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Archive mensuelle de décembre 2021

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OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

Covid: l’isolement réduit de 10 à 7 jours

Covid: l’isolement réduit de 10 à 7 jours

parmi les mesures qui pourraient être annoncées rapidement par les pouvoirs publics figurent la réduction de la période d’isolement. Cela en raison de considérations sanitaires mais surtout pour éviter la paralysie possible de nombre d’activités notamment de service public. En effet les personnes isolées vont manquer cruellement aux services essentiels. Les cas contacts sont aujourd’hui obligés de s’isoler 10 jours, voire 17 lorsque la personne en question partage son domicile avec une personne positive au Covid-19. Dans la première situation, c’est-à-dire pour un cas contact «classique», le gouvernement pourrait envisager de réduire la période d’isolement de 10 à 7 jours. Pour la seconde, si la personne partage son logement avec une personne testée positive, l’isolement pourrait passer de 17 à 10 jours.

COVID: les jeux menacés EN CHINE

Des millions d’habitants seraient déjà confinés en Chine notamment pour tenter de réguler la progression de la pandémie dans la perspective des JO.

Les chiffres avancés par la Chine ne sont pas significatifs dans la mesure où il est difficile de faire crédit aux organisations officielles . Cependant officiellement reconnaît quand même la progression du virus et le fait que certaines régions sont désormais soumises à des confinements stricts.  La Chine a signalé samedi 140 nouveaux cas de coronavirus, le chiffre le plus élevé depuis quatre mois, tandis que les autorités s’empressent de contenir l’épidémie dans plusieurs régions, dont la ville de Xi’an, où des millions de personnes sont confinées.

Les jeux d’hiver organisé en Chine pourraient être victime d’une double menace. D’abord une menace diplomatique et politique en réaction au travail forcé et aux atteintes à la démocratie, ensuite du fait des risques sanitaires pour les athlètes pourrait y participer. D’ores et déjà les États-Unis ont menacé de ne pas déplacer leurs délégations en Chine.

Simplification administrative: le numérique pour tout compliquer

Le gouvernement a décidé d’introduire davantage de numérique pour en principe permettre une simplification des procédures . Une manière de prendre le problème à l’envers tout en pérennisant les procédures inutiles. Sans parler du maquis que constitue l’accès et l’utilisation de nombre de sites. Or ce sont les champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France à la fois un étatisme débordant dans tous les champs de la société.

Ce n’est qu’une fois précisées les vraies missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir il n’y a donc pas besoin de moyens humains ni de procédures informatiques. Dans d’autres cas,  une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs).

Deux facteurs explicatifs dominants permettent de comprendre l’addiction française aux mécanismes procéduriers. D’une part la production excessive de textes législatifs, d’autre part le maintien un très haut niveau d’un nombre de fonctionnaires.

Pour des raisons existentielles davantage que d’intérêt général, le Parlement ne cesse de produire de nouvelles normes. De sorte que la France est en quelque sorte prisonnière d’un dispositif législatif de plus de 10 000 lois sans parler des décrets et autres textes officiels au nombre de l’ordre de 200 000. Notons que beaucoup de ces dispositions législatives nouvelles ne sont jamais appliquées pas plus que ne sont réalisés des évaluations régulières de la réglementation.

Les fonctionnaires de leur côté comblent le vide existentiel qui les affecte en multipliant textes, procédures, contrôle et fiscalité. Noyés dans cette mer administrative les politiques eux-mêmes sont souvent manœuvrés par une administration très corporatiste, c’est particulièrement vrai au niveau local mais y compris au plan national. L’idée consistant à imposer la suppression de deux textes à chaque sortie d’un nouveau pourrait constituer une sorte de guide pour sortir du marais paperassier trop réhabilité par l’usage du numérique.

Société-Simplification administrative : l’éternelle promesse

Simplification administrative : l’éternelle promesse

 

Un collectif, emmené par le philosophe Gaspard Koenig, souligne, dans une tribune au « Monde », les injustices générées par la complexité des lois et de l’administration et appelle à une réforme radicale de la gouvernance étatique française.

 

 

Tribune. 

 

Les tracas administratifs sont aussi vieux que l’Etat. Au XVIe siècle, Montaigne se plaignait déjà qu’il y ait davantage de lois en France que dans le reste du monde. Tocqueville faisait de la « tutelle administrative » le trait commun entre l’Ancien Régime et la Révolution. Pompidou se plaignait du « réseau complexe des règles et des principes ».

Aujourd’hui, selon le secrétariat général du gouvernement, le volume du droit consolidé en vigueur est de 84 619 articles législatifs et de 233 048 articles réglementaires. Il est surtout en inflation permanente, dûment chiffrée et déplorée par le Conseil d’Etat dans ses rapports réguliers sur le sujet. La multiplication des autorités locales épaissit le brouillard. Nul n’est censé ignorer la loi, mais, aujourd’hui, nul ne peut comprendre sa logique.

Le constat est bien connu, et les gouvernements successifs mettent en place des commissions de simplification aussi bien intentionnées qu’impuissantes. Travail de Sisyphe, noble mais vain, tant est irrésistible la force d’inertie de la machine à produire de la norme, alimentée par des chefs de bureau zélés et des législateurs bavards. Les élites politico-médiatiques délaissent avec la même régularité qu’elles le dénoncent ce sujet fastidieux, qui ne les trouble guère à titre personnel : quand on vit dans les clous, quand on peut compter sur ses relations pour débrouiller les situations délicates, quand on a les moyens de s’offrir un expert-comptable ou un juriste spécialisé, la complexité se limite à une irritante paperasserie.

Tel n’est pas le cas sur le terrain. Artisans en crise de nerfs face aux formulaires Cerfa, allocataires sociaux renonçant à leurs droits faute de dossier complet, entrepreneurs découragés par l’interminable chaîne des décideurs, bénévoles associatifs devenus professionnels de la demande de subvention, agriculteurs transformés en fonctionnaires de la PAC, contribuables égarés dans le dédale du code fiscal, parents de handicapés mortifiés par les certificats médicaux à renouveler chaque année, femmes divorcées otages de leur nom d’épouse sur leurs papiers, familles empêchées de construire une cabane dans leur jardin, maires ruraux pénalement responsables d’un code de l’urbanisme illisible, électeurs perdus dans le millefeuille territorial, citoyens submergés de sigles et d’acronymes, tous menacent de décrocher, s’ils n’ont pas déjà renoncé à l’Etat de droit en se bricolant un statut bancal dans les interstices d’un système devenu fou.

Economie, politique, société: les plus lus

Economie, politique, société: les plus lus

UE: Le piège de la taxe carbone

UE: Le piège de la taxe carbone

Le remède miracle pourrait bien se retourner comme un boomerang sur la compétitivité européenne. L’idée un peu simpliste consiste en effet à taxer le carbone des produits importés comme si cette surtaxation ne se retrouvera pas dans la réexportation des produits européens. D’une certaine manière, l’Europe se tire aussi une balle dans le pied sans parler des mesures de rétorsion inévitable de la part de pays victimes de cette taxe vis-à-vis de leurs exportations.

Avec ses nouvelles propositions  (application du plan climat), l ‘union européenne vise un double objectif d’une part diminuer d’au moins la moitié des émissions carbone d’ici 2030 d’autre part assurer la sécurité des approvisionnements. Et pour cela on compte en particulier sur la taxe carbone qui va s’appliquer aux frontières de l’Europe. La commission européenne espère jusqu’à 17 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires pour le budget de l’UE, notamment via une taxe carbone aux frontières et un élargissement du marché carbone aux carburants et au fioul de chauffage, un dispositif controversé parmi les Etats. Le seul problème c’est qu’il faudrait évaluer en même temps les pertes de compétitivité car la taxe carbone va renchérir les produits destinés aux entreprises et aux particuliers.

Finalement les écolos ont réussi à convaincre nombre d’économistes d’internaliser la problématique environnementale via les prix du marché. La taxe carbone en très forte augmentation et progressivement applicable est supposée constituer le signal prix qui fera diminuer la consommation de produits à fort contenu de carbone.

Un pari un peu fou relevant le plus souvent d’analyse très théorique car la régulation pour atteindre des objectifs d’intérêt général ne saurait se limiter aux mécanismes de marché. Les économistes, la plupart très libéraux du fait de la formation se réjouissent  de la récupération par leur activité de la thématique environnementale. Les écologistes de leur côté sautent de joie à chaque augmentation de fiscalité qui limite, interdit et sanctionne.

La vraie régulation ne passe pas seulement par les prix mais par les progrès technologiques, par la normalisation aussi par le changement de comportement.

En l’absence d’alternative, le client final-entrepris ou particulier- subira tout simplement une taxe de plus qui viendra amputer la compétitivité et le pouvoir d’achat. Nombre de produits objets de la taxe carbone sont par ailleurs  réexportés et subiront donc un handicap de charge fiscale.

 

Longtemps envisagée, souvent repoussé, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) a été finalement adopté en juillet. L’idée ? Faire payer aux importateurs de marchandises en Europe les émissions polluantes liées à la fabrication de celles-ci, afin de mettre sur un pied d’égalité les entreprises de l’UE – soumises à des normes climatiques strictes – et leurs concurrents étrangers fortement émetteurs.

Mercredi, la Commission a notamment détaillé sa proposition qui se concentre finalement sur cinq secteurs (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) selon les émissions carbone liées à leur production et le prix européen de la tonne de CO2. Après une période transitoire en 2023-2026, cette « taxe carbone » aux frontières apporterait 1 milliard d’euros de recettes par an au budget de l’UE. Un raisonnement totalement technocratique, ce qui n’est guère étonnant puisque la quasi-totalité des personnels de l’union économique sont des fonctionnaires ( Comme la plupart d’ailleurs des économistes).

Covid: l’isolement réduit de 10 à 7 jours

Covid: l’isolement réduit de 10 à 7 jours

parmi les mesures qui pourraient être annoncées rapidement par les pouvoirs publics figurent la réduction de la période d’isolement. Cela en raison de considérations sanitaires mais surtout pour éviter la paralysie possible de nombre d’activités notamment de service public. En effet les personnes isolées vont manquer cruellement aux services essentiels. Les cas contacts sont aujourd’hui obligés de s’isoler 10 jours, voire 17 lorsque la personne en question partage son domicile avec une personne positive au Covid-19. Dans la première situation, c’est-à-dire pour un cas contact «classique», le gouvernement pourrait envisager de réduire la période d’isolement de 10 à 7 jours. Pour la seconde, si la personne partage son logement avec une personne testée positive, l’isolement pourrait passer de 17 à 10 jours.

Covid- Scénario noir santé- 200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

Covid- Scénario noir santé-  200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

On pourrait enregistrer des statistiques de contaminés de l’ordre de 200 000 par jour, a estimé vendredi sur CNews l’infectiologue Benjamin Davido. Un chiffre tellement impressionnant qu’on pourrait perdre le contrôle total de la pandémie avec en plus.  Ce risque d’absentéisme et de paralysie économique a déjà été évoqué par le conseil scientifique. Un pronostic qui n’a d’ailleurs guère été apprécié par le gouvernement qui reproche au président du conseil scientifique d’être trop bavard et sans doute trop pertinent.le risque d’une paralysie de la vie économique et sociale du fait en particulier de l’absentéisme.Pourtant la réalité des chiffres est, À Noël on a déjà franchi le record absolu de 100 000 contaminés, ainsi qui pourrait doubler début 2022 sans nouvelles mesures restrictives.

« Il va falloir qu’on réfléchisse à un plan de secours » pour l’hôpital, a  souligné Benjamin Davido.

« Si vous mettez en éviction (tous les cas positifs et les cas contacts) dans le système scolaire, la police, l’hôpital, (la société) va être à l’arrêt », a prévenu vendredi Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon sur BFMTV.

Le plus grand danger risque d’être économique avec une paralysie en tout cas un grand ralentissement des activités y comprises essentielles.  La liste est longue des secteurs risquant de subir les absences au travail liées aux « centaines de milliers » de cas par jour redoutés en début d’année, selon Olivier Guérin, membre du Conseil scientifique français, citant « la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications, et la santé ».

Le président de l’institution, Jean-François Delfraissy, a de son côté soulevé la « désorganisation possible d’un certain nombre de services essentiels ». Encore minoritaire dans l’Hexagone, le variant Omicron n’a pas causé d’isolements forcés massifs en raison de cas positifs ou de cas contacts. Mais quelques signaux d’alerte s’affichent et les projecteurs sont braqués sur la sixième vague en janvier.

Covid Monde: Plus de 5,39 millions de morts

Covid Monde: Plus de 5,39 millions de morts 

La pandémie a fait au moins 5.391.404 morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 11h GMT. En valeur absolue, les pays qui ont enregistré le plus de morts sont les États-Unis (816.436), le Brésil (618.392), l’Inde (479.520) et la Russie (302.250). Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, suivi par la Hongrie et la Bosnie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé.

Sondage Covid: 61 % des Français davantage sédentaires

Sondage Covid: 61 % des Français davantage sédentaires

 

Dans une enquête l’institut Ipsos, 61% des sondés déclarent dans le JDD avoir un mode de vie plus sédentaire qu’avant la pandémie.

« Ces chiffres sont alarmants », s’inquiète Marilyne Colombo, présidente de la FFEPGV. Car ce manque d’activité pèse lourd : 90% des personnes concernées assurent ressentir au moins un impact négatif de la sédentarité sur leur bien-être physique (61%) ou psychologique (58%) et surtout sur leur vie sociale (63%).

Ce manque d’activité est plus criant encore pour les femmes (66%), qui ont dû davantage jongler avec les tâches domestiques et les couvre-feux que les hommes (56%).

En 2020, les Français avaient pourtant facilement chaussé leurs baskets : 81% d’entre eux déclaraient pratiquer un sport. Explication de Maryline Colombo : « C’était l’une des rares activités autorisées à l’extérieur. » Paradoxalement, alors que 2021 a vu la réouverture progressive des infrastructures sportives, ce taux est retombé à 66%, proche de l’avant-pandémie (64% en 2019). Faire du sport régulièrement est la bonne résolution n° 1 des Français, pour 33% d’entre eux, mais en recul de 4 points par rapport à l’année dernière. Suivent la volonté de passer plus de temps en famille (26%) et celle de se réserver des moments de détente (23%).

Si les Français en général ont moins bougé, les fidèles, eux, ont accéléré..

 

Le variant omicron risque de casser la croissance (Philippe Waechter)

  • Le variant omicron risque de casser la croissance (Philippe Waechter)

Le directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management, Philippe Waechter, émet l’hypothèse de l’annulation de la croissance du fait du variant omicron. Théoriquement les perspectives gouvernementales retiennent le chiffre de 3,6 % comme augmentation du PIB mais cette progression pourrait être amputée de plusieurs points en cas de paralysie de l’année 2022..(extrait du JDD)

 

« Ce risque d’avoir une activité qui stagne au lieu de poursuivre son ascension n’est donc pas négligeable si Omicron se propage vite et durablement. Mais à la différence d’autres pays, nous sommes en période pré-électorale. Quelle doit être la stratégie du supposé candidat Emmanuel Macron? Peut-il se permettre un confinement strict pour l’économie française? C’est une question politique plus qu’économique », s’interroge-t-il.

Doit-on redouter la percée du variant Omicron?
Oui, et pour plusieurs raisons. D’abord, il se propage très vite même si -et c’est un bon signal- il semblerait qu’il soit moins létal que le variant Delta. Ensuite, si le nombre de malades augmente fortement, il va contribuer à engorger un système de santé déjà à bout de souffle. Le gouvernement devra gérer une situation complexe car le corps médical est sur les rotules. Il y a un risque social qu’il ne faut pas négliger, en raison de l’épuisement des soignants qui sont en première ligne, mais aussi de tous ceux qui ne peuvent pas télétravailler. Celui qui travaille à distance limite son risque de contamination, il est dans une situation assez confortable. Ca n’est pas le cas de tous ceux qui sont exposés en direct au virus, en contact avec la clientèle par exemple. Ils vont être mis sous pression encore davantage avec Omicron. Le déséquilibre entre les heureux télétravailleurs et les autres pourrait alors se creuser.

Peut-il nous coûter des points de croissance?

Tout dépend du niveau de la contre-attaque. Plus les mesures de freinage seront drastiques, plus elles seront pénalisantes pour l’économie. Ajouter des contraintes sanitaires dans les activités de service (restaurants, bars, salles de sport, foires…) se traduirait par un arrêt de la croissance et une inflexion du dynamisme qu’on connait depuis six mois. Nos voisins européens, qui sont nos partenaires commerciaux, vivent la même situation, ce qui pèse sur les échanges intracommunautaires. La Banque de France a d’ailleurs révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2022, à 3,6% au lieu de 4%. Ce risque d’avoir une activité qui stagne au lieu de poursuivre son ascension n’est donc pas négligeable si Omicron se propage vite et durablement. Mais à la différence d’autres pays, nous sommes en période pré-électorale. Quelle doit être la stratégie du supposé candidat Emmanuel Macron? Peut-il se permettre un confinement strict pour l’économie française? C’est une question politique plus qu’économique.

Avons-nous encore les moyens de confiner l’économie?
Aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne, des mesures contraignantes ont été adoptées. Ca n’est pas encore le cas en France. Mais il va falloir s’adapter. Depuis le début de la pandémie, notre politique économique a mutualisé les risques, l’Etat les a pris en charge. Si la situation sanitaire se dégrade, aura-t-on la même capacité financière qu’au printemps 2020 pour y faire face sachant que la dette publique a explosé et que le bilan des banques centrales atteint des niveaux considérables? Une nouvelle crise pourrait entamer la crédibilité des Etats, dont la France, et la confiance des investisseurs ainsi que des citoyens qui ont joué le jeu. Ce qui engendrerait en retour un risque d’instabilité politique.

SONDAGE UE : 29% des Français seulement veulent davantage d’Europe

SONDAGE UE : 29% des Français seulement veulent davantage d’Europe

. L’analyse de Guillaume Klossa, fondateur du think tank EuropaNova.(extrait du JDD)

 

Une  EuropaNova-Ifop-JDD publiée simultanément dans le Corriere della sera et le Frankfurter Allgemeine Zeitung met en évidence le peu d’enthousiasme des Français vis-à-vis de l’Europe contrairement par exemple à l’Allemagne ou encore à l’Italie, les deux pays moteurs de l’Europe avec la France

 

 

Comment expliquer ces exceptions françaises? La nature du régime politique est certainement un facteur déterminant. La France est ainsi le seul pays à disposer d’un régime présidentiel fort tandis que les 26 autres états membres de l’Union sont des démocraties parlementaires où les partis doivent faire alliance.  Or un système présidentiel polarise l’opinion. Si le président s’affiche comme pro-européen et monopolise le discours sur l’Europe positive, les oppositions auront tendance à s’opposer à l’Europe de manière générale ou à négliger le sujet. En Italie, comme en Allemagne, la moindre personnalisation du pouvoir et la culture de coalition sont a contrario favorables à un portage politique positif des enjeux européens par l’ensemble des partis de gouvernement et plus largement par la société civile.

Les Français semblent aujourd’hui à contre-courant des citoyens des deux autres principales puissances de l’Union, ce qui est de nature à réduire leur capacité d’entraînement politique au sein de l’Union européenne. Menée dans un cadre trans-partisan, la PFUE (Présidence française de l’union économique)de 2008 avait permis d’entamer un travail de réconciliation des Français avec l’Union européenne, qui avait contribué à retourner une partie importante de la population en faveur de l’Europe. La concomitance des élections présidentielles et de la PFUE de 2022 va plutôt dans le sens d’une polarisation accrue. Il aurait sans doute été préférable de reporter la PUFE après l’élection présidentielle comme le président du Conseil européen Donald Tusk l’avait proposé au président de la République française Emmanuel Macron. »

Guillaume Klossa est fondateur d’EuropaNova et essayiste. Il a été conseiller spécial du Ministre chargé de la présidence française du Conseil de l’Union européenne de 2008.

Société-Sondage personnalités : les plus bavards en tête

Société-Sondage personnalités : les plus bavards en tête

 

Sans surprise ce sont des personnalités les plus connues ( notamment sportives)  et où les plus bavardes qui se retrouvent en tête du classement des « 1000 dans la presse ».(Une exception toutefois le très discret chanteur Goldman).  En 2021, Macron, Castex et Biden ont été les personnalités les plus cités dans les journaux et sites web d’information en France selon les « 1.000 de la presse », classement établi par Tagaday.

Un classement qui en fait ne révèle pas grand-chose d’intéressant sinon que la presse traite  surtout de la surface des choses . Peu de choses en effet concernent la vie économique, la vie sociale, la vie sociétale et même la vie culturelle ( Citons quand même Cyril Hanouna en tête dans le monde « culturel »  qui dans une émission il y a quelques jours centrait sa thématique sur le fait qu’il ‘s’était découvert une troisième couille ! On atteint avec l’intéressé le sommet du ridicule, de la bêtise et de la vulgarité. Et il y a un large public de beaufs pour cela!

C’est sans doute précisément parce que la presse ne parle que de personnalités médiatiques connues mais souvent peu intéressantes que les médias traditionnels sont aujourd’hui si peu suivis et si peu crédibles

MESURES ANTI-COVID:  » TROP TARD EN JANVIER  » (l’infectiologue Gilles Pialoux)

MESURES  ANTI-COVID:  » TROP TARD EN JANVIER  » (l’infectiologue Gilles Pialoux)

 

 

Jusque-là les pouvoirs publics ont tout fait pour limiter au maximum les restrictions à la mobilité jusqu’à Noël. Les experts scrutent avec attention l’évolution de la pandémie qui a dépassé le record absolu de 100 000 contaminés nouveaux en 24 heures  le jour de Noël. Sur la tendance les 200 000 cas pourraient être atteints en janvier. En clair, la situation pourrait alors être incontrôlable du faîte d’une part du blocage des hôpitaux par les malades en soins intensifs mais aussi en raison de l’absentéisme général bloquant les activités essentielles et des services publics. Une situation très grave que souligne l’infectiologue Gilles Pialoux, chef des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon Paris.

« Le choix politique qui a été fait c’est de dire: on attend de voir et on prendra des mesures », alors que « le Conseil scientifique a réclamé des mesures dratiques », note-t-il ce jeudi sur BFMTV-RMC.

Dans son avis du 16 décembre, le Conseil Scientifique écrivait, parmi ses recommandations, qu’au « regard de l’accélération de l’épidémie, et des risques liés aux activités festives de fin d’années, des mesures de restriction significatives doivent pouvoir être prises par les autorités à l’occasion du réveillon (y compris le cas échéant sous la forme de limitation d’activités collectives ou de couvre-feux), avec la possibilité d’une déclinaison territoriale ».

Des mesures de restriction auraient dû être mises en place pour Gilles Pialoux, afin de « régler le problème de Delta avant de se payer Omicron en pleine face ». « Là on va avoir un effet double lame, double vague, qui va être très compliqué à gérer, même si Omicron est peut-être moins pathogène« . En ce sens, « sur les mesures coercitives, il faut être clair »: « en janvier ce sera trop tard ».

COVID FRANCE SAMEDI 25 DÉCEMBRE 2021 : +104.611 NOUVEAUX CAS

COVID   FRANCE  SAMEDI 25 DÉCEMBRE 2021 : +104.611 NOUVEAUX CAS

 Samedi 25 décembre 2021, 122.546 morts au total et +104.611 nouveaux cas en 24h.

 

Samedi 25 décembre 2021 :+104.611 cas  en 24h,  122.546 morts au total, +84 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 27.033 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 95.513 (+84 en 24h). 

Le taux de reproductivité R est de 1,09 le taux d’incidence à 646,94 et la tension hospitalière à 64,9 %. Le taux de positivité est à 8,0 %.

La France compte actuellement 16.162 (-11) personnes hospitalisées et 3.282 (+28) malades en réanimation. 

Bilan des différentes régions françaises : :

 
  • Ile-de-France : 3.272 (+28) hospitalisées, 629 (-5) en réanimation et +13 décès en 24h 
  • Grand Est : 1.394 (-14) hospitalisés, 301 (-1) en réanimation et +14 décès en 24h 
  • Hauts de France : 1.239 (-10) hospitalisés, 285 (+2) en réanimation et +1 décès en 24h  
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.085 (+8) hospitalisés, 454 (+9) en réanimation et +8 décès en 24h 
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.297 (+37) hospitalisé, 447 (+12) en réanimation et +18 décès en 24h 
  • Bretagne: 433 (-7) hospitalisés, 62 (-4) en réanimation et +3 décès en 24h 
  • Normandie : 709 (+10) hospitalisés, 91 (+6) en réanimation et 0 décès en 24h 
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.047 (-9) hospitalisés, 241 (-5) en réanimation et +2 décès en 24h 
  • Pays de la Loire : 467 (+1) hospitalisés, 99 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.495 (-24) hospitalisés, , 340 (+10) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 472 (+5) hospitalisés, 99 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 784 (-5) hospitalisés, 128 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h

Ce samedi 25 décembre 2021, le virus Covid-19 touche 277.220.427 cas confirmés et a fait au total 5.377.439 morts dans le monde

Economie, politique, société: les plus lus

Economie, politique, société: les plus lus

Géopolitique -Comment la Chine noyaute l’Afrique

Géopolitique -Comment la Chine noyaute l’Afrique 

Pour le chercheur Antoine Kernen, Pékin exploite un discours plutôt efficace auprès des dirigeants africains en renvoyant l’Europe à son passé.

Accessoirement en utilisant les moyens classiques de corruption pour favoriser le noyautage par la Chine des intérêts africains. La Chine qui n’hésite pas pas à asservir des peuples par la violence voire même l’esclavage et qui se fait le champion de la décolonisation voir même de la démocratie ! NDLR 

 

L’initiative vise, sans les nommer, les Occidentaux. Le 29 septembre, la Chine a déposé une résolution dénonçant « l’héritage du colonialisme » devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui rassemble 47 Etats. Le texte, adopté le 8 octobre sans grandes conséquences, dénonce « l’exploitation économique, les inégalités au sein des Etats entre eux, le racisme systémique, les violations des droits des peuples autochtones, les formes contemporaines d’esclavage et les atteintes au patrimoine culturel ». Une parade aux critiques contre les pratiques coloniales brutales de Pékin envers les minorités tibétaine et ouïgoure. 

Pour Antoine Kernen, spécialiste de la « Chinafrique » à l’université de Lausanne, qui a codirigé le dossier « Etats d’émergence en Afrique » dans la revue Critique internationale (numéro 89), la Chine a su « se construire à bon compte l’image d’une puissance généreuse » sur le continent, mais son discours critique sur le colonialisme pourrait se retourner contre elle.

D’où vient l’idée, pour Pékin, de dénoncer l’héritage colonial occidental ?

Pour la Chine, accusée de néocolonialisme en Afrique et ailleurs, il s’agit clairement d’une contre-attaque. Pékin reprend l’argument et le renvoie aux Européens et aux Occidentaux qui ont un passé colonial. Ce jeu rhétorique prend place dans des arènes internationales où la Chine est souvent en position de faiblesse sur les droits humains. Ce n’est pas mal joué de sa part et elle a des arguments, ayant elle-même subi le colonialisme occidental. D’autant que dans le même temps, dans les milieux académiques, la remise en cause de l’héritage colonial et les questions de race ont le vent en poupe.

L’aurait-elle fait il y a vingt ans ?

Non, car la Chine était alors presque inexistante au niveau international. Elle cherchait surtout à ne pas être accusée de violations des droits humains. Le grand changement est venu avec Xi Jinping [le président chinois]. Il veut montrer que la Chine ne se soumet pas à un ordre mondial occidental. Il y a vingt ans, le pays n’avait qu’une politique économique étrangère, aujourd’hui il a un récit qui va avec.

Le message peut-il porter auprès des gouvernements africains ?

Dans les pays d’Afrique de l’Ouest, il existe souvent un fond d’anticolonialisme dénonçant la France ou l’Occident. L’Afrique n’a donc pas eu besoin de la Chine pour développer un tel discours. D’ailleurs, ce discours n’est pas vraiment nouveau en Chine non plus : il remonte à la conférence de Bandung, en 1955, puis au mouvement des non-alignés. Dès les années 1950, alors que la Chine s’invente une politique étrangère et cherche à se positionner comme leader du tiers-monde, elle met en en avant son passé de pays colonisé par les puissances occidentales. Aujourd’hui encore, cette histoire lui permet de cultiver sa différence avec elles.

 

Environnement et climat : Les trois dimensions à prendre en compte pour calculer l’empreinte carbone

Environnement et climat : Les trois dimensions   à prendre en compte pour calculer l’empreinte carbone 

 

  • Christian de Perthuis, Professeur d’économie, fondateur de la chaire « Économie du climat », Université Paris Dauphine – PSL,  explique qu’il faut prendre en compte la production nationale, la consommation mais aussi l’empreinte extérieure.

 

 

Pour chaque pays, il existe trois façons de mesurer les rejets de gaz à effet de serre : l’empreinte territoriale calcule les rejets de gaz à effet de serre à l’intérieur des frontières d’un pays ; l’empreinte de consommation, ceux résultant des usages finaux de biens et services ; et l’empreinte d’extraction, ceux issus de l’énergie fossile extraite du pays. Ces trois empreintes ne s’additionnent pas. Elles constituent trois thermomètres bien distincts, donnant des images complémentaires : d’après les dernières estimations portant sur l’année 2019, l’empreinte territoriale de la France était, tous gaz à effet de serre confondus, de 6.5 tonnes de CO2eq par habitant, pour une empreinte de consommation de 9 tonnes et une empreinte d’extraction de 0,03 tonne.

A l’amont de la COP de Glasgow, ces trois thermomètres ont été remis à jour. Leur examen permet de mieux comprendre la difficulté de rehausser l’ambition des contributions nationales des différents pays en matière de réduction des émissions.

L’empreinte territoriale

Le thermomètre communément utilisé pour mesurer les émissions de gaz à effet de serre d’un pays est l’inventaire national, réalisé en France par le Centre interprofessionnel technique de la pollution atmosphérique (Citepa). Lors des COP, c’est lui qu’on utilise pour négocier les engagements des différents pays et qu’on retrouve dans les « contributions nationales déterminées » déposées auprès des Nations unies. Chaque Etat est souverain sur son territoire et donc directement responsable de son empreinte territoriale. Un système de « monitoring, reporting, verification » (MRV) qui devrait être renforcé dans le cadre de l’application de l’accord de Paris permet leur suivi.

Ces inventaires sont calculés à partir de méthodes harmonisées par le GIEC. La partie la plus robuste est celle concernant le CO2 d’origine énergétique ou résultant de procédés industriels. Les marges d’incertitude sont bien plus élevées pour les émissions et les absorptions liées aux changements d’usage des sols et aux rejets de gaz à effet de serre hors CO2 dont l’agriculture est la première source. Il reste beaucoup de progrès à faire pour fiabiliser et standardiser les méthodes de calcul de cette partie des inventaires.

La récente édition du Global Carbon Budget donne une image complète de ces empreintes territoriales pour le CO2 jusqu’en 2020. Cette année-là, les rejets de CO2 dans l’atmosphère résultant de l’usage d’énergie fossile et de procédés industriels ont atteint 34,8 gigatonnes de CO2, soit 4,5 tonnes par habitant : ce qu’on émet en produisant 3 tonnes d’acier ou en roulant 20.000 km dans une voiture de moyenne gamme. En 2021, les émissions mondiales devraient remonter à 36,4 Gt, pratiquement le niveau prévalant en 2019, avant le déclenchement de la pandémie du Covid.

Les quatre premiers émetteurs – Chine, Etats-Unis, Union européenne, Inde – contribuent pour 60% à ces rejets. Les émissions sont en recul en Europe et aux Etats-Unis. En Chine, elles sont reparties en hausse depuis 2018 après s’être stabilisées au début de la décennie 2010. Elles sont en accélération en Inde qui est sur le point de dépasser les émissions de l’Union européenne. Le « reste du monde » demeure le premier émetteur mondial de CO2. Les émissions y augmentent rapidement dans les pays producteurs et exportateurs d’énergie fossile, dans les pays moins avancés qui parviennent à décoller et, avant la crise du Covid-19, dans les transports internationaux.

Hausse des émissions dans les pays émergents, recul dans les pays industrialisés. Ne s’agirait-il pas d’un phénomène de vases communicants, les émissions économisées dans les pays riches étant simplement transférées dans les autres pays via les délocalisations et le commerce international? Pour répondre à la question, il convient d’examiner l’empreinte de consommation, notre deuxième thermomètre.

L’empreinte de consommation

Avec la globalisation des économies, les chaînes de valeur se sont allongées. Ceci a pour effet de dissocier le lieu où sont utilisés les biens et services de celui où apparaissent les émissions : si le véhicule que j’achète est d’origine étrangère, les émissions associées à sa fabrication apparaîtront dans l’inventaire du pays d’origine. S’il est monté en Europe à partir de tôles importées, les émissions se partageront entre pays d’origine pour la fabrication des tôles et le pays européen où se trouve l’usine de montage.

L’empreinte de consommation recense les émissions résultant de l’usage des biens et services dans une économie. Pour la calculer, il convient de corriger les émissions observées sur le territoire des effets du commerce extérieur : celles incluses dans les importations doivent être ajoutées ; celles incluses dans les exportations doivent être retranchées.

Au niveau micro-économique, l’empreinte de consommation se calcule à partir des bases de données comme celle de l’Ademe qui fournit les facteurs d’émission de l’ensemble des biens et services consommés. Les méthodes pour reconstituer l’empreinte carbone d’un ménage ou d’une organisation sont standardisées et permettent l’établissement de bilans carbone.

Ces bilans ne peuvent pas s’agréger, car cela conduirait à compter plusieurs fois les mêmes émissions. Pour passer à l’échelle macro-économique, les méthodologies sont plus compliquées. On utilise des matrices entrées-sorties issues de la comptabilité nationale, avec des coefficients techniques moyens par secteur réestimés à intervalles périodiques. Avec l’accélération de la transition énergétique, les hypothèses de fixité de ces coefficients techniques sont hardies, surtout quand il s’agit de se projeter dans l’avenir.

Deux bases de données permettent de comparer l’empreinte territoriale des pays avec leur empreinte de consommation pour le CO2 d’origine énergétique : celle de l’OCDE et celle du Global Carbon Budget qui a été utilisée pour construire le graphique figurant le niveau de l’empreinte de Consommation en 2019 (abscisse) et son évolution depuis 2005 (ordonnée). A noter que les données n’intègrent pas les émissions de CO2 résultant de l’usage des sols, notamment celles résultant des échanges de produit ayant un impact sur la déforestation tropicale.

Sans surprise, l’empreinte de consommation des pays émergents du G20 est généralement plus faible que leurs émissions territoriales. Ces pays exportent plus d’émission de CO2 qu’ils n’en importent via le commerce international. C’est le cas de l’Inde, de la Russie, de l’Afrique du Sud et surtout de la Chine, de loin le premier exportateur mondial d’émissions de CO2 incorporées dans les biens manufacturés. Symétriquement, l’Union européenne est le premier importateur net d’émissions de CO2, avec une empreinte de consommation qui dépasse de 18% les émissions de son territoire (16% au Japon et 6% aux Etats-Unis).

Depuis 2005, l’empreinte de consommation augmente cependant dans tous les pays émergents du G20, exception faite de l’Afrique du Sud et du Mexique. La hausse est particulièrement marquée en Chine où l’empreinte de consommation a progressé de plus de 80%, soit nettement plus que les émissions territoriales. Cela reflète la stratégie de réorientation de l’économie sur le marché intérieur afin de satisfaire une demande domestique très dynamique.

Symétriquement, l’empreinte de consommation a baissé dans l’ensemble des pays industrialisés membres du G20. Elle a été particulièrement marquée dans l’Union européenne et aux États-Unis. En France, l’empreinte de chaque habitant a été réduite de 27% sur la période, soit pratiquement au même rythme que les émissions territoriales par tête (29%).

Le constat d’ensemble se dégageant du tableau est clair : depuis 2005, le commerce international ne semble pas avoir joué le rôle de vases communicants entre pays riches et pays émergents pour les émissions de CO2 hors usage des terres. Le dynamisme des émissions dans les pays émergents a reposé sur celui de leur demande domestique. L’enjeu primordial de la transition bas carbone y sera de la satisfaire demain en réduisant leurs émissions. Dans les pays riches, les réductions des émissions territoriales se sont traduites par des baisses de l’empreinte de consommation.

L’empreinte d’extraction

Tout à l’amont des chaînes de valeur, l’empreinte carbone d’extraction constitue le miroir de l’empreinte de consommation. Elle calcule les émissions de CO2 qui résulteront de l’extraction des énergies fossiles, que ces énergies soient utilisées dans les pays exploitant les gisements ou à l’étranger. Techniquement, l’empreinte carbone des producteurs d’énergies fossiles est plus facile à calculer que l’empreinte de consommation, car il n’y a que trois produits à considérer dont les facteurs d’émission sont bien connus : le charbon, le pétrole et le gaz d’origine fossile.

Dans son rapport « Production Gap », le programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) a calculé l’empreinte carbone de production pour l’année 2019. Avec ce troisième thermomètre, se dessine une nouvelle cartographie des émissions mondiales de CO2. Deux nouveaux venus figurent dans le top-6 des émetteurs de CO2 : l’Arabie saoudite et l’Australie, pays moyennement peuplés, mais gros exportateurs d’énergie fossile. L’Europe et le Japon disparaissent de la liste des principaux émetteurs, car ils importent la plus grande partie de leur énergie fossile.

En Europe de l’Ouest, le pays à l’empreinte d’extraction la plus élevée est la Norvège, devenue le troisième exportateur mondial de gaz naturel. Le Royaume-Uni, qui fut le premier producteur mondial d’énergie fossile, pointe à la 23e place. Quant à la France, son empreinte d’extraction est devenue symbolique à la suite de la fermeture des houillères et de l’épuisement du gisement de gaz de Lacq.

Dans son rapport sur l’empreinte d’extraction, l’UNEP pointe du doigt l’enjeu de la sortie des énergies fossiles. Les pays exportateurs d’énergie fossile peuvent en effet baisser leurs émissions territoriales tout en alimentant la hausse des émissions à l’extérieur de leurs frontières via ces exportations.

Il convient donc de s’assurer que l’évolution des empreintes d’extraction est compatible avec les trajectoires conduisant à limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C. Cette discussion a été amorcée à la COP26 récemment tenue à Glasgow. Elle n’est pas prête de s’achever. Il subsiste un écart béant entre, d’un côté les objectifs déclarés sur le climat d’un côté, et de l’autre les plans de production et d’exportation d’énergie fossile.

La complémentarité des trois thermomètres

Pour guider les politiques climatiques, les inventaires nationaux rapportant l’ensemble des émissions territoriales de chaque pays restent l’outil pivot. Avec le « cadre de transparence renforcé » de l’Accord de Paris (article 13), les différents pays seront soumis en la matière à des exigences accrues à partir de 2024. C’est un volet important de la négociation climatique, aux dimensions géopolitiques généralement sous-estimées. Mais l’inventaire national ne dit pas tout des émissions d’un pays. Il convient de le compléter avec les deux autres thermomètres.

L’empreinte de production est d’une grande utilité pour guider l’action climatique de la vingtaine de producteurs et/ou exportateurs d’énergie fossile comptant pour plus de 80 % des émissions mondiales. Ce sont également les pays qui auront à opérer les reconversions du tissu économique et social les plus complexes vu leur degré de dépendance aux fossiles.

Dans les pays d’Europe de l’Ouest, l’empreinte de consommation apporte un éclairage précieux. Elle permet de surveiller les risques de « fuites de carbone » qui pourraient résulter de l’accélération des actions de réduction des émissions territoriales. Pour parer à tous risques, la Commission européenne travaille sur deux instruments importants : un mécanisme à la frontière mettant sur un pied d’égalité les producteurs européens qui payent les quotas de CO2 et les importateurs qui en sont exonérés ; un renforcement de la régulation sur la déforestation importée.

En France, la question de l’utilisation de l’empreinte de consommation a fait l’objet d’un rapport très complet du Haut Conseil pour le climat (HCC). Ce rapport fournit une masse d’information très précieuse pour la conduite de l’action climatique. Il se base malheureusement sur des données qui ont fait l’objet de révisions conséquentes. Il serait judicieux de revisiter ses conclusions à la lumière des informations plus récentes aujourd’hui disponibles grâce au travail conduit depuis sa publication par la statistique publique.

L’une des conclusions parfois tirées du rapport du HCC serait de substituer l’empreinte de consommation aux données de l’inventaire pour mieux guider la politique climatique. Sans aucun doute, l’empreinte climatique des Français reste bien trop élevée. Sa baisse depuis 2005 est beaucoup trop lente. Mais quand une transition n’est pas assez rapide, c’est rarement en changeant de thermomètre qu’on peut l’accélérer!

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Avec la pandémie une remise en cause de toutes les prévisions économiques

Avec la pandémie une remise en cause de toutes les prévisions économiques

 

 

Récemment l’OCDE avait légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2021 en raison de la montée de la pandémie.

Il est clair cependant que toutes les projections économiques avancées par les différents instituts seront remises en cause du fait des incidences du variant omicron qui touche toutes les zones mondiales.

Pour l’année 2021 la percée du variant omicron aura peu d’influence sur les prévisions puisque l’année est pratiquement faite; par contre; il faudra compter entre un point et deux  de croissance en moins en 2022 selon les zones. Ainsi par exemple en France on compte sur une croissance de 4,2 % d’après l’OCDE mais la perspective pourrait être seulement de 3 %.

D’après les prévisions revues en baisse début décembre par l’OCDE L’économie mondiale pourrait croître de 5,6% cette année, , soit un recul de 0,1 point comparé aux précédentes prévisions de septembre. Elle évoque «des réalités économiques très différentes» entre régions et estime que «la reprise restera précaire» tant que l’on ne distribuera pas les vaccins partout dans le monde.

. Selon elle, ces écarts de croissance sont le reflet des inégalités dans les systèmes de santé, les politiques publiques, les pénuries de travailleurs dans certains secteurs, et une hausse des prix «plus durable qu’anticipé». Pour la zone euro, l’OCDE prévoit un léger recul de sa prévision de croissance 2021 à 5,2%.

Elle table par contre sur une amélioration pour la France avec un PIB en progression de 6,8% cette année (+0,5 point) et 4,2% l’an prochain (+0,2), et pour l’Italie respectivement en progression de 6,3% (+0,4 point) et 4,6% (+0,5). L’Allemagne subit de son côté «des pénuries de matériaux clés» pour son industrie et voit sa prévision reculer de 0,5 point l’an prochain à 4,1% mais se stabiliser à 2,9% cette année.

Concernant les Etats-Unis, l’OCDE a de nouveau révisé ses attentes en baisse, cette fois à 5,6% de croissance cette année et 3,7% l’an prochain.

 

L’OCDE insiste sur le fait que toutes les conséquences négatives de l’embellie de la pandémie ne peuvent être pris en compte à ce stade mais qu’elles auront forcément un impact sur l’activité. La vérité sans doute ce qu’il est aujourd’hui impossible de quantifier les éventuels conséquences d’une pandémie dans le développement pourrait devenir incontrôlable en tout cas qui pourrait affecter durement la croissance.

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