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Archive mensuelle de décembre 2021

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Economie, politique, société: les plus lus

Economie, politique, société: les plus lus

 

Crise Covid : un gouvernement de plus en plus spectateur et de moins en moins acteur

Crise Covid : un gouvernement de plus en plus  spectateur et de moins en moins acteur

 

On aura sans doute observé que moins  le gouvernement agit et plus il parle pour ne rien dire. Ce fut encore le cas hier avec cette intervention du ministre de la santé qui a très longuement commenté les chiffres de la pandémie mais sans réellement annoncer de nouvelles mesures susceptibles  de contrôler la vague en croissance exponentielle.

Les responsables du gouvernement et en particulier le ministre de la santé se comportent surtout en commentateurs de l’environnement sanitaire. Finalement , ils s’en inquiètent comme on peut s’en inquiéter dans un bistrot allant jusqu’à se demander si l’envolée des statistiques ne va pas conduire d’une part à la paralysie des hôpitaux, d’autre part au blocage partiel de l’économie.

En cause évidemment, la grande discrétion du chef de l’État Emmanuel Macron qui ne sait même pas fendu d’un communiqué alors que le nombre de contaminés a plus que doublé en 24 heures. Un silence évocateur qui traduit l’obsession du président de ne surtout pas fâcher l’opinion publique quitte à sacrifier la santé.

Pourtant il ne reste sans doute que quelques jours voire au plus quelques semaines tout au plus pour tenter d’empêcher le blocage total du pays.

Hier le ministre de la santé a évoqué des chiffres particulièrement inquiétants concernant le nombre de contaminés susceptibles d’être hospitalisés. En fait on pourrait atteindre des chiffres de 2500 à 5000 hospitalisations par jour. Or on sait qu’à partir de 4000 hospitalisés au total (Le stock pas le flux) les hôpitaux seraient pratiquement submergés et incapables d’assurer leurs missions. L’institut Pasteur évoque d’ailleurs un scénario catastrophe pouvant conduire jusqu’à 5000 contaminés hospitalisés par jour.

Compte tenu de l’immobilisme politique qui caractérise ce gouvernement il faudra sans doute attendre que le pays atteigne 400 ou 500 000 contaminés pour qu’il prenne enfin la mesure de l’enjeu et mette  en place une politique qui ne se réduise pas à la vaccination obligatoire et qui la complète par des décisions autrement plus radicales.

La Chine écrase les derniers opposants à Hong Kong

La Chine écrase les derniers opposants à Hong Kong

Le dernier site médiatique d’opposition démocratique Stand News a été fermé par les autorités et les journalistes arrêtés. Le dernier acte des autorités chinoises pour tuer toute forme de contestation.

. Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a en effet exhorté mercredi 29 décembre les autorités chinoises et hongkongaises à relâcher immédiatement les employés de ce média pro-démocratie, arrêtés pour « conspiration en vue de publier du matériel séditieux » après un raid de la police ayant mené à la cessation d’activité du site d’information.

« Nous appelons les autorités de la RPC et celles de Hong Kong à arrêter de cibler les médias libres et indépendants et à libérer immédiatement les journalistes et responsables qui ont été injustement arrêtés et inculpés », a déclaré Antony Blinken dans un communiqué, en désignant la Chine par son nom officiel de République populaire de Chine (RPC). « En réduisant au silence un média indépendant, la RPC et les autorités locales sapent la crédibilité et la viabilité de Hong Kong », a-t-il ajouté.

De son côté, la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam a déclaré jeudi que le raid de la police dans les bureaux de Stand News et l’arrestation de sept personnes liées au site d’information ne représentaient pas une atteinte aux médias mais visaient des activités séditieuses. « Ces actes n’ont rien à voir avec une soi-disant suppression de la liberté de la presse », a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse.

Stand News était le dernier grand média pro-démocratie de Hong Kong depuis la fermeture en juin dernier du tabloïd Apple Daily contrôlé par l’homme d’affaires Jimmy Lai, qui est en prison.

 

Comme en Chine, le dictateur Poutine réécrit l’histoire du pays.

 

 

Comme en Chine, le dictateur Poutine réécrit l’histoire du pays.

 

Après la liquidation deL’ONG russe Memorial , Poutine va continuer de réécrire l’histoire de son pays pour donner une légitimité à sa dictature.( un papier du Monde, extrait)

 

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La boucle est bouclée. Née à la fin des années 1980, au sein de la société civile, à la faveur de l’ouverture tentée par le dernier numéro un soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, l’association russe de défense des droits de l’homme Memorial a été dissoute mardi 28 décembre à Moscou par une Cour suprême aux ordres du Kremlin et de Vladimir Poutine. Plus qu’un symbole, c’est un tournant dans l’histoire de la Russie post-soviétique.

L’itinéraire de Memorial, de l’espoir démocratique au bannissement, illustre l’évolution politique de la Russie de ces trois dernières décennies. Créée à l’origine pour faire la lumière sur la répression politique à travers l’histoire de l’URSS et promouvoir la réhabilitation de ses victimes, Memorial comptait parmi ses fondateurs un authentique démocrate, l’académicien et Prix Nobel de la paix Andreï Sakharov, mort en décembre 1989. Après la chute de l’Union soviétique en décembre 1991, Memorial est passée du statut d’organisation dissidente à celui d’association publiquement reconnue.

L’environnement est devenu plus difficile dans les années 2000, après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Memorial avait étendu son champ d’activité à la défense des droits de l’homme. En 2009, l’une de ses enquêtrices en Tchétchénie, Natalia Estemirova, a été enlevée et assassinée. Pour les archivistes et les chercheurs, collaborer avec Memorial est devenu dangereux.

Mais, surtout, le travail scientifique de Memorial est entré en concurrence avec la volonté de Vladimir Poutine de contrôler le récit historique national. Le président russe a lancé un mouvement en profondeur visant à repolitiser l’histoire de l’Union soviétique, quitte à la réécrire, en glorifiant le rôle de Staline pendant la seconde guerre mondiale. En 2016, l’ONG Memorial a été décrétée « agent de l’étranger », comme toutes les associations bénéficiant de subventions de l’extérieur. La même année, l’un des historiens les plus acharnés de Memorial, Iouri Dmitriev, 65 ans, a été arrêté et accusé d’abus sexuels. Lundi, il a vu sa peine alourdie à quinze ans de prison.

Devant la Cour suprême, le procureur a reproché à Memorial d’avoir « créé une image mensongère de l’URSS comme Etat terroriste » et d’avoir noirci la mémoire du pays pendant la « Grande Guerre patriotique ». Formellement, la décision de dissolution a été justifiée par l’omission de l’ONG de s’identifier comme « agent de l’étranger » dans certains documents.

Ces trois décennies post-URSS ressemblaient de plus en plus à une parenthèse, dont on voyait la fermeture se rapprocher inexorablement. La Russie est aujourd’hui verrouillée : même la mémoire doit y être contrôlée par un pouvoir nostalgique d’une illusoire grandeur passée.

 

Le maquis des cryptomonnaies et la régulation

Le maquis des cryptomonnaies et la régulation

 

 

Le spécialiste des cryptomonnaies Duncan Hoffman fait le point, dans une tribune au « Monde », sur la réglementation des cryptomonnaies en France.Il souhaite que les acteurs des monnaies numériques participent à la mise en place d’une régulation.

 

Le problème est que nombre des opérateurs de ces monnaies numériques ne souhaitent aucune régulation et contestent la légitimité des Etats en matière monétaire NDLR.

 

Tribune.

 

Aux débuts de la technologie blockchain, les cryptomonnaies opéraient dans une zone grise de l’économie. Les institutions financières se sont ensuite lancées dans ce secteur, attirant l’œil des régulateurs.

Depuis, les gouvernements ont pris des mesures pour lutter contre la cybercriminalité et protéger les utilisateurs de cryptomonnaies, mais le travail est loin d’être terminé. Il est essentiel que les investisseurs, les entreprises et les institutions du secteur comprennent à la fois comment les gouvernements réglementent les cryptomonnaies et comment les leaders du secteur peuvent faire avancer l’encadrement des cryptomonnaies.

Les régulateurs doivent analyser le marché des cryptomonnaies en fonction des cadres juridiques qui ont précédé la blockchain. Ils ont aussi des questions fondamentales à se poser afin d’intégrer les cryptomonnaies dans les catégories d’actifs existantes : les cryptomonnaies sont-elles des biens ? Une monnaie légale ? Un projet d’investissement ? Si oui, de quel type ? Et comment est-il taxé ?

Sur le plan juridique français, la cryptomonnaie n’est pas considérée comme une monnaie, car elle ne dépend d’aucune institution et ne bénéficie d’aucun cours légal dans un pays. L’évaluation de sa valeur est donc difficile et elle ne peut pas constituer une valeur de réserve puisque la cryptomonnaie ne peut pas être épargnée.

Il existe des dizaines de définitions tout aussi valables les unes que les autres en fonction des pays. Mais les objectifs des différentes réglementations restent similaires : assurer la transparence vis-à-vis du public et du régulateur, garantir l’intégrité du marché en protégeant les systèmes contre la cybercriminalité et les abus de marché et protéger les investisseurs contre les risques importants.

Les réglementations majoritairement imposées aux entreprises de cryptomonnaies sont fondées sur les normes et les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Cet organisme mondial a pour principal objectif d’élaborer des contrôles complets en matière de « lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme » (normes LCB-FT), de les publier sous forme de recommandations officielles et de s’assurer que les juridictions membres respectent leurs obligations en matière de mise en œuvre et d’application de ces normes. Plus de deux cents pays et juridictions se sont d’ailleurs engagés à mettre en œuvre ces normes.

Le GAFI a établi une « liste grise » regroupant les juridictions devant faire l’objet d’une surveillance accrue. Cette liste est importante pour les régulateurs, les enquêteurs et les professionnels de la conformité, car les pays figurant sur la liste grise sont soumis à des mesures de diligence accrue de la part des pays conformes aux normes du GAFI.

 

Loi Climat : Une méthode d’évaluation justifiée

Loi Climat : Une méthode d’évaluation justifiée

 

Trois spécialistes de l’agronomie, Yannick Biard, Arnaud Hélias et Hayo van der Werf, répondent aux inquiétudes exprimées par 137 parlementaires dans une tribune publiée dans « Le Monde » en décembre, et défendent l’analyse sur laquelle repose le futur affichage environnemental des produits alimentaires.

 

Tribune.

 

Récemment, 137 parlementaires ont exprimé, dans une tribune, publiée dans Le Monde daté du 15 décembre, leurs inquiétudes vis-à-vis de l’affichage environnemental des produits alimentaires, prévu par la loi Climat et résilience, et de la méthode sur laquelle il repose : l’analyse du cycle de vie (ACV). L’élevage bovin y est utilisé comme exemple emblématique, au titre que l’ACV, « en se contentant de mettre en rapport les émissions de gaz à effet de serre avec des kilos de viandes produites », sans tenir compte du type de l’élevage, pénaliserait les systèmes d’élevage extensifs.

Sur le plan scientifique, il existe un large consensus sur l’intérêt de la méthode ACV pour l’évaluation des impacts environnementaux des produits alimentaires. Cela ne signifie pas qu’elle ne présente pas certaines limites, liées en particulier à l’état des connaissances scientifiques. Sans aucune dimension politique, il nous semble important de bien caractériser cet intérêt et ces limites pour répondre aux inquiétudes exprimées et apporter des éléments pour éclairer ce débat public.

La première inquiétude serait qu’avec l’ACV « ce sont les viandes des feedlots américains qui pourraient être présentées aux consommateurs comme les plus durables, celles vers lesquelles se tourner en priorité ». Les feedlots (systèmes d’élevage bovin hors-sol) n’existent pas en France et ne sont donc pas représentés dans la base de données ACV agricole française. Pour vérifier si l’ACV met en avant la viande bovine issue des feedlots, il faut consulter la « World Food LCA Database », qui représente diverses productions agricoles à travers le monde. Les données sont disponibles pour sept pays (Allemagne, Australie, Brésil, Grande-Bretagne, Chine, Etats-Unis et Inde). La comparaison des systèmes « prairie » et des systèmes feedlots montre l’avantage des premiers sur les seconds. C’est le cas, en particulier, pour les deux pays européens (Allemagne, impacts environnementaux réduits de 33 %, et Grande-Bretagne, impacts réduits de 32 %).

La deuxième inquiétude serait que les résultats reposent « très majoritairement sur le seul enjeu des émissions de gaz à effet de serre ». La particularité de l’ACV est justement de ne pas se limiter qu’au réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre, mais d’estimer aussi d’autres impacts environnementaux. Dans la méthode européenne préconisée pour l’affichage environnemental, seize impacts sont considérés. La contribution du réchauffement climatique y est importante, mais elle reste de l’ordre de 20 % dans le score global. L’environnement est bien évalué sur plusieurs critères qui, il est vrai, sont parfois corrélés.

 

La privatisation progressive des grands événements sportifs

La privatisation progressive des grands événements sportifs

 

Régis Juanico, député (Génération.s) de la Loire, vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de la privatisation des grandes compétitions sportives par des intérêts privés qui, selon lui, captent le « bien commun », et propose un nouveau modèle.

 

Tribune

.Le modèle sportif européen est aujourd’hui percuté par deux grandes menaces. La première est celle d’une privatisation progressive des grandes compétitions sportives continentales par des intérêts privés à l’œuvre dans de nombreuses disciplines individuelles ou collectives, à l’instar de la récente tentative de créer une « Super Ligue » en Europe, à l’initiative de quelques clubs de football parmi les plus riches.

La seconde menace est celle de l’accaparement des grandes compétitions ou événements sportifs internationaux par les grandes multinationales (Warner, Discovery, MGM, Amazon, Google) à la force de frappe financière considérable, ou des fonds d’investissement souverains à la main d’Etats aux moyens illimités qui n’hésitent pas à instrumentaliser le sport pour en faire une vitrine politique ou une « arme diplomatique ».

Ces tentatives de captation du « bien commun » de l’organisation des grandes compétitions sportives et, plus largement, de prédation financière du sport sont très préoccupantes car avec elles font peser, par leur tendance inflationniste, un risque de disparition des valeurs universelles liées au modèle sportif européen fondé sur la solidarité, la durabilité, l’inclusion et qui repose sur une compétition ouverte et équitable.

Cette offensive mortifère doit absolument être stoppée sur un plan politique par les Etats de l’Union européenne et par les instances du mouvement sportif international, en particulier pour protéger la spécificité de notre modèle européen : système pyramidal de montées et descentes des clubs dans les ligues, accueil, détection, formation et protection des jeunes joueurs – formés localement, à l’opposé du modèle des ligues fermées.

La crise sanitaire en cours a montré à quel point le sport est un « bien essentiel » pour nos sociétés. Ses conséquences économiques, financières et sociétales dramatiques que nous n’avons pas fini de mesurer auraient dû faire l’effet d’un électrochoc pour les acteurs concernés : où sont passées aujourd’hui les promesses d’un « sport plus sobre, plus tempérant » ?

A défaut, la crise sanitaire a été un accélérateur et un révélateur d’une tendance préexistante pour le football professionnel français. La pérennité de son modèle économique n’est pas assurée, du fait du déséquilibre structurel d’exploitation des comptes, de l’inflation de la masse salariale, des effectifs professionnels pléthoriques, du manque d’attractivité des matchs de la Ligue 1, de la complexité de l’offre d’abonnement, de son prix élevé et de la difficulté d’accès qui pousse les consommateurs au piratage audiovisuel.

 

Robots et machines parlantes : le danger de manipulation

Robots et machines parlantes : le danger de manipulation

 

Pour le psychiatre Serge Tisseron, l’installation à domicile d’enceintes connectées, de plus en plus perfectionnées et dotées d’une subjectivité artificielle, va accroître considérablement les pouvoirs de suggestion de ces machines. (tribune Le Monde)

 

Demain, toutes les machines qui nous entourent vont être progressivement dotées de la voix. Et, comme rien ne mobilise autant l’être humain que de pouvoir parler de lui et d’être écouté, certaines d’entre elles deviendront probablement nos confidents privilégiés. Le problème est que plus ces machines bénéficieront de compétences réelles dans le domaine de la compréhension et de la simulation émotionnelle, plus certains d’entre nous seront tentés de leur accorder par projection des compétences imaginaires. Personne, bien entendu, ne les confondra avec des humains, mais nous nous habituerons, à leur contact, à de nouvelles formes de relations qui modifieront peu à peu notre fonctionnement psychique et nos liens avec nos semblables.

Tout d’abord, l’installation d’enceintes connectées de plus en plus perfectionnées dans l’espace domestique va accroître considérablement le potentiel d’« intimité » entre l’homme et ses machines. Même si leurs utilisateurs continuent à les considérer comme des objets perfectionnés, beaucoup risquent de leur octroyer dans leur vie quotidienne des formes de prévenance traditionnellement réservées aux humains, à commencer par la politesse, et de les intégrer au monde de leurs relations sociales. Certains pourraient même être tentés de leur attribuer un peu « d’humanité », selon une gradation pour laquelle j’ai proposé de parler de degrés de « personnéité », puisque l’objet n’aura évidemment pas de personnalité, et encore moins d’humanité. L’homme qui parle à la machine parle en réalité toujours à l’homme qui est derrière la machine.

Il en résultera évidemment des problèmes inédits liés à la sécurité et à la préservation de la vie privée. Comment évoluera la représentation que nous avons de ce qu’est notre intimité ? Et que deviendra notre désir de partage quand une machine se présentera à tout moment comme attentive, disponible et jamais fatiguée de nous écouter ? Comment accepterons-nous d’avoir des émotions non partagées quand des machines capables de simuler l’attention et la compréhension humaine rendront à tout moment possible ce partage ? Et même, pourrons-nous encore éprouver une émotion sans la partager ?

Les capacités d’autorégulation, qui permettent à l’être humain d’organiser ses choix, risquent d’être, elles aussi, fortement impactées par la révolution des machines parlantes. La machine « sujetisée », c’est-à-dire partiellement perçue comme un sujet parce qu’elle est dotée d’une subjectivité artificielle, peut rapidement acquérir des pouvoirs de suggestion. Google, Amazon, Facebook et Apple – les fameux GAFA – ne cachent d’ailleurs pas leur ambition de faire de leurs enceintes connectées un cheval de Troie capable non seulement de capturer nos données les plus intimes, mais aussi de nous faire accepter, à terme, d’autres technologies plus invasives encore, utilisant des avatars numériques, puis des robots physiques dotés de capacités « empathiques ».

 

Taubira : Du bla-bla classique de la gauche obsolète

Taubira : Du bla-bla classique de la gauche obsolète

 

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou NDLR

 

Tribune. 

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faire. Nous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

Pourquoi les meetings politiques sont-ils maintenus ?

Pourquoi les meetings politiques sont-ils maintenus ?

 

 

Le gouvernement a rétabli des jauges pour les rassemblements importants avec une exception pour les meetings politiques

« L’exercice du culte d’une part et les activités politiques et électorales d’autre part sont soumis à des dispositions spécifiques dans notre droit constitutionnel qui leur assurent une protection encore plus forte »a expliqué de manière très confuse le Premier ministre.

Pour justifier la non-limitation des jauges à 2 000 personnes en intérieur et à 5 000 personnes en extérieur dans les meetings politiques, le chef du gouvernement s’appuie sur l’article 58 de la Constitution. « Le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l’élection du président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin », peut-on lire sur le site internet des Sages.

La problématique est d’abord sanitaire voit mal pourquoi un rassemblement de personnes serait interdit ici et autorisé là  pour des motifs politiques. Le virus de ce point de vue Ne fait pas la différence . La problématique est bien entendue politicienne. Il s’agit de ne pas créer un front d’opposition au gouvernement accusé alors de prendre des mesures de type dictatorial.

Sur le plan démocratique, on peut cependant se poser la question de l’intérêt réel de ces meetings dans une période caractérisée par le fait que la politique se traite, se véhicule est finalement se juge surtout dans les médias y comprit les réseaux sociaux. La vérité c’est que ces meetings organisés par les forces politiques n’ont qu’un objet montrer des muscles aux caméras des grands médias présents. La raison d’être d’un meeting est de créer l’événement médiatique et non de réellement participer à une démocratie participative active. D’ailleurs ces meetings ne sont que successions de discours de nature évangélique souvent d’ailleurs caricaturaux et destinés à plaire aux plus radicaux.

Bref, les organisations politiques pour retrouver du crédit devront imaginer d’autres supports pour donner un contenu autrement plus moderne et plus participatif que ces meetings un peu ringards mais surtout sanitaire ment dangereux.

Une inflation durable ?

Une inflation durable  ?

Pour répondre, il faut en comprendre les causes et analyser la façon dont les banques centrales et les gouvernements réagissent. Par Mariem Brahim, enseignante-chercheuse à Brest Business School, et Charaf Louhmadi, ingénieur économètre chez Natixis, auteur de « Fragments d’histoire des crises financières » et « Voyage au pays des nombres premiers » (éd. Connaissances et Savoirs). ( dans la Tribune)

Un document intéressant qui reprend des facteurs explicatifs de la hausse des prix et de l’inflation mais finalement peu éclairant sur l’avenir NDLR

 

 

L’inflation est de nouveau au centre des préoccupations économiques. Elle s’accélère et se généralise, mais à des degrés divers selon les pays. Le taux d’inflation outre-Atlantique a atteint un record historique aux Etats-Unis en octobre dernier, plus de 6,2% sur un an glissant, du jamais vu depuis les années 1990. En mars 2020, le glissement annuel était en-deçà de 0,5%. L’inflation a donc été multipliée par 11,5 en l’espace d’un an et demi. De fait, le président des Etats-Unis, Joe Biden, a réagi en soulignant qu’il s’agissait là d’une inflation inquiétante, nocive et génératrice d’érosion en ce qui concerne le pouvoir d’achat.

La hausse inflationniste touche également l’Europe. En Allemagne, le taux d’inflation s’est accéléré pour atteindre 5,2% au mois de novembre dernier, une première depuis plus d’une trentaine d’années. L’Espagne est également concernée: 5,6% en novembre 2021 ; là encore, il s’agit d’un record non atteint depuis 1992. La Belgique n’est pas non plus insensible à ce mouvement, avec un taux d’inflation dépassant les 5,6%, un record depuis la crise de 2008. Quant à la France, elle a vu son taux d’inflation grimper de 2,8% au mois de novembre[1]. Le constat est donc général, la zone euro vient de connaître un taux d’inflation de 4,9%[2], une hausse jamais atteinte depuis plus de deux décennies.

Dès lors, plusieurs questions se posent. Quelles en sont les causes ? Cette inquiétante poussée inflationniste sera-t-elle durable ? Ce retour de l’inflation est-il propre à enrayer la reprise ? Enfin, comment réagissent les institutions centrales ? Autant d’interrogations qu’il convient d’envisager d’abord à l’aune de l’histoire.

Les leçons de l’histoire

Le 20e siècle a connu des périodes inflationnistes multiples, à différentes époques et sur des espaces géographiques variables. On pense naturellement aux conséquences catastrophiques des deux guerres mondiales. En France, par exemple, l’inflation a atteint des taux frôlant les 40% au sortir de la première guerre. A la fin de la seconde, elle y approchait les 60%. Seul le rétablissement de la paix a pu calmer ces deux phases d’hyperinflation. Visiblement, guerres et inflation vont de pair. C’est ainsi qu’au début du 19e siècle, lors des guerres napoléoniennes, se produisirent également des pics inflationnistes. Aux Etats-Unis, tout comme plus tard durant les deux grands conflits du 20e siècle, la guerre de Sécession du milieu du 19e siècle a donné lieu au même phénomène. Dans des proportions bien plus aiguës, l’Allemagne l’a connu également après sa défaite en 1918. Elle en sortit difficilement en instaurant une monnaie forte, en garantissant la stricte indépendance de sa banque centrale et en mettant en œuvre une politique d’austérité budgétaire.

Plus près de nous, les deux chocs pétroliers des années 1970 ont été générateurs d’inflation en Europe comme aux Etats-Unis. Nommé par le président Jimmy Carter en 1979 à la tête de la Fed, Paul Volcker mit alors en place une politique monétaire visant à contenir une inflation avoisinant les 13%. Il procéda à une hausse brutale des taux d’intérêt, le taux directeur passant de 11% à 20%. On peut dire que cette politique fut efficace sur le volet inflationniste : l’inflation, après s’être stabilisée autour des 3% en 1983, resta ainsi en dessous des 5% pendant plusieurs décennies. A contrario, les Etats-Unis connurent une récession dont un des facteurs fut cette hausse discontinue des taux d’intérêts. Raison pour laquelle, Jimmy Carter, candidat démocrate à sa propre réélection en 1980, échoua face au candidat républicain, Ronald Reagan.

La montée des prix de l’énergie, principal moteur inflationniste

Aujourd’hui, aux Etats-Unis, selon l’organisme « Energy Information Administration », les prix des carburants ont augmenté de manière considérable, d’environ 35% depuis le début de la pandémie. Cela s’explique essentiellement par l’évolution des cours du pétrole brut qui a connu une hausse significative en 2021. Le Brent (référence pour l’Europe) a ainsi dépassé au mois d’octobre les 86 dollars, frôlant son maximum sur 5 ans. Particulièrement volatile au cours de l’année 2020, le WTI (référence pour l’Amérique) a lui aussi atteint son maximum historique sur 5 ans, en culminant à plus de 85 dollars également en octobre dernier. Notons toutefois d’abord une détente des cours du Brent et du WTI le mois suivant, avec des prix avoisinant 70 dollars, puis un rebond en décembre, quand le Brent semblait converger à nouveau vers le seuil des 80 dollars.

Les prix mondiaux du gaz naturel sont également très tendus à cause d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, notamment en Europe où les stocks sont bas. La relance de l’économie mondiale vient également booster les hausses des prix des matières premières énergétiques. Le gaz naturel et le gaz naturel liquéfié (méthane liquide à une température en dessous de -161 degrés) sont notamment assujettis à une forte demande asiatique. Autorité administrative et indépendante, la Commission française de régulation de l’énergie pointe du doigt l’incapacité de la Russie et de la Norvège, les deux principaux fournisseurs de gaz naturel en Europe, à augmenter leurs livraisons.

Pour certains pays européens, cette importation de gaz est d’autant plus vitale qu’ils produisent de l’électricité essentiellement à partir des énergies fossiles. C’est le cas de l’Espagne, du Royaume-Uni et de l’Italie. Toute tension sur les prix du gaz se traduit systématiquement, sauf subvention de ces Etats, par une hausse des factures d’électricité des ménages. Bien qu’elle produise grâce à son parc nucléaire une électricité décarbonée, la France est confrontée aux mêmes difficultés. Non seulement, elle importe la quasi-totalité de son gaz naturel mais elle est aussi touchée par le mécanisme européen de fixation des prix. C’est pourquoi, à maintes reprises, Bruno Le Maire a critiqué cette législation européenne qu’il qualifie d’obsolète. En outre, le risque d’une panne nucléaire impactant la production d’électricité n’est pas nul, si l’on en croit l’arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux en décembre.

Il existe donc une corrélation réelle entre l’inflation et les tensions sur les marchés énergétiques. Ainsi les automobilistes sont-ils impactés, les prix de l’essence et du gasoil ayant augmenté de plus de 15% entre janvier et octobre 2021. Le Premier ministre, Jean Castex, évoque une situation « conjoncturelle » à laquelle il réagit en limitant, par le jeu de la fiscalité afférente, la hausse des prix de l’électricité à 4% au lieu de 12% jusqu’à début 2023. Il a annoncé, en outre, une immobilisation du prix du gaz jusqu’en mai 2022. Ensuite, les hausses reprendront mais lissées sur les 12 mois suivant ce gel des prix. Le gouvernement a également pris une mesure sociale consistant au versement d’un chèque de 100 euros aux 6 millions de ménages les plus modestes.

Chez nos voisins européens, les gouvernements réagissent également à la crise inflationniste. En Espagne, le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, a pour sa part réformé la fiscalité afin de diminuer les factures de l’électricité. En Italie, le Premier ministre, Mario Draghi, ancien gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), a débloqué 3 milliards d’euros portant principalement sur le volet énergétique.

Du côté des Etats-Unis, le président Joe Biden a pointé du doigt les bénéfices record des géants pétroliers. En outre, d’après le Wall Street Journal, des extractions conséquentes seront opérées dans la « Strategic Petroleum Reserve ». On parle de plusieurs dizaines de millions de barils, ce qui devrait augmenter l’offre et faire baisser les prix. La Chine, l’Inde et le Japon ont également annoncé puiser dans leurs réserves stratégiques  pour produire plus. En outre, les pays de l’Opep+ ont indiqué qu’ils allaient ajuster à la hausse leur production pétrolière, et ce, malgré la menace et l’incertitude engendrées par le nouveau variant Omicron.

Divergences stratégiques entre la FED et la BCE

Les banques centrales disposent de leviers d’action pour contrer la hausse des prix. Une hausse des taux directeurs permet ainsi une diminution de la valorisation des actifs et donc de l’inflation. Une baisse des achats d’actifs permet également de ne pas exercer de pression sur l’offre et donc de contrer la hausse des prix.

La réserve fédérale (FED) a annoncé mercredi 15 décembre une série de trois hausses des taux directeurs pour l’année 2022. Les prévisions des taux directeurs américains seront à 0,9% à la fin 2022 versus à peine 0,4%. L’institution, dirigée par Jerome Powell, juge que l’inflation est menaçante et qu’il faut donc l’endiguer rapidement. Si l’on se fie à la récente prévision trimestrielle, le calendrier de ces hausses sera corrélé à l’évolution des niveaux du taux de chômage américain. La FED a également annoncé des hausses progressives dans les années à venir et à long terme des taux d’intérêt. De surcroît, la banque centrale américaine indique mettre fin à son programme d’achats obligataires à la fin du premier trimestre 2022.

En revanche, la BCE maintient ses niveaux de taux directeurs qui, rappelons-le, sont historiquement bas. Malgré l’émergence du variant Omicron et la flambée des nouveaux cas de contamination, Christine Lagarde estime que l’inflation est passagère et que celle-ci renouera avec un niveau inférieur à 2% à horizon 2023. La BCE prévoit également d’arrêter les programmes d’achats de dettes à mars 2022, c’est-à-dire ceux lancés dans le cadre du plan de sauvetage de l’économie européenne contre la crise pandémique. A l’automne 2021, les achats de la BCE étaient valorisés à hauteur de 1.500 milliards d’euros pour un objectif cible de 1.850 milliards d’euros. Si de telles mesures ont vocation à faire baisser les prix des actifs, elles pourraient néanmoins avoir pour conséquence une hausse progressive des taux. Le différentiel de vitesse de ces deux processus présenterait alors le risque de générer des pertes pour les organismes bancaires. Une hausse des taux plus lente qu’une dépréciation plus rapide des actifs générerait des pertes potentielles pour celles-ci.

Claudia Buch, la vice-présidente de la Banque Fédérale d’Allemagne, souligne de son côté que les mesures de relance adoptées en 2020 ne pourront être envisagées à nouveau en cas de rechute de l’économie européenne, scénario possible avec l’émergence du très contagieux variant Omicron.

La composante maritime de l’inflation

Le secteur maritime participe de la flambée des prix. Le prix de location du conteneur a quadruplé entre début 2020 et fin 2021. La « boite » se loue désormais en moyenne à plus de 9.200 dollars. Raison pour laquelle, les leaders mondiaux du commerce maritime renforcent leur flotte. Le mastodonte danois A.P. Moeller-Maersk a, par exemple, acté l’acquisition en novembre 2021 de l’entreprise allemande Senator International, pour plus de 644 millions de dollars. Le géant français CMA CGM, numéro trois mondial du transport maritime, booste également sa flotte avec plus de 800.000 conteneurs additionnels.

Naturellement, ces tensions sur les prix du commerce maritime se traduisent par une hausse significative des prix des produits transportés. Le secteur textile est ainsi particulièrement touché, les prix de la laine et du coton ayant par exemple grimpé de plus de 40% en l’espace d’un an.

Cette « inflation maritime » est expliquée principalement par deux facteurs. Le premier provient de la relance aiguë de l’économie mondiale après une année 2020 chaotique, une période durant laquelle l’économie chinoise, pionnière dans le secteur du transport maritime, a été momentanément paralysée à cause des mesures restrictives du confinement. Au premier semestre 2020, des pics advinrent où plus de 12% de la flotte maritime mondiale était à l’arrêt. Or, dès le troisième trimestre, il y eut un véritable rebond. En octobre, moins d’1% de la flotte mondiale était encore à l’arrêt. La relance économique a été fulgurante, générant de la sorte un déséquilibre systémique entre l’offre et la demande. La pénurie des conteneurs, on l’a évoquée, constituait le second facteur. Elle s’explique par une demande excédentaire, particulièrement juteuse pour les leaders mondiaux du commerce maritime.

Y a-t-il corrélation entre inégalité vaccinale et inflation ?

L’inégalité vaccinale est un fait. Les statistiques le montrent. Au mois d’août 2021, 80% des quatre milliards de doses avaient été utilisées par les seuls pays à forts ou moyens revenus. En Afrique, au 30 septembre 2021, seuls 15 pays sur 54 dépassaient le seuil des 10% de personnes vaccinées. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en tire la conclusion que l’inégalité vaccinale justifie l’étalement dans le temps de la pandémie.

L’inégalité vaccinale freine par ailleurs l’offre mondiale, particulièrement l’offre asiatique. Or, l’Asie est en retard par rapport aux pays occidentaux sur le plan de la vaccination. Et, au sein de ce même continent, où l’on produit une partie importante des marchandises importées à l’échelle mondiale, il existe une réelle inégalité vaccinale selon les pays. Ces mêmes inégalités vaccinales contribuent au ralentissement de l’offre face à une demande en progrès dans de nombreux secteurs, cela contribue de manière implicite à favoriser l’inflation.C’est la raison pour laquelle Laurence Boone, cheffe économiste à l’OCDE, explique que pour ralentir l’inflation, il faut continuer à vacciner.

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[1] Source : Insee

[2] Eurostat

Mariem Brahim et Charaf Louhmadi

Economie, politique, société: les plus lus

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CAC 40 : la Bourse de Paris encore en hausse avant correction

CAC 40 : la Bourse de Paris encore en hausse….. avant correction 

Comme d’habitude, c’est un peu le même rituel qui se déroule dans les milieux boursiers avec une envolée des cours vers la fin de l’année avant correction et prise de bénéfice. L’argent n’a pas manqué cette année grâce notamment à la générosité de la banque centrale européenne qui a inondé l’économie mais aussi les milieux financiers. Pour preuve de cette excellente santé financière, nombre d’entreprises se sont engagés dans la voie du rachat d’actions. Une opération complètement inutile sur le plan stratégique mais qui permet de gonfler les cours avant d’encaisser le fruit des hausses et de les faire payer ensuite aux naïfs de la bourse.

D’une certaine manière c’est le grand paradoxe de l’année 2021, année de crise sanitaire, année de redressement économique ( mais le retard demeure encore sur 2019) et d’amélioration du volume de liquidités des entreprises.

Le quoi qu’il en coûte était nécessaire mais il a été déversé sans condition vraiment contraignante et sans ciblage précis . De sorte que l’argent gratuit offert aux banques par la BCE n’a pas servi seulement qu’à soutenir l’économie. Il a aussi servi à soutenir inutilement les cours boursiers. Pour preuve cette augmentation de 30 % des cours complètement déconnectés de l’évolution des activités et de la vraie rentabilité des entreprises.

 

Hier l’indice CAC 40 avait encore gagné 0,57% à 7.181,11 points, un plus haut en clôture, mais, au cours de la séance, il était monté jusqu’à 7.187,76, un pic absolu améliorant son précédent plafond de la mi-novembre. 

Démographie : tassement de la croissance

Démographie : tassement de la croissance

Le phénomène du tassement de la croissance démocratique est enregistré dans l’ensemble de l’union européenne.

Au 1er janvier 2021, l’Union européenne comptait plus de 447 millions d’habitants. Avec le départ du Royaume-Uni, qui avait un taux d’accroissement naturel parmi les plus élevés de l’UE et la troisième population européenne, l’Union est passée sous la barre des 500 millions d’habitants

. La population résidant à Malte (516 100 habitants) est la plus faible, suivie du Luxembourg, de Chypre, de l’Estonie et de la Lettonie. À l’inverse, l’Allemagne est l’Etat membre le plus peuplé (83,16 millions d’habitants), devant la France (67,44 millions), l’Italie (59,28 millions), l’Espagne (47,39 millions) et la Pologne (37,84 millions). Ces cinq pays représentent à eux-seuls les deux tiers de la population européenne. A titre de comparaison, le nombre de personnes habitant à Malte correspond à 0,1 % de la population de l’UE.

La croissance de la population française continue de faiblir, principalement à cause d’un solde naturel (nombre de morts soustrait au nombre de naissances) moins important, selon des chiffres portant sur 2019 publiés mercredi par l’Insee.

La population française s’est accrue de 0,4% chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5% entre 2008 et 2013, selon cette étude. «C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé», explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1% de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3% par an entre 2013 et 2019. D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, «aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var», a détaillé auprès de l’AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

 

Hôpitaux : un scénario catastrophe ?

 

 

L’institut Pasteur a élaboré un certain nombre de scénarios concernant le taux d’occupation des capitaux. Un scénario toutefois difficile à élaborer dans la mesure où des éléments d’information manquent encore vis-à-vis de la mortalité du virus omicron qui seraient finalement moins dangereux que le variants Delta et vis-à-vis de sa contagiosité, elle, beaucoup plus grande que celle du variant Delta.

 

Dans un scénario catastrophe, l’institut Pasteur prévoit jusqu’à 5000 entrées nouvelles de contaminés dans les les hôpitaux par jour. Des chiffres qu’il serait impossible de traiter en l’état actuel des moyens hospitaliers et qui signifierait que le virus est complètement hors de contrôle

Dans ce scénario catastrophe, l’institut Pasteur imagine une hausse très nette de la transmissibilité d’un variant à un autre pourrait alors nous conduire à aliter 5000 personnes tous les jours en l’absence de mesure, assure le document.

Par ailleurs, une réduction des contacts entre les individus maintiendrait ce pic aux alentours de 2500 dans le cas « où l’avantage de transmission d’Omicron est intermédiaire ou bas ».

En tout état de cause, Pasteur s’arrête donc sur la perspective suivante: « En comparant différents scénarios, nous estimons que la vague Omicron pourrait rester gérable avec des mesures d’intensité intermédiaire si la sévérité intrinsèque d’Omicron
est environ 80% plus faible que celle du variant Delta. »

Pour « gérable » qu’elle puisse être, la crise s’annonce cependant pénible et les chercheurs ne le dissimulent pas. Ainsi, ils posent que « des centaines de milliers de Français pourraient être infectés quotidiennement en janvier ». De quoi bloquer nombre d’activités y compris des activités essentielles.

Covid: Record d’incidence à Paris

Covid: Record d’incidence à Paris

 

 

La capitale est le département le plus touché de France métropolitaine. En effet, à titre de comparaison, la moyenne nationale se situe à 760, selon les chiffres du site CovidTracker. Les autorités fixent à 50 le seuil d’alerte. Tous les départements de la métropole sont aujourd’hui au-dessus.En cause évidemment la grande mobilité et la promiscuité dans la région la plus peuplée. Une donnée qu’il faudra sans doute un jour prendre en compte si demain les pandémies devaient se développer dans le monde. Pour le moins et pour de nombreuses raisons, il y a lieu de s’interroger sur la politique de l’urbanisme qui concentre les habitants sur quelques villes métropole et transforme progressivement le reste en désert démographique

Évolution démographique : tassement de la croissance en Europe

Évolution démographique : tassement de la croissance en Europe

Au 1er janvier 2021, la population de l’Union européenne à 27 États membres comptait 447 millions d’habitants selon Eurostat, soit une baisse de 312 000 personnes par rapport au 1er janvier 2020. Cinq pays – l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne et la Pologne – représentent les deux tiers de la population de l’UE.

Au 1er janvier 2021, l’Union européenne comptait plus de 447 millions d’habitants. Avec le départ du Royaume-Uni, qui avait un taux d’accroissement naturel parmi les plus élevés de l’UE et la troisième population européenne, l’Union est passée sous la barre des 500 millions d’habitants

La carte ci-dessus présente la démographie des États membres de l’Union européenne. La population résidant à Malte (516 100 habitants) est la plus faible, suivie du Luxembourg, de Chypre, de l’Estonie et de la Lettonie. À l’inverse, l’Allemagne est l’Etat membre le plus peuplé (83,16 millions d’habitants), devant la France (67,44 millions), l’Italie (59,28 millions), l’Espagne (47,39 millions) et la Pologne (37,84 millions). Ces cinq pays représentent à eux-seuls les deux tiers de la population européenne. A titre de comparaison, le nombre de personnes habitant à Malte correspond à 0,1 % de la population de l’UE.

L’année 2020 a marqué une interruption dans la croissance de la population européenne. Toutefois, entre 2001 et 2020, la population de l’UE27 a connu une croissance de 4 %, passant de 429 millions à 447 millions d’habitants.

La population française, elle  s’est accrue de 0,4% chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5% entre 2008 et 2013, selon cette étude. «C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé», explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1% de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3% par an entre 2013 et 2019. D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, «aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var», a détaillé auprès de l’AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

 

Covid Etats-Unis: 265 000 cas quotidiens en moyenne.

 

Record de contaminations quotidiennes aux États-Unis

Les États-Unis, confrontés à une inquiétante cinquième vague de Covid-19 alimentée par le variant Omicron, ont enregistré mardi une moyenne record de 265.427 nouveaux cas quotidiens depuis le début de la pandémie, selon l’Université Johns Hopkins. La moyenne sur sept jours des cas quotidiens dans le pays a dépassé le précédent pic enregistré lors de la troisième vague, en janvier 2021.

Pour la seule journée du 28 décembre les États-Unis ont enregistré 381 000 cas officiels. Notons toutefois que proportionnellement c’est encore beaucoup moins que la France.Le président américain Joe Biden a reconnu, lui ,que les hôpitaux risquaient d’être rapidement débordés

Covid: la problématique d’une quatrième dose

Covid: la problématique d’une quatrième dose

 

 

D’après plusieurs études notamment israéliennes, sud-africaines et anglaises la protection contre le virus par les vaccins diminuerait sérieusement au bout de quelques mois. Dans ces conditions il pourrait être utile voir indispensable d’envisager une quatrième dose trois mois après la précédente. La question de la quatrième dose est «sur la table », selon Alain Fischer

 

Pour Alain Fischer, professeur d’immunologie pédiatrique et président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, la question de la quatrième dose de rappel «est sur la table». «Le sujet est en réflexion» a-t-il déclaré sur RTL, mercredi 29 décembre.

Tout se fera en fonction des études faites sur l’efficacité du vaccin ainsi que sa durée: «En fonction des données, si la protection contre les formes graves diminue ou est stable à un très bon niveau, en fonction de la classe d’âge, si les personnes sont fragiles ou pas, alors il faudra préconiser, dans un délai que je ne peux pas aujourd’hui préciser, sur la nécessité d’un rappel supplémentaire, soit pour tous soit pour les personnes fragiles».

Covid-19 : le risque d’un écroulement du système de santé (OMS)

Covid-19 : le risque d’un écroulement du système de santé (OMS)

le risque d’écroulement du système de santé est d’autant plus grand que l’envolée des statistiques de contaminés sont aujourd’hui surtout imputables aux variants Delta dans la plupart des cas.

 

Le variant omicron beaucoup plus contagieux va rapidement prendre le dessus sur Delta et faire exploser les statistiques au point que les hôpitaux pourraient être dans l’incapacité de traiter les malades atteints. C’est y compris le cas de la France déjà proche de la saturation. Pour preuve nombreux d’opérations de pathologies autres que Covid sont décalées dans le temps.

 

Le «tsunami» des cas dus aux variants Omicron et Delta de Covid-19 va conduire les systèmes de santé au bord de l’«effondrement», a mis en garde mercredi l’Organisation mondiale de la santé. «Je suis très préoccupé par le fait qu’Omicron, plus transmissible, circulant en même temps que Delta, entraîne un tsunami de cas. Cela exerce et continuera d’exercer une immense pression sur un personnel de santé épuisé et des systèmes de santé au bord de l’effondrement», a déclaré le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse.

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