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Archive mensuelle de février 2021

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Coronavirus France : nette hausse avec 31.519 nouveaux cas en 24 heures

Coronavirus France : nette hausse avec 31.519 nouveaux cas en 24 heures

 

 

31.519 nouveaux cas ont été détectés ces dernières 24 heures, selon le dernier bilan épidémique du ministère de la Santé. Au total, 3.661.410 personnes ont été testées positives depuis l’apparition de l’épidémie dans l’Hexagone, en janvier 2020.

278 individus sont décédés de la maladie entre mardi et mercredi, portant le bilan à 85.347 morts. 1636 patients ont été admis à l’hôpital sur les dernières 24 heures contre 1780 la veille, et 25.614 personnes y sont actuellement soignées. Parmi elles, 3436 sont en réanimation, dont 319 arrivées dans ces services ces dernières 24 heures contre 345 mardi. Sur les sept derniers jours, 9450 personnes ont été hospitalisées, dont 1809 admises en service de réanimation.

Le taux de positivité (pourcentage de personnes positives au Covid-19 sur l’ensemble des personnes qui se sont fait tester) était en revanche stable par rapport à la veille, à 6,5%. Une semaine auparavant, le taux était à 5,9%.

Danger de l’islamo- gauchisme : 66 % approuvent la ministre de l’enseignement supérieur

Danger de l’islamo- gauchisme : 66 % approuvent la ministre de l’enseignement supérieur

 

 

Un certain nombre de chercheurs y compris au CNRS ont réfuté la réalité scientifique de l’islamo-gauchisme. Le problème c’est que cette réalité n’est peut-être pas reconnue scientifiquement mais que c’est un fait social. Notons aussi que la vérité scientifique d’un jour n’est pas celle du lendemain sans parler du caractère scientifique discutable pour certaines recherches en sciences sociales.

 

La ministre de l’enseignement supérieur est largement approuvée par l’opinion publique. Un sondage montre que les Français sont à la fois lucide et nuancé pour distinguer ce qui relève des confrontations académiques et de manipulations politiques.

 

Selon un sondage Odoxa-Blackbone Consulting réalisé mardi et mercredi pour Le Figaro et Franceinfo, 66 % d’entre eux approuvent les propos de la ministre. Ce soutien se retrouve essentiellement à droite et au centre de l’échiquier: les sympathisants LREM (79 %), LR (85 %) et RN (79 %) jugent ses propos justifiés. La gauche, en revanche, est fracturée: si 60 % des sympathisants PS soutiennent la ministre, ils sont en revanche minoritaires chez EELV et LFI (47 %).

 

Pour 69 % des sondés, il existe bel et bien un problème d’islamo-gauchisme en France. Là encore, les sympathisants de la droite et du centre se retrouvent sur cette position (80 % à LREM, 83 % à LR, 82 % au RN), et les forces de gauche sont divisées (63 % au PS, 50 % à EELV et 46 % à LFI). La fracture idéologique est aussi générationnelle. Plus les Français sont âgés, plus ils considèrent que l’islamo-gauchisme existe et constitue un problème: 57 % chez les moins de 35 ans, 68 % chez les 35-49 ans, 71 % chez les 50-64 ans et jusqu’à 80 % chez les 65 ans et plus.

La démarche de la ministre de confier au CNRS le soin de réaliser «un bilan de l’ensemble des recherches» qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme, est également soutenue par 65 % des sondés. Les Français sont en revanche majoritaires à estimer que les motivations de l’exécutif sur ce dossier sont avant tout électoralistes: si 44 % des Français pensent le gouvernement cherche à résoudre un problème de société qui le préoccupe réellement, 53 % des sondés estiment que le gouvernement agit avant tout pour «capter ou conserver une partie de l’électorat de droite».

Les Français sondés par Odoxa tiennent aussi à l’indépendance de la recherche: 57 % d’entre eux jugent que les études universitaires menées sur les sujets de la religion, de la race, du genre, ou du post-colonialisme, sont «légitimes» et que les chercheurs doivent s’intéresser aux «rapports de domination dans notre société». Une position largement dominante chez les sympathisants LREM (73 %), EELV (68 %) et PS (65 %).

Vaccination Covid-19: les généralistes autorisés mais sans vaccin !

Vaccination Covid-19: les généralistes autorisés mais sans vaccin !

Officiellement à partir de jeudi, certains généralistes, un peu plus de la moitié, seront théoriquement autorisés à vacciner contre le Coronavirus. Le seul problème c’est qu’ils ne disposeront pas de vaccin. Une annonce complètement ridicule du même type que celle de tous les vaccinodromes ouverts quelques jours et rapidement fermés faute de vaccin. Les médecins heureux bénéficiaires pourraient recevoir chacun un flacon (de quoi vacciner 10 personnes maximum )  et vont devoir arbitrer entre leurs patients. Pendant que les annonces se succèdent, les vaccinations, elles, progressent au pas d’escargot. 2,5 millions de personnes vaccinées depuis le début de l’année quand il y en a déjà plus de 15 millions au Royaume-Uni par exemple. La campagne de vaccination française révèle un véritable fiasco de la politique sanitaire.

 

Ce que confirme sur franceinfo Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

 

franceinfo : Comment cela va se passer avec les médecins ?

 

Jean-Paul Ortiz : Les médecins généralistes peuvent s’inscrire auprès des pharmaciens ce soir. On le sait depuis vendredi soir seulement par une circulaire de la Direction générale de la santé, on a été avertis très tardivement. On va avoir le flacon de 10 doses, a priori, en début de semaine prochaine et on conseille aux médecins généralistes de prévoir les vaccinations à partir de jeudi prochain, 25 février. Il faut que le médecin vaccine les patients entre 50 ans et 64 ans qui ont des comorbidités. Il faut qu’il prévoie à l’avance dans sa clientèle celles et ceux qui sont le plus à risque.

Pourquoi faut-il prévoir à l’avance ?

 

Les patients sont très demandeurs, c’est très bien, les Français veulent se faire vacciner. On a des patients presque en pleurs qui nous disent qu’ils veulent se faire vacciner, qu’ils n’arrivent pas à obtenir de rendez-vous, que sur la plateforme il n’y a aucun rendez-vous possible. Nos patients sont demandeurs donc cela veut dire que l’on va pouvoir très vite vacciner les dix premiers patients. Mais il faut l’organiser à l’avance. Quand on est seul dans un cabinet c’est un petit peu plus compliqué, c’est plus facile quand on est dans un cabinet de groupe ou dans un centre de vaccination organisé par les médecins libéraux. L’offre de vaccination est importante mais il manque des vaccins parce que dix doses ce n’est vraiment pas beaucoup pour la semaine prochaine.

Comment vont être choisis les patients ?

Il faut laisser les médecins s’organiser. Ils connaissent leur patientèle, ils savent qui est le plus à risque. Ils pourront en vacciner 10 la semaine prochaine, la semaine d’après, celle du 1er mars, on nous annonce deux à trois flacons, c’est-à-dire 20 à 30 doses par médecins. C’est ce que l’on espère. En moyenne nationale, on pense qu’il y a par médecin généraliste entre 60 et 80 personnes à vacciner dans les critères du vaccin AstraZeneca. D’ici fin mars, on devrait avoir terminé cette tranche de population, 50-64 ans avec comorbidité.

Craignez-vous un afflux de demandes ?

La demande est forte mais elle va au-delà de ça. Les patients de plus de 75 ans, on n’a pas terminé de les vacciner avec le vaccin Pfizer. Pour l’instant on a un trou, ce sont les 65-75 ans qui n’ont pas le droit à une vaccination. Il faut vite vacciner toutes ces personnes à risques parce que c’est comme ça qu’on va diminuer les tensions hospitalières. On le voit dans d’autres pays, comme Israël qui a beaucoup développé la vaccination et où la tension hospitalière a diminué de 40% en quelques semaines.

 

Covid- soins intensifs : hausse très inquiétante

Covid- soins intensifs : hausse très inquiétante

Forte hausse mardi, avec un pic de 12 semaines à 3435 .

La France a signalé 20 064 nouveaux cas de COVID-19, contre 19590 mardi précédent.

La moyenne mobile sur sept jours des cas est restée supérieure à 20000 pour le troisième jour consécutif, à 20109, le plus élevé depuis 20466 le 5 février.

Le nombre total cumulé de cas en France est passé à 3,63 millions, le sixième au monde.

Le nombre de personnes décédées d’infections au COVID-19 a augmenté de 431 à 85 044 – le septième nombre de décès le plus élevé au monde – contre une moyenne mobile sur sept jours de 319, un plus bas depuis plus d’un mois et demi.

Elisabeth Borne contre le RSA jeune

Elisabeth Borne contre le RSA jeune

Pour la ministre du travail et le délégué général des Jeunes avec Macron, la généralisation de la « garantie jeunes », qui comprend un accompagnement vers l’emploi est une meilleure réponse. (Tribune dans le Monde)

 

Tribune.

 

La crise sanitaire et économique que nous traversons touche particulièrement la jeunesse : marché du travail sous tension, isolement, détresse psychologique, précarité… Face à l’urgence, le gouvernement se tient à ses côtés.(!)

Avec 7 milliards d’euros investis, le plan « 1 jeune, 1 solution » est d’une ampleur sans précédent. Avec ses primes à l’embauche et à l’apprentissage, il a permis d’obtenir des résultats inédits malgré la crise. En 2020, la France a dépassé la barre des 500 000 apprentis pour la première fois de son histoire et près de 1,2 million de jeunes de moins de 26 ans ont été embauchés en CDI ou en CDD de plus de trois mois entre août et décembre, soit presque autant qu’en 2018 et 2019 à la même période.

Mais nous devons continuer d’agir contre la précarité qui frappe notre jeunesse. C’est pourquoi nous défendons la généralisation de la « garantie jeunes » plutôt que l’ouverture du RSA aux 18-25 ans.

La raison est profonde. A 20 ans, on souhaite pouvoir tracer le chemin de son avenir. Bien sûr, les aides financières peuvent venir combler certains manques. Mais elles ne sont pas et ne doivent pas être une fin en soi. Aucun jeune en situation de précarité n’aspire à des prestations comme seul horizon. Il souhaite surtout pouvoir trouver une formation ou un emploi pour en sortir. Et c’est cet accompagnement que nous devons à chaque jeune.

La réponse tient-elle dans un RSA jeune ? Nous ne le croyons pas. Car le volet « insertion » qui devait être le pendant de ce revenu de solidarité a disparu. En 2019, plus d’un allocataire sur deux au RSA depuis moins de six mois ne bénéficiait pas d’accompagnement vers l’emploi. Ce n’est pas cet horizon que nous voulons donner à notre jeunesse. Car si le RSA ne joue plus son rôle d’outil d’insertion, il ne peut devenir facteur d’émancipation. Force est de constater que les défenseurs du RSA jeune ferment les yeux sur cette réalité. Pourtant, notre jeunesse demande à s’en sortir durablement, pas qu’on lui permette uniquement de survivre.

C’est pourquoi, à celles et ceux pour qui le RSA jeune est devenu un réflexe pavlovien, nous répondons que nous avons mieux à proposer aux jeunes : la généralisation de la garantie jeunes à toutes celles et ceux qui en ont besoin. Nous sommes convaincus qu’elle permettra de répondre à l’impératif d’offrir un soutien financier pour faire face à l’urgence, tout en proposant un véritable accompagnement humain vers l’emploi, pour permettre aux jeunes de devenir autonomes et de s’en sortir pour de bon.

Baisse des taux d’intérêt : une aubaine pour les prédateurs d’entreprises

Baisse des taux d’intérêt : une aubaine pour les  prédateurs d’entreprises 

L’économiste Pascal Perez décrit, dans une tribune au « Monde », le mécanisme qui enrichit fabuleusement les actionnaires des entreprises surendettées. Il appelle à moraliser ces pratiques.

Tribune.

La presse financière a récemment rapporté le colossal bénéfice que se sont partagé les dirigeants du fonds d’investissement californien Hellman & Friedman, propriétaire de Verisure, une grosse PME européenne connue pour installer des alarmes.

Hellman & Friedman a en effet réussi à soutirer à Verisure 1,6 milliard d’euros en janvier 2021 – il est d’usage que les dirigeants de sociétés financières gardent pour eux les plus-values réalisées. Au total, Hellman & Friedman a extrait depuis 2015 trois milliards d’euros. Et Verisure, notée CCC par les agences de notation comme une entreprise exposée à la faillite, est restée endettée.

Le mécanisme de cette vampirisation est simple. La forte baisse des taux d’intérêt menée depuis des années par la Banque centrale européenne (BCE) pour inciter les entreprises à investir et à relancer l’économie, a créé un fabuleux effet d’aubaine pour les actionnaires d’entreprises endettées. L’économie de frais financiers sur la durée d’un emprunt leur est en effet payée en une seule fois par l’entreprise. Les plus gros versements proviennent d’entreprises surendettées au moment de l’achat par leur nouveau propriétaire.

La toxicité du procédé est connue. La raison d’être de l’entreprise surendettée est alors réduite au remboursement de la dette qui a servi à son acquisition

La baisse des taux d’intérêt offre donc une prime aux prédateurs d’entreprises. Ces prédateurs dépendent des banques et des avocats pour remplacer les anciennes dettes par de nouvelles. En échange, ils leur versent des milliards d’euros de commissions.

Chaque année en France, deux cents entreprises sont ainsi rachetées par des financiers qui les accablent de lourdes dettes pour les payer. La toxicité du procédé est connue. La raison d’être de l’entreprise surendettée est alors réduite au remboursement de la dette qui a servi à son acquisition.

L’injection de 100 milliards d’euros par mois dans le système bancaire en 2021 et 2022 par la BCE va encore faire baisser les taux. La vague de faillites qui se forme à l’horizon va finir en centaines de milliers de rééchelonnements de dettes au profit des banques.

Il est temps de moraliser ces pratiques. L’affectation d’un profit financier issu de la baisse des taux d’intérêt ne devrait pas être du seul ressort des actionnaires. Un partage équitable des bénéfices de cette baisse devrait être encouragé. En France, une baisse de 1 % des frais financiers représente 20 milliards d’euros par an qui pourraient être transformés en investissements, en hausse de salaires, en amélioration du service rendu aux clients et en soutien aux partenaires de l’entreprise – écoles, territoires, environnement.

Une relance aussi des services publics

Une  relance aussi des services publics 

En pleine pandémie, alors que des centaines de centres municipaux de vaccination ont été créés en quelques jours, au lieu d’encourager une dynamique qui peut encore être amplifiée, l’Etat poursuit son désengagement des secteurs essentiels au quotidien des citoyens, expliquent les maires Fabien Bazin et Bruno Piriou dans une tribune au « Monde ».

Tribune. 

 

Cela fait plusieurs années que les différents gouvernements ont démantelé petit à petit les services publics. La crise sanitaire liée au Covid-19 nous a prouvé à quel point cela avait été une erreur fondamentale, à quel point notre pays avait besoin de solidarité.

Depuis un an, les territoires ruraux et les quartiers de nos villes font preuve d’un engagement sans faille pour renforcer les services publics. Pour preuve, la création en quelques jours de centaines de centres municipaux de vaccination.

Pourtant, au lieu d’encourager et d’accompagner une dynamique qui peut encore être amplifiée, l’Etat poursuit son désengagement des secteurs essentiels au quotidien des citoyens.

La liste est longue et le cynisme à son comble. Service public de la santé, service public de l’éducation, services postaux, service public de l’emploi, etc. Ils sont les piliers de notre société. Alors pourquoi, au cœur de la pandémie, réduire encore, dans les campagnes et les quartiers, les offres de services publics ?

Comment expliquer que nos hôpitaux perdent des lits, des postes de soins, des services, et que la démographie médicale soit en crise ? Comment expliquer que nos écoles ferment, que les classes sont réduites et les enseignants rarement remplacés ?

Nous pouvons aussi citer « en vrac » la diminution de l’amplitude horaire des guichets dans les gares, les projets de fermeture des agences des opérateurs de téléphonie mobile…

Ces décisions donnent à la fois un sentiment de profonde déconnexion entre les territoires ruraux et les lieux de pouvoir et de décisions, et l’impression que les leçons des conséquences de la pandémie du Covid-19 et de son impact sur le quotidien des Français, et plus précisément des classes populaires, ne sont absolument pas tirées.

Cela alors que cette crise a indéniablement creusé les inégalités économiques et sociales qui existaient déjà dans notre pays.

L’Etat doit cesser d’être schizophrène. Il ne peut pas, d’un côté, demander aux collectivités de créer des centres de vaccination et, de l’autre, se désengager des territoires.

Nous montrons chaque jour à quel point notre engagement auprès des habitants est considérable.

Tant que notre pays sera confronté à cette crise sans précédent, l’Etat doit jouer son rôle et participer à l’effort collectif en cessant ces initiatives de « rationalisation » des services publics. L’Etat- providence doit atténuer les conséquences de la crise, pas les engendrer.

Pas d’effet Covid sur les élections ?

Pas d’effet Covid sur les élections ?

 

L’économiste Paul Seabright montre, dans sa chronique au Monde , que l’impact des épidémies sur les scrutins électoraux a moins d’importance que l’attention portée par les électeurs aux promesses des candidats.

Chronique.

 

La pandémie de Covid-19 sera-t-elle le facteur déterminant pour les résultats électoraux des différents partis politiques lors des prochaines élections à venir ? Curieusement, les avis restent très partagés quant à son impact sur la présidentielle américaine du 3 novembre 2020.

Ainsi, l’agence de presse Associated Press avait annoncé, le 6 novembre, que les circonscriptions électorales américaines qui avaient connu les pires taux de décès dus au Covid-19 avaient voté massivement en faveur du président sortant (« Counties With Worst Virus Surges Overwhelmingly Voted Trump »). De même, la National Public Radio a déclaré que la marge de votes en faveur de Trump avait augmenté dans les circonscriptions les plus touchées (« Many Places Hard Hit By COVID-19 Leaned More Toward Trump In 2020 Than 2016 »).

D’autres analyses, qui ont ajusté les calculs avec des caractéristiques différentes des circonscriptions, ont en revanche révélé un impact négatif de la pandémie sur la marge du président sortant (L. Baccini, A. Brodeur et S. Weymouth : « The COVID-19 Pandemic and the 2020 US Presidential Election »). Selon cette méthodologie, avec 5 % de cas en moins, le résultat de l’élection américaine aurait pu être différent, grâce au fonctionnement du collège électoral.

« La grippe espagnole, bien plus grave que le Covid-19 en nombre de décès, n’a eu qu’un effet négatif très faible sur les résultats des élections au Congrès américain en 1918 »

Il est frappant de constater que l’impact de la pandémie sur les votes n’est pas plus important à vue d’œil. Mais la comparaison avec une étude sortie en document de travail sur l’impact électoral de la grippe espagnole de 1918, qui a tué entre 617 000 et 675 000 Américains (selon la méthodologie de l’estimation), est à cet égard éclairante. Elle nous montre que cette épidémie – pourtant massivement plus grave que le Covid-19 en nombre de décès – n’a eu qu’un effet négatif très faible sur les résultats des élections au Congrès en 1918, ou à la présidence du pays en 1920 (L. Abad et N. Maurer : « Do Pandemics Shape Elections ? Retrospective voting in the 1918 Spanish Flu Epidemic in the United States », Discussion Paper 15 678, Centre for Economic Policy Research).

En exploitant l’arrivée inégale de la pandémie dans les différentes régions des Etats-Unis en 1918, les auteurs montrent que les circonscriptions qui avaient eu à cette date une mortalité excédentaire deux fois supérieure à la moyenne ont vu une baisse comprise entre 0,6 et 1 point de pourcentage .

Les perdants de la mondialisation

Les perdants de la mondialisation

Dans son dernier essai, l’économiste Lionel Fontagné se concentre sur les perdants de la mondialisation, ceux dont les compétences professionnelles sont difficilement reconvertibles et qui vivent loin des grands bassins d’emploi diversifiés.(Chronique du Monde)

Le livre.

 

Face à la mondialisation, les citoyens européens oscillent entre appétence et inquiétude. Selon un sondage Eurobaromètre de 2017, 54 % d’entre eux jugent la mondialisation positive pour leur pays, mais 63 % soulignent qu’elle tend à augmenter les inégalités sociales et 38 % estiment qu’elle menace l’emploi. « La mondialisation a offert plus d’opportunités, de variété et des prix plus bas, tout en exacerbant la valorisation des compétences et l’adaptabilité. Cela a tracé une ligne nette entre gagnants et perdants », analyse Lionel Fontagné dans La Feuille de paie et le Caddie (Sciences Po Les Presses).

D’un côté, une population plutôt jeune, éduquée, bien rémunérée et citadine. Elle pardonnera facilement à ce professeur d’économie de l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne de lui avoir accordé si peu de place. Son ouvrage se concentre sur les perdants de la mondialisation, ceux dont les compétences professionnelles sont difficilement reconvertibles et qui vivent loin des grands bassins d’emploi diversifiés.

Parole à l’accusation donc : la mondialisation a déplacé ou supprimé les tâches les plus routinières et concentré les salariés les plus adaptables dans des tâches non répétitives comme la mise en œuvre de nouvelles technologies, la supervision, le management et la résolution de problèmes. Elle a supprimé des emplois au sein des entreprises exposées à la pression concurrentielle des pays émergents.

« Les tâches non délocalisables requérant le plus souvent une présence dans de grandes agglomérations, et seules les entreprises les plus productives pouvant payer le surcoût induit par une telle localisation, les emplois les mieux rémunérés, et, d’une façon plus large, la prospérité économique se sont concentrés géographiquement », détaille le professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

Dans les pays ayant un niveau de rémunération élevé, les salariés situés au milieu de la distribution des qualifications ont été les plus affectés. « Enfin, la part du capital a augmenté aux dépens de la part des salaires là où les institutions du marché du travail ne protègent pas les plus bas salaires. » Il y a donc de vrais perdants, pour qui la baisse du prix du chariot de courses ne compense pas l’impact négatif de la mondialisation sur la feuille de paye. « Ces perdants ont des compétences très spécifiques, sont employés dans des bassins d’emploi peu diversifiés et peinant à se reconvertir, vivent en dehors des grandes agglomérations, où se développent les activités de services offrant de nouvelles opportunités d’emploi. »

Les prix des matières premières pourraient faire repartir l’inflation

Les prix des matières premières  pourraient faire repartir l’inflation

Le retour de l’inflation est pourrait être favorisé par la hausse des cours des matières premières, notamment celle des métaux estime Didier Julienne, Président de Commodities & Resources » (*). (Chronique dans la Tribune)

 

 

Les bruits d’inflation surgissent de partout. Espérée ici, crainte là, des spécialistes garantissent qu’elle arrive en grand, d’autres qu’elle sera à 2 % et les derniers qu’elle sera bien inférieure, négligeable, voire négative. Une chose est certaine l’un de ces avis pourrait être le bon, bien que les prévisions sur l’inflation de la part des économistes sont le plus souvent erronées depuis 50 ans.

Leurs modèles de pensées sont-ils encore marqués par les chocs des crises pétrolières passés, par les dévaluations liées à la fin de Bretton Woods, par le chômage, les relances fiscales et Keynes… ; ou bien comptabilisent-ils l’automatisation, la digitalisation, la disparition de petits commerces, le chômage de longue durée et le travail en plate-forme numérique pauvrement rémunéré, mais également l’inflation qui diminue la charge de la dette et la rémunération de l’épargne d’une population vieillissante, alors qu’elle sera appelé aux urnes en 2021 et 2022, lorsque la croissance sera en mode rattrapage de la Covid-19 à des niveaux espérés supérieurs à 5 % ?

Un fait ne demande cependant pas de prévision. Le blé, le maïs, le soja, le riz, le marché de la viande, le cuivre, l’aluminium, le zinc, le nickel, l’étain, le fer, l’acier, le molybdène, le lithium, le cobalt, les platinoïdes, l’argent métal, le pétrole, le gaz naturel… connaissent tous une inflation de leurs les prix. À l’exception des hydrocarbures, ils sont supérieurs aux niveaux d’avant crise de 2008, et parfois plus élevés que les récents pics de 2011. C’est l’œuvre du supercycle des matières premières qui dure depuis déjà 50 ans et correspond au rééquilibrage industriel en faveur de la Chine.

Celui-ci a connu plusieurs à-coups avec des accélérations et décélérations des prix des métaux, des énergies et des denrées agricoles. Ces mouvements sont plus apparents depuis le début du siècle, depuis que Pékin domine ces marchés. De 2000 à l’été 2008, les courbes de prix s’envolèrent jusqu’à s’effondrer au deuxième semestre 2008, avant de reprendre de plus belle leurs trajectoires initiales pour culminer début 2011. Puis, durant dix ans, les prix de chaque ressource naturelle évoluèrent en fonction de l’idiosyncrasie de leurs fondamentaux — offre, demande, stocks, coûts de production — et parfois aussi sous l’influence d’épiphénomènes, tels que les relations politico-économiques entre la Chine et les États-Unis. Mais, depuis mars 2020, date de la fin officielle de la crise sanitaire en Chine, le premier consommateur mondial de produits de base, ils connaissent une nouvelle hausse anticipant l’accélération de la digitalisation et de la décarbonation de l’économie chinoise. Ces variations amorties par les filières industrielles n’ont toutefois pas engendré une croissance notable des prix à la consommation.

Sur le temps long, les périodes d’hyperinflation sont le résultat de guerres. Elles détruisent de gigantesques moyens de production, mais la demande ne diminuant pas, les déséquilibres sont inflationnistes. La paix retrouvée connait parfois une inflation hors de contrôle si la reconstruction d’infrastructures, de villes et des vies s’opèrent avec les mêmes instabilités.

La crise de 2008 n’a pas eu les effets d’une guerre car depuis plus de dix ans l’inflation est restée cantonnée au capital, alors qu’une déflation frappait le travail. De même, en 2020, la crise de la Covid n’a pas non plus l’effet d’une guerre. Nul n’a noté de hausse de prix à la consommation démesurée. Au contraire, malgré le fort soutien fiscal, loin d’être en déséquilibre, l’offre et la demande se sont contractées simultanément et les prix sont restés stables. Il n’est envisagé qu’une hausse de de 2% au maximum, et pour quelques mois. À croire que la relation entre croissance de la monnaie et inflation, si chère à Milton Friedman, s’est évanouie.

Toutefois, puisque la gestion de la crise de la Covid-19 en Europe nous impose des confinements plus longs, elle accélère la digitalisation de nos vies connectées, la construction de villes intelligentes, l’ascendance de l’électrique dans nos voitures et nos transports. Mais elle ne provoque pas une « déglobalisation » massive de nos sociétés si l’on juge l’avance de l’Asie dans les batteries ou l’électronique, ni une réelle accélération de la transition énergétique qui est déjà bien lancée.

 

L’ensemble – le rattrapage chinois et la digitalisation occidentale – accélère cependant nos nouvelles dépendances électriques envers les métaux, ceux-là mêmes qui s’emparent de l’ancien rôle joué par les hydrocarbures. Quelle meilleure illustration de cette évolution que la pétrolière Total qui devient Total Énergies, avec un regret toutefois : ne pas avoir remplacé ses champs de pétrole et de gaz par des mines.

Les métaux sont en effet indispensables à la digitalisation et la décarbonation de l’économie et un métal est emblématique de cette nécessité. Sa consommation par habitant ne cesse d’augmenter, il est partout essentiel à la production, la transmission, le stockage et la consommation de l’électricité à partir des énergies renouvelables et de l’hydrogène jusqu’aux voitures électriques, les maisons connectées, l’électronique nomade… Plus que d’autres, l’augmentation de son offre annuelle est critique, car ric-rac par rapport à l’augmentation continue de sa demande. Plus que d’autres, l’équilibre entre sa production et sa consommation est à la merci du moindre incident.

Ce métal, l’un des meilleurs baromètres de la santé industrielle mondiale, est le cuivre. Avant même que le plan de relance étatsunien ne prenne la suite du supercycle chinois, son prix à déjà rejoint ses plus hauts historiques de 10 .000 dollar/tonne, c’est-à-dire presque deux fois plus que ses points bas de 2016.

Si l’on souhaite se faire peur, ce facteur 2 sur le prix du cuivre est à mettre en perspective avec la multiplication des cours du rhodium par 10 qui accélère la transition de la voiture thermique vers la voiture électrique. C’est pourquoi, si la dépendance vis-à-vis des métaux n’est pas mieux gérée avec des outils de souveraineté, il devient possible de craindre l’effet que pourraient provoquer les futurs prix de ces métaux sur les prix à la consommation.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

 

Economie, social, société : les plus lus

Politique- Évasion fiscale : la cour suprême lâche Trump

PolitiqueÉvasion fiscale : la cour suprême lâche Trump

 

Trump avaient toujours réussi jusque-là à éviter toute transparence sur sa situation fiscale. En fait, il n’aurait pas payé d’impôts pendant plusieurs exercices grâce à des procédures d’évitement très discutables ( en 2016 et 2017 il aurait payé 750 $ et rien du tout pendant de nombreuses années !) . Un juge américain a demandé que soit publié cette situation fiscale. Trump a attaqué cette décision mais les juges de la cour suprême ont rejeté la demande de Trump de suspendre cette décision.

Trump a publié une déclaration décrivant l’enquête qui le concerne comme «la plus grande chasse aux sorcières politique de l’histoire de notre pays», accusant les démocrates de New York de dépenser leur énergie pour abattre un opposant politique au lieu de s’attaquer aux crimes violents.

« C’est du fascisme, pas de la justice – et c’est exactement ce qu’ils essaient de faire à mon égard, sauf que les habitants de notre pays ne le supporteront pas », a ajouté Trump.

Contrairement à tous les autres présidents américains récents, Trump a refusé de rendre ses déclarations de revenus publiques. Les données pourraient fournir des détails sur sa richesse et les activités de sa société immobilière familiale, la Trump Organization.

Le New York Times a rapporté l’année dernière que Trump avait payé 750 $ d’impôt fédéral sur le revenu en 2016 et 2017, et aucun impôt sur le revenu dans 10 des 15 années précédentes, reflétant des pertes commerciales chroniques qu’il avait utilisées pour éviter de payer des impôts. Trump a contesté le rapport du Times.

Covid-19 : la vaccination aux 50 à 64 ans, encore une fausse promesse !

 

Covid-19 : la vaccination aux  50 à 64 ans, encore une fausse promesse !

Alors que la France est même incapable de vacciner l’ensemble de la population des plus de 75 ans les promesses de vacciner d’autres catégories se multiplient. Ainsi on a appris que les médecins généralistes seraient autorisés à vacciner certains patients. De la même manière, on a annoncé que les salariés pourraient bénéficier de vaccination prioritaire. Récemment le ministre de la santé a annoncé que la vaccination serait ouverte aux personnes âgées de 50 à 64 ans. Dans la réalité, la plupart des centres de vaccination ne disposent plus de réserves de vaccins, sont fermés et ne répondent à aucun appel téléphonique.

Olivier Véran a pourtant indiqué que la campagne de vaccination va prendre « encore plus d’ampleur en mars » avec l’accès au vaccin AstraZeneca pour tous les Français âgés de 50 à 64 ans.

Energie renouvelable :26,9% de l’électricité

Energie renouvelable :26,9% de l’électricité

Les énergies renouvelables progressent un peu mais ne couvre que 26,9 % de la consommation d’électricité en 2020 d’après un rapport officiel.

 

Dans le détail, la production a été surtout tirée par la filière éolienne (+17,3%) et hydraulique (+9,3%).

La puissance totale du parc renouvelable installé a également poursuivi sa progression l’an dernier, atteignant 55.906 MW fin 2020, en hausse de 2.039 MW. Cette progression a été tirée par l’éolien (+1.105 MW) et le solaire (+820 MW).

C’est toutefois toujours le parc hydroélectrique qui domine le paysage français même si sa puissance est restée quasi stable.

Hors renouvelables, la France dépend encore très largement du nucléaire pour la production de son électricité, avec une part supérieure à 70% ces dernières années.

Le bitcoin « extrêmement inefficace » (Yellen)

Le bitcoin « extrêmement inefficace » (Yellen)

 

Une nouvelle fois la secrétaire américaine trésor  a mis en garde contre le caractère aléatoire et même dangereux de la hausse du bitcoin. Cette progression assez exceptionnelle de la crypto monnaie ne repose en effet sur aucun élément objectif autre que les déclarations de certains spéculateurs et notamment du milliardaire Elon Musk patron de Tesla qui a déclaré avoir investi 1,5 milliards dans cette monnaie virtuelle. Une semaine après avoir franchi le cap des 50.000 dollars, le cours de la doyenne des crytomonnaie recule à la suite de critiques de la part de la secrétaire américaine au Trésor, et même à un message pessimiste de son principal défenseur, le milliardaire Elon Musk. Néanmoins, le bitcoin reste à un niveau deux fois plus élevé qu’il y a deux mois.

Face à la montée en puissance du bitcoin, Janet Yellen réitère ses critiques sur la cryptomonnaie. La secrétaire américaine au Trésor a en effet déclaré le 22 février que la plus importante des monnaies numériques, basée sur la blockchain, était  « extrêmement inefficace » pour mener des transactions, et souvent utilisée  « pour la finance illicite ».

Selon elle, le bitcoin « est un actif hautement spéculatif », a-t-elle estimé.

 « Je m’inquiète des pertes potentielles que les investisseurs pourraient subir », a-t-elle ajouté.

Tendance à la hausse des taux obligataires

Tendance à la hausse des taux obligataires

Inévitablement certaines hausses à la production mais aussi à la consommation contaminent la sphère financière notamment aux États-Unis. Ainsi certains taux obligataires ont atteint presque 1,40 % outre-Atlantique. À cela s’ajoute la peur de voir la reprise économique s’emballer un peu vite. D’où des anticipations d’inflation qui se répercutent sur les taux obligataires américains et qui forcément vont toucher aussi d’autres zones. Jusque-là nombres d’experts ont évacué d’un revers de main les perspectives d’une reprise de forte inflation considérant que les banques centrales continueraient d’inonder le marché de liquidités. Le problème est cependant que l’inflation repose aussi sur l’évolution des coûts et des prix de l’économie réelle et sur la confiance dans le système monétaire.

En nette progression depuis plus d’une semaine, le taux américain à dix ans, référence sur le marché, est monté lundi jusqu’à 1,39%, son plus haut depuis un an, entraînant dans son sillage le taux allemand jusqu’à -0,28%, un niveau inédit depuis juin dernier, et rapprochant le taux français de la barre symbolique de 0%, avant que la situation ne s’apaise un peu mardi.

 Plus que la progression des rendements obligataires elle-même, conséquence des réajustements qu’opère le marché dans ses anticipations d’inflation, c’est sa rapidité qui inquiète.

Livret A: nouvelle hausse

Livret A: nouvelle hausse

Après les progressions de la collecte en 2020, le livret a connaît encore une embellie en janvier 2021. Le Livret A a enregistré une collecte d’environ 6,32 milliards d’euros pour le premier mois de l’année.

De quoi relancer le débat sur la nécessité ou pas de taxer l’épargne comme le proposent certains experts. Il faut cependant noter que la rémunération du livret A est  pourtant insignifiante. En effet, l’inflation des prix à la consommation sur un an atteint 0,6 % % officiellement. Le problème est à la fois conjoncturel et structurel devant l’avenir à court et long terme .

La crise sanitaire a bien évidemment réduit les  dépenses en particulier de loisirs, des dépenses qui pourront difficilement être reportées à plus tard. (Notons cependant que la hausse de  l’épargne est le fait d’environ 20 % de la population).

En gros, on considère que l’épargne qui figure sur les différents livrets atteints maintenant un chiffre de l’ordre  de 500 milliards et il y aurait autant sur les comptes courants. Des comptes courants qui augmentent chez les épargnants qui ne voient pas l’intérêt de placer leurs fonds disponibles sur des comptes d’épargne peu rémunérés. Il est clair que la taxation de cette épargne envisagée par certains serait sans doute politiquement mal acceptée. Mais on pourrait sans doute assister à une baisse de la rémunération réclamée depuis longtemps par la Banque de France et les banques.

Considéré comme un placement refuge, le Livret A, qui garantit pourtant un taux d’intérêt historiquement faible de 0,5% par an, a connu en 2020 un succès historique, avec une collecte près de deux fois supérieure à la normale, à plus de 26 milliards d’euros, dans le contexte d’incertitudes économiques et sanitaires liées au Covid-19.

De son côté, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a connu un ralentissement, avec 870 millions d’euros collectés en janvier, contre 1,01 milliard en décembre. C’est cependant plus que les 410 millions de janvier 2020.

Ainsi, la collecte enregistrée par le Livret A et le LDDS réunis s’est montée en janvier à plus de 7 milliards d’euros. Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements. À fin janvier, 455,5 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux, soit une hausse de près de 10% sur un an.

Loi climat : très insuffisant pour le Haut conseil du climat

Loi climat : très insuffisant pour le Haut conseil du climat

Une nouvelle instance qui considère que la loi climat et finalement assez anecdotique. Pas vraiment une condamnation totale mais ça y ressemble. En fait on reproche à cette loi de n’avoir pas intégré beaucoup de propositions notamment de la Convention citoyenne et d’en avoir affaibli le contenu en en limitant la portée et les conditions d’application.

 

La critique est faite en termes diplomatiques mais la condamnation est évidente. Si les articles «vont dans le bon sens», le projet de loi «n’offre pas suffisamment de portée stratégique», a estimé la climatologue qui préside cette instance consultative créée en 2018 par le chef de l’État.

 

«Une proportion élevée (des mesures du projet de loi) voit sa portée réduite par un périmètre d’application limité, voire ponctuel, des délais de mise en œuvre allongés ou encore de nombreuses conditions associées à leur application», rappelle le Haut Conseil pour le climat.

 

ONU : Macron pour un «envoyé spécial climat »

ONU : Macron pour  un «envoyé spécial climat »

Le président de la république soutient ainsi une proposition de l’Allemagne qui avait retiré son texte par crainte d’une opposition de la Chine, de la Russie mais aussi des États-Unis. L’arrivée de Biden comme président des États-Unis changeun peu la donne surtout depuis la nomination de John Kerry, nouvel envoyé spécial américain pour le climat et grand militant environnemental notamment face à Trump. .

Appelant les 15 membres du Conseil à «se saisir des enjeux climatiques », Emmanuel Macon jugé que la nomination «d’un ou d’une envoyée spéciale pour la sécurité climatique pourrait être opportune pour coordonner (l)es efforts» par exemple en cas de catastrophe climatique, ou pour doter «les petits producteurs de mécanismes d’assurance qui leur permettront de redémarrer une activité économique rapidement après un désastre».

«Et je ne verrai que des avantages à ce que le Secrétaire général (de l’ONU) fasse rapport chaque année au Conseil de sécurité sur l’impact du climat sur la sécurité internationale, pour anticiper, nous alerter, nous faire des recommandations, et nous permettre de jouer notre rôle», a complété Emmanuel Macron.

Boeing 777: le régulateur américain encore mis en cause

Boeing 777: le régulateur américain encore mis en cause

Après l’affaire des 737 Max (interdit de vol pendant 20 mois) et maintenant des  incendies sur les 777 équipés de moteurs Pratt & Withney, l’image de Boeing est encore nettement ternie. Mais le régulateur américain, la FAA est aussi mise en cause pour son laxisme.

 

Il est reproché au régulateur américain de ne pas avoir imposé de vérifications plus fréquentes.  En cause un certain laxisme vis-à-vis de Boeing qui entretient des liens particuliers avec le régulateur.

Ce n’est pas la première fois que les actions ou manque d’actions de la FAA sont examinés de près dans une affaire concernant Boeing. L’agence avait été vivement critiquée pour ne pas avoir agi plus énergiquement après le crash en octobre 2018 du 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air qui avait fait 189 morts. Quatre mois plus tard, un avion de même type de la compagnie Ethiopian Airlines s’écrasait pour des raisons similaires, faisant 157 morts.

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