Gaz : les erreurs de la France

Gaz : les erreurs de la France

D’après un papier de la Tribune les erreurs concernant l’approvisionnement en gaz ont commencé il y a une trentaine d’années quand le pouvoir politique a décidé de réorienter ses approvisionnements vers la Russie en limitant très fortement ce venant des pays arabes et de l’Afrique. Certes le manque de gaz en provenance de Russie pourra être compensé par d’autres sources d’approvisionnement en particulier concernant le gaz liquide ; reste que les conditions économiques seront nettement moins avantageuses en raison de la concurrence que se livrent désormais les pays importateurs pour sécuriser leurs approvisionnements.

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Au début des années 1990, les groupes Elf et Total, qui sont alors les deux géants français des hydrocarbures, se détournent peu à peu de leurs zones de prédilection (Afrique, Moyen Orient), pour profiter de l’eldorado russe suite à la chute de l’Union Soviétique. Résultat, à la mi-1990, la France, tant sur le gaz que sur le pétrole, préfère regarder du côté de Moscou que d’Alger.
Sous Balladur, le ministre de l’économie, Edmond Alphandéry, avait pourtant entamé des négociations avec l’Algérie. Mais face aux atermoiements français, c’est le groupe BP (devenant bientôt BP Amoco) qui remporte dès 1995 auprès de la société d’État Sonatrach le contrat du méga projet gazier d’In-Salah. En quelques années, la France va se retrouver totalement supplantée, tant dans le gaz que dans le pétrole, en Algérie par les compagnies américaines !

Ces choix privilégiant la source russe de nos hydrocarbures ne datent donc pas d’hier. Et les investissements colossaux réalisés par Total en Russie sous la présidence de Christophe de Margerie renforcent au cours des années 2000 et 2010 ce lien entre la France et la Russie dans le gaz et le pétrole. L’histoire est désormais connue : en Russie, Total s’allie avec Novatek, le numéro 2 du gaz après Gazprom. La major française va jusqu’à prendre le contrôle de près de 20% du capital du groupe russe, et investir des milliards dans le champ gazier de Yamal, en Sibérie, permettant à la Russie d’exporter son gaz également par méthaniers et plus uniquement par gazoduc.
Pour TotalEnergies, ce lien avec la Russie est toutefois un risque systémique, car cela représente près de 24 % de ses réserves prouvées en pétrole et gaz. Alors, depuis le début de la guerre en Ukraine, le groupe français multiplie les annonces de deals avec le Qatar ou l’Algérie… Mais ces nouveaux contrats ne pourront pas remplacer du jour au lendemain la Russie.

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