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Covid: Un chiffre largement sous-estimé des contaminations

Covid: Un chiffre largement sous-estimé des contaminations

Alors que le Royaume-Uni fait face à une flambée des cas de Covid-19 liés au variant Omicron, l’épidémologiste Mahmoud Zureik a alerté ce jeudi sur franceinfo sur le fait que  »le chiffre » des contaminations en France « est probablement largement sous-estimé ».

 

La poussée des contaminations liée au variant Omicron peut arriver en France « dans les deux ou trois semaines qui arrivent », a affirmé jeudi 16 décembre sur franceinfo Mahmoud Zureik, professeur en épidémiologie et santé publique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et directeur d’Epi-Phare, alors que le Royaume-Uni est confronté à une flambée des contaminations liées au variant Omicron. 88 376 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie pour le deuxième jour consécutif.

Comment expliquer cette flambée épidémique au Royaume-Uni ?

Mahmoud Zureik : Première raison, c’est la transmissibilité particulièrement élevée d’Omicron. Les données anglaises suggèrent que c’est trois à quatre fois plus transmissible que Delta, alors que le Delta était beaucoup plus transmissible que le variant Alpha et qu’Alpha était encore plus transmissible que le virus originel. Il y a aussi beaucoup de contacts entre l’Afrique et la Grande-Bretagne. Et il y a surtout la capacité de la Grande-Bretagne à chiffrer de manière valable le nombre de cas. Ils font du criblage pour savoir si c’est Delta ou Omicron. Et ils font du séquençage. Ces données-là, ils le font à l’échelle la plus importante dans le monde, autour de 20% des cas. En France, c’est plutôt autour de 4%. Donc ils font 4, 5, 6 fois plus que la France. D’où les chiffres en France, probablement largement sous-estimés.

Est-ce que ce qu’il se passe au Royaume-Uni préfigure de ce qui va nous arriver en France ?

Très probablement. L’année dernière, le variant Alpha c’était en décembre-janvier en Angleterre. Cela nous est arrivé en mars-avril. Le Delta, c’était en juin en Grande-Bretagne, cela nous est arrivé en juillet. Et là, il y a toutes les impressions que cela arrive chez nous avec probablement, vu la transmissibilité, un décalage moins important. Le mois prochain ou même dans les deux ou trois semaines qui arrivent.

La troisième dose peut-elle freiner la poussée de ce variant ?

Je pense qu’il ne faut pas hésiter à prendre le plus rapidement la troisième dose, surtout pour les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. Les études sont claires sur le sujet. Un vaccin avec deux injections ne sont pas suffisants. Les vaccins à ARN messager, Pfizer et Moderna, protègent un petit peu de l’infection. Mais par contre, une dose de rappel protège à la fois de l’infection et aussi des formes graves.

Raccourcir le délai entre la deuxième dose et la troisième dose est-il pertinent selon vous ?

L’Agence européenne a validé le délai de trois mois entre la deuxième dose et la dose de rappel. Pourquoi pas. Mais comment faire pour vacciner plus d’un million, deux millions de personnes par jour ? Il y a aussi des questions de logistique difficilement surmontables. Et surtout, ce sont les sujets âgés, les personnes à risques qui doivent être prioritaires pour recevoir la troisième dose afin de les protéger.

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