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Covid-19: l’échec de la recherche française ?

Covid-19: l’échec de la recherche française ?

 

 

D’une façon générale qu’il s’agisse du champ sanitaire ou d’autres domaines les moyens attribués à la recherche sont notoirement insuffisants. Cela toutefois n’excuse en rien les lourdeurs et les bureaucraties spécifiques à la France. Un phénomène qui se traduit notamment par le départ de nombreux de chercheurs français qui réussissent à l’étranger mais rémunérés 10 fois plus. Pour le Coronavirus, Coup sur coup on a appris le renoncement de l’institut Pasteur dans la course au vaccin et le retard considérable de Sanofi qui ne devrait commercialiser son vaccin que fin 2021 au mieux.

Le célèbre institut français qui travaillait avec le géant américain Merck jette l’éponge pour son principal candidat vaccin (Pasteur travaille sur deux autres solutions vaccinales).

Pour Jean-François Saluzzo, virologiste et expert des vaccins auprès de l’OMS, c’est surtout un manque de chance qui est à déplorer.

« On n’a tout simplement pas eu de chance, assure-t-il. La réussite des vaccins à ARN messager comme ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna a été un énorme coup de chance. Sur les centaines de vaccins en développement dans le monde, il est évident que tous ne marcheront pas. »

Le problème de l’insuffisance des moyens est évident mais se pose aussi des questions organisationnelles; en effet , les réussites sont de plus en plus le fait de petites sociétés privées BioNTech  parfois d’ailleurs dirigééec par des professeurs de médecine dépendant du public. Or en France, publics et privés collaborent de manière très insuffisante. Aujourd’hui la recherche mondiale n’est pas le fait de sociétés nationales mais le plus souvent de collaborations entre plusieurs entreprises de plusieurs pays.

C’est le cas de Pfizer-BioNTech mais c’était aussi le cas du candidat vaccin de l’Institut Pasteur. Ce projet associait l’institut français, des chercheurs de l’université de Pittsburgh et un laboratoire privé autrichien racheté en mai dernier par Merck, un des géants américains de la pharmacie, qui a, lui aussi, finalement perdu son pari financier.

« En France, on n’avait pas de technologie prête à l’emploi parce qu’il est très difficile d’avoir des financements pour vraiment faire un travail de développement de nouveaux vaccins », assure au Figaro Camille Locht, directeur de recherche INSERM de l’Institut Pasteur de Lille.

Ainsi, un essai clinique de phase 1 avec seulement quelques dizaines de cobayes coûte entre 3 et 4 millions d’euros. Pour la phase 2 (quelques centaines de personnes), il faut compter entre 5 et 15 millions d’euros. Et pour la dernière phase avec des milliers des sujets, l’addition peut grimper à plusieurs centaines de millions d’euros.

« Pasteur n’a pas les moyens de développer des lots cliniques, confirme Jean-François Saluzzo. Ils sont obligés de passer par des partenariats. Mais comme de nombreux autres laboratoires en fait. »

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