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Finances- «Investissements UE– Chine : un accord dévastateur

Finances- «Investissements UE– Chine : un accord dévastateur

 

Pour Laurent Amelot, de l’Institut Thomas-More, l’accord tout juste signé « laisse de nombreux thèmes hors champ et interroge sur la réalité d’une réciprocité entre acteurs économiques chinois et européens  (tribune dans l’Opinion)

 

 

 

Après sept années de laborieuses négociations et quelques avancées de dernières minutes côté chinois, l’Union européenne et la République populaire de Chine ont annoncé mercredi la signature d’un accord préliminaire sur les investissements. Ce résultat est un beau cadeau de Noël pour Angela Merkel, qui voit la présidence tournante allemande de l’Union se solder sur une note positive, diplomatiquement du moins.

Cet accord, pourtant, est loin d’être satisfaisant pour l’Union européenne et ses Etats membres. De ce qui a filtré des discussions, il laisse de nombreux thèmes hors champ et interroge sur la réalité d’une réciprocité entre acteurs économiques chinois et européens. En effet, les subventions aux entreprises, le respect de la propriété intellectuelle, les transferts de technologie, les appels d’offres à l’occasion de marchés publics, le règlement des différends commerciaux ou le droit du travail sont autant de sujets qui demandent clarification.

A l’inverse, pour l’Etat-parti chinois, la signature de cet accord est synonyme d’une victoire diplomatique plus que symbolique. D’une part, elle laisse supposer que Bruxelles donne un blanc-seing à Pékin pour conduire sa politique répressive à l’encontre des Tibétains, des Ouïghours et, plus globalement, de tous les opposants au Parti communiste chinois, sa politique agressive envers Hong Kong et Taïwan, mais aussi l’Inde et dans les mers de Chine, ou encore contre tout pays qui lui opposerait résistance. D’autre part, elle confirme les grands axes de la manœuvre diplomatique chinoise : concéder à la marge, mais ne rien céder sur l’essentiel ; créer une brèche dans la solidarité du camp adverse pour négocier en position favorable avec les différentes parties impliquées.

Si, du côté de l’Union européenne, cet accord s’inscrit dans le cadre des relations globales qu’elle souhaite construire avec la Chine, à Pékin, il s’insère plutôt dans celui de la nouvelle stratégie à quinze ans, dévoilée fin octobre 2020, lors de la cinquième session plénière du dix-neuvième comité central du PCC, marquée par une révision complète du modèle de développement chinois. En effet, dans un contexte international jugé défavorable et marqué par une volonté américaine, voire occidentale, de « désiniser » leurs chaînes de production, la Chine populaire s’inscrit dans une logique de « guerre prolongée » et adopte une posture d’« autarcie autarcique ». Cette posture se traduit par le développement d’une économie à double circulation dans laquelle la réorientation de l’économie vers l’intérieur et l’autosuffisance sont les maîtres-mots.

Dès lors, si la demande intérieure est suscitée, la sécurité des chaînes d’approvisionnement et l’autonomie technologique sont érigées en priorités nationales. Les investissements directs étrangers (IDE) seront encouragés dans l’unique but de favoriser la croissance intérieure chinoise, un créneau étroit si l’on considère que le consommateur chinois, empreint d’un patriotisme dirigé, privilégiera les produits nationaux à ceux en provenance de l’étranger, qu’il y ait ou non des barrières tarifaires.

L’UE, en réponse à ces impératifs, pourrait ainsi voir le marché chinois tout naturellement se refermer et son propre marché intérieur devenir un véritable terrain de chasse pour une Chine prédatrice, mobilisant sa puissance financière pour soutenir ses entreprises dans leurs opérations de « sauvetage » ou d’acquisition de sociétés ciblées pour leur savoir-faire technologique, mais fragilisées par un contexte économique défavorable.

Face à cette perspective, l’Union européenne et ses Etats membres doivent conserver à l’esprit que l’Etat-parti chinois est un rival stratégique et, pour réaffirmer leur indépendance, devront renforcer leur dispositif de surveillance, de suivi et de contrôle des IDE, en développant une véritable vision à long terme centrée sur la souveraineté économique, la protection du patrimoine et la sécurité nationale, dans une logique de réindustrialisation progressive. A défaut, l’Union européenne pourrait devenir le laboratoire occidental de la sino-mondialisation.

Laurent Amelot est chercheur associé à l’Institut Thomas-More.

Finances- Investissements Chine– Union économique : les enjeux

Finances- Investissements Chine– Union économique : les enjeux

 

Sylvie Kauffmann, journaliste au monde explique les enjeux de l’accord de principe sur les investissements entre la Chine et l’union économique

 

Faut-il conclure l’accord sur les investissements entre la Chine et l’Union européenne, comme le souhaitent Berlin et Pékin ? Ou attendre, comme le conseillent Paris et Washington ? Le dossier est stratégique et le débat intense, note Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».

Chronique. 

 

On ne chôme pas à Bruxelles en cette fin d’année. A peine le titanesque plan de relance anti-Covid-19 était-il débloqué, le 11 décembre, après quelques sueurs froides, que la fièvre de la dernière longueur s’empara des négociateurs du Brexit. A peine Michel Barnier a-t-il eu le temps d’admirer ses lauriers au pied du sapin de Noël qu’un nouveau suspense tient en haleine les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne (UE) et, à distance, leurs gouvernements : l’accord global sur les investissements entre la Chine et l’UE qu’il faudrait, toutes affaires cessantes, conclure avant le 31 décembre.

Signe des mutations que subissent les équilibres géostratégiques, chacun de ces dossiers a une portée historique. L’enjeu de l’accord sino-européen, que les experts appellent par son acronyme anglais, CAI (Comprehensive Agreement on Investments), dépasse largement les relations commerciales entre la Chine et le bloc européen. Il consacre l’émergence d’une souveraineté européenne qui utilise les négociations commerciales – compétence de la Commission de Bruxelles – comme un instrument de politique étrangère pour imposer ses normes environnementales et sociales.

Autre enjeu de cet accord : il s’inscrit dans le triangle formé par les trois grands pôles actuels de puissance économique – la Chine, les Etats-Unis et l’UE. Car si Washington, qui a déjà son propre accord avec la Chine, n’est pas formellement partie à la négociation sur le CAI, son ombre plane en toile de fond sur la motivation des uns et des autres. On est entrés dans l’ère post-Trump, et ces quatre années d’unilatéralisme américain pèsent de tout leur poids sur les protagonistes.

De quoi s’agit-il, au fond ? Lorsque les pourparlers ont commencé entre Pékin et Bruxelles, en 2014, pour établir un cadre réglementaire commun aux investissements mutuels, le contexte mondial était tout autre. Président depuis un an, Xi Jinping ne s’était pas encore affirmé comme l’autocrate à vie qu’il est aujourd’hui, contrôlant Hongkong et le Xinjiang d’une main de fer. Les Etats-Unis de Barack Obama ne laissaient pas encore présager l’« America first » de son successeur ; et l’Europe des Vingt-Huit n’avait pas pris conscience de la puissance que pouvaient lui donner l’unité, la solidarité et un marché unique de 500 millions d’habitants.

« Fin de la naïveté » européenne

L’ascension de la Chine, le défi de la présidence Trump, l’épreuve du Brexit puis celle de la pandémie ont favorisé cette prise de conscience et la « fin de la naïveté » européenne. La Chine, elle, sait que même avec Joe Biden à la place de Donald Trump à la Maison Blanche, l’affrontement avec Washington va se poursuivre. Elle sait aussi que la relation Etats-Unis-UE, en revanche, va se réchauffer ; contrairement à son prédécesseur, le président élu Biden souhaite coopérer avec les Européens face à Pékin.

Brexit: accord très provisoire des transactions financières swap

Brexit: accord très provisoire des transactions financières swap

En raison du brexit,  on a craint une interruption au moins partielle des transactions sur les swaps entre les deux rives de la Manche, qui représentent des milliards d’euros chaque jour. Les filiales des banques de l’UE basées à Londres étaient les plus menacées.

Le swap est une sorte de contrat d’échange de flux financiers qui concernent essentiellement les banques et autres institutions financières

  • le swap peut concerner des devises, des taux d’intérêt des risques de crédit des matières premières et d’autres opérations complexes. Concernant des indices, des obligations ou encore des actions.
  • Un swap de taux est un contrat dans lequel deux contreparties s’engagent mutuellement à se verser des flux financiers (les « jambes » du swap). La contrepartie « jambe fixe » paye les intérêts à taux fixe pour recevoir un taux variable. À l’inverse, la « jambe variable » paye un taux variable et reçoit un taux fixe.

Le swap (de l’anglais to swap : échanger) ou contrat d’échange financier (J.O. du 21 septembre 2017 / 31 janvier 1990 ) est un produit dérivé financier. Il s’agit d’un contrat d’échange de flux financiers entre deux parties, qui sont généralement des banques ou des institutions financières.

Le swap est le deuxième marché financier après les emprunts d’État

Pour ne pas bloquer les swaps, les autorités britanniques ont autorisé le marché commun a utilisé les plates-formes britanniques pour une période de trois mois. “Nous verrons, d’ici au 31 mars 2021, si l’évolution des marchés ou de la réglementation justifie de reconsidérer notre approche”, ajoute la FCA dans un communiqué.

Cette décision implique qu’une partie des transactions réalisées jusqu’à présent à la City de Londres devraient migrer à partir de lundi vers des plates-formes de transactions de l’Union européenne.

La Banque d’Angleterre avait dit craindre que des perturbations affectent des swaps de taux d’intérêt représentant quelque 200 milliards de dollars (163 milliards d’euros) en l’absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’Union. L’accord commercial n’a pas traité les relations financières entre l’ombre et l’union européenne. Une discussion sur ce sujet va être engagée.

Bourse : baisse en Europe

Bourse : baisse en Europe

Comme prévu, on a assisté à une petite envolée des valeurs boursières avant les fêtes suivie ensuite d’une prise de bénéfices par les gros opérateurs. Une évolution devenue classique. Les  Bourses reflètent cependant la mauvaise santé économique de l’Europe, la bourse de Paris affiche une perte annuelle de 7,14%, celle de Londres de 14,3%, sa plus mauvaise performance depuis 2008, tandis que le Dax a gagné 3,55%.

Les incertitudes qui ont ébranlé les marchés financiers au début de la pandémie se sont atténuées mais demeurent. Une tendance à la baisse devrait être très marquée après le premier trimestre quand seront connus les résultats financiers des entreprises

Le soutien massif des gouvernements et des banques centrales et le lancement de la vaccination anti-COVID ont apaisé une grande partie des inquiétudes concernant les perspectives économiques pour 2021, bien que l’augmentation des cas aux États-Unis et en Europe ainsi qu’un nouveau variant plus contagieux impactent l’enthousiasme à court terme.

En raison notamment du déficit chronique des échanges commerciaux des États-Unis, le dollar se stabilise après avoir une nouvelle fois atteint un plus bas depuis plus de deux ans et demi face à un panier de devises internationales. L’indice dollar devrait clore l’année sur un recul d’environ 7%.

L’euro, toujours soutenue par les relatifs bons résultats globaux des exportations, en profite pour continuer de s’apprécier, autour de 1,2274 dollar après un pic à 1,2309, au plus haut depuis avril 2018. Depuis le début de l’année, la monnaie unique européenne progresse de près de 9,5% face au billet vert.

Les cours du brut sont en légère baisse sur la séance et se dirigent vers une perte de 20% sur l’année en raison des mesures de confinement qui ont paralysé une grande partie de l’économie mondiale.

Le Brent abandonne 1,12% à 51,05 dollars le baril. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), qui est passé en avril en territoire négatif pour la première fois de l’histoire, cède 0,97% à 47,93 dollars. Mais globalement le pétrole est à la hausse actuellement.

Ouverture de centres de vaccination en ville…… mais sans vaccins !

Ouverture de centres de vaccination en ville…… mais sans vaccins !

 

Pour justifier le retard français en matière de vaccination, le verbeux  ministre de la santé, Olivier Véran annonce l’ouverture de centres de vaccination en ville. On se demande réellement pourquoi compte tenu du manque chronique de vaccins. Pendant encore un mois ou deux au moins, la France va cruellement manquer de vaccins. Une insuffisance justifiée par une hiérarchisation des populations à vacciner.

Pour l’instant la seule avancée concrète et précise concerne la vaccination des soignants de 50 ans et plus. Pas besoin pour cela de centres de vaccination en ville. Les intéressés sont bien placés pour se faire vacciner près de leur lieu de travail.

Olivier Véran, comme Macron et le gouvernement, a changé de discours en raison des nombreuses critiques sur la stratégie vaccinale. Le problème, c’est que ce changement de discours ne modifie pas les réalités médicales françaises. Pendant qu’on vaccine plusieurs millions de personnes aux États-Unis, plus d’un million en Russie, des dizaines de milliers en Grande-Bretagne ou encore en Allemagne,  la France ne compte que trois ou 400 personnes vaccinées. Et le rythme ne pourra vraiment s’accélérer que vers la fin du premier trimestre. Les explications du ministre de la santé ne parviennent guère à convaincre.

“Avant le début février, de premiers centres de vaccination ouvriront en ville, pour commencer à vacciner les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus, etc.”, a-t-il déclaré sur Twitter.

“Nous avons décidé, en parallèle, d’accélérer la protection des publics prioritaires. Dès lundi, les soignants de 50 ans et plus qui le souhaitent, pourront se faire vacciner dans les centres disposant déjà de vaccins”, a-t-il ajouté.

Ces décisions interviennent alors que le gouvernement essuie depuis plusieurs jours les critiques des partis d’opposition et d’une partie du corps médical face à la lenteur de la campagne de vaccination lancée dimanche, qui n’a concerné à ce stade que quelques centaines de personnes dans l’Hexagone, contre plusieurs dizaines de milliers au Royaume-Uni et en Allemagne.

Jeudi, l’Académie nationale de médecine (ANM) française a appelé les autorités de santé à simplifier et accélérer la campagne de vaccination, en regrettant des précautions “excessives”.

“Soyez rassurés. La campagne vaccinale va bientôt prendre de l’ampleur”, a indiqué jeudi Olivier Véran face aux critiques, rappelant la stratégie du gouvernement de vacciner en priorité les résidents des Ehpad, ce qui engendre des difficultés logistiques.

“Dans quelques semaines, la vaccination aura été proposée à l’ensemble des personnes âgées, et nous serons au même niveau que les pays qui ont procédé différemment”, assure le ministre de la Santé. Quelques semaines qui renvoient sans doute en mars ou en avril !

Confinement dès 18h00 dans 15 départements

Confinement dès  18h00 dans 15 départements

15 départements sont concernés par le couvre-feu, nouvelle forme de confinement à partir de 18 heures au lieu de 20 heures pour les autres. Les départements concernés de l’Est de la France sont les suivants :

Grand Est:

08 Ardennes

51 Marne

52 Haute-Marne

54 Meurthe-et-Moselle

55 Meuse

57 Moselle

88 Vosges

Bourgogne Franche Comté:

25 Doubs

39 Jura

58 Nièvre

70 Haute-Saône

71 Saône-et-Loire

90 Territoire de Belfort

Provence-Alpes-Côte d’Azur:

05 Hautes-Alpes

06 Alpes-Maritimes

Une liste qui pourrait d’ailleurs s’allonger en fonction de la propagation du virus notamment du virus mutant en provenance du Royaume-Uni.

Par ailleurs aucune des activités aujourd’hui bloquées ne sera autorisé à partir du 7 janvier. En fonction de la hausse des contaminations on pourrait même prendre des mesures encore plus restrictives y compris vis-à-vis des écoles.

“Il ne sera pas possible de rouvrir les établissements culturels le 7 janvier parce que le virus circule encore très fortement dans notre pays”, a déclaré le ministre de la santé.

La France a enregistré jeudi 19.927 nouvelles contaminations par le COVID-19, qui a fait 64.632 morts dans le pays.

Brexit : divorce à l’anglaise!

Brexit : divorce à l’anglaise!

 

Il y avait déjà le divorce à l’italienne dans un célèbre film; désormais; il y aura le divorce à l’anglaise. Pour les Britanniques et surtout pour Boris Johnson,  il s’agit de quitter le lit européen mais d’y revenir par la fenêtre pour s’affranchir des formalités de la porte officielle.

Il n’y a pas de doute l’accord commercial consenti fera des cocus. Pour schématiser à l’extrême, les Britanniques ont obtenu un accord sans droits de douane et sans quotas, en échange l’union européenne espère contraindre le Royaume-Uni à satisfaire à certaines conditions sociales, fiscales, d’hygiène, de sécurité et d’environnement.

Des contraintes pratiquement impossibles à vérifier tellement les économies sont imbriquées dans un processus de production mondial. Ainsi on peut parfaitement acheter une tondeuse made in France mais dont le moteur est chinois ou japonais. Plus les produits sont élaborés et plus le processus de production est complexe. Les contrôles du respect des normes sont plus faciles pour des produits basiques, ils deviennent presque impossibles pour les produits les plus élaborés.

C’est là-dessus que compte Boris Johnson pour son  développement:  Importer des produits de pays à bas coût peu respectueux des normes, les angliciser et les réexporter en Europe. On peut s’attendre à de très nombreux différends. Sitôt que le marché commencera  à être déséquilibré du fait des importations britanniques , le tribunal arbitral sera saisi par les producteurs européens. S’en suivra en cas de faute britannique le rétablissement de droits de douane.

À terme le marché sera d’une grande complexité selon les produits. Sans doute faudra-t-il d’ici quelques années tout remettre à plat. Une opération d’autant plus réalisable si  l’économie britannique s’écroule et que Boris Johnson est renvoyé à ses chères études grecques et latines.

On peut en effet faire l’hypothèse d’ un échec total de Boris Johnson non seulement sur le plan économique mais aussi politique. En effet l’ile britannique pourrait en plus éclater avec les revendications d’indépendance d’abord de l’Écosse, mais aussi de l’Irlande du Nord et du pays de Galles. Le principal reproche qu’on peut faire à Boris Johnson– le même qu’on peut faire à la France–c’est de croire que les Britanniques disposent encore d’un immense empire mondial et de de se considérer comme un pays majeur , alors qu’à l’image de la France, ils ne sont que des nains face aux États-Unis, à la Chine, à l’Inde et à d’autres.

Économie, social, société : les plus lus

« Vaccin : un sabotage administratif». ( François de Closets)

« Vaccin : un sabotage administratif». ( François de Closets)

 

Dans l’Opinion ,François de Closets s’insurge contre la lenteur administrative concernant la vaccination en France .

 

 

Contre la Covid, nous faisons quelques dizaines de vaccinations à grand spectacle quand nos voisins en font des milliers, voire des dizaines de milliers. Une paralysie qui reproduit celle que nous avons connue sur les tests de dépistage. La raison est toujours la même : une inefficacité administrative érigée au rang de sabotage. Voyons cela.

Première erreur : les masques. La classe politique ayant stupidement vidé notre arsenal sanitaire, il fallait au plus vite, le reconstituer sur un marché mondial en folie. Nous nous sommes retrouvés empêtrés dans la lente et lourde procédure des marchés publics, alors que les cargaisons faisaient l’objet jusqu’à la dernière minute de surenchères payées en cash. Nos lenteurs détournaient les livraisons en provenance de l’étranger mais elles freinaient aussi la production nationale, en faisant attendre interminablement les agréments nécessaires aux entreprises.

L’impossibilité de réaliser les tests n’est pas moins incompréhensible. La France était parfaitement équipée en laboratoires, publics ou privés, médicaux ou vétérinaires, pour répondre à cette brusque explosion de la demande. Mais les laboratoires médicaux du secteur public étaient seuls habilités à pratiquer ces examens. Il en est allé de même pour les lits de réanimation que l’on cherchait dans l’hôpital public en oubliant les cliniques privées. Et que dire de ces « attestations dérogatoires de déplacement », une stupidité qui a accompagné les déplacements des Français pendant le confinement.

Cela n’était rien encore, le chef-d’œuvre kafkaïen fut atteint avec la vaccination. L’injection vaccinale est un acte médical des plus simples, laissé aux infirmières ou aux pharmaciens. Il est, le plus souvent, obligatoire et pratiqué en séries. Faute de l’imposer pour la Covid-19, l’administration aurait pu présumer l’acceptation et laisser aux réfractaires le soin d’expliciter leur refus. Impossible, car la bureaucratie sanitaire en a fait un acte médical majeur nécessitant un consentement éclairé, comme les plus lourdes opérations chirurgicales.

«Notre délire vaccinal vise simplement à mettre ceux qui organiseront la campagne ou procéderont aux injections à l’abri des vaccinés mécontents ou des “antivax” enragés»

Elle a donc pondu un mode d’emploi de 45 pages prévoyant une consultation préalable ! La procédure prévoit aussi un consentement donné par écrit et renouvelé de vive voix, s’y ajoute un suivi, la tenue d’un fichier conservant le numéro du lot, etc. Autant de règles qui deviennent ingérables lorsqu’il s’agit de personnes très âgées, bien souvent sous tutelle, qui constituent pourtant la première cohorte des Français à vacciner.

Nous voilà donc équipés par notre administration d’un carcan qui renforce la méfiance de la population française – « Si l’on prend tant de précautions, c’est bien la preuve qu’il y a un risque grave » – et ralentit les opérations au point que, si même le vaccin a l’efficacité espérée, il mettra une bonne année pour débarrasser la France de la Covid-19.

Voilà donc le dernier exemple en date de cette emprise bureaucratique qui a paralysé la France face au coronavirus. L’hôpital public a échappé à la bérézina car le personnel soignant a pris les choses en main – les « choses » étant en l’occurrence des malades qui risquaient de mourir — et fait au mieux, sans se soucier des règlements hospitaliers.

Comment expliquer qu’un système administratif, dont l’excellence est toujours célébrée, ait un bilan aussi cataclysmique ? La réponse tient en un mot : la bureaucratisation. Notre fonction publique s’est mise à son propre service, elle vise d’abord à assurer l’irresponsabilité des fonctionnaires. Ne cherchez pas ailleurs la vraie raison de notre délire vaccinal. Il vise simplement à mettre ceux qui organiseront la campagne ou procéderont aux injections à l’abri des vaccinés mécontents ou des « antivax » enragés. Ce cursus vaccinorum assure la tranquillité de ceux qui le suivent. Il est donc excellent.

«Lorsque l’urgence renverse la table, que les solutions préfabriquées perdent toute pertinence, le cadre réglementaire devient un piège qui se referme. Voilà ce que nous avons découvert au cours de la crise sanitaire. Comment en sortir?»

Ces dysfonctionnements sont liés à la crise sanitaire, donc circonstanciels. Dans des conditions ordinaires, ces accumulations de procédures ne font que ralentir le fonctionnement du pays mais en période de crise, lorsque l’urgence renverse la table, que les solutions préfabriquées perdent toute pertinence, le cadre réglementaire devient un piège qui se referme. La France se trouve administrée contre les Français. Voilà ce que nous avons découvert au cours de la crise sanitaire. Comment en sortir ?

La France n’a pas à réinventer son administration. Elle s’est construite autour de son Etat et, dans l’ensemble, elle n’a pas à le regretter. Conservons donc ce qui fonctionne, c’est-à-dire la gestion ordinaire, et corrigeons ce qui ne fonctionne pas, c’est-à-dire la gestion de crise. Et c’est là que l’on bute sur la question de la responsabilité.

Quelles que soient les circonstances, le fonctionnaire sait que, s’il applique le règlement, il est irréprochable. Qu’il impose des délais mortifères, qu’il interdise le recours à des solutions de secours, qu’il transforme les contrôles en procédures paralysantes, peu importe. Dès lors qu’il peut se réfugier derrière le règlement, il n’aura à répondre de rien. Si, au contraire, il s’aventure hors des routes tracées pour improviser une solution ad hoc, il perd la protection statutaire et ne pourra se justifier par les résultats obtenus car sa responsabilité n’est pas de résultat mais de moyen.

Voilà précisément ce qui n’est plus admissible. L’urgence doit changer non pas l’administration mais son mode de fonctionnement. Face à la situation nouvelle crée par la crise, le fonctionnaire doit improviser. Ce n’est pas une possibilité mais une obligation. Tirons donc au plus vite les enseignements des dysfonctionnements révélés par la crise sanitaire, instaurons l’administration à deux vitesses. Si longtemps que l’on reste dans le cours ordinaire des évènements, la France est structurée par son droit administratif et les fonctionnaires qui l’appliquent. Le système doit certes être amélioré mais il doit d’abord être conservé.

Mais, lorsque surviennent, à l’échelle locale ou nationale, des situations extrêmes, des singularités qui font exploser les paramètres et rendent inopérantes nos lois, alors l’administration doit trouver instantanément le mode de fonctionnement le plus adapté aux circonstances. Une liberté qui entraîne une responsabilité. Celle-ci ne doit pas se fonder sur la conformité au règlement mais sur la pertinence des initiatives. Le respect scrupuleux et hors de propos des modes de fonctionnement ne serait plus une clause absolutoire mais une circonstance aggravante.

L’introduction dans notre droit administratif de ce double mode de fonctionnement soulève de nombreuses difficultés juridiques. Raison de plus pour la lancer sans attendre. Toute la fonction publique doit désormais savoir qu’en situation d’urgence, le respect du règlement ne la protège plus mais peut au contraire la condamner. Seule l’action au service des Français peut rendre à l’administration sa raison d’être, aux fonctionnaires leur dignité.

François de Closets est journaliste et essayiste. Dernier ouvrage paru : Les guerres d’Albert Einstein, tome II (Robinson Editions)

Coronavirus Allemagne : 1000 morts en 24 heures

Coronavirus Allemagne : 1000 morts en 24 heures

L’Allemagne a enregistré un record, mercredi, en subissant pour la première fois plus de 1.000 décès en une journée. Et le bilan publié jeudi n’est guère meilleur : 32.552 cas de plus que la veille, et 964 morts supplémentaires, ce qui porte le total à plus de 33.000 morts depuis le début de l’épidémie dans le pays.

 

Coronavirus États-Unis : 4000 morts en 24 heures

Coronavirus États-Unis : 4000 morts en 24 heures

Le pays déjà le plus endeuillé au monde a frôlé la barre des 4.000 morts du Covid-19 en une seule journée : 3.927 décès, selon l’université Johns-Hopkins, un chiffre qui porte à 341.845 le nombre de morts du coronavirus dans la première économie du monde.

Avec 189.671 nouveaux cas en 24 heures, les Etats-Unis approchent également à grand pas de la barre des 20 millions de contaminations, après avoir franchi celle des 19 millions dimanche. Pour ne rien arranger, le variant britannique du virus vient par ailleurs d’être identifié dans l’Ouest du pays, avec deux premiers cas officiellement dépistés dans le Colorado et un autre à San Diego.

 

Vœux de Macron : un président content de lui-même ( opposition)

Vœux de Macron : un président content de lui-même ( opposition)

Les Français « ont besoin de savoir où Emmanuel Macron veut les emmener, et je n’ai pas entendu d’annonces concrètes », déplore jeudi soir sur franceinfo Annie Genevard, vice-présidente Les Républicains de l’Assemblée nationale, après les voeux télévisés du chef de l’État.

 

« Dans la forme je suis d’accord avec lui sur l’hommage qui a été rendu aux Français, aux Français les plus courageux. Il a voulu exprimer sa confiance en les Français, je suis d’accord avec lui, mais à condition de savoir les entraîner, de leur donner une perspective », juge la députée.

 

La porte-parole du Parti socialiste Gabrielle Siry-Houari fustige « un vide assez complet sur le fond » à propos des voeux d’Emmanuel Macron aux Français ce jeudi soir.

« Il a parlé des jeunes en détresse », a expliqué Gabrielle Siry-Houari. « Le chef de l’Etat a dit ‘nous serons là’ sans annoncer quoi que ce soit de concret. J’appelle solennellement le président à ouvrir d’urgence le RSA aux moins de 26 ans parce qu’on ne peut pas laisser la génération Covid devenir une génération sacrifiée et les mots n’y suffiront pas », lance le responsable socialiste.

 

« En 2021, quoiqu’il arrive, nous saurons faire face aux crises, qui ne s’éteindront pas avec le 1er janvier », a notamment déclaré Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français jeudi 31 décembre depuis l’Elysée.  »Les mots sont choisis pour être fédérateurs, les actes sont ceux d’une politique aveugle », dénonce Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts, sur franceinfo. « On a besoin d’un cap et c’est ce qui fait défaut à ce quinquennat », critique Julien Bayou.

 

L’élu écologiste a déploré le manque de gestes concrets envers la jeunesse, un des thèmes abordés par le président. « Quand il s’agit de rémunérer décemment [...] on n’agit pas », juge le conseiller régional d’Ile-de-France, évoquant la décision gouvernementale de n’augmenter le Smic que d’une quinzaine d’euros.

 

« Emmanuel Macron est loin des réalités des français », fustige jeudi soir sur franceinfo Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National après les voeux du chef de l’État. « Le président nous a dit combien il était content de lui-même, c’est un président totalement déconnecté des réalités. Je ne sais pas si Emmanuel Macron se rend compte de l’état du pays », poursuit l’élu d’extrême-droite.

Risque d’éclatement de la bulle TESLA ?

Risque d’éclatement de la bulle TESLA ?

 

Aujourd’hui Tesla apparaît comme la vedette des valeurs boursières; le problème est que cette entreprise est particulièrement surcotée. Il n’y a en réalité aucune cohérence entre la valeur boursière de Tesla et la valeur de l’entreprise. De nombreux analystes financiers considèrent que la cotation de Tesla relève du casino.

 

Chris Harvey, responsable de la gestion actions du géant bancaire américain Wells Fargo, a souligné dans l’émission Fast Money de CNBC combien les circonstances de l’ascension d’AOL rappellent celle de Tesla. »AOL à la fin des années 1990, à l’image de Tesla aujourd’hui, avait la main sur une technologie qui changeait la donne, affichait une performance boursière formidable et entrait tardivement dans l’indice après une envolée extraordinaire » (traduit par nous), a indiqué le stratégiste.

 

Globalement, le spécialiste s’attend à ce que les gagnants de 2021 en Bourse soient très différents de ceux de 2020. Selon lui, les investisseurs commencent à perdre l’appétit pour les valeurs de croissance (privilégiées cette année comme elles l’avaient été lors des récessions de 2003 et 2009), tandis que les titres cycliques -c’est-à-dire les sociétés dont la santé est fortement liée à la conjoncture générale- commencent à profit d’un regain attendu de croissance économique.

Des médias français de plus en plus populistes

Des médias français de plus en plus populistes

Fin observateur des médias, Patrick Menais s’inquiète d’une dérive accrue de certains médias vers un populisme et une xénophobie assumés et sans filtres, sur le modèle de la chaîne américaine Fox News.

 

Une partie des médias français dérive-t-elle vers un discours démagogue et xénophobe ? C’est l’avis, et l’inquiétude de Patrick Menais, qui estime que cette évolution des médias est l’un des marqueurs de l’année 2020. Créateur du feu Zapping, il continue d’observer finement la télévision française pour en livrer un résumé piquant dans Vu sur France 3.

 

Un numéro spécial année 2020 est diffusé jeudi à 20h44 sur France 3. Invité de Culture Médias jeudi, Patrick Menais dénonce la « foxisation » d’une partie des médias français.

Avec ce néologisme, Patrick Menais pointe le rapprochement d’une partie des médias français de la ligne éditoriale de leur consœur Fox News.

 

« C’est une chaîne américaine d’information qui a fait grandir Trump aux Etats-Unis et qui a apporté ses idées, s’il en a », précise le créateur du Zapping. Dans cette course au populisme C News semble détenir le pompon de la discussion de bistrot de beaufs. Une exception toutefois le one-man-show quotidien de Zemmour qui élève nettement le débat mais pour retomber dans sa névrose anti-européenne et raciste.

 

Brexit : le père de Boris Johnson veut devenir français !

Brexit : le père de Boris Johnson veut devenir français !

 

Le père du Premier ministre britannique Boris Johnson a en effet déclaré ce jeudi vouloir prendre la nationalité française et garder ainsi « un lien » avec l’Union européenne (UE), alors que son pays s’apprête à en larguer les amarres.

 

« Si j’ai bien compris, je suis français. Ma mère était née en France, sa mère était entièrement française, également son grand-père », a expliqué Stanley Johnson, en français, sur RTL. (…) Pour moi, c’est une question de réclamer ce que j’ai déjà et de ce fait, je suis très content ».

 

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

 

Celui qui est considéré par beaucoup comme le meilleur acteur au monde a délivré un véritable message d’espoir en partant de son exemple personnel « Il y a 45 ans, je me suis réveillé. Je fonçais droit vers le désastre », se rappelle l’acteur âgé de 82 ans.

 

« Je risquais de mourir à force de boire et sans vouloir me la jouer moralisateur, j’ai entendu un message, une petite voix qui me disait ‘tu veux vivre ou tu veux mourir ?’. Et j’ai décidé de vivre. Je me suis soudain senti soulagé et ma vie est devenue bien plus facile », raconte-t-il. « Alors j’ai mes jours sans, et parfois je traverse des périodes de doute. Mais en fin de compte je tiens bon. »

 

Face à la caméra, le légendaire Hannibal Lecter du Silence des Agneaux s’adresse ensuite à la nouvelle génération. « Aujourd’hui est le demain qui vous faisait tant peur hier. Les jeunes, ne lâchez rien ! Continuez à vous battre. Soyez audacieux, et des forces puissantes viendront vous soutenir. Ça m’a aidé à tenir toute ma vie (…) Bonne année 2021, ce sera la meilleure de toutes ! » 

Huile de palme : un très gros producteur interdit aux Etats-Unis

Huile de palme : un très gros producteur interdit aux Etats-Unis

Interdiction d’un très gros producteur d’huile  de palme de Malaisie aux États-Unis pour des raisons sociales et environnementales.

La Malaisie est le deuxième producteur au monde de cet oléagineux, derrière l’Indonésie voisine. Ces deux pays produisent à eux deux quelque 85% de l’huile de palme mondiale. Mais la culture des palmiers à huile est vivement critiquée par les ONG qui dénoncent son rôle dans la destruction de la forêt tropicale et les abus dont sont victimes les ouvriers agricoles sur ces exploitations.

En annonçant cette interdiction mercredi soir, l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a affirmé avoir la preuve que les employés de Sime Darby subissent de graves abus, évoquant notamment des violences sexuelles et physiques, des retenues de salaire et le fait qu’ils ne sont pas libres de se déplacer.

Ce géant de lui de Pam, qui fournit de grandes multinationales comme Nestlé et Unilever, possède d’immenses plantations et emploie des travailleurs migrants originaires de pays comme l’Indonésie et le Bangladesh.

 

Interdiction d’un très gros producteur d’huile  de palme de Malaisie aux États-Unis pour des raisons sociales et environnementales.

La Malaisie est le deuxième producteur au monde de cet oléagineux, derrière l’Indonésie voisine. Ces deux pays produisent à eux deux quelque 85% de l’huile de palme mondiale. Mais la culture des palmiers à huile est vivement critiquée par les ONG qui dénoncent son rôle dans la destruction de la forêt tropicale et les abus dont sont victimes les ouvriers agricoles sur ces exploitations.

En annonçant cette interdiction mercredi soir, l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a affirmé avoir la preuve que les employés de Sime Darby subissent de graves abus, évoquant notamment des violences sexuelles et physiques, des retenues de salaire et le fait qu’ils ne sont pas libres de se déplacer.

Ce géant de lui de Pam, qui fournit de grandes multinationales comme Nestlé et Unilever, possède d’immenses plantations et emploie des travailleurs migrants originaires de pays comme l’Indonésie et le Bangladesh.

Une Allemagne plus verte en 2021 ?

Une Allemagne plus verte en 2021 ?

En Allemagne comme ailleurs,  on compte surtout sur la hausse du prix de la tonne de CO2 pour rendre l’économie plus verte. En Allemagne dès vendredi 1er janvier, le prix de la tonne de CO2 va coûter 25 euros, avant de passer à 30 euros en 2022, puis d’augmenter jusqu’à 55 euros en 2025.

Les entreprises recourant aux combustibles fossiles – essence, diesel, fuel et chauffage au gaz – vont acheter des droits d’émission sous forme de certificats à prix fixe. Sur les quatre années à venir, le gouvernement table sur 56,2 milliards d’euros de recettes, a indiqué un porte-parole du ministère allemand de l’Environnement à l’AFP.

Le problème c’est que la régulation seule par les prix du carbone n’est pas suffisante notamment du fait qu’on peut délocaliser certaines productions dans des pays laxistes. En outre,  le prix du carbone n’est pas assez dissuasif surtout avec les exceptions prévues pour certaines industries allemandes

La conséquence sera aussi d’augmenter les prix du chauffage et de l’essence en Allemagne.

 

Sondage : la France plus verte ?

Sondage : la France plus verte ?

La France d’après un sondage Ifop pour la Tribune serait plus verte si l’on se fie au fait  que la COP  21 est maintenant connue par 85 % de la population mais peut-être encore davantage parce que les Français pensent que la responsabilité première est celle des consommateurs pour 65 % des enquêtés.

 

Selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, « le tournant écologique de l’opinion publique » dont la première préoccupation est devenue la lutte contre le dérèglement climatique. Les Français citent autant l’écologie du quotidien, celle que l’on boit comme la qualité de l’eau, ou que l’on respire, comme l’air, en deuxième position des préoccupations. Sans doute en écho à la tempête qui a dévasté cet automne les Alpes-Maritimes au Nord de Nice, les catastrophes naturelles arrivent au troisième rang. L’isolation des logements, priorité du plan de relance verte, ou la place de la nature en ville sont moins bien classées même si les Français s’y intéressent.

Certes, les Français, par scepticisme ou réalisme, estiment encore, à 65%, que cet accord de la COP 21 a été surtout « de façade » et n’a permis de réduire qu’à la marge les émissions de CO2, ce qui est stricte vérité. Mais c’est 10 points en dessous de leur réponse à la même question il y a un an, où 75% des Français n’y croyaient pas. « Il y a une prise de conscience que cet accord de Paris, malgré la défection des Etats-Unis de Trump, fait avancer positivement la lutte contre le réchauffement », explique le DGA de l’IFOP. Près d’un quart des sondés (24%), – soit une hausse de 14 points en un an -, pense cela vrai.

Couvre-feu à 18h : la mort assurée de certains commerces

Couvre-feu à 18h : la mort assurée de certains commerces

Une vingtaine de départements devraient être concernés par un nouvel horaire du couvre-feu qui commencerait à 18 heures au lieu de 20 heures. Nombre de commerces déjà en difficulté devraient subir les conséquences de cette mesure. Pour certains ce sera la mort assurée.

 

Parmi ces départements, neuf se trouvent dans le Grand Est. Interrogé par Le Figaro, le président de la CPME Grand Est, Stéphane Heit, relaie le désarroi des commerçants de terrain. «Nous avons enregistré des réactions très vives de la part des TPE-PME. Il y a un gros ras-le-bol et cette décision n’est pas du tout comprise», explique-t-il. Avant de poursuivre : «Beaucoup de commerçants sont déjà au bord de l’épuisement et nous disent : ‘s’il y a un couvre-feu à 18h, on est mort’».

 

«Ce couvre-feu va tuer encore un peu plus l’économie», dénonce Stéphane Heit, évoquant également des conséquences humaines et psychologiques dramatiques. «Pour nous les mesures mises en place ne sont pas les bonnes et n’auront aucun impact sanitaire. On a l’impression qu’on assiste à la même chose qu’avec les masques. La priorité devrait être la vaccination», estime-t-il.

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