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Archive mensuelle de octobre 2020

Page 27 sur 30

Le Groupe Arnault grimpe à 7% du capital chez Lagardère

Le Groupe Arnault grimpe à 7% du capital chez Lagardère

Peut-être en réponse à la menace d’OPA que veut lancer Bolloré sur Lagardère, le groupe Arnault renforce encore ses positions chez Lagardère après avoir déjà pris 27 % de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère.

Au même moment se déroulait une audience sur la légalité d’une demande d’assemblée générale exigée par Vivendi et le fonds Ambert, Bernard Arnault avait déjà pris 5 % du capital de Lagardère. Une sorte de contre-feu contre ces derniers qui demandent clairement le départ de Lagardère.

L’affaire cependant est loin d’être terminée quand on connaît la stratégie brutale de Vivendi pour prendre le contrôle d’une entreprise cela d’autant plus que Vivendi et Ambert détiennent 43,5 % du capital de Lagardère. Vivendi pourrait bien pourrir la vie de Lagardère et finalement par son action provoquer une dévalorisation de la société. Bref on notera que les capitalistes français sont plus forts pour se faire la guerre entre eux que pour ce solidifier à l’international. A près l’affaire Veolia Suez, l’affaire Bolloré Lagardère risque d’occuper l’actualité. Notons aussi qu’en matière de fusion, la France ne se caractérise pas par des réussites très spectaculaires. Faut-il rappeler cette lamentable affaire de fusion entre Alstom et General Electric. Les mécanos capitalistiques ne correspond pas toujours à des stratégies très pertinentes techniquement et commercialement.

«La société anonyme Financière Agache (…) a déclaré avoir un franchi individuellement en hausse, le 29 septembre 2020, le seuil de 5% des droits de vote de Lagardère SCA et détenir individuellement 8.776.933 actions» de la société, soit 6,69% du capital et 5,07% des droits de vote, a détaillé l’AMF. «Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Lagardère SCA sur le marché», a précisé le gendarme boursier.

Fin septembre, le groupe Lagardère, déjà bousculé par ses deux premiers actionnaires Vivendi et le fonds Amber Capital, a vu arriver dans son capital Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France a acquis, à travers Financière Agache, 27% de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère, qui détient sa participation de 7,26% dans le groupe qui porte son nom. À cet investissement de quelque 80 millions d’euros s’était ajoutée une prise de «participation directe» de Bernard Arnault de 5,5% du capital du groupe Lagardère, qui s’élevait, au prix du marché, à une centaine de millions d’euros.

«M. Arnaud Lagardère et les sociétés Lagardère, LM Holding et Lagardère Capital agissant de concert avec les sociétés Groupe Arnault et Financière Agache (…) détiennent de concert, au 29 septembre 2020, 13,95% du capital» de Lagardère, a ajouté l’AMF.

Mali : Une centaine de djihadistes libérés contre Sophie Pétronin

Mali : Une centaine de djihadistes libérés contre  Sophie Pétronin

 

Plus d’une centaine de djihadistes condamnés ou présumés ont été libérés au Mali au cours du week-end dans le cadre de négociations pour la libération de Soumaïla Cissé et de la Française Sophie Pétronin.

 

 

. «Dans le cadre de négociations pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin, plus d’une centaine de prisonniers djihadistes ont été libérés ce week-end sur le territoire malien», a déclaré à l’AFP un responsable de la médiation avec les rebelles au Mali, Un responsable des services de sécurité maliens a confirmé ces informations. Les prisonniers ont été relâchés dans le secteur de Niono (centre) et dans la région de Tessalit (nord) vers où ils ont été acheminés par avion, a-t-il précisé.

Sophie Pétronin, 75 ans aujourd’hui, a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao (nord du Mali), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance. Elle est apparue dans des vidéos diffusées en 2017 et 2018 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda. La dernière où on la voit, publiée mi-juin 2018, la montre très fatiguée, le visage émacié, en appelant au président français Emmanuel Macron.

Soumaïla Cissé, 70 ans, ancien chef de l’opposition parlementaire et deuxième à trois reprises de l’élection présidentielle, a été kidnappé quant à lui le 25 mars alors qu’il était en campagne législative dans la région de Tombouctou (nord-ouest). À défaut de preuve formelle, les soupçons pèsent sur le groupe djihadiste d’Amadou Koufa, actif dans le centre du Mali et affilié à Al-Qaïda.

 

Incendie d’une église dans le Rhône par un réseau de drogue

Incendie d’une église dans le Rhône par un réseau de drogue

Suite aux mesures antidrogue prises Le maire (LR) de Rillieux-la-Pape (Rhône), Alexandre Vincendet, un commando masqué d’un réseau de drogue a mis le feu à une église de la localité. La preuve évidemment que le séparatisme peut basculer dans la violence la plus intolérable non seulement pour des raisons culturelles ou politiques  mais aussi pour du trafic de drogue. Les auteurs cagoulés se sont servis d’une voiture enflammée qu’ils ont précipitée sur l’église. D’autres véhicules ont aussi été endommagés. Une manière de protester contre les entraves créées par le maire au trafic de drogue

«Ces actes de séparatisme sont intolérables, inqualifiables et révoltants, d’autant plus qu’ils sont gratuits», a dénoncé Alexandre Vincendet. «Désormais, il est essentiel que la Justice, elle aussi, se mette au diapason en condamnant les criminels dont nombres sont connus et qui se gargarisent de leur impunité qui n’a que trop duré», a-t-il écrit, avant d’affirmer que «JAMAIS nous ne baisserons les yeux. JAMAIS nous ne nous soumettrons».

Les pompiers, rapidement dépêchés sur place, ont été pris à partie par des jets de projectiles. Plusieurs de leurs véhicules ont été endommagés.

Le Covid-19 se propage dans l’air ?

Le Covid-19 se propage dans l’air ?

 

C’est ce qu’affirment les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) .

De  très petites gouttelettes (appelées noyaux de gouttelettes aérosolisées, ou aérosols) sont capables de rester en suspension dans l’air pendant des périodes plus longues. Lorsque de tels actes médicaux sont pratiqués sur des personnes atteintes de COVID-19 dans les établissements de santé, ces aérosols peuvent contenir le virus de la COVID-19. Ces aérosols peuvent être inhalés par d’autres personnes si ces dernières ne portent pas l’équipement de protection individuelle approprié. Par conséquent, il est essentiel que tous les agents de santé qui réalisent ces actes médicaux prennent des mesures de protection spécifiques contre la transmission aérienne, notamment l’utilisation d’équipements de protection individuelle appropriés. Les visiteurs ne devraient pas être autorisés à pénétrer dans les zones où l’on pratique de tels actes médicaux.

Des flambées de COVID-19 ont été signalées dans certains espaces fermés, comme les restaurants, les boîtes de nuit, les lieux de culte ou les lieux de travail où les gens sont susceptibles de crier, de parler ou de chanter. Dans ces flambées, la transmission par aérosols ne peut être exclue, en particulier dans ce genre de lieux en intérieur où il y a beaucoup de monde dans des espaces insuffisamment ventilés où des personnes infectées peuvent passer de longs moments avec d’autres. Il est urgent de conduire d’autres études pour enquêter sur ces situations et évaluer leur importance au regard de la transmission de la COVID-19.

Les CDC ont actualisé lundi leurs recommandations sanitaires sur leur site, écrivant: «Certaines infections peuvent être transmises par une exposition au virus dans de petites gouttelettes et particules qui peuvent rester suspendues dans l’air pendant des minutes ou des heures. Ces virus pourraient être capables d’infecter des gens qui se trouvent à plus de six pieds (deux mètres environ, ndlr) de la personne infectée, ou après le départ de cette personne». La rougeole, la varicelle et la tuberculose se transmettent également par la voie aérienne.

Les experts des CDC estiment que la voie principale de contagion reste les gouttelettes respiratoires de diverses tailles projetées à proximité par une personne infectée, lorsqu’elle tousse, éternue, chante, parle ou respire.

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

 

On sait que l’union européenne notamment l’Allemagne mais aussi la France comme les États-Unis ont appelé à la cessation des hostilités au Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La province qui a déclaré son indépendance en 1991 composée essentiellement d’Arméniens mais qui dépendaient de l’Azerbaïdjan.

 

Évidemment la situation devient dangereuse depuis que Erdogan profitant de ce nouveau conflit pour s’agiter et cacher la situation économique et politique désastreux de son pays à expédier des mercenaires en provenance de Syrie.

 

Le conflit risque donc de dégénérer dans les Balkans. D’où cette prise de position vigoureuse de Vladimir Poutine qui une nouvelle fois va tenter de freiner les velléités guerrières d’Erdogan et qui a la différence de l’union européenne ou même des États-Unis à, lui, les moyens matériels d’intervenir efficacement.

 

«Vladimir Poutine a de nouveau insisté sur la nécessité d’un arrêt immédiat des opérations de combat», a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

 

Coronavirus : Trump a reçu un remède de cheval

 Coronavirus : Trump a reçu un remède de cheval

Un véritable remède de cheval normalement appliqué pour les cas très graves a été destiné à Trump afin de tenter de le remettre sur pied le plus rapidement possible. Ce remède comprend de la dexaméthasone, un corticoïde efficace dans les situations les plus critiques, l’antiviral Remdesivir ainsi qu’un cocktail expérimental de la société Regeneron. En fait il semble bien que Trump  a aussi reçu des apports artificiels en oxygène . Le problème de Trump est  celui de toutes les personnes âgées (il a près de 75 ans)  qui présentent des pathologies qui favorisent l’infection. C’est le cas de TRUMP et de son surpoids évident

Du  coup, une grosse opération de communication a été engagée pour le faire sortir de façon prématurée de l’hôpital il se trouvait. Trump peu maquillé cette fois, Trump est  apparue très fatigué mais sa sortie de l’hôpital visait  à rassurer ses supporters quant à la fiabilité de sa candidature pour les prochaines présidentielles.

Depuis l’hospitalisation du président vendredi, son médecin personnel à été accusé de peindre un tableau bien plus positif que la réalité. Sean Conley a ainsi reconnu dimanche que Donald Trump avait connu des épisodes de forte fièvre et avait vu son oxygène baisser vendredi matin, ce qu’il a tu dans son briefing la veille. Il a aussi admis que le patient avait eu besoin d’une supplémentation en oxygène vendredi, justifiant une hospitalisation, et qu’un autre épisode de baisse de la saturation était survenu samedi matin. Interrogé sur ses omissions, le médecin a affirmé qu’il préférait projeter une image « optimiste » !

Critères budgétaires européens: mise sous le coude encore en 2021

 

 

Critères budgétaires européens: mise sous le coude encore en 2021

 

 

Comment pouvait s’y attendre,  la commission européenne a décidé de mettre sous le coude les critères budgétaires des Etats au cours de l’année 2021. Et pour cause, le plan de soutien à l’économie décidé par l’Europe ne prendra réellement effet qu’au milieu de l’année 2021 et en attendant les Etats pour boucher les trous et soutenir la croissance n’ont d’autres solutions que d’accroître leur endettement y compris en Allemagne. Le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a donc déclaré

“La clause dérogatoire générale restera active en 2021, car les politiques budgétaires devront continuer à soutenir la reprise l’an prochain, à la fois au niveau de la zone euro et au niveau des Etats membres”, a déclaré Paolo Gentiloni, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe.

Les pays membres de la zone euro doivent remettre d’ici au 15 octobre à la Commission européenne leurs prévisions budgétaires pour 2021.

“Agilité et flexibilité seront les maîtres-mots pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques budgétaires pour et pendant l’année 2021”, a encore assuré l’ancien président du Conseil italien.

 

Comment pouvait s’y attendre,  la commission européenne a décidé de mettre sous le coude les critères budgétaires des Etats au cours de l’année 2021. Et pour cause, le plan de soutien à l’économie décidé par l’Europe ne prendra réellement effet qu’au milieu de l’année 2021 et en attendant les Etats pour boucher les trous et soutenir la croissance n’ont d’autres solutions que d’accroître leur endettement y compris en Allemagne. Le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a donc déclaré

“La clause dérogatoire générale restera active en 2021, car les politiques budgétaires devront continuer à soutenir la reprise l’an prochain, à la fois au niveau de la zone euro et au niveau des Etats membres”, a déclaré Paolo Gentiloni, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe.

Les pays membres de la zone euro doivent remettre d’ici au 15 octobre à la Commission européenne leurs prévisions budgétaires pour 2021.

“Agilité et flexibilité seront les maîtres-mots pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques budgétaires pour et pendant l’année 2021”, a encore assuré l’ancien président du Conseil italien.

Faut-il nationaliser Veolia ?

Faut-il nationaliser Veolia ?

 

La question peut se poser dans la mesure où il est démontré que l’État n’a aucun pouvoir en dépit des actions qu’il possède dans les différentes entreprises concernées (34 % chez Engie, 34 % chez Suez via Engie, et 5 % chez Veolia).

Le problème est simple, Veolia sera en situation hégémonique avec le rachat de Suez. Il pourra encore mieux qu’aujourd’hui imposer ses conditions notamment tarifaires à des collectivités locales le plus souvent désarmées face au géant Veolia. Rappelons que Veolia comme Suez  d’ailleurs se sont surtout développées grâce aux énormes bénéfices réalisés sur l’eau dont les prix se sont envolés de 50 à 100 % par rapport à la tarification des anciennes régies.

Ce regroupement est évidemment une très mauvaise nouvelle pour les collectivités locales qui devront payer le prix fort à Veolia pour les services assurés. Puisque la concurrence n’est plus assurée la question d’une nationalisation peut se poser dans l’intérêt général .

Veolia a donc annoncé lundi l’acquisition auprès d’Engie de sa part de 29,9% au capital de Suez après le feu vert de son conseil d’administration et a confirmé son intention de lancer une offre sur le solde du capital de son rival français.

“Conformément aux engagements pris, Veolia confirme son intention de déposer une offre publique d’acquisition volontaire sur le solde du capital de Suez afin de parachever le rapprochement des deux entreprises”, dit le groupe dans un communiqué.

Coronavirus France : 5.084 contaminés en 24 heures, baisse

Coronavirus France : 5.084 contaminés en 24 heures, baisse

 

5.084 nouvelles contaminations lundi dues au coronavirus en 24 heures, soit près de 7.500 de moins que la veille, mais les chiffres du lundi sont souvent inférieurs à ceux du reste de la semaine.

Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève selon elle à 7.294 et, parmi eux, 1.415 ont été admis en réanimation.

Le taux de positivité des tests est passé en 24 heures de 8,2% à 8,6% et 47 nouveaux foyers d’infection ont été dénombrés, ce qui porte le total à 1.340 “clusters”.

Soixante-dix décès supplémentaires ont par ailleurs été recensés, ce qui porte le bilan français à 32.299 morts depuis le début de l’épidémie.

Suez: Engie dit oui à l’offre de Veolia

Suez: Engie dit oui à l’offre de Veolia

 

 

 

Engie a dit oui à la vente des actions qu’elle possède dans Suez et cela contre l’avis du gouvernement. Un résultat pour le moins surprenant par rapport à la composition du conseil d’administration.

 

Au 31 mars 2020
Capital social (et droits de vote) :
État français :
23,64 % (34,47 %)
Actionnariat salarié :
3,27 % (3,43 %)
BlackRock :
4,49 % (3,48 %)
CDC et CNP Assurances :
4,59 % (3,91 %)
Auto-détention :
0,76 % (0,59 %)
Public (y compris investisseurs institutionnels, actionnaires individuels et autres, y compris BlackRock) :
67,74 % (57,60 %)

 

Il y aurait une complicité du gouvernement que cela n’étonnerait pas car le gouvernement avait la possibilité de bloquer cette vente. En tout cas,  une nouvelle pagaille dans le monde capitalistique français. Engie en fait se débarrasse de ses actions Suez pour récupérer environ 2 milliards qui seront bien utiles compte tenu des résultats peu reluisants d’une entreprise beaucoup trop dispersée et écartelée entre le nucléaire, les nouvelles énergies et les services.

“Le Conseil a pris acte de l’ensemble des engagements pris par Veolia (…) et des échanges entamés entre les parties ces derniers jours sur le projet industriel”, dit Engie.

“Cette opération représente un produit de cession de 3,4 milliards d’euros et dégagera une plus-value avant impôts de 1,8 milliard d’euros enregistrée dans les comptes 2020”, ajoute le conseil.

En réalité ce n’est pas tellement le projet industriel avancé par Veolia qui intéresse Engie mais le produit de la vente de ses actions.

Son président Jean-Pierre Clamadieu a regretté que l’Etat ait voté contre le projet, tout en jugeant que les divergences pouvaient être surmontées.

Cela prouve à l’évidence le délitement du pouvoir de l’État dont on peut même se demander quelle est la signification de sa participation dans des entreprises qu’il renonce en fait à influencer. La vérité c’est que comme pour la plupart des entreprises capitalistes françaises, les conseils d’administration sont constitués de personnalités qui pèsent très peu sur les décisions et suivent les directions. En cause, le renvoi d’ascenseur d’administrateurs qu’on retrouve partout. « Je ne contrarie pas tes affaires mais tu ne mets pas le nez dans les miennes ». C’est ainsi que fonctionne la plupart des conseils d’administration d’entreprises françaises ou les administrateurs ne sont que des pions.

À peine Engie avait-il manifesté son intention de vendre ses parts que Veolia contrairement à ses déclarations précédentes annonçait une probable OPA rendue possible après l’acquisition des actions possédées jusque-là par Engie.

 

Rappelons que Suez s’oppose farouchement au projet qu’il juge toujours hostile, bien que le prix ait été revu à la hausse, et redoute un démantèlement de ses activités avec le risque de suppressions d’emplois massives.

.

A la clôture de la Bourse, l’action de Suez a affiché un recul de 4,17% à 15,40 euros. Veolia propose 18 euros par action pour les 29,9% d’Engie, ce qui valorise la totalité du groupe à plus de 11 milliards d’euros. Un groupe de parlementaires de la majorité a adressé samedi une lettre à Bruno Le Maire s’inquiétant d’une “fusion forcée” et de son impact sur l’emploi, l’innovation et le prix de l’eau et de la collecte des déchets.

Coronavirus : 780 millions infectés au lieu de 35 millions !

Coronavirus : 780 millions infectés au lieu de 35 millions  !

Soudain l’organisation mondiale de la santé vient de s’apercevoir que le virus n’aurait pas concerné 35 millions de personnes mais presque 800 millions (10 % de la population mondiale). En cause évidemment les estimations approximatives voire les tricheries de certains pays pour minimiser l’ampleur de la pandémie. Dans les pays en développement, il y a aussi l’incapacité à effectuer le moindre comptage un peu pertinent compte tenu de l’état du système sanitaire.

Il convient sans doute de se méfier de ce chiffre de 10 % de contaminés sur la totalité de la population mondiale avancé désormais par l’organisation mondiale de la santé. En effet cette organisation est assez contestée en particulier par les États-Unis. Comme toutes les organisations internationales ou presque, l’OMS est en effet une énorme boutique avec des structures surabondantes composées souvent de personnalités proches du pouvoir de chacun des pays. Davantage des experts à profil politique qu’à profil scientifique même si certains sont diplômés.

 

En augmentant de manière considérable le nombre de personnes contaminées, l’OMS gonfle ainsi en même temps son objet social et son utilité.

Compte tenu du fait que les États-Unis envisagent de ne plus financer l’organisation mondiale de la santé et même de la quitter, l’OMS et de fait  davantage sous l’influence d’autres grands pays et surtout de la Chine.

L’OMS a décrété l’alerte mondiale le 30 janvier face au Covid-19. L’institution a été vivement critiquée depuis, en particulier par les Etats-Unis, pour avoir tardé à décréter cet état d’urgence, alors que le coronavirus avait été signalé dès la fin décembre en Chine.

L’organisation a également été critiquée pour des recommandations jugées tardives ou contradictoires, notamment sur le port du masque ou les modes de transmission du virus. D’autres ont aussi souligné que l’organisation manquait à la fois de ressources budgétaires et d’indépendance face aux Etats.

Lundi, le représentant autrichien, Clemens Martin Auer, a loué la rapide réponse de l’OMS face au Covid-19 ainsi que les efforts menés par l’organisation en terme d’ »information », mais a appelé à revoir sa gouvernance.

« Nous aurions souhaité nous réunir antérieurement », a-t-il notamment dit. « Est-ce que le Conseil est un organe actif ou bien s’agit-il d’une façade pour exprimer la gratitude (des pays) face au travail qui est effectué? »

Pouvoir d’achat : rien en 2020 et sans doute en 2021

Pouvoir d’achat :  rien en 2020 et sans doute en 2021

 

Si l’on tient compte de l’inflation probable en 2020 envisagées à + 0,5 % , le pouvoir d’achat pourrait être à peu près nul encore s’agit-il d’un calcul sur des revenus théoriques car dans la pratique avec le chômage partiel il y aura  souvent une baisse plus importante d’au moins 5%. Pour l’année 2021, on attend une inflation de 0,7 % et on espère une augmentation du pouvoir d’achat de 1,5 %.  Rien n’est sûr dans ces deux domaines. Il y a d’abord la situation de l’emploi très dégradé qui va peser sur le pouvoir d’achat. Une conséquence d’une croissance qui devrait se redresser à plus 8 % mais encore inférieure au niveau de fin 2009.

 

Avec au moins 1 million de chômeurs en plus il ne faut guère espérer un environnement favorable à la hausse salariale. Au mieux en 2021, la création nette d’emplois atteindra 400 à 500 000 emplois à condition évidemment que la croissance enregistre une progression de 8 %. Reste à savoir aussi si l’inflation sera aussi sage que prévu. Pour l’instant ,rien n’indique une reprise de la hausse des prix, l’Europe  est plutôt sur une tendance déflationniste. On ne peut cependant écarter l’hypothèse d’une crise financière qui ferait flamber l’inflation car le décalage entre l’ampleur de la masse monétaire et la richesse réelle devra un jour se payer par une perte de valeur du pouvoir d’achat. Peut-être pas en 2021, peut-être en 2022 ou plus tard mais l’échéances est incontournable.

Restaurants : règles surréalistes

 Restaurants : règles surréalistes

 

Un soulagement évidemment pour la profession mais la première question qui se pose est de savoir quels sont les établissements autorisés et ceux qui sont interdits. A priori dans un premier temps n’a décidé que seuls les restaurants pourraient rester ouverts à l’inverse des bars qui doivent fermer dans les zones d’alerte maximale. Le problème c’est que certains restaurants offrent des prestations de bars et inversement des bars peuvent fournir des prestations de restauration à titre complémentaire.

Par ailleurs le masque sera obligatoire tant que les clients seront debout ou se déplaceront. Cependant même assis, les clients seront contraints au port du masque quand ils ne mangent pas ! Une disposition complètement surréaliste.

Les restaurants pourront rester ouverts aux « horaires habituels » mais devront respecter un « nouveau protocole sanitaire » validé par le Haut Conseil de Santé Publique. Parmi les dispositions, une distance d’un mètre entre chaque table, limitée à six convives contre dix auparavant, et le port du masque la plupart du temps sauf lors de la consommation des plats. Ce protocole s’appliquera partout en France, dans les zones d’alerte maximale et les zones d’alerte renforcée, y compris à Aix-Marseille où les restaurants avaient dû baisser le rideau il y a une semaine.

Les restaurants situés en zone d’alerte maximale sont cependant un peu rassurés même avec des mesures très strictes.

Restera cependant à préciser le statut des bars normalement toujours condamnés à rester fermé.

Lundi soir, le ministère de la Santé a précisé que seront fermés les débits de boissons au code NAF 56.30 Z. Ceux proposant de la vente de boissons à titre accessoire de la restauration pourront néanmoins rester ouverts. Ils devront cependant être capables de le prouver.

Les restaurants tiendront désormais un cahier de rappel mettant à la disposition des autorités sanitaires les données nécessaires pour contacter les clients si elles doivent retracer les cas contacts. Ils s’appuieront notamment sur les coordonnées fournies en particulier à la réservation, vivement encouragée, qui seront détruites tous les 14 jours. Ils devront aussi afficher sur leur devanture la capacité maximale préconisée en fonction de la place en salle afin de faciliter les contrôles.

A une même table, ils ne pourront pas avoir plus de six convives, au lieu des huit initialement proposées par la profession. Et le paiement devra se faire en restant assis, pour éviter trop de déplacements.

Dans un communiqué commun, les quatre organisations GNI, Umih, SNRTC et GNC, se sont déclarées « soulagées et en colère ». En effet, elles ont été largement entendues sur le maintien des restaurants ouverts. Avec des contraintes supplémentaires finalement a minima.

Mais elles regrettent la fermeture des bars.et réclame, un plan d’urgence spécifique pour les bars.

Economie, politique, société: les plus lus

Economie UE: quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Economie- vers la déflation ?

Economie- vers la déflation ?

L’inflation en Europe pourrait être insignifiante voir même pourrait tomber en territoire négatif. Bref se transformer en déflation (baisse des prix et de la croissance ). L’indice des prix à la consommation a baissé de 0,3% au mois de septembre après un précédent recul de 0,2% au mois d’août. Ces deux baisses consécutives ne sont pas vraiment une surprise pour les économistes interrogés.

« On s’attendait à un mauvais chiffre [...] Si une inflation aussi basse se prolonge, on pourrait entrer dans un risque déflationniste », relève le responsable de la recherche économique chez Saxo Bank Christopher Dembik.

À ce stade, il ne s’agit pas encore d’une déflation qui correspond à une baisse persistante du niveau des prix.

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et 200 fois moins cher

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et  200 fois moins cher

Contrairement à certaines idées reçues l’eau du robinet et très consommable et souvent moins dangereuse que certaines eaux minérales. Un verre d’eau du robinet coûte 200 fois moins cher qu’un verre d’eau en bouteille, soit 0,1 centime le verre. Pour l’eau en bouteille, c’est plutôt 20 centimes en moyenne.  Autre avantage cité : c’est pratique – pas besoin de transporter des packs de bouteilles de 6 kilos. Et seulement 14% des personnes interrogées disent qu’elle a un goût désagréable et déclarent ne jamais boire d’eau du robinet. Cela fait donc 86% de satisfaits.  Cette étude a été réalisée par l’institut TNS SOFRES pour le compte des entreprises de distribution de l’eau, mais elle confirme d’autres enquêtes qui montrent qu’avec la crise, certaines familles ont changé leur façon de consommer et boivent plus d’eau du robinet. D’autant que cette eau ne fait pas peur : malgré des études sur la présence de résidus de médicaments, sachant que les chercheurs en ont aussi trouvés dans les eaux en bouteilles et que ces quantités sont infimes, les consommateurs gardent confiance. On peut donc boire l’eau du robinet, avec toutefois quelques précautions à prendre. D’abord la faire couler un peu, surtout si on rentre d’un long week-end : les germes peuvent s’accumuler dans les canalisations. Ne pas non plus boire de l’eau chaude du robinet : certains font leur thé avec, mauvaise idée, car la chaleur peut décoller de minuscules particules de métal dans les tuyaux et elle développe aussi les bactéries. Et puis toujours la conserver au frigo : ça atténue le gout de chlore, et ça évite le développement des bactéries. Enfin, mettre un bouchon, sinon votre eau va prendre le gout du frigo.

Coronavirus : pour une solidarité des pertes

Coronavirus : pour une  solidarité des pertes

Quatre enseignants-chercheurs en gestion proposent d’appliquer au financement des pertes économiques dues à la pandémie le principe des « avaries communes », qui répartissait les pertes des « fortunes de mer » du commerce maritime depuis l’Antiquité.

Tribune. Face à la pandémie, le gouvernement à fait le choix de mesures de confinement sans précèdent. Largement acceptée, cette décision a bouleversé le fonctionnement économique et social du pays, entraînant des conséquences majeures particulièrement inégales pour les citoyens, comme pour les entreprises. De nombreux secteurs sont durement impactés (restauration, transports, tourisme, etc.), tandis que d’autres s’en sortent mieux, voire sont gagnants (commerce en ligne, industrie du numérique, fabricants de matériel médical).

L’Etat s’est engagé à limiter les impacts négatifs du confinement en finançant par la dépense publique le chômage partiel, la suppression des charges ou les primes aux indépendants. Devant l’ampleur de ces dépenses, qui dépassent de loin les finances publiques habituelles, se posent inévitablement plusieurs questions : qui va payer ? Comment financer la relance sans accentuer les inégalités ? Faut-il, comme le proposent certains, rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ou taxer les multinationales ?

Pour répondre à ces questions, il faut d’abord s’interroger sur les principes de justice adaptés aux sacrifices décidés au nom de l’intérêt public.

Or, c’est à ce type de situations que répond le principe des avaries communes. Né pendant l’Antiquité pour gérer le danger en mer – et en vigueur depuis 2 500 ans –, il impose aux participants et aux associés d’une expédition maritime d’être économiquement solidaires vis-à-vis des marchandises que le capitaine choisit de « jeter à la mer » pour éviter le naufrage. C’est ce principe de justice original qui justifie l’acceptabilité du sacrifice demandé.

En pratique, une fois le bateau sauvé, on estime les pertes dues au jet à la mer ainsi que les richesses sauvées. On peut alors calculer un « taux d’avarie » (pertes dues au jet/richesses sauvées), qui sera appliqué à la richesse à l’arrivée de chacun des membres et déterminera sa contribution au sacrifice collectif. Les pertes sont ainsi réparties entre tous les partenaires de l’expédition au prorata de ce que chacun a pu sauver grâce au geste du capitaine. L’effort ne pèse donc pas sur ceux qui étaient les plus riches avant le jet, mais sur ceux qui ont le plus bénéficié de ce dernier.

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

 

Dans ce nouveau contexte de pandémie de Covid-19, acceptons de renoncer à savoir ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, affirment quatre dirigeants d’entreprises du think tank Entreprise et progrès dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

La pandémie nous a appris quelque chose : en dépit des sommes colossales que nos entreprises consacrent à vouloir le maîtriser, elles ne savent plus prédire le risque. Elles échouent à réconcilier la rigidité des méthodes de gestion du risque et l’agilité indispensable pour être en capacité d’absorber les chocs imprévus. La planification traditionnelle, linéaire, ne fonctionne plus. Alors, posons la question : dans un monde marqué par la fréquence, l’imprévisibilité et la force des chocs extérieurs, doit-on encore prévoir le risque ?

Dans le nouveau contexte, acceptons de renoncer à « savoir » ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, cette nouvelle qualité qui nous permettra d’adopter des comportements adaptés à un environnement changeant.

Nos entreprises doivent nécessairement installer un corpus minimum de procédures centralisées et homogènes, mais doivent tout autant imposer l’autonomie de décision nourrie de l’intelligence des situations. Cette double piste est la clé du succès, voire de la survie, de nos entreprises.

Elles devront inventer une nouvelle diversité, authentiquement opérationnelle, pour faire émerger des talents internes d’un nouveau genre, capables de poser des diagnostics et d’apporter des réponses complexes. Les femmes et les hommes de l’entreprise réclameront et devront se voir octroyer un droit renforcé à l’initiative. C’est vital. Car oui, pour se protéger du risque, l’entreprise doit encourager la prise de risque.

Il existe des spécialistes. Ce sont les militaires. Eux savent que planification stratégique et discipline stricte sont les préalables indispensables à une prise de décision rapide, autonome, pertinente

Comment faire ? Avec quels outils ? Pour remplacer la prévision traditionnelle, probabiliste, du risque, nous avons besoin de collaborations innovantes pour explorer les différents mondes dans lesquels nous risquons de nous retrouver. Il est temps de prendre nos distances avec les calculs statistiques de fréquence et de gravité pour redécouvrir la puissance du « scénario planning », et commencer à prendre conscience des options stratégiques dont on ignore absolument tout aujourd’hui. Les scénarios doivent décrire des mondes différents et pas seulement des résultats différents dans le même monde. L’impensable, et pas seulement l’inattendu.

 

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