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Archive mensuelle de février 2022

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S’approvisionner en matériaux locaux en France

 S’approvisionner en matériaux locaux en France

L’Union Nationale des Industries de Carrières et de Minéraux (UNICEM), qui représente la filière des carrières et matériaux de construction interpelle les candidates et candidats sur la nécessité de maintenir une industrie française des matériaux minéraux forte, dans une double perspective économique et écologique. Par Alain Boisselon, Président de l’UNICEM.

Une attitude cohérente dans la mesure où pour l’instant des motifs « écologiques » la France externalise à l’étranger l’extraction et la pollution des minéraux nécessaires à son économie.

 

Dans un contexte où le changement climatique est une préoccupation centrale et où les ruptures d’approvisionnement mettent en danger le fonctionnement des filières économiques, notre industrie, carrières et centrales à béton principalement, ne cesse de démontrer la nécessité économique et écologique de produire des matériaux « made in France » et de proximité.

Pendant la crise sanitaire, nos entreprises adhérentes ont fait le choix de maintenir leur activité économique malgré l’effondrement des commandes. Maillon essentiel de la chaîne de production, elles ont soutenu la reprise rapide de la filière BTP souhaitée par le Gouvernement. Nos sites, répartis sur l’ensemble du territoire, au plus proche de leurs clients, permettent une grande réactivité, favorisent les circuits courts et contribuent de façon positive à diminuer l’empreinte carbone liée au transport. Ce maillage de proximité participe également à la création et au maintien de l’emploi dans de nombreux territoires ruraux.

Soutenir une industrie mobilisée et engagée pour la transition écologique

Consciente depuis plusieurs décennies de l’importance des sujets environnementaux, notre filière est pleinement engagée dans la lutte pour la préservation de la biodiversité et contre le changement climatique. Avec la charte environnement des industries de carrières, notre filière est l’une des premières à s’être dotée, dès 1992, d’une démarche sectorielle environnementale. Depuis 2017, l’association UNICEM entreprises engagées propose également un référentiel de labellisation RSE (responsabilité sociétale des entreprises) sectoriel, évalué par des organismes tiers indépendants, facilitant l’engagement de nos entreprises dans la RSE.

Nous sommes convaincus que la lutte contre le changement climatique nécessite plus que jamais de favoriser l’emploi du bon matériau au bon endroit à la juste quantité en ayant notamment recours à la mixité des matériaux. Il est bien sûr nécessaire et essentiel de poursuivre les efforts en matière de recyclage (aujourd’hui, 76% des déchets inertes sont valorisés ou recyclés et l’objectif est d’atteindre 90% en 2028). Néanmoins, nous devons un discours franc à nos concitoyens : ni le recours à des matériaux alternatifs, ni le recours aux granulats recyclés ne permettra de couvrir la totalité des besoins de la construction et des travaux publics dans les années à venir.

Les carrières sont des installations classées pour la protection de l’environnement. A ce titre, la durée des autorisations d’activités des carrières peut être de 30 ans. Or, concrètement et dans la majorité des cas, les autorisations sont délivrées pour une durée de 15 ans. Face à cette situation, nous attendons une sécurisation juridique et une simplification administrative pour les entreprises.

L’enjeu est de maintenir la capacité de la France à s’approvisionner en matériaux locaux, durables et bon marché

 

 

La crise sanitaire a montré les limites de la mondialisation. Les donneurs d’ordre doivent valoriser davantage dans les appels d’offres les productions en boucles courtes et nationales. L’UNICEM prône notamment l’utilisation du levier de la commande publique qui représente 10% du PIB, soit environ 200 milliards d’euros, pour atteindre ces objectifs. Il s’agit d’encourager la commande publique locale et responsable.

Pour l’industrie des roches ornementales et de construction soumise à une concurrence européenne et extra-européenne féroce, il s’agit même d’une question de survie. Ces TPE-PME contribuent, avec des matériaux de qualité, à l’aménagement de nos villes et à l’entretien de notre patrimoine. Pour faire face à la concurrence des produits importés, qui a eu pour conséquence la disparation de 20% des entreprises française de la pierre entre 2010 et 2018, nous demandons la mise en place d’un plan d’investissement économique au niveau national. Ce plan d’investissement, en faveur de la modernisation des outils industriels, permettra aux PME et TPE de la filière de participer à la compétition internationale.

Il s’agit de soutenir la modernisation de l’industrie de la pierre de construction, une filière d’excellence au service de la transition écologique pour garantir une concurrence équitable vis-à-vis de ses concurrents extra-européens.

Condamner Poutine devant la cour pénale internationale

Condamner Poutine devant la cour pénale internationale

 

 

 

 

Poutine n’est évidemment pas le seul dictateur qui mérite d’être poursuivi en justice par la cour pénale internationale. Il présente toutefois la particularité de ne s’appuyer sur aucune idéologie, aucun parti, aucune organisation. Poutine ne suit que ses intérêts personnels ( Il détient une fortune personnelle de 40 milliards de dollars quand le salaire médian mensuel est de 500 € en Russie et que par exemple seulement 30 % de la population a pu être vaccinée contre la Covid. Poutine  règne comme un tsar par la peur tant vis-à-vis de ses collaborateurs que surtout vis-à-vis de ses opposants.

 L’éthique de Poutine est celle du KGB qui consiste à éliminer par la violence toute contestation y compris par l’emprisonnement et le meurtre.

 Il n’y a aucune rationalité idéologique voire même politique chez Poutine à moyen et longs termes le régime de Poutine est condamné car il a échoué économiquement et politiquement. C’est précisément parce qu’il est conscient sans doute de la catastrophe économique de la Russie et de l’affaiblissement politique de son pays que Poutine réagit comme une bête blessée en répondant la terreur sur son propre peuple et celui de l’Ukraine.

De ce point de vue, les experts se seront largement trompés dans cette affaire. Beaucoup imaginaient qu’on ne n’avait à faire seulement à une guerre médiatique avec un enjeu sur les deux seules provinces séparatistes du Donbass. L’enjeu va bien au-delà, les forces militaires russes ont pour objectif de détruire la démocratie en Ukraine et d’y substituer un pouvoir fantoche comme en Biélorussie. Surtout il n’est pas certain que Poutine s’arrête à l’Ukraine tellement la réponse des occidentaux est à la fois molle et lâche à la fois.

Poutine mérite donc d’être éliminé, d’abord suivi dans le cas de la cour pénale internationale voir éventuellement même interné car il est évident que la santé mentale du dictateur est largement affectée si l’on en juge par sa posture largement démentielle.

Pour l’instant,  les occidentaux prennent encore des pincettes avec Poutine. Clairement cela se traduit par un quasi abandon de l’Ukraine et de son chef d’État .

Même les sanctions économiques- rarement très efficaces–sont molles et peu adaptés à l’enjeu.

Poutine : la folie meurtrière d’un dictateur condamné

Poutine : la folie  meurtrière  d’un dictateur condamné

 

Il n’est nul besoin d’être un grand psychologue pour vérifier la folie de Poutine. Ce pur produit KGB ne connaît que la violence et le meurtre et son visage reflète les maladies mentales de l’intéressé. En même temps, il fait la preuve d’une intelligence limitée car cette guerre en Ukraine sonnera un jour ou l’autre la fin d’un régime totalitaire au seul service de Poutine. La puissance de Poutine en Russie est aujourd’hui incontestable. Il règne en maître et même en Tsar car aucune contestation n’est tolérée, la démocratie est complètement étouffée, les opposant neutralisés, mis en prison voire empoisonnés. Le problème du dictateur, c’est qu’il est de plus en plus enfermé dans sa paranoïa sachant pertinemment que sa légitimité est de plus en plus contestée. En matière de politique intérieure , Poutine n’est plus soutenu en effet que par environ 25 % de l’opinion publique.

Il faut dire que le contexte économique et social s’est fortement dégradé sous la direction de son gouvernement. Régulièrement, la Russie a reculé dans les classements économiques ne figurant plus qu’au 50e rang en matière de richesse par habitant. Bref presque un pays sous-développé. Poutine ne peut s’appuyer sur aucune philosophie idéologique un peu consistante. Il n’a pas l’appui de l’équivalent de l’ancien parti communiste.

Bref ,il est seul d’autant plus qu’il s’est régné la terreur parmi son entourage. Ce régime de dictateur est appelé à disparaître un jour ou l’autre, dans un an, dans 10 ans, plus tard ? Mais il finira avec Poutine peut-être même dans la violence quand les Russes auront compris que le pire  obstacle au développement et à la paix est Poutine lui-même. Un scénario possible car évidemment la Russie est un grand pays ,  produit d’une grande histoire et d’une grande culture. Certes il n’a  n’a jamais vraiment connu la démocratie mais notamment grâce à Internet, il  peut mesurer le décalage énorme entre son niveau de développement et celui de pays voisins qui ont bien davantage réussi.Le problème, c’est que le dictateur , conscient de ses échecs autant que du mépris qu’il suscite et qu’il pourrait réagir comme une bête blessée par des actes inconsidérés qui précipiteraient même le suicide de son pays.

 

Fin du masque dans les zones de pass

Fin du masque dans les zones de pass

 

Dès lundi, le masque n,’est  plus obligatoire dans les lieux exigeant un pass vaccinal. En clair, il ne sera plus imposé dans les musées, cinémas, restaurants. Il restera obligatoire au travail, dans les magasins, les administrations, les services publics et les transports.

A partir de lundi, un seul test devient nécessaire (autotest, PCR ou antigénique) deux jours après avoir été déclaré cas contact, pour les personnes vaccinées

Après la zone B, les contraintes s’allègent pour la zone A, de retour de vacances. Le protocole dans les écoles y passe au niveau 2, comme l’avait annoncé le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, le 11 février. Cela permet d’enlever le masque pendant la récréation et autorise davantage de brassage entre les élèves de même niveau. Toutefois, le port du masque restera obligatoire à l’intérieur pour les personnels et les élèves de 6 ans et plus.

Un enfant déclaré cas contact ne devra plus faire qu’un seul test de dépistage (PCR, antigénique ou autotest), deux jours après, avant de pouvoir revenir en classe s’il est négatif.

Guerre: Jusqu’où ira la folie de Poutine ?

Guerre:  Jusqu’où ira la folie de  Poutine ?

Un papier de la « Tribune » s’interroge sur les folies de Poutine prêt à tout pour maintenir son pouvoir et qui pourrait y compris étendre le champ de la guerre dans d’autres pays d’Europe.Sans parler de sa dernière menace relative à l’utilisation de l’arme nucléaire.

« A ce stade, nul ne sait où s’arrêtera Vladimir Poutine. Après l’Ukraine, voudra-t-il étendre l’influence russe dans d’autres territoires de l’ancienne URSS comme la Roumanie ou les Etats baltes ? Alors que l’autocrate russe n’hésite pas à brandir l’arme nucléaire pour montrer ses muscles face à l’Occident, l’OTAN prend ce risque suffisamment au sérieux en prévoyant d’y envoyer des troupes. «

 L’opération de Poutine est préparée de longue date si l’on se réfère notamment aux attaques précédentes notamment contre la Géorgie et en Crimée.

« . Tout laisse entendre que l’ « opération spéciale » déclenchée par Vladimir Poutine était prévue de longue date. Pas seulement par la mobilisation massive de 180 divisions aux frontières de l’Ukraine. Mais aussi par son calendrier. Poutine, qui a pris soin de s’assurer de la neutralité de Xi JinPing, le président chinois, en se rendant à l’ouverture des JO d’hiver à Pékin, a su attendre la fin de ceux-ci pour déclencher son offensive. Il a aussi habilement assoiffé l’Europe, en particulier l’Allemagne, en rationnant ses livraisons de gaz, ce qui a accéléré la flambée des prix de l’énergie et accentué le rapport de forces en sa faveur. »

Le papier de la tribune explique que les sanctions prises contre la Russie sont un peu à double tranchant compte sur cette contradiction :

 « Certes, les sanctions contre Poutine feront mal au pouvoir d’achat des Russes via l’impact sur l’inflation et la désorganisation du commerce, mais ceux-ci en ont pris l’habitude depuis 2014 et se sont largement autonomisés. En outre, Poutine a sans doute préparé l’adaptation de la Russie aux sanctions, en négociant une possible alliance commerciale avec la Chine, la moins vocale pour dénoncer son attaque. Pour l’heure, quoi qu’il en soit, les livraisons de gaz de la Russie ne sont pas concernées par les sanctions. »

Les occidentaux s’accommoderaient bien d’une situation qui neutraliserait  l’Ukraine et mettrait fin au conflit, reste que Poutine risque de ne pas s’en tenir à son intervention en Ukraine

« Poutine, s’il parvient à ses fins sans provoquer un bain de sang dans les populations civiles, ce qui n’est pas encore certain vu la forte résistance héroïque de l’Ukraine, ne s’arrêtera pas là. Son objectif affiché désormais clairement est bien plus vaste : revenir à la situation qui prévalait avant 1997. Le monde est donc entré dans une déstabilisation durable avec une Europe »

Des conséquences économique partout

L’économie n’en sortira pas indemne. Le jeudi noir sur les marchés financiers, certes plus calmes vendredi, en donne la mesure, même s’il est pour l’heure impossible de chiffrer cet impact. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, une période durable de trouble s’annonce. Emmanuel Macron ne l’a pas caché : cette crise aura des conséquences, directes et indirectes, « sur nos vies, nos économies et notre sécurité ». Vendredi soir, l’OTAN a indiqué qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre tous les membres de l’alliance.

Retour de la guerre en Europe ?

Retour de la guerre en Europe ?

 

 

La guerre a commencé en Ukraine. Les choix des Etats-Unis et de l’Union européenne (UE) sont riches d’enseignements et lourds de questions pour l’avenir. A quoi sert l’unité occidentale, si elle n’empêche pas la guerre ?  analyse, dans une tribune au « Monde », l’historienne Maya Kandel.

 

Le fait que la guerre a commencé est d’abord un échec de la dissuasion par les sanctions. Rappelant dans différentes déclarations les principes de l’action américaine, le président Joe Biden avait tracé une ligne rouge : pas d’intervention militaire directe. Il avait en même temps énoncé quatre priorités : choix de la diplomatie et des sanctions ; redéploiements de troupes américaines vers les territoires des Etats baltes, membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ; unité de la réponse « occidentale » ou de la communauté internationale à travers de nouvelles sanctions visant à « punir et infliger de la douleur » au pouvoir russe ; volonté de limiter les conséquences négatives pour les entreprises et les consommateurs américains (les élections de la Chambre des représentants se tiendront dans huit mois).

Le timing, interprété souvent comme une lenteur confinant à la faiblesse, confirmait au contraire le choix américain de laisser les Européens, plus précisément l’UE – et au premier chef Berlin avec le gazoduc Nord Stream 2 –, en leaders de la réponse à Vladimir Poutine. Un deuxième paquet de sanctions devrait suivre, prêt du côté américain, mais qui pourrait mettre à mal l’unité transatlantique.

Les choix américains ne devraient pas constituer une surprise. Joe Biden met en œuvre ce que trois présidents successifs n’ont cessé de marteler : les Etats-Unis ne sont plus les gendarmes du monde, l’Europe est un théâtre secondaire dans leurs priorités, les Européens doivent assumer davantage leur sécurité.

Les réactions de l’opinion et des responsables politiques américains montrent jusqu’ici l’absence de ralliement autour du président et la force du sentiment anti-interventionniste ou isolationniste des Américains. Les bombardements russes enterrent définitivement l’après-guerre froide ainsi que l’architecture de sécurité européenne héritée de la guerre froide et prolongée dans les années 1990. Le président ukrainien a rappelé amèrement la politique d’apaisement des leaders français et britannique vis-à-vis du nazisme, en 1938, et ses piètres résultats…

La vraie rupture côté américain se trouvait dans les propos de Donald Trump sur une OTAN déclarée « obsolète » et dont il avait été tout près de retirer les Etats-Unis en 2017. Poutine n’avait alors aucune raison d’interrompre son admirateur américain. Trump parti, le président russe teste ce qui reste de cet héritage chez un président affaibli de l’intérieur par les accusations d’illégitimité portées par son prédécesseur et devenues la position dominante du Parti républicain.

Covid France 28 février 2022 : baisse avec 42 600 cas en 24 heures

Covid France 28 février 2022 : baisse avec 42 600 cas en 24 heures

On enregistre ce dimanche 27 février 2022 baisse avec 42 600 cas en 24 heures ,

138.135 morts au total, +76 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.155 (+24) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 109.980 (+52 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,57 le taux d’incidence à 645,99 et la tension hospitalière à 49,2 %. Le taux de positivité est à 18,8 %.

La France compte actuellement 25.277 (+13) personnes hospitalisées et 2.491 (+7) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 5.061 (+6) hospitalisées, 530 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Grand Est : 2.112 (-6) hospitalisés, 214 (-1) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Hauts de France : 2.208 (-28) hospitalisés, 209 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.906 (+13) hospitalisés, 277 (0) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.706 (+8) hospitalisé, 296 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bretagne: 1.038 (-7) hospitalisés, 69 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Normandie : 1.386 (+5) hospitalisés, 96 (+2) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.920 (-6) hospitalisés, 175 (-2) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 809 (+4) hospitalisés, 78 (+5) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 2.248 (0) hospitalisés, , 238 (-8) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 902 (+4) hospitalisés, 83 (+2) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1.048 (0) hospitalisés, 103 (+2) en réanimation et +3 décès en 24 h.

Economie, politique, société: les plus lus (27 février 2021- 7 h15)

Economie, politique, société: les plus lus  (27 février 2021-  7 h15)

Présidentielle 2022 : Macron sur les sites de rencontre !

Société: L’impossible simplification administrative

 

 

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Société: L’impossible simplification administrative

 

 

Économie et Ukraine : vers une inflation à deux chiffres en Europe ?

Économie et Ukraine : vers une inflation à deux chiffres en Europe ?

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*) évoque dans la Tribune les perspectives d’inflation en raison notamment de l’envolée du prix de l’énergie. Une thèse renforcée avec les récents événements géopolitiques autour de l’Ukraine qui pourrait faire monter l’inflation à deux chiffres.La hausse des prix de l’énergie est déjà responsable de la moitié de l’inflation en Europe. Cette part pourrait encore augmenter avec les effets de la guerre menée par la Russie

 

Depuis deux ans nous connaissons une inflation, une perte du pouvoir d’achat de notre monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Dans une mondialisation malade de la Covid-19, cette hausse était, dans un premier temps, sujette à la baisse de la production plus importante que la baisse de la consommation, puis elle s’amplifiait dans un second temps, alors que la forte reprise de la production se heurtait au monstrueux embouteillage des chaînes logistiques mondiales.

Résultat, l’inflation mondiale s’est envolée, mais de manière découplée.

Basse en Asie, haute en Occident, l’inflation a découplé parce que pour la première fois depuis très longtemps nos pertes de souverainetés et les mauvaises dépendances contenues dans nos Solidarités Stratégiques ont eu un impact sur l’inflation.

Désormais, d’aucuns prévoient que l’inflation mondiale continuera sa hausse. Ils font l’erreur de ne pas reconnaître que l’année 2021 a cumulé tous les risques économiques, et que les indicateurs s’améliorent à l’image des flux des puces électroniques. L’impact d’éventuelles guerres en Ukraine ou à Taïwan, ce que personne n’espère, ne sont pas mesurées, sinon les prévisions seraient effectivement à deux chiffres.

À l’inverse, d’autres calculent que l’inflation covidienne n’est que transitoire et disparaît au profit d’une déflation lente et homogène au fur et à mesure que la logistique mondiale se normalise. C’est également une myopie, puisque le Covid et les COP ont changé le monde sous deux aspects.

Dans les prochaines années, l’Asie restera le front de l’industrie, avec par exemple la voiture électrique. Sauf accident de parcours, comme celui de la viande de porc en Chine, l’Orient devrait continuer à connaître des prix modérés, dès que l’énergie électrique sera redevenue sous contrôle.

Grâce à la Communauté européenne, sous l’impulsion de Thierry Breton, l’Europe affiche des plans industriels intéressants dans le but de renforcer sa souveraineté structurelle et affaiblir les impacts négatifs des dépendances de la mondialisation. Ces efforts pourraient être soutenus par une production électrique redevenue indépendante comme expliqué plus bas. L’Europe renouerait alors avec un modèle de souveraineté déflationniste de long terme.

De leur côté, les États-Unis aimeraient avoir des Breton à leur tête. Ils sont les meilleurs pour maîtriser les têtes dures, qui sont nombreuses au Sénat à être hostiles au « build back better » de Joe Biden. Cette opposition est fatale à l’idée d’un accroissement de souveraineté étatsunienne et une inflation covidienne transitoire, mais favorable à une hausse des prix structurelle et durable. En conséquence, la Réserve fédérale américaine augmentera ses taux d’intérêt, plus que le fera la BCE. D’ailleurs, les prix de l’or l’ont compris, ils sont toujours attentifs non pas aux discours des banques centrales chinoises ou européennes, mais à ceux du président de la Fed.

Le résultat de cette première phase fondée sur le lien entre souveraineté et inflation indique que le découplage inflationniste de 2020/2021 entre les producteurs et les consommateurs, entre l’Asie souveraine et l’Occident en dépendance, s’orientera désormais vers une nouvelle désunion inflationniste, mais cette fois entre les États-Unis dépendants et l’Europe et l’Asie plus souveraines. Prévoir l’inflation européenne comme par le passé à la lumière de Washington sera une erreur ; l’Asie et l’Europe en recherche de souverainetés semblables et sans doute concurrentes devraient connaître des trajectoires d’inflations concordantes.

Le second élément impactant l’inflation et qui a changé depuis deux ans concerne les COP et l’impact de l’environnement sur les coûts agricoles, énergétiques, miniers.

Après le tunnel inflationniste de la Covid et du bio, les prix des céréales s’ajusteront vers le bas, comme toujours grâce à aux nouveaux emblavements , avec toutefois la menace sur les coûts de production de nouvelles contraintes environnementales et du changement climatique. L’agriculture d’élevage, moins saisonnière, connait déjà des ajustements de prix cruels comme en témoignent les démonstrations actuelles. Mais il est ici regrettable que les pouvoirs publics n’aient pas stoppé net les suicides d’agriculteurs en osant rebâtir des souverainetés financières agricoles.

À la suite de différentes politiques, nous avons perdu notre souveraineté électrique. Les contraintes environnementales, géopolitiques et opérationnelles prévisibles abaissent le volume d’énergies fossiles disponibles bon marché et le supercycle pétrolier en cours prévoit le pétrole à 125 dollars le baril.

Simultanément, l’accroissement d’électricité ENR non pilotable affaisse encore notre souveraineté électrique et augmente l’inflation, comme l’indique l’épisode du gaz cet hiver.

Toutefois, la France et l’Europe ont une solution. Une électricité pilotable souveraine, bon marché, produite par la combustion des déchets des centrales nucléaires d’aujourd’hui. Parce que nous disposons de ce stock sur notre sol et qu’il élimine les besoins d’uranium minier pour les 5. 000 à 10. 000 prochaines années, ils sont le combustible gratuit du nucléaire de demain. Qu’attendons-nous pour le consommer ?

Fessenheim, le programme Astrid, les petits réacteurs modulaires, les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides, la souveraineté électrique française ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante autour des électriciens d’EDF en fonction des modes électorales. Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »

Pour des raisons stratégiques, l’industrie lourde consomme plus de métaux que par le passé : notre monde bascule rapidement d’une dépendance aux hydrocarbures vers une dépendance envers les métaux nécessaires à la production, le transport, le stockage, et la consommation électrique dans des générateurs, des connecteurs, des chargeurs, des batteries et enfin des moteurs. Logiquement, cette demande industrielle guide les prix des métaux vers le haut, mais sans excès historique à ce jour.

Toutefois, fidèle à la courbe de Phillips, l’inflation anticipée guette. La politique est inflationniste comme le démontre le débat constitutionnel chilien autour de taxations ou nationalisations des mines de cuivre ou de lithium. Les normes écologiques accroissent aussi les coûts miniers et métallurgiques : si l’électricité ENR non pilotable augmente dans les mines, le coût marginal augmente ; si l’hydrogène permet de produire un acier plus vert, celui-ci coûte plus cher. En outre, au rythme actuel de la production minière, 15 années seront nécessaires avant qu’un nouvel équilibre entre une offre et une demande de métaux n’abaisse leurs prix grâce à de nouvelles productions et du recyclage.

Mais, plus forte que la courbe de Phillips, la substitution industrielle est déflationniste parce qu’elle réduit la consommation. Ainsi, les coûts des véhicules électriques baisseront, car les progrès permettent déjà l’absence du cobalt du nickel dans les batteries et des terres rares dans les moteurs. Les « métaux rares » étaient bien une fake-news anti voiture électrique.

Entre ces forces opposées, l’Europe peut retrouver une souveraineté métallurgique et minière à hauteur d’environ 50 %, ce qui est énorme comparé aux 5 % actuels,

L’ensemble, le renouveau de la souveraineté industrielle européenne et une gestion positive de l’agriculture, de l’énergie et des métaux permettent de parier que l’inflation européenne ne dépassera pas en moyenne les 2,5 % pendant les 50 prochaines années.

La dictature numérique institutionnelle

 La dictature numérique institutionnelle

 Un papier de Serge Halimi qui dénonce dans le journal Le Monde la dictature numérique.
Conduite à marche forcée, la numérisation de l’accès aux services publics s’applique désormais à des démarches aussi indispensables qu’une demande d’état civil, le règlement d’un impôt, l’obtention d’un permis de séjour. Pourtant, l’obligation de recourir à Internet dans ces domaines et dans beaucoup d’autres liés à la vie quotidienne (voyages, réservations, tenue de comptes) réclame un effort particulier de ceux qui sont les moins en mesure de le fournir, faute du matériel requis, des savoirs informatiques, d’une assistance des proches. Pour eux, la « start-up nation » de M. Emmanuel Macron s’apparente à une peine d’exil dans leur propre pays.

Dès les premiers mots du rapport qu’elle consacre au rôle croissant du numérique dans la relation entre l’administration et ses usagers, la défenseure des droits Claire Hédon donne le ton : « Dans les permanences de nos délégués territoriaux arrivent des personnes épuisées, parfois désespérées, qui font part de leur soulagement à pouvoir, enfin, parler à quelqu’un en chair et en os (1).  » Les scènes poignantes de Moi, Daniel Blake, le film de Ken Loach dans lequel un chômeur britannique fait face à des procédures administratives d’autant plus inhumaines qu’elles sont informatisées, se rejouent quotidiennement en France. Treize millions de personnes, soit une sur cinq, y galèrent avec le numérique sans que les responsables politiques se soucient de leur existence (2).

Le profil des victimes coïncide avec les populations déjà brutalisées par l’ordre social : personnes âgées, ruraux, prolétaires, non-diplômés, détenus, étrangers. Inversement, les cadres, hauts revenus et diplômés du supérieur sont à la fois bien équipés en ordinateurs, tablettes, smartphones et recourent volontiers à l’administration numérique. En somme, plus une personne affronte une situation de précarité sociale, plus il lui est difficile d’accéder à ses droits, à ses prestations, aux services publics. L’urgence sanitaire, qui a généralisé le recours au télétravail, à l’école à distance, aux prises de rendez-vous médicaux par Internet (Doctolib), a accru cette relégation technologique des populations défavorisées. Et parfois, sans le mesurer, des formations politiques étendent au domaine de la vie démocratique la mise à l’écart des populations précaires. Ainsi, lorsque les écologistes ont organisé une consultation « ouverte à toutes et à tous à partir de 16 ans » pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle, y participer exigeait de « disposer d’un email personnel, pour recevoir les liens de vote, d’un numéro de téléphone portable pour recevoir les codes de validation de vote et d’une carte bancaire pour valider une participation de 2 euros ».

Observant que « la situation tend à se dégrader », Mme Hédon rappelle que nul ne peut être privé de ses droits et prestations au motif qu’il ne recourt pas au numérique lors de ses échanges avec l’administration. Car pour beaucoup, insiste-t-elle, la « dématérialisation forcée » n’a pas représenté une simplification, mais « une forme de maltraitance institutionnelle ».

Bolloré, les médias et la pensée réactionnaire

Bolloré, les médias et la pensée réactionnaire

Zemmourisation de la politique et bollorisation des médias ne vont pas l’une sans l’autre et, pour comprendre le journaliste néo-maurrassien aux portes du second tour des présidentielles, il faut comprendre le parcours et les visées du corsaire de la finance.

Éric Zemmour a choisi de nommer sa maison d’(auto-)édition « Rubempré » depuis qu’Albin Michel, qui l’éditait, a fait défaut au candidat. Il se reconnaît sans doute dans ce parcours d’homme de lettres et de journaliste, en quête d’un titre et du pouvoir, la pairie ou un ministère sous la Restauration chez Balzac, la présidence de la République pour l’éditorialiste du Figaro. Mais tout Rubempré a son Vautrin, pour financer et soutenir sa trajectoire médiatique et politique. Nous parlons bien sûr ici de Vincent Bolloré, qui a littéralement installé Éric Zemmour dans le paysage politique français. Bien sûr, Éric Zemmour avait une carrière bien remplie, au Figaro, à RTL et sur le service public (On n’est pas couché), comme sniper et polémiste chargé de faire entendre une voix atypique, perçue alors comme minoritaire, et comme auteur à succès. Mais la surexposition dont il a joui sur CNews a marqué un passage à l’échelle supérieure dans son avènement, puisque lui a été ménagée, à un carrefour d’audience significatif, une heure quotidienne de libres propos dans un Face à l’info, où rien ne lui faisait face. De fait, il y occupait une position qui résiste mal à la définition de simple chroniqueur, puisqu’il était à la fois l’invité principal, le véritable maître des lieux et l’arbitre de tout ce qui se disait sur le plateau, servi par une Christine Kelly habile à lui tendre toutes les perches et sans véritable contradicteur. Il faut donc s’intéresser à celui qui tire les ficelles de cette montée en puissance, tel l’abbé Herrera qui, sur la route d’Angoulême, permit à Lucien de repartir à la conquête de Paris. Zemmourisation de la politique et bollorisation des médias ne vont pas l’une sans l’autre et, pour comprendre le journaliste juif et berbère néo-maurrassien aux portes du second tour des présidentielles, il faut comprendre le parcours et les visées du corsaire catholique et breton de la finance.

Surpuissance médiatique

Il faut d’abord insister sur la surpuissance médiatique qu’a acquise Vincent Bolloré. Il continue, voire parachève aujourd’hui, un parcours sans faute, au moins sur le plan de la stratégie des affaires, dans sa conquête au sein de l’univers médiatique hexagonal, européen et africain. Il n’a fait qu’une bouchée de l’héritier Arnaud Lagardère qui, ayant eu l’imprudence de quitter sa forteresse en forme de commandite que son père lui avait bâtie, n’est visiblement plus le maître à bord. Ne l’a-t-il jamais été ? Après de longues années d’impéritie et de vente à la découpe et pris en tenaille entre ces différents actionnaires (Amber Capital, Bernard Arnaud), il s’est jeté dans les bras, étouffants, de Bolloré. Le capitaine d’industrie se trouve désormais à la tête à la fois de Vivendi (Canal +, C8, CNews), de Lagardère donc (Europe 1, Paris MatchLe Journal du Dimanche) et de Prisma (CapitalGEOFemme actuelle, etc.) qui lui a été revendue par Bertelsmann. On se rappelle aussi ses vues sur M6, désormais promise à TF1, qui fit elle-même jadis l’objet d’une tentative d’OPA. On parle aussi désormais du Figaro et de discussion sur le sujet avec la famille Hersant. Il est même question d’une sortie des affaires africaines, essentiellement le déploiement d’infrastructures surtout portuaires, ferroviaires et routières, pour continuer à privilégier le renforcement des médias au sein du groupe.

Bolloré dispose donc d’un impressionnant arsenal médiatique au moment où se lance la campagne présidentielle française. Face à cette trajectoire irrésistible dans le champ des médias et de l’information, il n’est pas illégitime de se demander de quoi Bolloré est le nom. Son empire se déploie à la fois en radio, dans la télévision de flux, dans les plateformes de contenus et dans la presse. Il s’appuie aussi sur Havas et donc sur le marché publicitaire, qui permet aux médias de vivre, et sur le marché complémentaire de l’édition, dans lequel il occupe une position dominante avec Editis, en passe donc d’absorber Hachette (et qui diffuse le dernier livre d’Éric Zemmour). Son emprise est multiple et massive, ce qui lui donne un pouvoir de frappe exceptionnel. On peut donc considérer qu’un degré supplémentaire est franchi sur la question de la dépendance des médias, de leur financement par de grands groupes et de l’enjeu démocratique que cela constitue. Certes, Vincent Bolloré n’est pas le premier grand capitaliste à investir dans l’information : en quoi diffère-t-il donc de ceux qui l’ont précédé, les Hersant justement ou ses compétiteurs Bouygues (TF1), Altice (NextRadio), LVMH (Les ÉchosLe Parisien) et autres Free dirigé pa Xavier Niel (Le Monde, Nice Matin, Mediawan) ? D’abord, si le paysage français a toujours été contrasté idéologiquement dans la presse écrite, les grands médias de flux comme la télévision restaient plus ou moins liés, pour ceux qui ont été privatisés, à leur origine publique, s’inscrivant davantage dans une certaine recherche de consensus, avec laquelle une chaîne comme CNews a clairement rompu en suivant un modèle à la Fox News. Le patron de Vivendi s’est emparé, à force de patience, de sens des affaires, de coups de force et de ruses, d’un ensemble de médias de masse qu’il oriente du côté de la droite la plus dure. L’absence de barrières éthiques dans les affaires, associée à une évidente intelligence stratégique, ont conduit à son succès, qui permet l’affirmation d’un corpus idéologique sans complexe ni déontologie journalistique.

Mais Vincent Bolloré ne se contente pas de créer des médias proches de sa vision du monde ou d’en acquérir, comme il le fit dans la presse gratuite avec Direct Matin ou en rachetant France catholique. Il s’est beaucoup appliqué à détruire des offres éditoriales avec lesquelles il n’était pas en accord. Il a exercé une sorte de pouvoir sur l’existence même des médias qu’il a acquis, de la mise à mort de l’esprit Canal+ et des Guignols à l’investigation en passant par Le Grand Journal, jusqu’à la mise au pas d’Europe 1, où il a fallu se soumettre ou se démettre, en passant par la transformation de iTélé en CNews. Il crée une offre certes, mais sur les décombres de rédactions qu’il met au pas ou dont il se débarrasse, depuis les cadres dirigeants (qui n’ont pourtant pas toujours la réputation d’avoir le couteau entre les dents, voir la récente éviction d’Hervé Gattegno de Paris Match et du Journal du Dimanche) jusqu’aux journalistes qui, de motions de défiance en grèves, découvrent l’ampleur de leur impuissance. Il s’agit moins de créer une offre nouvelle, tel un Édouard Drumont lançant La Libre Parole, que de brider des contenus ou des orientations à travers les groupes sur lesquels il a pris un pouvoir financier. Ce tropisme de la terre brûlée a conduit d’ailleurs le marché à s’interroger sur la destruction de valeur à laquelle il pouvait conduire et à se demander si l’homme d’affaires préférait ses idées à ses intérêts. Ainsi, ce qui reste de l’esprit Canal+, qui a correspondu à une forme de créativité télévisuelle, a-t-il migré avec succès au sein du groupe TF1, avec Quotidien sur TMC. En réalité, il n’y a nulle indifférence au succès économique, mais ce dernier, acquis avec CNews ou C8, ne va pas sans l’affirmation d’un ligne idéologique marquée. On se rappellera aussi que Bolloré avait une revanche à prendre, tant son entrée dans l’univers des médias télévisuels, à travers le rachat de deux petites chaînes de la TNT (Direct 8 et Direct Star) qu’il avait relancées à sa façon, avait suscité de quolibets en matière éditoriale. Pourtant, c’est en les revendant au groupe et en faisant son cheval de Troie, qu’il prendra le contrôle de Vivendi.

Une idéologie libérale et conservatrice

Sur les ruines d’une offre toujours trop marquée à ses yeux par le gauchisme ou le progressisme ou simplement la dérision, il construit un empire médiatique marqué par des idées ultralibérales qui interdisent toute critique possible des actions de son groupe, en particulier en Afrique, ce qui est souvent la posture des grands médias privés. Mais à cela s’ajoute aussi des idées conservatrices, catholiques, traditionalistes, très ancrées à droite, soutenues par un populisme identitaire et civilisationnel, que portent Éric Zemmour, Pascal Praud ou Sonia Mabrouk. Ces idées s’inscrivent d’abord dans une perspective décliniste, nationaliste, qui fait de l’islam le problème central en France, associé aux questions migratoires et à celles du maintien de l’ordre, et du « wokisme » l’autre grand danger contre lequel il faudrait lutter.

Le groupe médiatique fonctionne d’abord sur une logique de l’affiliation clanique avec les affidés et de règlement de compte et de mise au pas avec ceux qui font mine de s’affranchir d’un unanimisme contraint. L’humour en particulier, quand il prend une forme critique, celui d’un Nicolas Canteloup (Europe 1) ou d’un Sébastien Thoen (Canal+) par exemple, est particulièrement mal supporté. De plus, ce qui naguère prenait la forme de pressions discrètes apparaît désormais au grand jour. L’influence sur les lignes éditoriales, l’absence de « muraille de Chine » entre l’économique et le rédactionnel et le rejet de l’indépendance journalistique sont affichés au nom d’une doctrine libérale assumée de la toute-puissance de celui qui tient les cordons de la bourse. Mais ils le sont aussi au nom d’une vision qui érige les autres médias, en particulier publics, et les autres orientations idéologiques, en particulier à gauche, dans une position monopolistique qui permet de revendiquer la position de la parole bâillonnée et de crier à la dictature du politiquement correct, alors même qu’on occupe une part de voix conséquente et qu’on érige une nouvelle doxa. Cette radicalité conservatrice s’appuie aussi sur une véritable capacité à bousculer les formats, à s’affranchir de la distribution des rôles classiques sur la scène médiatique, en mêlant invités, journalistes et éditorialistes dans une sorte d’unité de pensée qui donne paradoxalement un caractère apaisé à certains plateaux. Le populisme d’expression plus grand public d’un Hanouna sur C8, qui promeut une transgression bien normative et transforme le télévisuel en cours d’école rigolarde et quelquefois cruelle, fait écho à celui, plus savant, d’un Zemmour, qu’il complète. Pourtant, derrière la variété des formes et l’appel au bon sens populaire, c’est bien une pensée réactionnaire, de moins en moins masquée, qui s’avance, en promouvant ici un catholicisme traditionaliste avec la diffusion d’un téléfilm anti-avortement sur C8 ou, là, une hostilité à toute mise en cause de l’Église, avec par exemple le blocage de l’achat du film de François Ozon, Grâce à Dieu, sur l’affaire Preynat. Au demeurant, ce catholicisme à l’ancienne, bien peu républicain, s’accommode parfaitement des valeurs les plus libérales sur le plan économique.

L’empire Bolloré se livre désormais à une guerre sans merci pour remettre en cause les médias publics. Zemmour, comme Marine Le Pen d’ailleurs, parle de privatisation dans son programme. Ce procès s’instruit sur la base d’une orientation qui serait systématiquement à gauche et/ou proche du pouvoir en place. On assiste à la transformation des débats qui existaient à l’intérieur des grands médias en débats entre les grands médias. Ce mouvement d’opposition prend particulièrement pour cibles France Inter, ses chroniqueurs et ses humoristes, mais aussi certaines émissions de France Télévisions, qui seraient perverties par le politiquement correct.

L’ensemble de ces traits dessine bien une sorte de Rupert Murdoch hexagonal, qui amplifie la mainmise d’acteurs économiques majeurs sur les grands médias, mais qui rompt avec une certaine discrétion feutrée de l’establishment français dans l’influence, affichant frontalement un désir de promouvoir dans l’espace public un modèle à la fois très libéral et très conservateur et d’opérer une sorte de grand remplacement médiatique en mettant à bas les médias publics. La droite a trouvé en lui une ressource clef pour installer ses thématiques dans une position hégémonique à travers un dispositif médiatique puissant. Le sera-t-il assez pour porter Zemmour au pouvoir ?

Politique Europe : une stratégie commune du fromage mais pas de politique de défense

Politique Europe : une stratégie commune du fromage mais pas de politique de défense 

 

Le secteur du fromage constitue un champ de réglementation très important pour Bruxelles qui ne cesse d’intervenir sur ce produit évidemment stratégique !  Ainsi on a interdit de fromages au lait cru sans parler des nombreuses autres orientations et interdictions concernant ce produit.

 

Par contre dans le domaine de la défense ou même de la diplomatie ,c’est le vide absolu. On peut le mesurer aujourd’hui avec envahissement de l’Ukraine par la Russie de la même manière qu’on peut le voir également au Mali où la France s’est ridiculisée notamment du fait de l’absence de soutien de l’union européenne.

 

Apparemment Poutine n’a peur de rien surtout pas de cette Europe molle. Peut-être serait-il utile quand même de le menacer avec cette directive sur le fromage ci-après :

 

 Directive 2019/28/TF du Parlement européen et Conseil du 29 mars 2019, établissant des règles communes pour le marché intérieur du fromage abrogeant la loi n°83-3828 au chap. II, art. 3, alinéa 11 :

« […] Mise en accord des États membres des mesures pour stopper la production et le commerce de fromages au lait cru […] »

C’est dans la plus grande discrétion que s’est tenue, en avril 19, une séance exceptionnelle du Parlement européen à laquelle peu de professionnels de la filière ont été conviés. Après seulement 3 heures de débat, finalement assez peu défendu, la cause de l’artisanat français et la richesse de nos terroirs ont tout simplement été balayés au profit de l’ultra-sécurité sanitaire prônant le 0 lait cru.

Il semblerait que la récente visite du président chinois, Xi Jinping, n’ait pas eu pour seul but d’influer sur les ventes d’avions d’Airbus mais d’exiger une filière laitière sans bactéries afin de pouvoir convenir au marché chinois en plein expansion. Il y a fort à penser que des lobbys soient derrière cette décision pour le moins contestable !

Il est clair qu’on peut sans doute pas conduire une stratégie sur le fromage et une autre sur la défense !

Société- Vers un nouvel ordre Russo Chinois ?

Société- Vers un nouvel ordre Russo Chinois ?

 

Le consultant Laurent Malvezin observe, dans une tribune au « Monde », un rapprochement entre la crise provoquée par Moscou autour de l’Ukraine et la volonté chinoise de réunifier Taïwan, qui pourrait prendre la forme d’une annexion partielle.

 

Tribune.

Le basculement dans une « nouvelle ère », réaffirmé dans la déclaration conjointe sino-russe du 4 février, consacre une volonté commune d’endiguer la vague démocratique de « l’Occident », incarnée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), mais aussi et surtout par une Europe démocratique proliférante. Elle est jugée par les dirigeants russes et chinois comme la vraie menace existentielle pour leurs régimes.

Les enchères autour d’une crise fabriquée aux frontières de l’Ukraine sont censées simuler un conflit ouvert qui seul pourrait, dans un premier temps, par son effet de sidération, figer la situation présente par la voie de nouveaux traités. Mais l’Ukraine, et la prétendue menace de l’OTAN, ne sont que les catalyseurs et prétextes d’entrée dans cette « nouvelle ère » des relations internationales ; l’Europe et l’Union européenne (UE) constituent sa véritable cible, la gouvernance

C’est d’ailleurs par un plaidoyer pour une « vraie démocratie » que s’ouvre en effet la déclaration jointe : « Nous sommes prêts à travailler avec tous les pays qui souhaitent faire progresser une véritable démocratie… » Si l’OTAN revêt une menace immédiate, c’est que son adhésion scelle mécaniquement le basculement des pays candidats dans l’orbite occidentale et, en l’occurrence, européenne.

En 2014, c’est le rêve d’Europe des Ukrainiens qui est aux sources de la réaction militaire russe dans le Donbass et non la perspective immédiate de son rattachement à l’OTAN. Ce processus de basculement démocratique, incarné par les Etats-Unis et l’Europe, armés respectivement de leurs processus d’élargissement de l’OTAN et de l’UE, cimente de longue date l’entente russo-chinoise et leur contre-projet planétaire.

Cette volonté partagée de réviser l’ordre existant s’est muée en une convergence idéologique et autoréalisatrice : la Déclaration commune russo-chinoise sur un monde multipolaire et l’instauration d’un nouvel ordre international a été adoptée à Moscou, le 23 avril 1997, durant la visite officielle que le président de la République populaire de Chine, Jiang Zemin, avait effectuée dans la Fédération de Russie. La déclaration était signée, côté russe, par Sergueï Lavrov, l’actuel ministre des affaires étrangères, représentant alors son pays à l’ONU.

 

Cette déclaration commune de 1997 faisait suite à un accord fondateur de la reconstruction de la confiance entre les deux pays : le Partenariat stratégique d’égalité, de confiance mutuelle et de coordination réciproque, signé, le 26 avril 1996, à Pékin. Il est devenu, depuis lors, le cadre de l’approfondissement progressif de la relation bilatérale.

Economie-Guerre en Ukraine : des conséquences pour la France

Economie-Guerre en Ukraine : des conséquences pour la France

Il est clair que la France comme d’autres pays dans le monde sera affectée par la guerre en d’Ukraine. La première conséquence sera une entrave au commerce international. La seconde concernera l’envolée supplémentaire de l’inflation du fait de l’augmentation des prix des matières premières et de l’énergie. La France pourrait perdre 1 à 2 % de croissance au lieu des 4% prévus initialement. Il s’agit évidemment des scénarios très approximatifs car  personnes aujourd’hui n’est en état de mesurer l’extension possible de la guerre en Ukraine et ses conséquences. Officieusement, les experts espèrent que le conflit sera contenue en Ukraine. Mais aucune certitude n’est possible tellement est imprévisible la réaction du dictateur Poutine aujourd’hui isolé au plan international et même contesté dans son pays même si toute contestation est complètement muselée.

 

Ukraine : Un appel de 70 directeurs de centres culturels

 Ukraine : Un appel de 70 directeurs de centres culturels

 

Plus de 70 personnalités du monde de la culture à la tête de théâtres, de festivals, d’opéras, de centres d’art et de diverses autres institutions artistiques françaises ont cosigné, samedi 26 février, un appel à la solidarité avec l’Ukraine, dans le contexte de l’attaque menée depuis jeudi par la Russie.

Soutien aux artistes ukrainiens des directrices et directeurs de lieux culturels en France

Nous, directrices et directeurs de lieux culturels en France, nous exprimons par ce message notre solidarité au peuple ukrainien et aux artistes ukrainiennes et ukrainiens.

Nous sommes, face à l’urgence et aux dangers encourus par des artistes contraints de fuir la guerre, prêts à nous mobiliser, à contribuer à les accueillir en France afin qu’ils puissent continuer leur activité et ainsi préserver la libre expression de la culture ukrainienne.

Premiers signataires :

Lucie Berelowitsch, directrice du Préau – Centre dramatique national de Normandie-Vire

Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg

Alexander Neef, directeur de l’Opéra national de Paris

Stéphane Braunschweig, directeur du Théâtre national de l’Odéon

Rachid Ouramdane, directeur du Théâtre national de Chaillot

Wajdi Mouawad, Théâtre national de la Colline

Eric Ruf, directeur de La Comédie-Française

Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon

Tiago Rodrigues, futur directeur du Festival d’Avignon

Célie Pauthe, directrice du Centre dramatique national de Besançon

Marcial Di Fonzo Bo, directeur du Centre dramatique national de Caen

Emilie Capliez et Matthieu Cruciani, directrice et directeur de la Comédie de Colmar – Centredramatique national de Colmar

Aurélie Van den Daele, directrice du Théâtre de l’Union -Centre dramatique national du Limousin

Marc Lainé, directeur du Centre dramatique national de Valence

Jacques Vincey, directeur du Théâtre Olympia – Centre dramatique national de Tours

Marie Didier, directrice du Festival de Marseille

Dominique Bluzet, directeur du Grand Théâtre de Provence et du Théâtre du Gymnase

Benoit Lambert, directeur de La Comédie – Centre dramatique national de Saint-Etienne

Benoit André, directeur de La Filature – Scène nationale de Mulhouse

François Tanguy, directeur de La Fonderie – Théâtre du Radeau – Le Mans

Cyril Jollard, directeur de La Soufflerie – Scène conventionnée de Rezé

Catherine Blondeau, directrice du Grand T – Nantes

Nicolas Blanc, directeur de L’empreinte – Scène nationale Brive-Tulle

Jean Varela, directeur du festival Le Printemps des Comédiens – Montpellier

Laetitia Guedon, directrice des Plateaux Sauvages – Paris

Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France – Centre dramatique national

Arnaud Meunier, directeur du la MC2 : Grenoble

Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel, co-directeur.rice.s du Monfort Théâtre

Alain Perroux, directeur de l’Opéra national du Rhin

Bruno Boucher, directeur artistique du Ballet de l’opéra national du Rhin

Benoit Bradel, directeur du festival Passages – Transfestival Metz

Damien Godet, directeur de la Scène nationale de Bayonne

Marie Pia-Bureau, directrice de la Scène nationale de Chambéry– Savoie

Charles Berling, directeur de la Scène nationale Châteauvallon – Liberté

Philippe Cogney, directeur de la Scène nationale de Dieppe

Sandrine Mini, directrice de la Scène nationale de Sète

Romaric Daurier, directeur de la Scène nationale de Valenciennes

Jérôme Lecardeur, directeur du Théâtre auditorium de Poitiers – Scène nationale

Simon Deletang, directeur du Théâtre de Bussang

Macha Makeïeff, directrice du Théâtre de la Criée – Marseille

Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville – Paris

Marion Bois, Jeanne Candel et Elaine Méric, co-directrices du Théâtre de l’Aquarium

Eric Vigner, directeur du Théâtre de Pau

Bruno Cochet, directeur du Théâtre de Rungis

Amélie Casasole, directrice du Théâtre de Villefranche – Scène conventionnée

Claudia Stavisky, directrice du Théâtre des Célestins – Lyon

Nacer Djemaï, directeur du Théâtre des Quartiers d’Ivry

Gilles Bouckaert, directeur du Théâtre des Salins – Scène nationale de Martigues

Patrick Ranchain, directeur du Théâtre du Bois de l’Aune – Aix en Provence

David Bobée, directeur du Théâtre du Nord – Centre dramatique national Lille Tourcoing Hauts-de-France

Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point

Christophe Rauck, directeur du Théâtre Nanterre Amandiers

Arthur Nauzyciel, directeur du Théâtre national de Bretagne

Muriel Mayette-Holtz, directrice du Théâtre national de Nice

Jean Bellorini, directeur du Théâtre national populaire de Villeurbanne

Joris Mathieu, directeur du Théâtre Nouvelle Génération – Centre dramatique national de Lyon

Caroline Marcilhac, directrice de Théâtre Ouvert – Centre dramatique national

Renaud Herbin, directeur du TJP – Centre dramatique national de Strasbourg

Olivier Atlan, directeur de la Maison de la Culture de Bourges

Feriel Bakouri, directrice de Points communs / Nouvelle scène nationale de Cergy Pontoise et du Val d’Oise

Carole Rambaud, directrice d’Espaces pluriels – Scène conventionnée de Pau

Eleonora Rossi, Grrranit – Scène nationale de Belfort

Thomas Jolly, directeur du Quai- CDN Angers Pays de la Loire

Pascale Daniel-Lacombe, directrice du Méta – Centre dramatique national de Poitiers Nouvelle Aquitaine

Galin Stoev, directeur du ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

Jean-François Driant, directeur du Volcan – Scène nationale du Havre

Courtney Geraghty, directrice du Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon

Richard Brunel, directeur de l’opéra de Lyon

Daniel Jeanneteau, directeur du Théâtre de Gennevilliers – Centre dramatique national

Pierre-Yves Lenoir, codirecteur des Célestins – Théâtre de Lyon

Julie Deliquet, directrice du TGP – Centre dramatique national de Saint-Denis

Catherine Marnas, directrice du Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine

Géraud Didier, directeur du Manège – Scène nationale de Maubeuge

Mathieu Touzé et Edouard Chapot, codirecteurs du Théâtre 14 – Paris

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