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Revalorisation des salaires : Renvoi aux discussions dans les branches ?

Revalorisation des salaires : Renvoi aux discussions dans les branches ?

le groupe d’experts indépendants chargé d’éclairer le gouvernement sur le salaire minium légal n’est pas favorable à une augmentation supplémentaire du SMIC en 2023. Ce groupe d’experts « indépendants « avance des raisons techniques. En fait, le problème est économique, politique et également lié à la politique monétaire. C’est enfin l’éternelle question de savoir s’il existe une spirale salires inflation. (Ce n’est guère le cas actuellement en France ou alors partiellement car en moyenne les salaires auront augmenté de 3 à 4 % tandis que l’inflation en France dépasse les 6 %.).

Le SMIC a augmenté de 5,6 % depuis le 1er janvier 2022 sous l’effet de trois revalorisations automatique ou légale. Près de 1 % le 1er janvier, 2,6 % le 1er mai et encore 2 % trois mois plus tard : inflation oblige, le SMIC a augmenté de 5,6 % depuis le début de l’année sous l’effet de trois revalorisations automatique ou légale, lesquelles ont protégé le pouvoir d’achat de 2,5 millions de salariés du privé, hors agriculture. Dans ce contexte et parce que l’économie entre dans une zone de turbulence notamment, comme les années précédentes, le groupe d’experts indépendants chargé d’éclairer le gouvernement sur le salaire minium légal ne recommande pas de coup de pouce début 2023.

La pression sur les prix ne faiblissant pas , le SMIC est parti pour augmenter automatiquement de 1,8 % environ, peut-être même un peu plus, le 1er janvier prochain, estime dans son rapport ce groupe présidé par Gilbert Cette, professeur d’économie à Neoma Business School. Soit une hausse de 30 euros brut par mois. « Parmi les pays qui ont un salaire minimum, la France est l’un de ceux qui en font le plus », estime-t-il.

Dans la course-poursuite avec l’inflation en France, trois options sont proposées. La première consiste à conserver les deux paramètres (inflation et SHOBE) mais dans une interprétation nouvelle susceptible d’écarter toute évolution non maîtrisée du SMIC, en cas de succession de périodes inflationnistes ou désinflationnistes.

La deuxième est une réitération des rapports précédents mais ne fait pas consensus dans le comité. Elle consiste à abandonner l’un des paramètres, voire les deux, ce qui conférerait une responsabilité accrue aux pouvoirs publics.

La dernière option, consisterait à indexer automatiquement le SMIC chaque 1er janvier sur la moyenne des évolutions des minima salariaux d’un panel de branches représentatives, à l’image de ce qui se fait aux Pays-Bas ou en Allemagne. Ce qui aurait pour avantage de valoriser la négociation collective. En clair, de rendre aux partenaires sociaux ce qui appartient aux partenaires sociaux, à savoir la question des salaires.

Le problème c’est quel’indice des minima de branche qui donne une mesure des négociations conventionnelles progresse moins vite que le SMIC. Contrairement à ce que voudrait la logique, les syndicats risquent donc de fort peu goûter la proposition. Entre assumer son rôle de négociateur paritaire pour obtenir moins ou maintenir le statu quo, le choix est vite fait : mieux vaut laisser l’Etat prendre la charge de la responsabilité des revalorisations du SMIC (avec une loi aujourd’hui assez favorable).

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