteur de train ?

S’il y a bien un domaine qui attribue des responsabilités précises aux collectivités territoriales, c’est bien celui des transports. Les régions ont en charge les TER et les grandes villes la gestion des systèmes urbains. Mais en France, le pouvoir central s’assoit facilement sur les des attributions légales des collectivités. Macron décide bien sûr de la politique nationale mais aussi locale. D’une certaine manière il se transforme maintenant en chef de gare et peut-être demain en conducteur de train. Un édito d’Olivier Auguste dans l’Opinion :

La fausse annonce d’Emmanuel Macron sur les « RER de province » renforce l’illusion que, dans ce pays, le Président décide de tout, y compris des questions qui doivent être, par nature, tranchées par les responsables locaux

C’est ce qu’on appelle « un coup de com », et il est réussi – la preuve. « Je veux qu’on se dote d’une grande ambition nationale qui est, dans dix grandes métropoles françaises, de développer un réseau de RER, de trains urbains », lance dimanche soir Emmanuel Macron sur YouTube. La forme cible les jeunes ; le fond parle d’environnement, cette matière dans laquelle le chef de l’Etat estime son action injustement sous-évaluée.

« L’annonce » est pertinente : les grandes agglomérations, dont le trafic routier est déjà saturé, verront leur population croître au cours des prochaines décennies, et la lutte contre le réchauffement climatique donne une raison supplémentaire de vouloir basculer les déplacements quotidiens vers le train. Tellement pertinente, que le chantier a été acté dans la loi d’orientation des mobilités votée il y a… trois ans, que SNCF réseau y a consacré un rapport de 72 pages début 2020, listant les dix métropoles concernées (et en proposant cinq de plus en option), et que les études sont souvent déjà bien avancées, à Bordeaux comme à Lille par exemple. D’annonce, il n’y a point.

Certes, l’intervention d’Emmanuel Macron relancera sans doute ici les discussions entre acteurs concernés, débloquera ailleurs une subvention de l’Etat qui permettra de boucler le budget – considérable – nécessaire. Mais elle vient aussi renforcer l’illusion que, dans ce pays, le Président décide de tout, y compris des questions qui doivent être, par nature, tranchées par les responsables locaux. C’est le centralisme qui prétend assurer l’égalité mais n’engendre que la rigidité, la concentration du pouvoir qui vise l’efficacité mais apporte la distance. Au final, l’hôte de l’Elysée est tenu personnellement responsable de chaque retard de train. Un travers bien français.

Politique: Vent de révolte dans les dictatures de Chine, d’Iran et de Russie

Politique: Vent de révolte dans les dictatures de Chine, d’Iran et de Russie

Trois pays importants à régime de dictature enregistrent aujourd’hui un vent de révolte. En Iran, la contestation a commencé après que la police ait tué une femme au motif qu’elle portait mal le voile. La protestation dure depuis des semaines et s’amplifie. Il s’agit aussi indirectement de mettre en cause le régime des mollahs. Comme d’habitude, les mollahs ont choisi la violence répressive pour mettre fin au revendications et aux manifestations. On compterait environ 300 morts. En cause dans ce pays non seulement la question de la liberté mais désormais aussi la légitimité d’un régime mafieux des religieux.

En Chine, la révolte concernait au départ la question de la gestion de la pandémie Covid à la fois inefficace sur le plan sanitaire mais qui réduit encore les libertés individuelles et collectives. Du coup, c’est clairement le président chinois et le parti communiste qui sont mis en cause. En Chine c’est le parti communiste qui est tout-puissant et qui se substitue au peuple. Malheureusement les échecs du pouvoir succèdent aux échecs sur le plan de la crédibilité démocratique évidemment mais désormais aussi sur le plan sanitaire et sociétal. C’est clairement la dictature qui est en cause.

En Russie, ce sont les manifestations des mères de soldats qui contestent le pouvoir de Poutine. La protestation met en cause la légitimité et la pertinence du conflit avec l’Ukraine. Un conflit particulièrement meurtrier surtout pour la Russie qui expédie au front des jeunes à peine formés. Pour la Russie il n’y a même pas l’alibi d’un pseudo parti communiste. C’est une véritable mafia dirigée par des anciens du KGB comme Poutine qui s’est appropriée pouvoir et richesse et qui n’hésite pas à tuer, à empoisonner et à torturer les opposants. La révolte des mères de soldats résonne comme une condamnation d’un régime caractérisé par une corruption généralisée et une gestion calamiteuse du pays. Là aussi c’est le système qui est en cause.

C’est sans doute la première fois que la dictature dans ces pays est mise en cause en même temps. Il faut dire que ces régimes autoritaires sans vrai légitimité démocratique font peu de cas de la vie humaine pour protéger le système politique et la mafia des dirigeants qui en profitent.

Aujourd’hui la cocotte-minute est prête à exploser même s’il est vraisemblable que les différents pouvoirs n’hésiteront pas à utiliser la répression y compris sanglante pour faire taire les protestations.

Certes la rue n’imposera sans doute pas un renversement de régime dans chacun des pays mais on pourrait assister à des révolutions de palais avec des dirigeants qui intègrent davantage les besoins et les aspirations du peuple.

Chine: Xi Jinping encore pire que Mao ?

Chine: Xi Jinping encore pire que Mao ?

Le mythe Xi Jinping qui voudrait être plus grand que Mao et imposer son modèle au monde entier est en train de s’écrouler non seulement sur le plan démocratique mais aussi sur les plans économiques, sanitaires et sociétalux. Par Michel Santi, économiste (la Tribune)

En qualifiant à de nombreuses reprises Marx de « plus important penseur de l’Humanité », Xi et le Parti communiste chinois (PCC) lancent, en fait, une mise garde à leurs détracteurs sommés de comprendre que la Chine et ses valeurs ne seront jamais absorbées ni diluées dans un Occident qu’ils estiment en décadence. Tout le contraire en réalité, tant l’accès chinois au système et aux organisations internationaux est utilisé comme levier pour expliquer et pour démontrer aux nations lasses d’une certaine arrogance occidentale qu’une autre voie existe.
Une croyance mystique au modèle

Comme Xi et le PCC considèrent que leur modèle surpasse largement tout ce qui se pratique de par le monde, ils ambitionnent de faire adhérer « le genre humain » à une «communauté de destin» en reproduisant à l’infini – en tout cas sur Terre – leur propre système, et ce, à l’aide d’un projet supérieur qui sauvera l’Humanité. Ce messianisme chinois, qui passe évidemment par la mise en place d’un autoritarisme étatique au-dessus duquel trônera un tout-puissant Parti communiste chinois, n’a que mépris pour la démocratie, car – selon Xi – une « gouvernance globale est impossible sans guider la manière dont pensent les gens », selon un document récemment publié par le Comité central.

Ce credo communiste exhorte à la prédation du marché libre et du capitalisme afin d’aboutir à une situation d’unification « organique » entre l’État et le marché et où les différentes cultures et ethnies sont priées de fusionner sous une houlette chinoise censée homogénéiser cet ensemble disparate. Dès lors, la haine des communistes chinois à l’encontre du mode de vie occidental largement influencé par le modèle américain peut se comprendre et ne leur laisse d’autre alternative que la « victoire totale », selon leur propre expression.

Les Chinois devront pourtant revoir leur copie, à tout le moins remettre sérieusement en question leurs processus décisionnels, tant les mesures hasardeuses et autres expérimentations décrétées depuis 2020 risquent fort de rappeler à la mémoire de leurs ambitions démesurées la présence de la gravité, laquelle est sur le point de les ramener sur terre de manière brutale.

Confinements éternels accompagnés depuis peu de brutalités policières, virus ayant fui, selon certaines hypothèses, d’un laboratoire avec des répercussions universelles désastreuses, marché immobilier national effondré sous le poids de leurs maladresses, chasse aux sorcières à l’encontre de leurs fleurons technologiques, PIB négatif, État déficient : autant de chocs qu’il sera très compliqué d’expliquer – non à un monde extérieur qui considère désormais la Chine avec un étonnement amusé – mais à une opinion intérieure qui trépigne voire qui étouffe.
En tout état de cause, le Parti communiste chinois démontre – tant à l’intérieur qu’à l’extérieur – que son omnipotence et son infaillibilité n’étaient que mythes.

Dictatures Chine, Iran, Russie: le même rejet des peuples

Dictatures Chine, Iran, Russie: le même rejet des peuples

Gilles Paris, éditorialiste au « Monde » observe que les dictatures en Chine, en Iran et en Russie partagent désormais, à des degrés différents, une même forme de rejet.(extrait)

Pour se poser en contre-modèle, encore faut-il apparaître comme modèle soi-même. Cette ambition, ni l’Iran, ni la Russie, ni la Chine ne sont en mesure d’y prétendre aujourd’hui. Liés sans être formellement alliés par une combinaison de facteurs militaires, politiques et économiques, comme par la conviction du déclin supposé de l’Occident, un autre moteur de cet axe informel, les régimes de ces trois pays partagent désormais, à des degrés cependant très différents, une même forme de rejet.

La République islamique iranienne est confrontée depuis bientôt trois mois à une contestation radicale de ses fondements religieux, qui a pris de court un appareil répressif pourtant aguerri.
Après avoir précipité, depuis son invasion de l’Ukraine, une fuite des cerveaux qui pourrait se révéler dévastatrice à long terme, la Russie se réduit pour l’instant à des échecs militaires qui l’affaiblissent jusque dans son « étranger proche ». En a témoigné, mercredi 23 novembre, la réunion aigre-douce de l’Organisation du traité de sécurité collective, une alliance regroupant d’anciennes républiques soviétiques, dominée par Moscou, au cours de laquelle Vladimir Poutine a été toisé par des partenaires dubitatifs.
La stratégie zéro Covid de Xi Jinping a nourri enfin en Chine une exaspération sociale inédite, moins de six semaines après le 20e congrès du Parti communiste (PCC), qui voulait pourtant mettre en scène la supériorité du marxisme aux caractéristiques chinoises.

Auparavant, le temps semblait jouer au profit des puissances révisionnistes, principalement chinoise et russe. Il suffisait de patienter pour que le leadership mondial change de camp. Efficacité, stabilité : telles étaient leurs vertus présumées face au désordre identifié à l’Ouest. Il s’agissait alors de ce que Moscou et Pékin promettaient à leurs administrés en échange de leur silence, mais ces promesses ont été balayées par les épreuves.

Le ressort de la fierté nationale dont jouait le régime iranien pour avancer dans un programme nucléaire conçu comme une assurance-vie ne joue plus. Le poids sur les Iraniens des sanctions internationales que cette ambition a déclenchées est trop lourd, depuis trop longtemps.

L’aventurisme impérial de Vladimir Poutine a également remis en cause le contrat tacite imposé à la population russe qui voulait que cette dernière devait d’autant mieux y consentir qu’elle n’aurait pas à payer le prix du sang. La victoire aurait peut-être pu le faire accepter sans trop de dommages, mais ce sont au contraire les défaites qui s’accumulent depuis l’automne sur les fronts ukrainiens.

COVID FRANCE 1ER DECEMBRE 2022 : 68.382 CAS SUPPLEMENTAIRES EN 24 HEURES

COVID FRANCE 1ER DECEMBRE 2022 : 68.382 CAS SUPPLEMENTAIRES EN 24 HEURES

On enregistre mercredi 30 novembre 2022: 68 382 cas supplémentaire 24h, 158.950 morts au total, +91 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.354 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 129.596 (+91 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 1,32 le taux d’incidence à 453,72 et la tension hospitalière à 22,0 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 19.497 (+436) personnes hospitalisées et 1.112 (+36) malades en réanimation.

Bilan des régions

• Ile-de-France : 5.155 (+18) hospitalisées, 315 (+5) en réanimation et +11 décès en 24h
• Grand Est : 1.757 (+69) hospitalisés, 108 (+14) en réanimation et +8 décès en 24h
• Hauts de France : 1.681 (+48) hospitalisés, 97 (+12) en réanimation et +11 décès en 24h
• Auvergne Rhône Alpes : 2.162 (+150) hospitalisés, 127 (+7) en réanimation et +5 décès en 24h
• Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.765 (+56) hospitalisé, 100 (+1) en réanimation et +14 décès en 24h
• Bretagne: 593 (+12) hospitalisés, 35 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
• Normandie : 938 (-14) hospitalisés, 26 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
• Nouvelle-Aquitaine : 1.464 (+34) hospitalisés, 91 (+5) en réanimation et +9 décès en 24h
• Pays de la Loire : 443 (+28) hospitalisés, 30 (+4) en réanimation et +4 décès en 24h
• Occitanie: 1.322 (-12) hospitalisés, , 66 (-9) en réanimation et +14 décès en 24h
• Centre-Val de Loire : 903 (+24) hospitalisés, 41 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
• Bourgogne-Franche-Comté : 951 (+13) hospitalisés, 55 (-4) en réanimation et +6 décès en 24h

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