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Archive mensuelle de janvier 2021

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Vaccins : moins efficaces sur le variant sud-africain

Vaccins : moins efficaces sur le variant sud-africain 

 

“De toute évidence, les mutants ont pour effet de réduire l’efficacité des vaccins”, a déclaré le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses,.

Novavax a rapporté jeudi des résultats préliminaires mettant en évidence une efficacité de son vaccin de 50% chez les patients en Afrique du Sud, à comparer avec un taux pouvant atteindre jusqu’à 89,3% dans des résultats d’études plus avancées au Royaume-Uni.

Vendredi, J&J a de son côté déclaré qu’une seule injection de son vaccin contre le coronavirus était globalement efficace à 66% dans le cadre d’un essai massif sur trois continents, avec de grandes différences selon les régions.

Aux États-Unis, où la variante sud-africaine a été signalée pour la première fois cette semaine, l’efficacité a ainsi atteint 72% contre seulement 57% en Afrique du Sud, où le variant, connu sous le nom de B 1.351, a représenté 95% des cas étudiés dans le cadre de l’essai. Un autre variant hautement transmissible, découvert au Royaume-Uni et maintenant présent dans plus de la moitié des États américains, a moins résisté au vaccin que le mutant sud-africain.

Les nouvelles données disponibles soulèvent aussi des questions sur l’efficacité des vaccins de Pfizer Inc – avec son partenaire BioNTech – et de Moderna Inc contre les variants du virus. “C’est une pandémie différente maintenant”, a déclaré le Dr Dan Barouch, chercheur au Beth Israel Deaconess Medical Center de la Harvard University Medical School à Boston, qui a aidé à développer le vaccin de J&J.

Selon lui, il existe désormais une grande variété de nouveaux variants en circulation, y compris au Brésil, en Afrique du Sud et même aux États-Unis, qui affichent une résistance substantielle aux anticorps induits par les vaccins. Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a pour sa part déclaré qu’il y avait “une forte possibilité” que les variants émergents finissent par rendre le vaccin de la société inefficace.

“Ce n’est pas encore le cas (…) mais je pense qu’il est très probable qu’un jour cela se produise”, a-t-il dit au Forum économique mondial. Les experts estiment toutefois que les quatre vaccins ont toujours une grande valeur en raison de leur capacité à réduire les cas les plus graves.

Cryptomonnaie, bitcoin : le grand plongeon

Cryptomonnaie, bitcoin : le grand plongeon

 

 

La folle envolée du bitcoin et autres cryptomonnaies risque d’être suivie d’un plongeon de même ampleur. En effet , les cryptomonnaies d’une certaine manière vont s’autodétruire du fait de l’ambition démesurée de leurs soutiens. Certes, la technique sur laquelle les cryptomonnaies  s’appuient à savoir  Blockchain  n’est pas en cause- La technique Blockchain permet en effet de traiter sans intermédiaire et de manière très sûre des flux d’information dans tous les domaines d’activité et pas seulement monétaire. Par contre, l’amalgame entre la technique et l’application monétaire a sans doute permis de croire que la valeur des cryptomonnaies pouvait monter jusqu’au ciel.

 

Derrière la valorisation du bitcoin se posent différents problèmes d’abord celui des actifs sur lequel repose cette nouvelle monnaie dans les cours dépendent  essentiellement des humeurs de la bourse et sur aucun élément économique objectif. En outre le bitcoin et ses cousins vont surtout être victimes de cette ambition démesurée qui visait en réalité à se substituer aux monnaies traditionnelles. Une sorte de hold-up sur la souveraineté des Etats.

Une situation évidemment qui n’est pas acceptable dans la mesure où la souveraineté monétaire détermine la souveraineté plus générale dans tous les domaines. Ainsi nombre de pays ont déjà envisagé de créer leur propre cryptomonnaies à côté ou même à la place de la monnaie classique. Ce sera sans doute le cas bientôt de l’Inde qui en plus va interdire les cryptomonnaies privées. L’Inde sera sûrement suivie de la Chine qui a déjà exprimé son intention dans ce domaine. L’Inde prévoit d’introduire une loi pour interdire les cryptomonnaies privées telles que le bitcoin et de mettre en place un cadre pour une monnaie numérique officielle à émettre par la banque centrale, selon un programme législatif répertorié par le gouvernement.

La loi « créera un cadre de facilitation pour la création de la monnaie numérique officielle qui sera émise par la Banque de réserve de l’Inde (RBI) », indique l’ordre du jour, publié vendredi sur le site Web de la chambre basse.

La législation, inscrite pour débat lors de la session parlementaire en cours, vise «à interdire toutes les cryptomonnaies privées en Inde, mais elle permet certaines exceptions pour promouvoir la technologie sous-jacente de la cryptomonnaies et ses utilisations», indique l’ordre du jour.

À la mi-2019, un panel du gouvernement indien a recommandé d’interdire toutes les cryptomonnaies privées, avec une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans et

Economie, social, société : les plus lus

Sondage Macron : en baisse

Sondage Macron : en baisse

Macron recule de trois points en janvier, à 35%, et celle de Jean Castex de quatre points, à 32%, dans le contexte de crise sanitaire qui perdure, selon un baromètre Ipsos pour Le Point publié mercredi.

Les Français sont ainsi 60% à porter un jugement négatif sur l’action du chef de l’Etat (+3 points) et 61% sur celle du Premier ministre (+4 points).Sondage réalisé par internet les 22 et 23 janvier selon la méthode des quotas auprès de 1000 personnes âgées d’au moins 18 ans.

 

Un sondage qui contredit celui du JDD.  Rappel du sondage spécial  JDD. « Macron monte de deux points » : 

 

C’est un peu la spécialité du JDD de soutenir la popularité de Macron en diffusant des sondages favorables au pouvoir.  

 

Pour le JDD,, le chef de l’Etat progresse de 2 points en ce début d’année dans le baromètre IFOP, avec 40% de ­Français satisfaits de son action. « Sa cote de popularité est en apesanteur, constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de ­l’institut de sondage. Nous sommes dans un moment où les critiques, même fortes, n’impactent pas. » Et à partir de cette augmentation de la popularité de :, le JDD développe nombre de facteurs explicatifs qui montrent les raisons de cette hausse. Le problème c’est que les autres sondages publiés début janvier affichent plutôt une baisse de Macon.

 

Baisse de Macon pour RTL

 

Selon le baromètre BVA pour RTL et Orange, le chef de l’État et le Premier ministre voient leur popularité baisser de respectivement 3 et 2 points en janvier.

La cote de popularité de l’exécutif ne cesse de se dégrader depuis la rentrée 2020 : selon notre baromètre BVA pour RTL et Orange, Emmanuel Macron ne compte que 37% d’opinions positives en ce mois de janvier, et 36% des Français seulement ont une bonne opinion du Premier ministre Jean Castex.

Cela représente une baisse de trois points, dans le cas du président de la République, et de deux points pour Jean Castex, par rapport au baromètre de décembre. En cause, la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, jugée « mauvaise » par 69% des Français. Avec ce total de 37% de bonnes opinions, Emmanuel Macron atteint son point le plus bas depuis avril 2020, alors qu’il avait grimpé jusqu’à 44% à l’été. Du côté du chef du gouvernement, sa cote de popularité n’a fait que baisser depuis son entrée en fonction en juillet.

 

Baisse de Macron pour le Figaro

 

L’année 2021 commence mal pour Emmanuel Macron dans le baromètre Figaro magazine, la cote de confiance du président de la République est en baisse de 2 points.

La lassitude vis-à-vis du pouvoir se retrouve dans la baisse de la cote de confiance du président de la République? En tout état de cause, l’année 2021 commence difficilement pour Emmanuel Macron. Sa cote de confiance connaît une chute chez les retraités (-6, à 38%). Même érosion chez les sympathisants LR. Ceux-ci ne sont plus que 37% (-7) à lui faire confiance. «Emmanuel Macron joue gros sur cette période», estime un membre du gouvernement. Période qui va «d’aujourd’hui jusqu’au moment où on sort de la vague épidémique et épidermique». Moment que ce ministre espère au mois de juin. Il restera alors dix mois à Emmanuel Macron pour convaincre les Français de lui faire à nouveau confiance.

 

Bref dans l’univers des sondages le JDD fait  encore cavalier seul. Pas étonnant , le journal a toujours été un fervent soutien de Macron. Le rédacteur en chef est d’ailleurs un macroniste  assumé. En outre le propriétaire du JDD ,à savoir Lagardère, a en ce moment un urgent  besoin de soutien de la part du gouvernement pour ne pas être dévoré par Bolloré qui veut s’approprier le groupe de Lagardère actuellement en piteux état financier.

Poutine: un des derniers dinosaures, dictateur, mafieux et criminel

Poutine:  un des derniers dinosaures, dictateur, mafieux et criminel

Alors que L’économie russe traverse une très grave crise, on découvre que Poutine depuis une quinzaine d’années se fait construire un immense palais personnel–type Versailles- d’un coût de l’ordre de 100 milliards.La dimension mafieuse le dispute à l’autoritarisme et à la criminalité ( Mise en prison, atteinte aux libertés et plus brutalement empoisonnement des opposants. ( On se souvient que Sarkozy lui-même qui n’est pas un enfant de chœur n’en avait  pas mener bien large devant les menaces directes de Poutine).

Annoncée à la surprise générale en janvier, menée tambour battant et rapidement adoptée par le Parlement, la réforme constitutionnelle voulue par Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 20 ans, a été validée avec près de 78% des suffrages par un scrutin organisé du 25 juin au 1er juillet. L’opposition a dénoncé un « énorme mensonge ». Un des points clefs du texte, rajouté en mars alors qu’il n’avait jamais été évoqué, est la remise à zéro des compteurs présidentiels. En 2024, date de la fin de l’actuel mandat, Vladimir Poutine pourra donc à nouveau être candidat à deux sextennats qui le feraient théoriquement rester au Kremlin jusqu’en 2036, année de ses 84 ans.

La crise économique de 2015 marque un coup d’arrêt dans la progression du niveau de vie des russes. Et depuis la Russie s’enfonce dans la dépression.  La forte inflation et les difficultés économiques globales ont fait plonger sur l’année le pouvoir d’achat de 10 % sur un an. Ainsi, à la fin de 2015, un sondage cité dans le Financial Times du 31 décembre que 39 % des ménages russes ont des difficultés pour s’acheter en même temps des vêtements et de la nourriture.

Entre juillet et septembre 2020, le Produit intérieur brut a en effet diminué de façon bien moins importante que lors du deuxième trimestre, marqué par une dégringolade de 8,5% du PIB sur un an. L’estimation de Rosstat du troisième trimestre apparaît légèrement meilleure que celle du ministère de l’Économie, qui avait tablé sur une chute de 3,8% lors de cette période.

Fin octobre, la Banque de Russie a elle revu légèrement à la hausse ses prévisions d’évolution du PIB russe en 2020, estimée désormais à -4,5% annuel (contre une fourchette de -4,50 à -5,50% auparavant). Ces chutes au deuxième et troisième trimestres sont néanmoins brusques par rapport à la croissance du premier (+1,6%).

En 2019, l’économie s’était accélérée en fin d’année après un premier semestre morose, enregistrant une croissance atone de 1,3% pour l’année. L’année 2020 devait être celle de la reprise, le Kremlin ayant lancé des «projets nationaux» — des investissements d’envergure pour raviver l’économie. Mais la crise pétrolière qui a commencé en mars, puis le choc provoqué par l’épidémie de coronavirus ont douché ces espoirs. La Russie a en effet mis en place des mesures de confinement sévères dès fin mars, le mois d’avril ayant été complètement chômé, ainsi que le début du mois de mai.

 

Selon les statistiques officielles (contestées par d’autres sources), le taux de pauvreté s’élève à 14,3 % en 2019, un chiffre en augmentation par rapport à l’année précédente. Les études sociologiques indiquent que 12 % des citoyens russes n’ont pas les moyens de se payer une alimentation suffisante et que 25 % consacrent tous leurs revenus à ce poste de dépense, sans donc pouvoir s’acheter d’habits. Selon l’institut gouvernemental Rosstat, 35 % des foyers ne peuvent acheter à chaque membre de la famille une paire de chaussures par saison, 25 % ne peuvent pas recevoir d’invités faute de moyens, et 11 % ne peuvent acheter des médicaments vitaux. Selon l’institut indépendant Levada, les deux tiers des familles n’auraient aucune épargne, et 44 % d’entre elles auraient des dettes.

Année

Salaire moyen mensuel ($)18

Année

Salaire moyen mensuel ($)19

Année

Salaire moyen mensuel ($)20

1990

2000

+82.33

2010

+711

1991

2001

+115

2011

+797

1992

-23.96

2002

+139

2012

+802

1993

+140.67

2003

+179

2013

+931

1994

-66.85

2004

+234

2014

-847

1995

+130.38

2005

+297

2015

-558

1996

+181.38

2006

+404

2016

+600

1997

-176.58

2007

+529

1998

-80.22

2008

+658

1999

-73.69

2009

+691

En 2020, le salaire médian russe s’élève à 34 000 roubles soit 480€

La fondation de l’opposant Navalny , interpellé dimanche à Moscou, dénonce le luxe et les financements de cette extraordinaire propriété de 17.700 m², qui abrite entre autres un héliport, une patinoire pour le hockey, un casino et une aquadiscothèque.

Avant de quitter Berlin, dimanche, et d’être aussitôt interpellé à son arrivée à l’aéroport Cheremetyevo de Moscou, Alexeï Navalny avait réservé à Vladimir Poutine une petite surprise : une vidéo choc de près de deux heures dans laquelle l’opposant s’en prend aux ultimes tabous en Russie, la fortune du maître du Kremlin et les liens avec sa famille.

 

La vidéo mise en ligne mardi, alors que Navalny achevait sa première journée de détention à la prison moscovite de Matrosskaya Tichina (« Le silence du matelot »), a été visionnée par au moins 50 millions de personnes aujourd’hui essentiellement d’ailleurs des Russes.. La vaste enquête menée par l’équipe de Navalny – rassemblée au sein de sa Fondation contre la corruption (FBK)- tourne autour du « palais de Poutine », un véritable « château de Versailles » de 17 700 mètres carrés édifié près de Gelendjik, dans la région de Krasnodar, sur la côte de la Mer noire.

Ce projet pharaonique, entamé il y a quinze ans et pas encore achevé, aurait coûté 100 milliards .

Une démocratie de type militaire ?

Une démocratie de type militaire ?

Les politistes Delphine Dulong et Brigitte Gaïti s’inquiètent, dans une tribune au « Monde », du rétrécissement de l’espace de la décision politique autour de la figure présidentielle, au risque d’une perte d’efficacité sur le terrain.

La succession des séquences est désormais bien établie : une réunion du conseil de défense dont on ne sait rien, puis le premier ministre (ou le ministre de la santé), accompagné de ministres concernés, qui vient devant les caméras, s’installe à une tribune, retire son masque et égrène les mesures à prendre (heures de couvre-feu, commerces autorisés à ouvrir, dérogations pour des sorties, etc.).

Le dispositif, inédit, s’est routinisé et dessine un nouvel espace décisionnel. Le conseil des ministres est éclipsé par ce conseil de défense, créé en 1906, activé durant la première guerre mondiale, constitutionnalisé en 1958 et réformé en 2002 puis en 2009, chargé, entre autres, de planifier les « réponses aux crises majeures ».

Autre innovation spectaculaire surgie dans la crise : un conseil scientifique, fort d’une douzaine de membres, très largement composé de médecins hospitaliers, doit outiller la décision politique en statuant sur l’état de la pandémie, les connaissances scientifiques et les mesures propres à y mettre un terme. Le conseil scientifique semble devoir résumer l’expertise scientifique sur le sujet, mettant de côté les compétences d’autres administrations, d’agences et d’établissement sanitaires, de corps formés à l’urgence, au soin ou à la prévention.

La loi d’urgence, votée et prolongée par un Parlement anesthésié qui peine à exister dans ce processus de décision, vient compléter cet assemblage.

Rêve technocratique

Le Covid-19 conduit donc à la fois à une recomposition et à un dépeuplement sévère de l’arène décisionnelle. Le dispositif, conçu sur le mode de l’état-major et inspiré de l’organisation militaire, est réputé permettre le retour d’une capacité d’action efficace et rapide en dérogeant au processus ordinaire, fait de réunions interministérielles, de compromis et marchandages entre les services administratifs des ministères, les agences sanitaires, les corps ou les représentants des professions. Il faut aller vite, plus vite que le virus dont la publication des chiffres de contamination rend visible chaque jour la dangereuse progression.

Le dispositif permet d’émanciper la figure élyséenne ; le conseil de défense se réunit à l’Elysée sous conduite présidentielle, les grandes décisions sont énoncées solennellement par le président de la République dans des retransmissions télévisées touchant un large public, les mesures plus sectorielles sont présentées par les membres du gouvernement. Les hiérarchies politiques sont ainsi mises en scène. Il en ressort une forme d’épuration du niveau décisionnel, rendu stratégique, rationnel, car placé à distance du gouvernement des choses, dégagé des nécessités et des vicissitudes de l’opérationnel ou de la logistique.

 

Une cathédrale d’institutions d’expertise

Une cathédrale d’institutions d’expertise

François Bourdillon, ancien directeur de Santé publique France, considère, dans une tribune au « Monde », que le millefeuille institutionnel mis en place a généré des dysfonctionnements dans la campagne de vaccination.

Tribune. L’épidémie de Covid-19 flambe. Depuis plusieurs mois, nous comprenons que nous aurons du mal à réguler l’épidémie avec les seules mesures de confinement et de distanciation, et les mesures barrières. Dans ce contexte, le vaccin apparaît comme un moyen de sortir de la crise, car il est supposé protéger les personnes les plus fragiles : les plus âgées et celles atteintes de comorbidité. La priorité est aussi donnée aux professionnels de santé : très exposés au virus, ils doivent être vaccinés pour réduire les risques de transmission nosocomiale, préserver l’accès aux soins et pour l’exemplarité puisque l’on sait que la vaccination du monde médical crée un très fort effet d’entraînement en faveur de la vaccination.

Pour répondre à la pandémie, le gouvernement a fait le choix de s’appuyer sur un conseil scientifique. En outre, pour les questions relatives à la vaccination, il a mis en place un comité vaccin, un comité d’orientation de la stratégie vaccinale et une tas force interministérielle pour les questions de logistique. Il dispose, de manière institutionnelle, d’un réseau d’agences spécialisées, dont les missions d’expertise et les champs d’action sont définis par la loi : la Haute Autorité de santé (HAS), autorité indépendante, contribue par ses recommandations à l’élaboration de la politique de vaccination. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) apporte son expertise pour la partie réglementaire et de pharmacovigilance ; et Santé publique France (SPF) intervient sur le champ de ses missions : surveillance, prévention et établissement pharmaceutique (approvisionnement et délivrance). La direction générale de la santé, enfin, élabore des « guides » pour aider à la mise en place de la vaccination en fonction des populations prioritaires. Les décisions sont prises en conseil de défense sanitaire, présidé par le président de la République, dont le mode opératoire est tenu secret. Il est vrai que l’enjeu est de taille, tant la vaccination est attendue. Cependant, ce millefeuille inquiète et pourrait, selon certains, être à l’origine des nombreux dysfonctionnements observés dans la conception et la mise en œuvre de la campagne vaccinale.

Injonctions contradictoires

Les producteurs de vaccins ont, eux, réalisé des prouesses en réussissant à offrir un produit efficace et bien toléré, ayant obtenu son agrément aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne. Celle-ci a obtenu 300 millions de doses réparties au prorata des populations de chaque pays de l’Union. Un vrai succès, avec toutefois une erreur d’appréciation en volume qui l’a amenée à doubler récemment sa commande.

La faute à la médecine de ville ?

La faute à la médecine de ville ?

L’économiste Brigitte Domont reporte dans le monde en grande partie les difficultés de la santé publique sur les excès d’une médecine libérale non contrôlée. Une défense un peu corpo du secteur public qui aurait bien besoin pourtant d’être évalué de manière un peu pertinente .

Tribune.

 

Le chef de l’Etat a fait connaître sa colère devant les lenteurs de la campagne de vaccination. Fuite utile pour suggérer que sa responsabilité ne serait pas en jeu et qu’il subirait les déboires d’une administration technocratique, à la fois impuissante et hypertrophiée…

Mais les ratés de l’agence nationale Santé publique France dans la livraison des vaccins sont-ils vraiment dus à la médiocrité de ses personnels ? Ou bien plutôt à l’insuffisance de ses budgets et de ses effectifs ? Lui a-t-on donné des moyens à la hauteur de ses missions, alors que sa création, issue de la fusion entre des agences préexistantes, a donné lieu à de sérieuses coupes budgétaires ?

Les mêmes questions peuvent être posées au sujet des agences régionales de santé (ARS), tellement critiquées dans leur réponse à la première vague épidémique. Créées en 2009 pour coordonner les parcours de soins entre la médecine de ville et l’hôpital, elles n’ont jamais eu de réelles marges de manœuvre budgétaire.

Encore actuellement, elles ne disposent pour améliorer les parcours de soins que d’un petit budget appelé « fonds d’investissement régional », qui représente moins de 1,7 % des dépenses de santé couvertes par la sécurité sociale.

On le sait maintenant, la pénurie de masques, qui a exposé les professionnels de santé à l’épidémie et causé tant de décès dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), avant d’imposer un confinement strict mortifère pour l’activité du pays, résultait de la recherche d’économie sur une petite ligne budgétaire.

Les enquêtes ont montré que c’est au plus haut niveau du ministère de la santé, en dépit des recommandations d’experts et des demandes du directeur de Santé publique France, qu’il a été décidé de ne pas reconstituer le stock de masques nécessaires pour protéger la population, alors que le risque de pandémie était bien signalé par de nombreux rapports.

Dans ce cas, l’administration avait fait son travail et c’est au plus haut niveau que la décision a privilégié l’économie budgétaire de court terme, au détriment de la protection contre le risque. Le calcul économique le plus élémentaire montre pourtant que reconstituer le stock de masques aurait été une décision conforme à l’intérêt général.

Enfin, les hôpitaux ont été soumis à une austérité budgétaire sans précédent. Le pilotage des dépenses hospitalières vise essentiellement à les contenir, et même à les comprimer afin de compenser les dépenses non maîtrisées de la médecine de ville. Mais ce pilotage a entravé les mécanismes censés conduire à une efficience de la dépense, comme la tarification à l’activité.

« L’inflation n’est pas un problème » !!!

« L’inflation n’est pas un problème » !!!

Dans une chronique au monde, l’économiste Jézabel Coupe-Souverain

sassait  sur les perspectives d’un retour de l’inflation passe en revue toutes les causes d’un retour de l’inflation considérant qu’il ne s’agit pas d’un risque immédiat ni pour le long terme. Sauf que l’intéressé c’est l’impasse sur le maintien artificiel de zombie actuellement sous oxygène financier et qui bénéficie de liquidités comme les entreprises plus saines structurellement. Et les masses de liquidités sont loin de rester dans les sphères financières mais passe aussi dans l’économie en faussant les conditions de concurrence.

 

Chronique.

 

 Rêve des uns, cauchemar des autres, l’inflation revient dans le débat public. Ceux qui la souhaitent y voient de quoi faire fondre la dette Covid. Ceux qui la redoutent agitent son spectre pour s’opposer à toute relance monétaire. Mais les uns comme les autres surestiment largement la possibilité de son retour. C’est son contraire, la déflation, qu’il faut combattre aujourd’hui. Et à trop craindre le retour de l’inflation, c’est ce combat-là qui pourrait être perdu.

L’inflation n’est pas l’augmentation de quelques prix, fussent-ils ceux des biens que l’on consomme le plus (alimentation, énergie…), mais celle générale et durable du prix d’un large ensemble de biens et services, représentatif de ce que consomment les ménages. Lorsque le niveau général de ces prix augmente, une même quantité de monnaie ne permet plus d’acheter autant : l’inflation réduit le pouvoir d’achat de la monnaie, et donc aussi le poids réel des dettes. D’où l’idée que cela faciliterait le remboursement de la dette Covid.

Alors que l’inflation se situe actuellement à peu près partout au-dessous de zéro, les financiers du monde entier anticipent son retour. Mais par quelle porte, quelle fenêtre, l’inflation pourrait-elle bien revenir ? A vrai dire, presque aucune !

Par la fenêtre monétaire ? Cela revient à se demander si la monnaie que créent les banques centrales pour la prêter aux banques ou leur racheter des actifs va faire remonter l’inflation. Tant que cette monnaie centrale circulera en boucle dans la sphère financière, la réponse est non. Dans ce circuit fermé, son augmentation n’entraîne qu’une augmentation bien moindre de la monnaie en circulation dans l’économie, qui elle-même ne fait pas augmenter l’inflation. C’est que, dans des économies très financiarisées, la monnaie sert à acheter des titres financiers et des biens immobiliers, bien plus que des marchandises. Toute quantité additionnelle de monnaie se trouve ainsi en grande part aspirée dans la sphère financière, avec davantage d’impact sur le prix des titres que sur celui des biens et services.

L’inflation ne sera-t-elle alors plus jamais – l’économiste américain Milton Friedman (1921-2006) la voyait ainsi « partout et toujours » – un « phénomène monétaire » ? Charge aux macro économistes de repenser la circulation de la monnaie dans un espace d’échanges étendus aux transactions financières. Et aux banques centrales de se demander si elles ont la bonne mesure de l’inflation. Pour la Banque centrale européenne (BCE), ce ne serait toutefois pas si simple d’y intégrer le prix des titres et des biens immobiliers, car une moyenne de ces prix, qui ne suivent pas la même tendance d’un pays à l’autre de la zone euro, ne renseignerait sur la situation d’aucun.

Le grand shuntage démocratique

Le grand  shuntage démocratique

Le politiste Antoine Vauchez pointe, dans une tribune au « Monde », le paradoxe de la multiplication des strates et des acteurs de la décision publique, voués à contourner un supposé immobilisme de l’appareil d’Etat.

Tribune. Le défi auquel fait face le gouvernement depuis un an est sans précédent en période de paix. Affectant l’ensemble des domaines de l’action publique et la totalité des administrations, la crise due à l’épidémie de Covid-19 met à l’épreuve la capacité de l’Etat à être le lieu où se construit une réponse unitaire, légitime et efficace au croisement d’enjeux sanitaires, économiques, scientifiques, logistiques, sociaux, culturels, éducatifs, etc. Et elle apparaît aujourd’hui comme un test grandeur nature de sa capacité à agir in fine au service du public par la fourniture de soins, de masques, de tests et de vaccins.

 

La tâche, difficile en soi, l’est plus encore dans un contexte où les services publics (santé, éducation, recherche) sont fortement affaiblis par des années de politiques de réduction des coûts. Mais elle est rendue plus ardue encore par le fait que l’Etat s’est considérablement complexifié sous l’effet d’un mouvement d’« agencification » de l’action publique, qui a conduit à multiplier les ilôts bureaucratiques autonomes (Santé publique France, Haute Autorité de santé, Anses, ANSM…), augmentant d’autant les coûts de coordination de l’action publique.

Dans un contexte où les gouvernements peinent à trouver une prise sur des Etats dont ils sont censés être les animateurs, la formule politique macroniste est assurément originale et… disruptive : elle appuie sa marge de manœuvre sur le court-circuitage (ou la mise sous pression) des espaces de coordination, d’évaluation et de contrôle de l’Etat. Elle trouve sa source dans l’éthos antibureaucratique aujourd’hui propre aux fractions les plus néolibérales des grands corps de hauts fonctionnaires, qui voient dans les administrations elles-mêmes un frein et un problème potentiels pour la conduite de l’action publique.

Le risque du tête-à-queue

Et elle se développe dans une politique législative placée sous le sceau de l’efficacité « quoi qu’il en coûte » : le développement massif des ordonnances, le recours de plus en plus fréquent aux cabinets de conseil privés pour échafauder les projets gouvernementaux, l’usage quasi systématique de la procédure accélérée au Parlement et des réformes qui, au nom des « lenteurs » et des « immobilismes » de l’Etat, multiplient les procédures dérogatoires ou accélérées.

Le pilotage gouvernemental de la crise du Covid-19 s’inscrit, au risque du tête-à-queue, dans ce sillage, qui voit toutes les agences et comités précisément créés au nom de l’efficacité de l’action publique aujourd’hui court-circuités par de nouvelles structures au service d’un gouvernement de crise : le conseil scientifique, créé le 11 mars 2020, le comité analyse, recherche et expertise (CARE), formé le 24 mars 2020, ou encore le conseil vaccinal des 35 citoyens tirés au sort, et le conseil de défense, désormais érigé en conseil des ministres bis.

Valeurs boursières : des risques sérieux d’éclatement de bulles

Valeurs boursières : des risques sérieux d’éclatement de bulles

 

Le co-fondateur de Tikehau Capital, la success story de la gestion d’actifs française, livre sa vision de la crise en cours. Un point de vue décapant sur les risques que fait peser l’écart croissant entre marchés financiers et économie réelle.

 

Tikehau Capital, que vous dirigez, finance de nombreuses entreprises. Quel regard portez-vous sur l’économie française après dix mois de pandémie ?

Il est encore trop tôt pour se prononcer. Ce qui est sûr c’est que le « quoi qu’il en coûte » a permis de sauver l’économie française. Tous les Etats ou presque s’y sont convertis d’ailleurs. Sur le principe, il n’y a donc pas de débat. Mais dans la forme, je pense qu’on aurait pu et surtout dû faire autrement. Pour les entreprises, en particulier. On a versé des dizaines de milliards d’euros d’aides aux sociétés de manière indifférenciée. Sans se soucier de leur situation actionnariale notamment. Or il y a une grosse différence entre un indépendant, une TPE ou une PME détenue par son fondateur et une ETI ou un grand groupe contrôlé par des actionnaires aux poches profondes qui ont pris un risque actionnarial et doivent l’assumer.

Marchés financiers : Le risque d’éclatement de bulles spéculatives

Marchés financiers : Le risque d’éclatement de bulles spéculatives

 

Jeremy Grantham,  vétéran boursier , cofondateur de la société de gestion d’actifs GMO dénonce sur le site echo.be le comportement spéculatif hystérique. C’est l’une des grandes bulles de l’histoire financière, (extraits )

Le boom Internet, à la fin des années 1990, est un bon exemple. Goldman Sachs avait additionné tous les plans de croissance des fournisseurs internet pour arriver à la conclusion que leur réalisation exigerait que tous les habitants de la planète restent branchés 72 h par jour au réseau. En mars 2000, au sommet de la folie dotcom, la bourse technologique américaine Nasdaq cotait 175 fois ses bénéficesAujourd’hui, le rapport cours-bénéfice est de 40. Il n’était que de 20 il y a un an. Après l’explosion de la bulle technologique en 2000, l’indice Nasdaq a plongé de 82%.

Aujourd’hui, il s’agit de la numérisation, de la révolution verte et de la disruption inédite que la crise du coronavirus a provoquée. Mais la faiblesse des taux d’intérêt joue également un rôle. « Nous sommes coincés dans la bulle de liquidités des banques centrales », a déclaré à ce propos le grand investisseur George Soros. Les investisseurs extrapolent des taux faibles loin dans le futur, justifiant ainsi que les actions puissent coter à des multiples plus élevés que leur moyenne historique.

 

La deuxième phase de la formation de la bulle est le boom. Des success stories impressionnent un nombre croissant d’investisseurs, ce qui fait monter les prix. Cela va de pair avec un accès aisé au crédit, parce que les banques sont prêtes à prendre plus de risques.

La troisième phase est l’euphorie. Elle attire des investisseurs inexpérimentés qui pensent que les hausses de cours du passé continueront dans le futur. « L’annonce de gros gains boursiers suscite l’enthousiasme de la masse des gens », souligne l’économiste Robert Shiller dans son livre « Irrational Exuberance » : « Dans ce processus, les histoires et les rêves se renforcent mutuellement. Les investisseurs se laissent guider par leur envie de gain rapide, leur jalousie des succès des autres et l’ambiance casino. Seule la belle histoire compte encore à leurs yeux. Certes, elle existe souvent dans la réalité, mais les acheteurs ne tiennent plus compte de sa valorisation absurde. »

25%u dernier trimestre de 2020, les investisseurs particuliers représentaient un quart du volume traité Selon lui, la ruée vers Tesla est comparable à celle en faveur des cryptomonnaies comme le bitcoin qui a doublé de valeur en quelques semaines alors qu’aucune personne sensée ne peut lui donner une valeur.

Pour de nombreux experts, le boom des introductions en bourse est le signe que le marché est arrivé à un sommet. Il fait penser au mot FLIPO de la fin des années 1990: un « free lunch at initial public offering », lorsque la souscription aux titres introduits en bourse faisait quasi toujours retentir le tiroir-caisse des investisseurs.

Depuis l’annonce de la découverte de vaccins en novembre, on assiste à une rotation sec

La flambée du cours de toutes petites actions, sans aucune raison, est également un signe inquiétant.  La popularité des trackers sur indices (ETF) a contribué également à la formation d’une bulle. Les Exchange Traded Funds sont des fonds de placement cotés qui investissent dans un indice boursier ou un panier d’actions d’un secteur ou thème particulier concocté par le gestionnaire d’actifs. La  folie acheteuse a ainsi multiplié par trois le cours de l’action depuis le début de 2020.

+400%

« Les particuliers seraient bien inspirés de retenir ceci: le monde financier n’est pas là pour distribuer des cadeaux aux petits investisseurs« , fait remarquer Kristoff Van Houte du bulletin boursier Kroffinvest. « Si une plateforme comme Robinhood permet de négocier gratuitement en bourse, c’est parce qu’elle revend les données à des fonds de couverture qui peuvent ainsi profiter des ordres du petit investisseur, dans ce qui ressemble à des transactions d’initiés légales. La gratuité n’existe pas. Si une action double de prix après une IPO, ce n’est pas parce qu’on voulait faire un cadeau de 100% à l’investisseur, mais parce qu’on trouvait que le prix de l’introduction en bourse était déjà suffisamment élevé.

Il est impossible de prévoir quand une bulle explosera. Souvent, elle grandit encore beaucoup avant d’éclater. Robert Shiller le compare à une avalanche: on peut parfaitement dire que l’accumulation de neige est excessive sur la base de modèles à long terme de la météo et des chutes de neige. Mais quand précisément les tonnes de neige dévaleront les pentes de la montagne, personne n’en sait rien.

 

Un exemple: en 2017, le gestionnaire de patrimoine GAM a constitué un « portefeuille bulle » avec des noms tels que TeslaNetflix et Tencent parce qu’il était convaincu que ces actions étaient trop chères. Mais, depuis lors, au lieu de s’effondrer, la valeur du portefeuille a triplé. Si c’était une bulle, c’est à présent une triple bulle.

« La volatilité est un grand risque pour un shorteur. Les cours des valeurs surévaluées fluctuent Comment l’investisseur convaincu de l’existence de bulles spéculatives sur le marché peut-il en tirer profit?  »L’instinct serait de vendre à découvert (« shorter ») les valeurs surévaluées », répond Ben Inker de GMO. Un « shorteur » vend des actions qu’il ne possède pas, mais qu’il emprunte à d’autres, dans l’espoir de pouvoir les leur revendre à un prix inférieur. « Cela s’avère souvent une mauvaise stratégie« , poursuit Ben Inker. « La volatilité est un grand risque pour un shorteur. (Témoin l’action cette semaine de boursicotiers à Wall Street)

 

« Les actions ‘value’ sont bon marché », confirme Johan Van Geeteruyen. « Cela vise surtout les banques, l’automobile et l’énergie. Nous allouons une pondération plus élevée aux banques à présent que les perspectives économiques s’améliorent et que les taux d’intérêt remontent un peu aux États-Unis. Le secteur automobile aurait mangé son pain noir. Mais nous devons attendre si les clients vont se mettre à acheter en masse des voitures électriques. Pour les voitures de société, les pouvoirs publics devraient les y pousser par voie d’incitants. Mais pour les particuliers habitant à la campagne, passer à l’électrique n’est pas évident. Dans le secteur de l’énergie, les entreprises pétrolières et gazières sont bon marché, mais elles doivent se réinventer pour s’inscrire dans une société durable. Cela implique des risques. Dès lors, je ne vois pas le secteur briller à long terme. »

Si les actions « value » ont bien engagé un mouvement de rattrapage, il n’est pas dit que celui-ci

Mais détenir un portefeuille sans actions de croissance est tout aussi risqué. Si les actions « value » ont bien engagé un mouvement de rattrapage, il n’est pas dit que celui-ci durera. Les investisseurs dépourvus d’actions de croissance réalisent déjà depuis une décennie une performance inférieure à celle du marché. Certes, ces actions sont chères et plus risquées, mais c’est précisément ce segment qui comprend la plupart des valeurs appelées à voir leur cours monter en flèche à la suite de l’une ou l’autre percée.

 

Selon l’investisseur légendaire Warren Buffett, la meilleure protection est encore de rester éloigné de la plupart des actions à la mode et de se concentrer sur la valorisation. « La vie dans une bulle est fabuleuse. Jusqu’à ce qu’une personne sorte une aiguille. Lorsque les deux se rencontreront, une nouvelle génération d’investisseurs aura appris une vieille leçon: c’est quand la spéculation paraît la plus facile qu’elle est la plus dangereuse. »

Affaire GameStop : « une crise spéculative ou d’adolescence  » ?

Affaire GameStop : « une crise spéculative ou d’adolescence  » ?

On peut comprendre que des opérateurs ayant pignon sur rue soient inquiets de la déstabilisation provoquée par nombre de boursicoteurs particuliers qui ont sérieusement secoué de grands intervenants spécialisés sur la vente à découvert. Du coup, la tentation des grands opérateurs est un peu de minimiser l’incident (qui a quand même contribué à faire chuter Wall Street cette semaine) et adopter une posture condescendante voir un peu méprisante vis-à-vis de ces adolescents de la bourse. Le problème c’est que cette affaire révèle une grande volatilité mais aussi une grande fragilité des cours boursiers largement dopés à la hausse justement par les opérateurs classiques depuis des mois;  Et plus en plus en décalage avec la situation réelle de l’économie et des entreprises dont la responsabilité incombe précisément aux professionnels de la bourse.

Pour preuve cette  intrerview de  Guillaume-Olivier Doré, fondateur du site Mieuxplacer.com, qui estime que la croisade menée depuis les réseaux sociaux pour sauver l’entreprise de jeux vidéos GameStop, est dangereuse.

En quelques jours, le cours du titre des magasins de jeux vidéo GameStop a explosé à Wall Street, passant de moins de 20 dollars à plus de 347 dollars par action, jeudi. Touchée par la pandémie, l’entreprise américaine est pourtant en fâcheuse posture et elle est devenue la cible ces derniers mois de fonds qui misent sur sa chute pour gagner gros. La cause de ce rebond inattendu se trouve sur le forum WallStreetBets de la plateforme Reddit, qui a lancé ces derniers jours une armée de boursicoteurs (le groupe compte 5 millions de membres) dans une croisade contre ces fonds.

 

En passant des milliers d’ordres d’achat, ses membres ont saturé les courtiers et provoqué une hausse sans précédent de l’action. Pris à son propre jeu, le hedge funds Melvin Capital a soldé ses positions vendeuses et perdu plusieurs milliards de dollars. Un épisode présenté comme la victoire de David contre Goliath, mais que Guillaume-Olivier Doré, fondateur du site Mieuxplacer.com et contributeur pour la newsletter Le Journal de Demain, juge caricatural.

Vous dénoncez l’ »angélisme » de certains au sujet de cette action menée depuis les réseaux sociaux. Pourquoi?
Rien ne se perd et rien ne se crée, c’est la base du capitalisme. Si Melvin Capital perd de l’argent, il y a forcément quelqu’un qui en gagne. Ce fonds a acheté à terme des actions GameStop et a fait ce qu’il pouvait pour en faire baisser le prix afin de les acheter sur le marché le moins cher possible et les livrer à leur contrepartie. Sur Reddit, des gens ont profité de cette opportunité pour faire augmenter fortement la valeur des titres, ce qui a obligé Melvin Capital à les acheter très cher, au contraire. Pour ce faire, les utilisateurs de Reddit ont utilisé les défaillances structurelles des marchés : ils ont saturé les courtiers avec des ordres d’achat, créant une bulle, et empêchant de vendre. Tout cela au détriment des actionnaires historiques – des petits porteurs -, qui ont vu le TGV leur passer sous le nez.

A qui a profité cette opération?
Aux fonds à qui Melvin a livré les titres! Je pense que certains acheteurs de Reddit ne se sont pas non plus privés pour gagner de l’argent en vendant des titres une fois que leur valeur avait explosé. Ce n’est donc pas la bataille des gentils contre les méchants. GameStop, de son côté, n’a pas gagné un dollar dans cette opération. L’entreprise est aujourd’hui dans l’incapacité de se refinancer car sa réputation est morte et sa valeur est encore totalement surévaluée.

L’action concertée sur Reddit était-elle légale?
Cela s’appelle de la manipulation de cours pure et dure. Au vu du scandale qui apparaît, la SEC (Securities and Exchange Commission, l’organe américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, NDLR) va tenter de trouver des responsables, mais le mal est déjà fait. Il y a un risque que ce genre de pratiques revienne de façon systématique, surtout qu’il est soutenu par des personnalités comme Elon Musk. C’est totalement inconscient quand on connaît la fébrilité des marchés actuellement et la puissance de ces gens sur les réseaux sociaux. Si les hedge funds ne peuvent plus « shorter », alors il y a un risque de dysfonctionnement du marché.

Il est probable qu’on doive réguler le fonctionnement de ces groupes sur les réseaux sociaux

Avec la pandémie, des milliers de nouveaux boursicoteurs sont apparus et des applications mobiles facilitent cette dynamique. Est-ce que cela préfigure d’un nouveau rapport à la Bourse?
Au contraire, cela préfigure d’un retour en arrière! Structurellement, les petits porteurs avaient disparu de la Bourse depuis très longtemps. La France, par exemple, a gagné des milliers de boursicoteurs pendant la pandémie (selon l’AMF, près de 400.000 personnes ont passé leur premier ordre en Bourse ou ont réactivé leur compte en 2020, NDLR). C’est plutôt une bonne nouvelle, car une économie capitaliste saine, avec un marché boursier efficient, doit compter des petits porteurs. Mais on assiste aux conséquences de l’afflux de ces nouveaux entrants, qui n’ont aucune connaissance des règles qui prévalent sur la Bourse. On vit la crise d’adolescence des marchés.

 

Le régulateur va-t-il devoir tenir compte de cette situation?
Il est probable qu’on doive réguler le fonctionnement de ces groupes sur les réseaux sociaux, qu’on fixe la limite entre l’action coordonnée et la manipulation de cours. Cet épisode pose aussi la question de la transparence et de l’égalité de traitement de toutes les parties en Bourse. A un moment, cette semaine, les opérateurs ont dû choisir entre les opérations qui leur étaient demandées par les gros acteurs et les particuliers. Mais au lieu d’opérer dans l’ordre d’arrivée des opérations, les opérateurs ont favorisé les acteurs institutionnels. En théorie, les petits actionnaires et les gros fonds sont pourtant égaux. Il n’y a pas de sous-actionnaires.

Auto-entrepreneurs : l’écoulement

Auto-entrepreneurs : l’écoulement

 

Les d’affaires des auto-entrepreneurs étaient déjà insignifiants en moyenne : un peu plus de 10 000 € par an. Même si l’on tient compte de la sous-estimation du chiffre d’affaires réel, il demeure quand même globalement assez marginal par rapport à l’ensemble de l’économie.

 

Le nombre d’auto entrepreneurs doit tourner autour 1,5 millions (mais beaucoup n’ont pratiquement aucune activité. Selon le bilan de la caisse nationale des Urssaf dévoilé ce vendredi 29 janvier, le chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs a chuté lourdement de 19% à la fin du second trimestre 2020. Sur près de deux millions d’indépendants enregistrés sous ce statut, seuls 846.000 ont déclaré un chiffre d’affaires positif avec un recul de l’ordre de 8% sur un an. Ces travailleurs ont ainsi déclaré 3.792 euros de revenus contre 4.303 euros auparavant entre avril et juin. En outre, le nombre d’auto-entrepreneurs économiquement actifs baisse dans toutes les régions françaises.

Avec la pandémie, beaucoup de travailleurs ont adopté ce statut pour exercer leur activité dans des conditions parfois rudes. Beaucoup de ces autos entrepreneurs sont en faite des chômeurs virtuels qui à travers le statut d’auto entrepreneur tente de générer quelques maigres ressources. Avec les contraintes relatives à la mobilité et les mesures prudentielles, nombre d’activités de services notamment ont été annulés différées.

 

Les boursicoteurs secouent Wall Street

Les  boursicoteurs secouent Wall Street

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La bourse de New York a été sérieusement secouée cette semaine par ceux  qu’on appelle dédaigneusement les boursicoteurs engagés dans une bataille féroce contre les fonds spéculatifs qui achètent à découvert. Les boursicoteurs ont fait remonter des cours qui ont conduit des fonds spéculatifs à perdre énormément d’argent . Cette affaire qui a notamment concerné Game Stop  a entraîné des conséquences sur l’ensemble de la cote. S’ajoutent à cela en outre des effets de la crise sanitaire qui est bien loin d’être maîtrisée puisque les États-Unis ont le triste privilège d’enregistrer la plus grande épidémie au monde.

Dans le même temps, les onze secteurs du S&P 500 ont tous terminé dans le rouge, ceux de l’énergie (- 3,39%) et des technologies de l’information (-2,40%) menant le cortège. Les têtes d’affiche habituelles de la technologie ont décliné, de Tesla (-5,02%) à Apple (-3,74%) en passant par Facebook (-2,52%) et Microsoft (-2,92%).

Cela démontre à l’évidence une certaine volatilité autant qu’une fragilité des valeurs boursières. En clair des bulles pourraient éclater du fait  du décalage entre les valorisations et la situation réelle des entreprises. Justement dans ce domaine le tassement depuis deux mois de la consommation augure mal de l’avenir de la croissance et donc de la situation des entreprises.

Pour se rassurer ,les professionnels de la bourse considèrent  que le coup de force des particuliers boursicoteurs ne constitue qu’un accident très passager et que le retour à la normale (celui de la spéculation des opérateurs ayant pignon sur rue, pourra continuer).

Au-delà même des variations mêmes sur longue période de la bourse se pose la question même de son principe. Théoriquement la bourse est destinée à favoriser l’apport de capital pour les entreprises. Une fonction qu’il remplit effectivement. Par contre, la cotation journalière des entreprises constitue une ineptie totale car il est clair qu’il n’y a pas d’éléments objectifs qui puissent justifier des évolutions de valeur chaque jour. Ces évolutions non fondées sur des éléments économiques objectifs des entreprises n’obéissent qu’à des logiques de spéculation.

«Destituer» Macron ? (Nicolas Dupont Aignan)

 «Destituer» Macron ? (Nicolas Dupont Aignan)

Sur France 2 le président de debout la France estime qu’il y a des raisons objectives a demandé la destitution de Macron du fait  de son incompétence mais aussi de la mise sous séquestre de la démocratie et des libertés. «À force d’être enfermés, provoqués, méprisés, attention les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir le révoquer. On ne compte plus les appels au déclenchement de l’article 68 (de la Constitution) sur la destitution du président de la République», a affirmé le président de Debout la France

 

Le  président de Debout la France a finalement tempéré ses propos, indiquant qu’il ne réclamait «pas pour l’instant» la destitution du chef de l’Etat. «Mais on ne peut pas continuer à avoir un pays dirigé par quelques personnes seules qui le conduisent à un enfermement durable», a-t-il martelé.

Le candidat à l’Élysée a par ailleurs jugé «prometteur» le taux de 7% de voix dont le crédite un récent sondage Harris Interactive.

«La régulation des données doit être mondiale» (Apple)

 «La régulation des données doit être mondiale» (Apple)

Dans un entretien au Figaro, le PDG d’Apple milite pour le respect de la vie privée. En effet le croisement logarithmique des données permet d’identifier les profils intimes des internautes et d’adapter en conséquence la politique commerciale qui leur est destinée et même les messages politiques et psychologiques qui peuvent les influencer. «Nous voulons redonner le pouvoir aux internautes. Nous allons leur offrir un outil pour leur permettre de faire un choix» assure le patron d’Apple,Tim Cook. 

Apple ouvre les hostilités contre les dérives du ciblage publicitaire sur internet. À l’occasion, jeudi, de la Journée de la protection des données personnelles, la société américaine a publié une démonstration présentant toutes les données personnelles captées par les applications du smartphone d’un père de famille: géolocalisation, visite de tel commerce, accès aux photos et à leurs métadonnées, historique de navigation…

Selon Apple, les applications mobiles comprennent en moyenne six trackeurs. Les données captées, revendues à des tiers, nourrissent des fichiers marketing très précis, qui permettent d’afficher les publicités correspondant au mieux au profil sociodémographique de l’internaute ciblé. C’est ainsi que des femmes enceintes peuvent être exposées à des publicités pour des produits de puériculture avant même qu’elles aient annoncé leur grossesse à leur entourage.

Pour Tim Cook, le dirigeant d’Apple, cette aspiration des données personnelles «est allée beaucoup trop loin.

 

Reste à savoir si les Gafa  seront  d’accord entrer dans une discussion forcément l’échelle mondiale pour une régulation des informations qu’elles possèdent; en effet ,il s’agit de leur cœur de métier avec lequel il réalise pour beaucoup l’essentiel de leur chiffre d’affaires et de leurs profits. Moins peut-être Apple que d’autres comme Facebook qui ne vit que des données des utilisateurs. Tandis qu’Apple fournit surtout du matériel et des logiciels.

Croissance États-Unis : la consommation encore en baisse

 

Croissance États-Unis : la consommation encore en baisse

 

Signe du ralentissement de la croissance, la consommation diminue encore au États-Unis laissant ainsi présager une croissance qui se tasse nettement en raison sans doute notamment d’une vague épidémique exponentielle.

 

 

Cette baisse de consommation aux États-Unis est particulièrement stratégique car elle alimente l’essentiel de la croissance. Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des États-Unis, ont en effet baissé de 0,2% le mois dernier après une baisse de 0,7% (révisée) en novembre, montrent les données publiées vendredi par le département du Commerce.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient toutefois en moyenne une baisse plus forte de 0,4% pour le mois de décembre.

GameStop: Facebook coupe le robinet des boursicoteurs contestataires

GameStop:  Facebook coupe le robinet des boursicoteurs contestataires

 

Encore un exemple de l’appropriation du droit par les grands du numérique avec cette fermeture d’un compte des boursicoteurs en guerre contre les ventes à découvert sur Facebook. On voit mal sur quelles mesures légales s’appuie Facebook pour brutalement fermer un compte qui ne met nullement en danger la sécurité ou la confidentialité.

Pourtant Facebook a désactivé temporairement le très populaire forum boursier Robinhood Stock Traders, une décision que son fondateur a jugé injustiée dans le contexte de la spéculation dont certaines actions ont récemment fait l’objet.

Les titres GameStop, AMC Entertainment et BlackBerry se sont en effet retrouvés au coeur d’une bataille boursière à Wall Street opposant des fonds spéculatifs à une coalition d’investisseurs individuels en contact sur les réseaux sociaux.

Le fondateur de Robinhood Stock Traders, Allen Tran, 23 ans, a déclaré qu’il s’était réveillé mercredi avec une notification de Facebook l’informant de la désactivation du groupe de 157.000 membres pour avoir violé la politique de Facebook sur “l’exploitation sexuelle des adultes”.

“Nous sommes les premiers sur l’arbre à être abattus parce que nous sommes sur Facebook, et non sur une plateforme gratuite comme Reddit”, a-t-il commenté.Allen Tran a par ailleurs indiqué que certains des membres de son groupe avaient gagné des dizaines de milliers de dollars en faisant des transactions boursières.

“Ce groupe a été supprimé pour violation des standards de la communauté, sans lien avec la frénésie boursière en cours”, a déclaré la porte-parole de Facebook Kristen Morea, qui n’a toutefois pas souhaité fournir davantage de détails.

Suivant la publication par Reuters de cette information sur la suspension de Robinhood Stock Traders, le groupe a été rétabli, a précisé son fondateur, ajoutant que le réseau social n’avait fourni aucun explication.

Bourse de Londres : des SPAC pour contourner les contraintes européennes

Bourse de Londres : des SPAC pour contourner les contraintes européennes

L’ingénierie boursière fait des miracles pour contourner les règles. Ainsi se développent  les SPAC surtout maintenant à Londres afin de contourner les contraintes de l’union européenne.

Un SPAC est une société sans activité opérationnelle dont les titres sont émis en Bourse pour une durée limitée dans le but de réaliser une ou plusieurs acquisitions dans un secteur particulier.

La bourse de Londres a donc officiellement déclaré qu’elle entendait développer le recours aux SPAC pour préserver le rang mondial de la capitale britannique. “

Des SPAC dans l’intérêt est aussi grandissant aux États-Unis.

Un SPAC est une société sans activité opérationnelle dont les titres sont émis en Bourse pour une durée limitée dans le but de réaliser une ou plusieurs acquisitions dans un secteur particulier.

Paris et Stockholm s’intéressent de plus en plus aux SPAC, devenus les véhicules d’investissement les plus populaires à Wall Street l’année dernière.

L’entrepreneur des télécoms Xavier Niel et le banquier Matthieu Pigasse ont lancé l’an dernier un deuxième “SPAC” en France, associés au distributeur Moez-Alexandre Zouari, destiné à mener des acquisitions dans la production et la distribution de biens de consommation durable.

Xavier Niel et Matthieu Pigasse avaient déjà lancé le premier SPAC français en 2016 dans le secteur de l’audiovisuel, devenu depuis le groupe Mediawan.

Une revue en cours des règles de cotation en Grande-Bretagne, soutenue par le gouvernement, devrait donner lieu à une série de recommandations le mois prochain, censées aider Londres à mieux concurrencer New York mais aussi les places poussière européennes.

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