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Archive mensuelle de octobre 2020

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Quelle régulation de l’intelligence artificielle

Quelle régulation de l’intelligence artificielle

L’informaticien et philosophe Jean-Gabriel Ganascia estime que les Etats doivent se saisir de ces questions et prendre leurs responsabilités, afin de ne pas s’en remettre uniquement aux acteurs privés.(Interview dans le monde)

Elon Musk a présenté, le 28 août, les recherches de sa société Neuralink visant, avec le recours de l’intelligence artificielle, à soigner des pathologies et augmenter les capacités cérébrales. Comment analysez-vous ces annonces ?

Les déclarations d’Elon Musk sont problématiques. Sa société travaille sur les implants cérébraux et sur les interfaces cerveaux-ordinateurs. Nous savons que quand une personne a une activité cérébrale, ses neurones émettent des signaux électriques. Les recherches dans le domaine des interfaces visent à analyser ces signaux grâce à des techniques d’apprentissage machine, afin de les transformer par exemple en commande d’un objet, d’une prothèse, etc. On parle ici d’un signal qui part de l’homme vers une machine.

Elon Musk, lui, laisse entendre qu’il pourrait aussi avoir un signal retour, de la machine vers l’homme donc. Nous pourrions, à terme, tous être connectés au réseau par nos cerveaux et bénéficier d’informations mises en commun. En étant tous liés par un « lacet neuronal » nous deviendrions d’une certaine manière transparents les uns aux autres. Il y a, derrière cette idée, la théorie selon laquelle l’intelligence artificielle va nous dépasser et qu’il faut, pour rivaliser, augmenter notre mémoire.

D’où vient cette notion de mémoire augmentée ?

En partie des auteurs de science-fiction, comme l’Ecossais Iain Banks (1954-2013), qui, dans la seconde moitié du XXe siècle, utilise le terme de « lacet neuronal » repris par Elon Musk dans sa présentation. Mais on trouve des liens encore plus anciens. Le physicien Vannevar Bush (1890-1974), conseiller scientifique du président Roosevelt, a écrit en 1945 – avant le premier ordinateur électronique – un texte visionnaire, As We May Think (« comme nous pourrions penser »), où il imagine le Memex (Memory Extender), un extenseur de mémoire pour gérer le savoir technologique en constante augmentation.

Il imagine, dessin à l’appui, un verre dépoli, l’équivalent d’un écran, sur lequel pourrait être projeté de l’information. Dans la conclusion du texte, il évoque les ondes électriques cérébrales et s’interroge : « Peut-être qu’un jour, on saura quelle est leur nature et on pourra passer, sans intermédiaire, directement de l’électricité extérieure, remplie d’information, à l’électricité intérieure. » On peut voir une certaine continuité entre sa vision et celle d’Elon Musk.

 

France Arménie: une solidarité historique

France Arménie une solidarité historique

L’historien souligne, dans une tribune au « Monde «, que la guerre dans le Haut-Karabakh oppose l’Arménie, une nation démocratique rescapée d’un terrible génocide et transformée par une « révolution de velours » en 2018, à deux régimes autoritaires, la Turquie et l’Azerbaïdjan.

Tribune.

 

Alors que le conflit arméno-azéri s’est transformé en guerre ouverte depuis l’offensive de l’Azerbaïdjan sur les territoires arméniens indépendants du Haut-Karabakh (ou Artsakh), il est nécessaire de rappeler en quoi ces nouveaux affrontements sanglants du Caucase intéressent la France et l’Europe. Il l’est d’autant plus que la guerre a pris une autre dimension depuis le 14 octobre, celle d’une lutte pour la survie des habitants d’Artsakh aux prises avec un ennemi bien supérieur, utilisant des armes de destruction pour certaines interdites (comme les bombes à sous-munitions), et celle d’un risque direct d’extension de la guerre à la République d’Arménie elle-même.

L’impuissance actuelle de la Russie à exiger l’arrêt des combats entre ses deux alliés ne peut qu’accroître les menaces de déflagration d’un tel conflit. L’inquiétude devant son issue est renforcée par la propension à le réduire à la seule géopolitique du Caucase, et ne pas y reconnaître notre contemporain.

Déclenchée le 27 septembre 2019, l’offensive de l’Azerbaïdjan, massivement encouragée et soutenue par la Turquie qui a mobilisé ses mercenaires syriens, réveille la longue histoire arménienne de la France et de l’Europe. Elle la projette au premier plan de leurs horizons. Cette histoire oblige, et plus encore lorsque l’on sait qu’à travers cette guerre qui vise désormais toute l’Arménie, c’est une nation démocratique, rescapée d’un terrible génocide, transformée par une « révolution de velours » en 2018, qui est placée sous le feu de deux dictatures – tant à Ankara qu’à Bakou. De cette histoire, les Français particulièrement doivent être conscients, ne serait-ce que pour demeurer fidèles à leurs engagements passés et présents.

Dénonciations et avertissements

Quand les Arméniens de l’Empire ottoman, formant la plus nombreuse et la plus loyale des minorités du sultan, sont victimes de terribles massacres en Anatolie de 1894 à 1896, des penseurs et des parlementaires de tous bords politiques dénoncent le silence des nations européennes et font entendre leurs voix, comme à la Chambre des députés avec le socialiste Jean Jaurès et le catholique Denys Cochin.

Quand le plan d’extermination des deux millions d’Arméniens est lancé par les Jeunes-Turcs en avril 1915, avec les rafles suivies d’assassinats systématiques des élites de Constantinople, la France et l’Angleterre, avec la Russie, avertissent solennellement les dirigeants ottomans qu’ils seront comptables de crimes contre l’humanité et la civilisation.

 

VACCINS GRIPPE: PAS DE PÉNURIE ! LE MENSONGE DU GOUVERNEMENT

VACCINS GRIPPE: PAS DE PÉNURIE !  LE MENSONGE DU GOUVERNEMENT

 

Encore un énorme mensonge du gouvernement à propos du manque de vaccins contre la grippe classique. En fait,  le syndicat des pharmaciens affirme que 90 % des pharmacies sont en rupture de stock comme les fournisseurs d’ailleurs. Il existe bien des stocks de vaccins anti-grippe, malgré des « situations de tension » dans les officines, a répliqué ce mardi la ministre déléguée chargée de l’autonomie, Brigitte Bourguignon, à l’Assemblée nationale. Pour elle, 16% seulement des officines pharmaceutiques y sont confrontées », a-t-elle admis. « Une affirmation  complètement fantaisiste qui rappelle un peu l’affaire des masques et des tests.

 

Coronavirus : DIDIER RAOULT CONTRE UNE « DRAMATISATION PERPÉTUELLE »

Coronavirus : DIDIER RAOULT CONTRE UNE « DRAMATISATION PERPÉTUELLE »

 

Didier Raoult a été interviewé hier sur LCI, il s’est montré très dubitatif vis-à-vis du climat de dramatisation perpétuelle et a expliqué ses positions précédentes. Patrick Poivre d’Arvor s’est montré particulièrement pugnace pour critiquer le scientifique alors que l’animateur a plutôt tendance à dormir dans l’émission du soir qu’il anime. Il faut dire que le Raoult bashing est à la mode dans les milieux parisiens en particulier chez les mandarins et dans l’administration centrale. Évidemment, on lui a posé la question de l’efficacité de l’Hydrochloroquine. Il a répondu avec justesse que le Remdesevir de l’Américain Gilead  n’était pas efficace mais qu’il avait le soutien des autorités.

Notons cependant qu’on n’a pas évoqué la question de la relative maîtrise du virus en Afrique justement du fait l’utilisation de la quinine couramment utilisée  pour lutter contre certaines maladies en particulier le palu mais aussi le Coronavirus.

Le professeur Raoult a aussi encore dénoncé les avis contradictoires de certains experts autoproclamés qui déclament sur les chaînes d’info et de ces chefs de service qui ne sont plus depuis longtemps de vrais praticiens.

 

 

Crise Presse : 15% des lecteurs seulement veulent payer

Crise Presse : 15% des lecteurs seulement veulent payer

Pour résumer les Français refusent de payer pour une presse considérée  insuffisamment pertinente et indépendante. Selon une  étude « Ipsos global advisor » réalisée en ligne du 22 mai au 5 juin auprès de 18.998 personnes (1.000 en France), seulement 7% des Français payent pour de l’information alors que la moyenne mondiale est de 17%.

Et 15% des personnes interrogées en France seraient prêtes à payer pour une info fiable, contre 27% dans le reste du monde.

« Les Français sont ceux qui se disent les moins enclins à payer pour s’informer avec les Russes et les Japonais. À l’inverse, les Indiens, les Turcs et les Chinois sont les plus nombreux à se déclarer prêts à payer pour s’informer », détaille à l’AFP Yves Bardon, directeur du programme Flair chez Ipsos.

« Cela pose la question de la valeur de l’information dans un monde où tout est gratuit et où les informations forment un flux continu et contradictoire. Est-ce que les gens sont prêts à payer une info le lundi qui sera démentie le mercredi? », s’interroge le spécialiste en parlant du coronavirus.

 

Pour s’informer, dans tous les pays, ce sont la télévision (74%) et les réseaux sociaux (72%) qui sont privilégiés devant les sites d’info (62%) et les applications dédiées pour mobiles (61%).

En France, la télévision arrive aussi en tête mais les réseaux sociaux sont utilisés par moins d’une personne sur deux (48%) comme moyen d’information quotidien.

En ligne, ils sont parmi les plus prompts à utiliser un bloqueur de publicité (42%), tout comme les Chinois (50%).

Les Français figurent aussi parmi ceux qui lisent le moins la presse écrite papier tous les jours : 28% d’entre eux avouent ne jamais ouvrir un quotidien, et 8% seulement y sont fidèles chaque jour (contre 14% dans le monde).

 

 

Logement : crise accélérée avec la réforme du 1 %

Logement : crise accélérée avec la réforme du 1 %

Alexandra François-Cuxac, présidente de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI)  évoque les conséquences dramatiques de la réforme du 1 % logement sur le secteur ( chroniques dans la tribune)

 

 

2021 marquera vraisemblablement la fin d’un modèle paritaire, sans équivalent étranger, qui fonctionne depuis près de 70 ans : Action logement, longtemps connu sous l’appellation de « 1 % logement ». Le Gouvernement semble décidé non seulement à ponctionner sa trésorerie, mais aussi à le priver, au moins en partie, de sa ressource récurrente : une contribution annuelle des entreprises représentant 0,45 % de leur masse salariale (la participation des entreprises à l’effort de construction, ou PEEC). Ce 1,5 Md€ fera désormais défaut pour financer la politique du logement des salariés, au moment précis où nous en avons le plus besoin.

Il faut dire qu’Action logement a mauvaise presse à Bercy, depuis de longues années. Les partenaires sociaux se sont pourtant conformés aux exigences de l’Etat, au prix de plus de 10 ans de réformes incessantes. D’une part, une profonde transformation a ramené le système d’une centaine de collecteurs concurrents à … une seule structure, garante d’un pilotage global efficace et efficient, où l’Etat est d’ailleurs représenté et pèse sur les décisions. D’autre part, les « emplois » de la PEEC sont « négociés » avec l’Etat qui, de fait, impose largement ses choix. Action logement est ainsi devenu la « poche profonde » dans laquelle l’Etat trouve de quoi financer ses propres structures, comme l’ANRU, ou des programmes relevant de la solidarité nationale plus que du logement des salariés, comme les copropriétés dégradées ou l’adaptation des logements au vieillissement.

Rien dans les réalisations d’Action logement ne trouve grâce aux yeux de ceux qui considèrent, par facilité, que tout euro public investi dans le secteur du logement est un euro perdu – surtout s’il est investi dans un cadre paritaire. Pourtant, si toutes les politiques publiques sous le pilotage de l’Etat pouvaient présenter un bilan aussi positif qu’Action logement, notre pays s’en porterait certainement mieux : Action logement permet le pilotage coordonné de près d’un million de logements sociaux ; il soutient l’accession à la propriété des salariés modestes ; il cautionne le bail de plus de 300.000 jeunes actifs, étudiants et alternants ; il contribue au renouveau des villes moyennes sur tout le territoire etc.

 

Naturellement, ce bon bilan n’exempte pas Action logement de poursuivre ses efforts de rationalisation et de réorganisation, comme ses équipes s’y emploient déjà, souvent malgré l’Etat et son micro-management pointilleux, plus que grâce à lui. De même, il n’est pas illégitime que l’Etat et les partenaires sociaux discutent du bon niveau de la PEEC qui, de fait, s’analyse comme un impôt de production, qui pèse sur notre compétitivité. Mais qui ne voit pas qu’en réalité, ce débat est biaisé, et que la fin de l’histoire est écrite : la PEEC est vouée soit à disparaître, soit à arroser le sable du déficit public. C’est vers une « Inaction logement » que ce processus nous conduit peu à peu …

J’ai peine à croire que notre pays soit suffisamment riche d’outils efficaces, qui créent de la cohésion sociale et territoriale et qui favorisent le dialogue social, pour que nous puissions, l’esprit léger, laisser déconstruire Action logement.

Nous traversons une crise inédite par son ampleur, et nul n’en voit encore l’issue : est-ce opportun de se priver d’un tel levier ? Mettons plutôt Action logement au défi de mobiliser tous ses outils et toutes ses ressources, pendant deux ou trois ans, au service de la relance de notre économie et de la cohésion de notre pays. C’est à l’aune de cette contribution qu’on pourra juger de son utilité.

Investissements étrangers : la chute mondiale

Investissements étrangers : la chute mondiale

Selon la Cnuced, les investissements transfrontaliers ont chuté de -49% au premier semestre 2020 par rapport à la même période l’an dernier (- 75 % dans les pays riches). Du financement des infrastructures aux fusions et acquisitions, toutes les principales formes d’investissement étranger ont été touchées. « La baisse a été assez drastique », a déclaré le directeur de la Division de l’investissement et des entreprises à la Cnuced, James Zhan, en conférence de presse.

La chute des IDE devrait ralentir au second semestre, donnant lieu à une baisse annuelle de -30% à -40% sur l’ensemble de l’année, conforme aux précédentes prédictions de la Cnuced. Cependant, comme l’a souligné James Zhan : « Les perspectives restent très incertaines, et dépendent de la durée de la crise sanitaire et de l’efficacité des interventions politiques visant à atténuer les effets économiques de la pandémie ». Les risques géopolitiques accroissent également l’incertitude, a-t-il expliqué.

États-Unis suppression de droits de douane sur l’aluminium canadien

États-Unis suppression de droits de douane sur l’aluminium canadien

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi la levée formelle des barrières douanières instaurées à l’encontre des importations d’aluminium canadien, tout en menaçant de les rétablir en cas d’afflux massif aux Etats-Unis.

Cette annonce intervient après la conclusion le mois dernier d’un accord entre Washington et Ottawa.

 

Sodexo : 2000 emplois menacés

Sodexo :  2000 emplois menacés

Le géant de la restauration collective Sodexo a annoncé ce mardi dans un communiqué un projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) «qui impliquerait la suppression nette de 2083 postes», soit près de 7% de ses effectifs, «en majorité dans le segment Services aux entreprises».

PEL: les pleurs de la Banque de France pour réduire les taux

PEL: les pleurs de la Banque de France pour réduire les taux

 

Une nouvelle fois la Banque de France pleure sur l’exceptionnelle importance (!) des taux de l’épargne concernant notamment les plans d’épargne-logement. Avec des calculs de coin de table qui reposent sur une mobilisation théorique des encours, la Banque de France estime que ce plan d’épargne fait perdre entre 4 et 8 milliards à l’économie. Le scandale est en effet énorme puisque la rémunération des livrets A qui serait aussi concerné par la réduction des taux d’intérêt est actuellement de 1 % !

 

Officiellement ,sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,1 % en septembre 2020, après +0,2 % le mois précédent. Une inflation toutefois méthodologiquement très discutable car la crise a modifié considérablement la structure de consommation et les prix de l’alimentation sont loin d’avoir diminué ( les produits frais ont augmenté de 2,3 % en septembre). Notons aussi que pendant des années l’inflation a nettement dépassé le taux d’intérêt consenti aux épargnants. La Banque de France s’intéresse particulièrement au plan d’épargne logement nouveaux et surtout anciens (par rapport à 2016 ).

 

Le taux appliqué aux nouveaux PEL souscrits depuis 2016 est de 1%, «le coût effectif de la ressource pour les banques». Mais, selon la formule de la Banque de France, il devrait être de 0,3%. Si la rémunération de l’ensemble des PEL était fixée à 1%, ce sont quelque 6 milliards d’euros ((3,13%-1%)* 284,3) qui pourraient être injectés dans l’économie française, selon les calculs du Figaro. Et même 8 milliards d’euros ((3,13%-0,3%)* 284,3) dans le cas où l’on appliquerait le taux de 0,3% que la Banque de France juge souhaitable.

La Banque de France a particulièrement dans le viseur les PEL souscrits avant 2011, année où la révision annuelle de la rémunération des plans a été introduite. On en compte 3,7 millions (pour un encours total de 115,5 milliards d’euros) qui affichent une rémunération moyenne de 4,44% (en pondérant par l’encours). Autant de plans qui n’ont pas été concernés par la réforme de 2011. Si leur taux moyen était de 1%, comme celui appliqué depuis 2016, le gain pour l’économie serait de 4 milliards d’euros ((4,44%-1%)*115,5), selon la Banque de France.

 

Le superviseur financier se dit «préoccupé» par le coût du stock de PEL aux taux particulièrement élevés, qui «accroît le coût des ressources disponibles pour le financement de l’économie par les établissements bancaires». «Ces droits acquis pèsent sur le financement de l’économie française», déplore le gouverneur de la banque centrale François Villeroy de Galhau toujours très attentif aux intérêts des banques.

Coronavirus : Mettre fin aux stratégies divergentes en Europe (Charles Michel)

Coronavirus : Mettre fin aux stratégies divergentes en Europe (Charles Michel)

 

En affirmant que les stratégies sanitaires européennes doivent être convergentes le président du conseil européen Charles Michel critique en creux des politiques très contradictoires. (Interview Figaro)

Comment décririez-vous la situation actuelle en Europe sur le front du Covid-19?

Charles MICHEL. -Nous devons dire la vérité. La situation est grave. L’Europe en est maintenant à devoir éviter le drame. C’est pourquoi il est urgent d’agir au niveau européen. Il y a un lien entre le niveau d’intensité des mesures restrictives que les États membres sont en train de prendre et la question de l’efficacité de notre stratégie commune. Deux solutions peuvent être utilisées pour limiter la propagation du virus. La première, la plus facile à décider, est le verrouillage qui a d’énormes conséquences politiques, économiques, sociales, psychologiques, voire démocratiques. L’autre option, c’est une plus grande coordination dans le testing, le traçage et dans les vaccins.

Qu’attendez-vous de la visioconférence des Vingt-Sept qui aura lieu jeudi?

J’appelle à une Union pour les tests et les vaccins. Et j’espère que les discussions permettront d’encourager les États membres à converger et à coopérer.

Reconfinement: un coût de 15 à 60 milliards par mois

Reconfinement: un coût de 15 à 60 milliards par mois

 

Si l’on se fie aux conséquences du confinement du printemps le coût pour  l’économie représente environ 2 milliards par jour. Chaque mois de confinement fait baisser d’un pour cent supplémentaire la richesse nationale produite.

Du coup, avec le nouveau reconfinement, la baisse du produit intérieur brut pourrait dépasser les 10 % en 2020  (pour 9 % prévus par le gouvernement). Rien ne dit d’ailleurs que la mesure restrictive ne sera pas prolongée au-delà du mois prévu.

 Sans parler des retombées sur le moral des patrons et des ménages pour les mois suivants. La fourchette des conséquences financières sur la production intérieure brute est assez large car elle est fonction de l’ampleur, de la nature et de la durée du nouveau confinement qui va être annoncé par le président de la république.

Reconfinement : le risque de mort de l’économie

Reconfinement : le risque de mort de l’économie

 

Le reconfinement national plus ou moins total dans l’espace et dans le temps pourrait porter un coup mortel à une économie déjà chancelante. La crise sanitaire a déjà provoqué un choc qui  va entraîner la diminution du PIB de 10 % en 2020 sur la tendance actuelle. Un reconfinement selon son ampleur, aussi sa durée, pourrait faire plonger davantage encore l’activité. Surtout,  cela pourrait faire basculer définitivement nombre d’entreprises actuellement sur un chemin de crête entre maintien et liquidation.

 

Cela va aussi installer un climat déplorable dans le monde économique et se traduire notamment non seulement par des difficultés supplémentaires de trésorerie mais aussi par un écroulement total des investissements. Au-delà de l’incidence sur 2020, avec un PIB en recul de plus de 10 %, c’est aussi une hypothèque posée sur les perspectives de 2021.

Rien n’indique en effet qu’en fonction de l’évolution de la crise sanitaire le gouvernement ne sera pas condamné à alterner périodes de dé confinement avec d’autres périodes restrictives.  Le choc sera difficilement supportable dans plusieurs secteurs sensibles notamment du commerce.. «Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française, on risque de ne pas s’en remettre», a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, .

Angers refuse la vente d’une mosquée au Maroc

Angers refuse la vente d’une mosquée au Maroc

Le  conseil municipal d’Angers considère que la vente d’une mosquée au Maroc contrevient à la neutralité de cet établissement de culte. La vente au Maroc était envisagée pour faire face au manque de moyens financiers pour terminer l’ouvrage.

Lors de la séance de lundi, le conseil municipal a voté à l’unanimité une délibération proposée par le maire, Christophe Béchu (ex-LR, DVD) contre cette vente. Le motif est le suivant: bien qu’«attaché au libre exercice des cultes et respectueux du souhait de la communauté musulmane de disposer d’un lieu de culte digne permettant aux croyants de pratiquer leur religion», il apparaît que «la cession de la future mosquée à un pays étranger ne correspond pas à la neutralité souhaitée pour 

Reconfinement: y a-t-il d’autres stratégies ?

Reconfinement: y a-t-il d’autres stratégies ?

 

Selon l’ancien directeur général des affaires sociales et de la santé, d’autres stratégies étaient possibles, comme celle choisie par la Suède qui a misé sur l’immunité collective. Il faut parer à présent au plus urgent et confiner en priorité les personnes fragiles. (Interview le Figaro)

Roland Moreau est inspecteur général honoraire des affaires sociales, ancien délégué interministériel à l’insertion des jeunes, ancien directeur général des affaires sociales et de la santé – Ville de Paris. Son dernier ouvrage paru dans le domaine de la santé est L’immortalité est pour demain (Ed . François Bourin éditeur, 2010).


Beaucoup d’analystes y voient une forme de lecture complotiste des événements. Existe-t-il des motifs rationnels de s’opposer aux nouvelles mesures décrétées ou étudiées par le gouvernement?

Roland MOREAU.- Les analystes complotistes cherchent à faire croire que les mesures sanitaires ont pour but «d’assujettir» les populations, ce qui n’est pas entièrement faux dans un pays comme la Chine. En fait, une majorité de Français est exaspérée par l’incompétence de l’État dans la gestion erratique et improvisée de la crise sanitaire, mais plus encore par une gouvernance infantilisante, culpabilisatrice et donneuse de leçon qui se traduit dans les «éléments de langage» tels que «on siffle la fin de la récréation» ou «on va serrer la vis».

Pour se forger une opinion sur la pertinence des choix politiques actuels et à venir, l’attitude la plus logique consiste à faire un bilan de la première vague de l’endémie et à analyser les orientations politiques qui s’élaborent face à la deuxième vague. Pour la France, le bilan est particulièrement cruel. Il faudra un jour expliquer pourquoi, de l’autre côté du Rhin, le nombre de décès par Covid-19 est cinq fois moins élevé et pourquoi l’impact de la pandémie sur le PIB et sur le déficit public est deux fois moins important que dans notre pays. En première analyse, l’absence totale d’anticipation, de stratégie et de coordination est à l’origine de la défaite de la bataille de la première vague de la pandémie.

Face à la deuxième vague, les nouvelles mesures mises en œuvre ou en cours d’élaboration par le gouvernement ne sont guère rassurantes. Comme en février, on assiste à une incroyable répétition des erreurs: non seulement le nombre de lits de réanimation n’a pas été augmenté, mais il a même diminué en raison d’une incapacité de l’administration hospitalière (pléthorique) à mettre en œuvre rapidement des formations d’aides soignantes. Les dispositions restrictives empiriques – fermeture totale ou partielle des bars et des restaurants , couvre-feux – ne reposent sur aucune base scientifique et l’opinion publique perçoit parfaitement leur absence de cohérence et de logique.

Comment le gouvernement peut-il expliquer que le SARS-CoV-2 serait plus virulent à partir de 21 heures dans les restaurants et qu’il serait plus contagieux dans les bars que dans le métro ou le RER aux heures de pointe? Avec le couvre- feu, on a quitté le champ de la rationalité scientifique pour celui de la politique dans son aspect le plus déplaisant: un mélange de technocratie bureaucratique et de «com’» avec l’emploi d’une nouvelle métaphore guerrière. Les mesures qui vont s’égrener dans les jours et les semaines à venir relèvent du même processus de navigation à vue: extension du couvre-feu , confinements plus ou moins localisés, en espérant que le virus respectera les horaires et les limites départementales.

En Suède, le contraste est insolent: alors que la population n’est pas confinée et que le port du masque n’est pas particulièrement encouragé, le taux de contamination est très faible. Par quel miracle?

La stratégie mise en œuvre par la Suède est à la fois originale et courageuse et je pense que l’on parlera bientôt du «modèle suédois» pour désigner une politique sanitaire qui repose sur l’immunité collective. Il s’agit d’un processus par lequel la propagation d’une maladie contagieuse peut être interrompue dans une population à partir du moment où un certain pourcentage (50 à 70 %) des individus est immunisé. Le gouvernement suédois n’a pas mis en œuvre de confinement, ni fermé ses écoles et ses collèges. Les autorités invitent les habitants à respecter les gestes barrière et les règles d’hygiène, à pratiquer le télétravail dans la mesure du possible, et elles prescrivent l’isolement uniquement pour les personnes qui présentent des symptômes.

Jusqu’au mois d’août, le bilan de cette politique n’a pas été concluant, avec un nombre de décès pour 100 000 habitants un peu plus élevé que la moyenne européenne. Mais contrairement au confinement massif et non coordonné dont les effets sont relativement rapides mais non durables, l’immunité collective vise le moyen et le long terme. Les statistiques établies entre le 11 et le 24 septembre semblent valider cette stratégie puisque la Suède ne compte que 4 300 cas et 20 décès quand la France recense dans la même période 140 000 cas et 850 décès.

La Suède ne compte que 4300 cas et 20 décès quand la France recense dans la même période 140 000 cas et 850 décès

Depuis le 20 octobre, la Suède n’enregistre plus qu’un décès tous les deux jours alors que le nombre de décès dans notre pays ne cesse d’augmenter et se situe chaque jour entre 150 et 250. Un autre avantage est d’ordre économique: alors que le PIB de la France devrait chuter de 10 % en 2020 , celui de la Suède ne diminuerait que de 4,4 %.

Peut-on encore espérer compter sur l’immunité collective en France?

Le pourcentage de la population immunisée à partir duquel la propagation du SARS-CoV-2 serait interrompue fait l’objet de nombreuses publications discordantes qui vont de 20 à 80 %. Par ailleurs, la fiabilité des tests de dépistage est elle aussi très controversée aussi bien pour leur sensibilité (nombreux résultats faux positifs) que pour leur spécificité (faux négatifs).

Dans ces conditions, il serait un peu hasardeux de se lancer dans une politique reposant sur l’immunité collective. L’exemple de la Suède est certes encourageant, mais il faut attendre quelques semaines pour confirmer le succès de cette stratégie. La politique menée au Royaume-Uni est à l’opposé de celle de la Suède dans la mesure où les objectifs et les méthodes ont varié en fonction des instabilités de Boris Johnson, qui a été lui-même gravement atteint par le virus.

Le confinement est-il selon vous un remède pire que le mal?

Le confinement, lorsqu’il est pratiqué dans un cadre rigoureux – mais intrusif et autoritaire – comme en Chine , ou de façon intelligente , décentralisée et pragmatique comme en Allemagne , est la seule méthode pour endiguer l’épidémie en attendant le vaccin ou le traitement spécifique. Toute la difficulté consiste à bien placer le curseur entre le bénéfice sanitaire et le risque économique. C’est dans cet esprit qu’il me semble essentiel de revenir à ce que l’on enseigne en santé publique , en «ciblant» les mesures de prévention sur les populations les plus vulnérables.

Mettre en place un confinement personnalisé très rigoureux pour les personnes âgées ou fragiles, en laissant vivre la population en bonne santé

Il s’agirait alors de mettre en place un confinement personnalisé très rigoureux pour les personnes âgées ou fragiles, en laissant vivre la population en bonne santé comme en Suède, en respectant les règles d’hygiène et les gestes barrière. Concrètement, il conviendrait de prévoir des portages de repas à domicile et un accompagnement médico-social qui pourraient être mis en place immédiatement par les services sanitaires et sociaux départementaux et communaux qui sont parfaitement compétents dans ce domaine.

Comment expliquez-vous que ce discours ne soit pas écouté par le conseil scientifique et le gouvernement? Le principe de précaution mine-t-il la décision publique en France?

Les membres du gouvernement se livrent à des gesticulations en «allant sur le terrain» mais ne prennent pas en compte les ressources et les compétences décentralisées qui permettraient de mettre en œuvre un confinement personnalisé et humain des personnes les plus fragiles. Il est certain que le principe de précaution tend à inhiber la pensée et la décision politiques en anticipant, souvent à tord, des réactions négatives de la part de la population. Il serait temps de faire désormais appel à l’intelligence des Français.

Coronavirus: autant d’hospitalisés qu’en mars

Coronavirus: autant d’hospitalisés qu’en mars

Avec près de 18.000 patients Covid hospitalisés, la France est au même niveau que le 28 mars, onze jours après le début du confinement du 17 mars… Le nombre actuel de personnes en réanimation (2761) avait été franchi entre le 24 et le 25 mars, de même que le nombre de décès quotidiens enregistrés (environ 200). La photographie de l’épidémie est donc déjà bien pire qu’elle ne l’était le 14 mars dernier, lorsque Emmanuel Macron avait solennellement pris la parole pour déclarer «la guerre» au virus.

« Vous forcez les jeunes à devenir terroristes » (président tchétchène)

« Vous forcez les jeunes à devenir terroristes » (président tchétchène)

Macron a été accusé d’être l’inspirateur et même le leader des terroristes d’après le président de la république tchétchène russe.

Ramzan Kadirov, ancien rebelle islamiste pendant les guerres de Tchétchénie des années 1990 est évidemment mal placé pour défendre la démocratie et les libertés républicaines.

Le président dictateur a un lourd bilan de criminel comme l’  indique Wikipedia;

 

Ramzan Kadirov  est soutenu par admiration ou par peur par la majorité de la population, surtout pour ses succès dans l’écrasement de la rébellion et dans la reconstruction accélérée du pays, Ramzan se constitue en véritable maître de la Tchétchénie, aux côtés du nouveau parlement. Publiquement pro-fédéral et ostensiblement anti-wahhabite, il prône, d’un autre côté, une islamisation des mœurs et des coutumes tchétchènes et agit souvent en nationaliste radical. Maintes fois accusé d’être violent et antidémocratique, il aurait été impliqué dans de nombreux cas de torture, voire de meurtres11,12. Le haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Louise Arbour, a exprimé le 23 février 2006 à Grozny son inquiétude devant les témoignages d’enlèvements et de tortures perpétrés par les commandos de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie. Human Rights Watch dénonce un usage systématique de la torture par les forces de sécurité.

Ouvertement soutenu par le président, puis le Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui veut à travers lui exercer un contrôle du véritable pouvoir en Tchétchénie, celui des clans (teips), Kadyrov fils n’hésite pas à multiplier les initiatives volontaristes, en édictant des oukazes non écrits que tout le monde doit suivre. 

“Vous forcez des gens à devenir terroristes, (…) en ne leur laissant pas le choix, en créant les conditions pour faire grandir l’extrémisme dans la tête des jeunes”, a écrit Ramzan Kadirov dans un message posté sur le réseau social Instagram en s’adressant à Emmanuel Macron. “Vous pouvez carrément vous présenter comme le leader et l’inspiration du terrorisme dans votre pays.”

“Ces mots sont bien la preuve des provocations que le président de la République dénonce. Nous ne nous laissons pas intimider et mettons en garde ceux qui attisent la haine – ce qui est inacceptable dans le cas de Kadirov”, a réagi l’Elysée auprès de Reuters.

Mosquée de Pantin : fermeture confirmée par la justice

Mosquée de Pantin : fermeture confirmée par la justice

Les autorités reprochent notamment à cette mosquée le partage sur son compte Facebook de la vidéo dans laquelle Brahim C., père d’une des élèves de Samuel Paty, appelait “tous les musulmans” à faire pression sur l’enseignant et le collège du Bois d’Aulne, dont il donnait l’adresse, pour dénoncer son comportement et obtenir son renvoi.

“Le tribunal administratif de Montreuil vient de confirmer la fermeture administrative de la mosquée de Pantin”, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sur Twitter.

Samuel Paty a été décapité le 16 octobre par un jeune islamiste présumé d’origine tchétchène, quelques jours après avoir montré des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo lors d’un cours d’éducation morale et civique, une initiative à l’origine d’une campagne hostile sur les réseaux sociaux via notamment cette vidéo sur Facebook.

Coronavirus: Macron va annoncer le reconfinement national

Coronavirus: Macron va annoncer le reconfinement national

 

Lors d’un conseil de défense qui se déroulera ce mercredi, le président de la république devrait annoncer de nouvelles mesures restrictives notamment un reconfinement national d’une durée d’un mois. Si rien n’est fait, le pic du printemps dans les services de réanimation des hôpitaux sera atteint dans les 15 jours, a prévenu le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue d’une réunion de l’ensemble des forces politiques à Matignon autour du Premier ministre, Jean Castex. Ce mandant l’école serait exclue d’un éventuel reconfinement.

Toute la question est de savoir s’il faut un reconfinement partiel ou total mais il sera national.

Depuis le début de l’épidémie, le nouveau coronavirus a infecté plus d’un million de Français et fait plus de 35.000 morts en France.

Selon les derniers chiffres fournis mardi par l’agence Santé Publique France, la France a enregistré 523 nouveaux décès dus au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, soit 266 de plus que la veille, et 33.417 nouvelles contaminations.

523 décès supplémentaires attribués au COVID-19 en l’espace de 24 heures, soit 266 de plus que la veille, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

Au total, 35.541 sont décédées des suites du nouveau coronavirus.

Le pays a également enregistré 33.417 nouvelles contaminations, contre 26.771 lundi, pour un total de 1.198.695 cas depuis le début de l’épidémie.

Les chiffres de la mortalité diffusés mardi soir prennent en compte les décès en milieu hospitalier (+288) et dans les établissements médico-sociaux dont les Ehpad (+235).

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