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Coronavirus : les gènes néandertaliens responsables ?

Coronavirus : les gènes néandertaliens responsables ?

Une équipe internationale aurait  identifié, sur le chromosome numéro trois, un groupe de gènes hérités de l’homme de Neandertal  jouant à cet égard un rôle clé : L »un des variants de cette séquence d’ADN est associé, pour celles et ceux qui en sont porteurs, à un risque trois fois plus élevé de développer une forme grave nécessitant une ventilation artificielle.

 

Selon Science et Vie , il y a du Neandertal en chacun d’entre nous. Une découverte bouleversante, obtenue lors du séquençage, en 2010, de l’ADN de notre cousin perdu. Ainsi Sapiens et Neandertal eurent-ils des relations sexuelles et dans notre génome, pourtant estampillé Sapiens, des traces subsistent de cette union. Quelles traces au juste ?

Début 2014, deux équipes américaines ont apporté des réponses : dans notre génome se cachent des milliers de petits passages de moins de cent lettres d’origine néandertalienne… Et, première surprise, entre un Européen et un Asiatique, ou même entre deux Européens, les séquences héritées ne sont pas identiques. Ainsi, même si chacun de nous ne possède que 1 à 3 % d’ADN d’origine néandertalienne, en cumulant ces petits pourcentages sauvegardés chez les uns et les autres, on arrive à reconstituer près de 40 % du génome néandertalien !

Seconde découverte, les touches néandertaliennes sont disséminées un peu partout sur les gènes. La plupart concernent nos cheveux et notre peau — mais en faibles proportions. Près du quart de nos gènes pourraient être retouchés dans leur séquence ou leurs régions régulatrices. Revers de la médaille, ces apports ne sont pas toujours bénéfiques. Certains semblent influer sur des affections comme le lupus érythémateux, la cirrhose biliaire, la maladie de Crohn, les addictions au tabac, le diabète de type 2 et même une maladie sexuellement transmissible, le VPH.

Mais la plus grande surprise vient des « déserts néandertaliens » : de vastes zones dépourvues de toute ascendance néandertalienne, comme par exemple le chromosome X ou encore les zones abritant des gènes actifs dans les testicules.

Pourquoi ? Contre-productifs, les apports étrangers ont dû en être évacués par sélection naturelle. Les hybrides avaient peut-être un problème de stérilité, prouvant que Neandertal et nous, avec un dernier ancêtre commun vieux de 500 000 ans, étions presque devenus incompatibles (les deux groupes ayant évolué chacun de leur côté) avant de nous retrouver il y a plus de 200 000 ans, ou que ces régions de « désert néandertalien » sont spécifiques à notre propre humanité.

Cet héritage des gènes néandertaliens crée la variabilité des réponses individuelles au Covid-19, certains développant des formes graves, d’autres non, voire restant complètement asymptomatiques, tient, outre à l’âge du sujet, à un faisceau de facteurs, notamment génétiques.

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