Retraites : une concertation…pour rien ?

Retraites : une concertation…pour rien ? 

 

 

D’après le gouvernement le pouvoir aurait fait le choix du dialogue. En réalité, il n’ira pas grand-chose à discuter puisque les axes de centraux sont déjà fixés à savoir la retraite à 65 ans, le minimum à 1100 € et la suppression des régimes spéciaux.
Le président se veut ferme sur le contenu et le calendrier. Enfin presque puisque l’objectif est d’obtenir un vote avant la fin de l’hiver. Pas sûr que le délai soit tenu compte tenu de l’environnement social, économique mais aussi géopolitique.

Pour persuader de sa conviction, le président menace même de dissoudre l’Assemblée nationale en cas de rejet de la loi spéciale sur les retraites.
Une sorte de menace à la mode Poutine : répandre la terreur verbale pour impressionner. Pas sûr que le président d’ici cinq à six mois soit en capacité de remporter les élections après dissolution. Un pari toujours dangereux qui avait torpillé le mandat de Chirac.

Elisabeth Borne a précisé, ce jeudi matin, à l’AFP que la réforme devrait bien prévoir un « report progressif de l’âge de départ de 4 mois par an, aboutissant à 65 ans en 2031 ».

Pas ceratin  cependant qu’on assiste à une véritable négociation. Il s’agira plutôt d’une concertation assez formelle sur quelques points de détail, l’échange ne soit très nourri : tous les syndicats de salariés – CFDT en tête-  ont d’emblée fait valoir qu’ils étaient contre un décalage de l’âge. Il n’empêche, l’Elysée y tient. Et pour cause, « c’est le plus simple, c’est compréhensible par tout le monde et c’est ce qui rapporte le plus aux finances », argue un conseiller du Palais. A Bercy, les calculettes ont déjà commencé à tourner. Un décalage de 62 à 64 ans ferait gagner à la France jusqu’à 0,2 point de PIB.

En parallèle sera discutée aussi une accélération de la réforme de 2014 de Marisol Touraine, concernant la durée de cotisation.

En échange de travailler plus longtemps pour une majorité des Français, la prise en compte de la dureté de certains métiers sera assurée. Et pour cause, la CFDT en a fait un point d’honneur. Et dans l’opinion publique, c’est un marqueur fort. Les Français sont attachés à protéger ceux qui sont les plus usés par leurs métiers.

La principale force d’opposition viendra sans doute de syndicats d’EDF évidemment contre la suppression de leurs régimes de retraite particulier; Mais l’opposition pourrait venir d’un champ plus large de salariés qui font du pouvoir d’achat une priorité autrement plus importante que la réforme des retraites.

 

 

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