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« L’autorité de l’État remise gravement en cause par une fête clandestine »

« L’autorité de l’État remise gravement en cause par une fête clandestine »

Pour le délégué général de l’Institut pour la Justice Pierre-Marie Sève, un tel écroulement de l’autorité de l’État est insupportable. (dans le  Figaro

«Entendre, après 24h, que la fête illégale se poursuivait toujours est inconcevable et démontre une nouvelle dois le niveau d’impuissance auquel l’État français a chuté.» 

 

L’évènement de Lieuron a-t-il vraiment étonné qui que ce soit? Que des jeunes se soient rassemblés pour fêter la nouvelle année n’a fait tomber personne de sa chaise, nous aurions pu nous y attendre. Mais entendre, après 24h, que la fête illégale se poursuivait toujours est inconcevable et démontre une nouvelle dois le niveau d’impuissance de l’État français.

En effet, la timide tentative d’intervention des gendarmes s’est soldée par un échec. Les vidéos circulant sur internet montrent des jets de bouteilles, des jets de pierres, et même une camionnette de gendarmerie brûlée. L’État a donc dû reculer face à un groupe de fêtards, laissant tristement à la France entière le spectacle d’un autre naufrage de son autorité.

Ce naufrage de Lieuron est grave et aura des conséquences. Quand une mesure, quelle qu’elle soit, est décidée pour la collectivité, le spectacle de son non-respect par quelques-uns, amoindrit, pour tous, la force de cette mesure. Comment ne pas comprendre le sentiment d’injustice du verbalisé qui se trompe de jour sur son attestation lorsqu’il apprend que des centaines de fêtards ne sont même pas contrôlés?

Si la situation actuelle perdure, cette majorité silencieuse qui perd déjà patience finira, elle aussi, par perdre tout respect pour l’autorité de l’État

De jour en jour, d’incident en incident, les Français découvrent que leur État n’est plus respecté. Aujourd’hui, ceux qui respectent encore l’État français, ce ne sont ni les «teufeurs» pendant la Covid, ni les migrants qui traversent allègrement nos frontières sans y avoir le droit, ni les 40 000 auteurs de rodéos urbains depuis 2018 selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Ceux qui respectent l’État, c’est plutôt l’immense majorité silencieuse, celle qui remplit son attestation chaque fois qu’elle sort, celle qui lave ses masques en tissu à la lessive à 90°. Parmi cette immense majorité, une femme de 73 ans habitant Vesoul et atteinte de la maladie d’Alzheimer s’était trompée de date sur son attestation pour aller faire ses courses pendant le confinement.

Or qui est condamné par l’État? Cette même dame de 73 ans contrôlée à quelques mètres de son domicile et dont la contravention a été confirmée par le Tribunal de Police le 4 décembre dernier. Si la situation actuelle perdure, cette majorité silencieuse qui perd déjà patience finira, elle aussi, par perdre tout respect pour l’autorité de l’État, ouvrant véritablement la voie à une l’anarchie.

De l’autorité de l’État dépend une grande partie de la prospérité future de la France. L’État français a perdu son autorité, et il y a fort à parier que la chute continuera. Les contradictions et les errements du gouvernement pendant la crise sanitaire n’ont certainement pas contribué à renforcer l’autorité de l’État, mais les causes sont bien plus profondes: elles sont le fruit d’une quarantaine d’années d’erreurs des gouvernements et de l’ensemble des institutions publiques, et notamment l’institution judiciaire.

Des actes forts, tant dans leur symbolique que dans leurs effets, sont indispensables pour restaurer l’autorité

Des actes pour reprendre cette autorité sont possibles: des lois d’abord, mais pas uniquement, puisque l’incident de Lieuron aura parfaitement illustré que la loi existe souvent déjà, mais que c’est son application qui pêche. En revanche, des actes forts, tant dans leur symbolique que dans leurs effets, sont indispensables pour restaurer l’autorité.

Retirer la France de la Cour européenne des Droits de l’Homme qui condamne systématiquement notre pays lorsqu’il tente de faire respecter son droit, assumer en public l’utilisation de la force quand elle est nécessaire, et pas uniquement lorsque les besoins en communication le demandent, ou bien encore réformer le conseil constitutionnel qui s’est fait une spécialité de détricoter la loi au nom de notions humanitaires.

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