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Archive mensuelle de septembre 2020

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L’impossibilité d’enseigner avec un masque

L’impossibilité d’enseigner avec un masque

 

Agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint- Cloud, Jean-Paul Brighelli enseignant à Marseille, évoque des très grandes difficultés voir l’impossibilité d’enseigner correctement avec un masque. Tribune dans le Figaro


 Agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint- Cloud, ,  essayiste et spécialiste des questions d’éducation, il  est l’auteur de La fabrique du crétin (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2005) et de Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale (éd. de l’Archipel, 2015).

 

« Peut-être vous rappelez-vous les travaux de Gregory Bateson et de l’École de Palo-Alto, qui ont renouvelé grandement la théorie de la communication. Ils ont fait émerger la notion de double bind, la double contrainte — même si la traduction française évacue le nœud qui était central dans l’expression américaine. C’est bien dommage, parce que la double contrainte est au cœur des processus tragiques: si Phèdre parle, elle meurt, et si elle ne parle pas, elle meurt. Ou, si l’on préfère un exemple moins dramatique, c’est ce qui arrive à ce légionnaire romain sommé, dans Astérix en Corse, de dire que la sœur du chef corse lui plaît (et alors on le tue) ou qu’elle ne lui plaît pas — et alors on le tue.

Nous en sommes là, avec cette histoire de masque. Si nous le portons en cours, nous sommes ridicules (et parfois inquiétants, avec les plus petits), inaudibles, inopérants. Surtout avec les élèves «décrocheurs», avec les plus démunis, qui ont besoin de la présence physique du maître, qui leur a tant manqué depuis la mi-mars. Si nous ne le portons pas, nous risquons d’attraper ou de transmettre cette étrange maladie qui tue de préférence les vieux et épargne les jeunes — au fond, le Covid, c’est le Temps.

Pour remplir l’espace d’une classe, 300m3 en moyenne, il faut forcer sur sa voix. Pour le faire avec un masque, il faut crier plus fort.

J’ai analysé par ailleurs l’impossibilité pratique d’enseigner masqué, du point de vue de la communication. La même école de Palo-Alto a particulièrement travaillé sur ce que Edward T. Hall nomme fort joliment «le langage silencieux»: le non-verbal constitue plus de 50% de la communication. Quel enseignant peut accepter que la moitié de son enseignement disparaisse dans les limbes? Sans compter que nombre de gens (et donc d’élèves) sont prioritairement des visuels: ceux qui disent «je ne peux pas le voir» sont bien plus nombreux que ceux qui affirment «je ne peux pas le sentir». Ces élèves lisent sur nos visages les données complémentaires qui donnent sens au discours. Sans elles, nous aurons la sensibilité et l’expressivité d’un GPS.

Parce qu’il en est de l’enseignement comme de la séduction. Tout participe au processus. Croyez-vous que Juliette eût aimé Roméo si l’héritier des Montaigu avait porté un masque — surtout un masque de type chirurgical…

Mais il est vrai que les médecins, qui n’ont pas été à pareille fête depuis bien longtemps, voudraient même imposer le masque jusque dans les alcôves…

Le masque «mange» une partie des sons, et obligera l’enseignant à parler encore plus fort. Je supplie le lecteur de me croire sur parole: pour remplir l’espace d’une classe, 300m3 en moyenne, il faut forcer sur sa voix. Pour le faire avec un masque, il faut crier plus fort. Pour ramener un peu d’ordre quand Kevin fait le pitre — non, rien ne convaincra Kevin, si l’enseignant le lui dit à travers son masque. Sans compter qu’en quelques minutes, le tissu se charge d’humidité. Et colle aux lèvres, au nez, aux joues. L’horreur.

C’est en lisant, littéralement, sur les visages que les règles d’accord du COD ou le théorème de Pythagore sont ou ne sont pas compris que l’on infléchit son cours, que l’on reprend la démonstration, en se répétant sous une autre forme.

On objecte volontiers qu’un chirurgien opère parfois plusieurs heures avec un masque. Mais il ne déclame pas en même temps! C’est une chose de se promener masqué — et c’est déjà une contrainte douloureuse. C’est tout autre chose de parler, à jet continu, pendant des heures, avec un masque en travers du visage.

Et encore s’agit-il là du rapport de l’enseignant à l’élève. En sens inverse, des élèves masqués ne manifestent rien, du point de vue de l’enseignant. Or, c’est sur le visage des élèves qu’on lit leur degré de compréhension ou d’effarement — pas autrement. Il est rare que celui qui ne comprend pas lève la main pour le dire — cela le distinguerait trop du groupe. C’est en lisant, littéralement, sur les visages que les règles d’accord du COD ou le théorème de Pythagore (ou celui de Poincaré-Bendixon) sont ou ne sont pas compris que l’on infléchit son cours, que l’on reprend la démonstration, en se répétant sous une autre forme, que l’on travaille tel ou tel segment de la classe — car il arrive que les élèves en difficulté se regroupent, d’instinct. Il en est de même au théâtre, où l’acteur saisit, par une série de signes imperceptibles, que les spectateurs à droite de la scène n’entrent pas dans la pièce, et qu’il faut modifier légèrement sa position pour travailler ces groupes rétifs.

Il est en pratique non seulement impossible, mais surtout contre-productif, d’enseigner masqué. J’entends bien que le nombre d’élèves par classe interdit la «distanciation» physique ; que les élèves ne doivent pas se toucher, ni échanger leurs stylos (essayez un peu de les empêcher de tripoter ce qui se trouve sur le bureau du voisin). Mais si l’on veut rattraper ces cinq mois perdus, il faut enseigner, enseigner à fond, enseigner de toutes ses forces — et pas se réfugier derrière des prétexte prophylactiques pour ne faire que la moitié du travail.

La moitié d’un enseignement, ce n’est pas de l’enseignement. Une demi-transmission, c’est pas de transmission du tout.

Parce que la moitié d’un enseignement, ce n’est pas de l’enseignement. Une demi-transmission, c’est pas de transmission du tout.

Les pédagogues professionnels conseillent donc de remplacer les expressions de visage par une gestuelle plus accentuée. Le mime Marceau reprend du service! Mais le geste, il est déjà là, il est l’un des artefacts majeurs de la communication silencieuse. Il vient à l’appui du visage — sauf qu’avec un masque, il n’y aura plus de visage. C’est l’homme invisible professeur.

La rentrée sera complexe. Certains enseignants en sont déjà à refuser les copies — sinon par informatique — afin de ne pas risquer peut-être de se contaminer avec du papier que des gosses peut-être porteurs de virus auront touché. Les réseaux sociaux vibrent de conversations sur le temps de purgatoire du papier (48 heures? 72 heures?). Faudra-t-il aussi porter des gants? Une combinaison de cosmonaute, peut-être… L’ombre du «cluster» plane déjà, par anticipation, sur les lieux scolaires. Et qu’en sera-t-il, quand au Covid se rajouteront la grippe ou les gastros saisonnières? L’enseignement français est-il condamné au «distanciel» désormais? Quitte à accroître inexorablement le nombre des «décrocheurs»…

Les professeurs (et leurs représentants syndicaux, qui depuis la mi-mai ont fait de la surenchère sécuritaire, et passaient avec un mètre-ruban vérifier que les tables étaient bien à distance réglementaire — au lieu de faire cours) qui choisiront d’enseigner masqués, quitte à être inaudibles et en fin de compte inutiles, devraient se méfier. Si le ministère se met à penser comme eux, et finit par croire que la solution du problème passe par Internet, il n’aura plus besoin de 850 000 enseignants: quelques centaines triés par leur capacité à créer des tutoriels sur YouTube, feront tout aussi bien le boulot. »

Macron: candidat des Républicains pour Estrosi

Macron: candidat des Républicains pour Estrosi

 

La proposition de Christian Estrosi risque de faire du bruit au sein des Républicains. En effet, le maire de Nice propose tout simplement que son parti ne présente pas de candidats et se rallie à Macron. Finalement une position assez proche de celle des socialistes (eux aussi pour une candidature unique mais à gauche) mais avec le risque de disparaître à terme de la scène politique. Cette proposition  d’Estrosi risque de déstabiliser encore un peu plus les républicains déjà fort gênés du fait que Macron ne cesse de piocher dans son programme et dans ses effectifs. L’interview d’Estrosi  dans le Figaro

- Quel jugement portez-vous sur cette rentrée politique?

Christian ESTROSI. - Cette rentrée illustre l’impasse et les divisions dans lesquelles se trouvent les partis traditionnels. Les Républicains, le Parti socialiste et La République en marche, qui prétendait être un parti moderne, méritent tous la même sévérité de jugement. Ils sont prisonniers de débats internes sans rapport avec les attentes de la population et des territoires. Tout en réaffirmant, avec force, que je suis un homme de droite républicaine mobilisé contre les extrémismes, je préfère que mon pays soit gouverné demain sur une orientation de centre droit républicain et non de gauche.

À droite, nous avons connu des candidats qui s’imposaient naturellement comme Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, voire Édouard Balladur mais, aujourd’hui, il n’y en a pas. Ce temps est fini. Il existe beaucoup de talents chez nous mais, soyons honnêtes, aucun d’entre nous ne s’impose pour concourir à la présidentielle.

 

Une mini réforme des retraites ?

Une mini réforme des retraites ?

Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé du dossier des retraites  ne sert plus à grand-chose depuis que les négociations sont mises sous le coude du fait de la crise sanitaire. Pourtant interrogés récemment par les journalistes, Macron a réaffirmé son intention de rouvrir le dossier mais sous d’autres formes et de manière différente. En clair Macon veut surtout que l’affaire de la réforme des retraites soit cochée en prévision des élections de 2022 même si le champ de la réforme est nettement réduit à pas grand-chose. Le contexte ne se prête pas en effet à remettre à la Une politique et sociale un dossier aussi contesté.

Pour ne pas perdre la face le secrétaire d’État fait acte de présence sur ce dossier englué

La réforme des retraites, suspendue en mars à cause de la crise épidémique, «se fera avant la fin du quinquennat», a assuré lundi le secrétaire d’État chargé du dossier, Laurent Pietraszewski. «On a un engagement avec les Français, de transformation de notre système de retraites pour en faire quelque chose de plus juste, de plus solidaire», a observé sur RTL le secrétaire d’État.

Les «enjeux d’aujourd’hui» concernent plutôt la reprise de l’activité malgré la circulation du coronavirus, a souligné Laurent Pietraszewski, par ailleurs en charge de la santé au travail. Cependant, «je suis là pour faire cette transformation du système de retraites, donc oui, elle se fera avant la fin du quinquennat», a-t-il ajouté, en réponse à une question sur le calendrier de ce projet.

Cette réforme, qui avait provoqué avant l’épidémie deux mois de fronde syndicale et politique, a été «suspendue» mi-mars après son adoption en première lecture à l’Assemblée nationale, par l’usage de l’article 49-3 de la Constitution. Le président Macron a cependant estimé, le 14 juillet, que la France ne pourrait pas faire «l’économie d’une réforme» de son système de retraites, tout en reconnaissant que le projet du gouvernement ne pourrait pas être maintenu tel que conçu avant la crise sanitaire.

Le premier ministre Jean Castex a ensuite annoncé, le 17 juillet, qu’il décalait cette réforme sociale clé. Il a promis une «nouvelle méthode», en distinguant le «caractère structurel» du projet «qui vise à plus de justice» et son «volet financier». Et même si la dimension financière est écartée le caractère structurel risque d’être assez limitée. Ou alors il faudrait mettre en cause tous les régimes spéciaux avec des risques sociaux et politiques sérieux pour Macon en prévision de l’élection présidentielle.

Inflation Allemagne : négative

Inflation Allemagne : négative

 

Il y a deux manières de procéder pour faire évoluer positivement le pouvoir d’achat des ménages soit en consentant des augmentations mais qui peuvent alimenter l’inflation soit au contraire comme en Allemagne récemment favoriser une faible inflation voir une inflation négative. Les prix à la consommation en Allemagne ont ainsi baissé en août pour la première fois depuis plus de quatre ans en raison d’une baisse de la TVA dans le cadre du plan de relance lancé par le gouvernement d’Angela Merkel, montre lundi la première estimation officielle calculée aux normes européennes.

L’indice IPCH allemand a reculé de 0,2% par rapport à juillet et de 0,1% sur un an alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient stable sur un mois comme en rythme annuel.

Il s’agit des premiers chiffres négatifs enregistrés depuis mai 2016.

“Le taux d’inflation est influencé, entre autres choses, par la baisse de TVA entrée en vigueur le 1er juillet 2020”, précise dans un communiqué Destatis, l’institut allemand de la statistique.

Le taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) allemande a été ramené de 19% à 16% le 1er juillet, une mesure de relance dont le coût en terme de baisse des recettes fiscales est estimé à 20 milliards d’euros.

L’inflation allemande, comme celle de la zone euro dans son ensemble, reste très inférieure à l’objectif d’une hausse des prix légèrement inférieure à 2% par an que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE), ce qui était déjà le cas avant la récession provoquée par la pandémie de coronavirus.

Lagardère – Bolloré : la guerre continue

Lagardère – Bolloré : la guerre continue

 

 

Le feuilleton guerrier continue entre Lagardère et Bolloré. On se souvient que Lagardère avait été sauvé par Bolloré d’abord pour empêcher le fonds spéculatif Amber de prendre le pouvoir. Depuis, on a assisté un changement d’alliance. Bolloré s’est allié avec ce fonds spéculatif pour tenter de prendre la direction de Lagardère. Du coup, Lagardère s’est autorisé une petite manœuvre juridique pour conserver son pouvoir. Bolloré et Amber ont alors demandé une assemblée générale extraordinaire.- Le conseil de surveillance de Lagardère a rejeté la demande de convocation d’une assemblée générale exceptionnelle émanant d’Amber Capital et de Vivendi, annonce lundi le groupe dans un communiqué.

“Le conseil de surveillance a étudié la demande conjointe d’Amber Capital et Vivendi de convocation d’une assemblée générale exceptionnelle. Il a considéré que les conditions juridiques ne sont pas réunies pour déroger au calendrier social connu de tous les actionnaires”, explique-t-il.

“Il a rappelé qu’il est garant de l’intérêt social du groupe, de son indépendance et de son intégrité. À ce titre, il doit le préserver dans un contexte particulier, où l’un des actionnaires ayant fait la demande est en concurrence directe avec Lagardère Publishing”.

“Cependant, en accord avec la gérance, le conseil de surveillance a décidé d’ouvrir un dialogue actionnarial constructif et apaisé”, ajoute Lagardère.

Amber Capital a demandé qu’une assemblée générale des actionnaires se tienne “dans les meilleurs délais” afin de procéder à une recomposition partielle du conseil de surveillance.

Le fonds d’investissement s’est associé à Vivendi dans le cadre d’un pacte d’actionnaires pour obtenir quatre sièges au conseil de surveillance. Le feuilleton est encore loin d’être terminé car Bernard Arnault, PDG du géant français du luxe LVMH, a affiché récemment son soutien à Arnaud Lagardère en confirmant sa prise de participation dans sa holding personnelle, Lagardère Capital & Management. Mais Bolloré n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle en matière de stratégie capitalistique et l’histoire est loin d’être terminée.

Marchés financiers : poursuite du yo-yo

Marchés financiers : poursuite du yo-yo

 

Les marchés financiers traduisent finement les incertitudes relatives à l’économie en se caractérisant par des mouvements de yo-yo.  Pas vraiment étonnant car le vent d’optimisme est souvent contrarié le lendemain par un courant pessimiste. La vérité c’est qu’on ne connaît pas encore réellement l’ampleur de la baisse d’activité 2020 et surtout son incidence sur 2021. La question est de savoir quand on retrouvera le niveau de 2019 soit début 2022 soit plus tard en 2025 par exemple. Or personne ne peut le prévoir sérieusement car déjà tendanciellement la croissance était déjà à la baisse fin 2019 pour des raisons structurelles.

Le mois d’août se solde par une hausse de 3,42% pour le CAC 40 et de 2,86% pour le Stoxx 600, qui ramène ainsi à 11,86% sa baisse depuis le début de l’année. Il a notamment été marqué par un rebond de près de 15% du secteur européen du transport et du tourisme, illustration des espoirs de retour progressif à la normale de la vie économique après le choc du confinement quasi général.

Sur le marché des devises, le dollar reste orienté à la baisse face aux autres grandes devises (-0,27%) en l’euro en profite pour remonter au-dessus de 1,1950 dollar après avoir touché 1,1965, son plus haut niveau depuis mai 2018.

L’”indice dollar”, qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence, s’achemine vers un recul de 1,3% en août, son quatrième mois consécutif de baisse, un mouvement alimenté notamment par l’anticipation d’une prolongation de la stratégie ultra-accommodante de la Réserve fédérale, renforcée par les annonces de cette dernière jeudi dernier.

Sur les marchés obligataires européens, la tendance reste à la remontée des rendements: celui du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, finit la journée à -0,394%, en hausse d’un peu plus d’un point de base par rapport à vendredi et de près de 14 points sur l’ensemble du mois d’août.

De l’autre côté de l’Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans retombe sous 0,71%, en recul de près de deux points.

Le Brent gagne 0,28% à 45,94 dollars le baril après avoir atteint son plus haut niveau depuis mars à 46,53 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,4% à 43,14 dollars. En l’état de l’équilibre offre demande, sauf événement géostratégique, le cours du baril ne devrait pas dépasser 50 $ pendant assez longtemps.

Croissance Allemagne : révision en baisse en 2021

Croissance Allemagne : révision en baisse en 2021

 

 

L’Allemagne- comme d’autres pays- ne cesse de bricoler ses prévisions économiques pour l’année en cours et 2021. Des modifications souvent de l’épaisseur du trait pour justifier soit un certain optimisme soit au contraire des mesures d’austérité ( comme au Royaume-Uni).

Ces modifications paraissent globalement très fragiles car elles dépendent surtout de l’environnement international surtout pour l’Allemagne grand pays exportateur. Le gouvernement d’Angela Merkel s’attend donc à ce que les conséquences de la pandémie de coronavirus sur l’économie allemande soient un peu moins sévères que prévu cette année ( -6 % au lieu de -6,3 % en 2020 pour la croissance) mais s’apprête à revoir à la baisse sa prévision de reprise pour 2021, a-t-on appris lundi auprès de deux sources.

Le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, présentera mardi les prévisions de croissance révisées du produit intérieur brut (PIB) allemand, qui a subi au premier semestre sa plus forte contraction en temps de paix.

En avril dernier, au plus fort de l’épidémie de Covid-19, Berlin a dit s’attendre à un rebond de 5,2% du PIB en 2021 après un plongeon de 6,3% en 2020.

“La reprise l’an prochain sera quelque peu moins forte que prévu initialement”, a déclaré un responsable informé de cette nouvelle évaluation.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès du ministère de l’Economie.

Une source proche de la coalition au pouvoir a déclaré vendredi à Reuters que le gouvernement devrait ramener sa prévision de contraction du PIB pour 2020 à moins de 6%. La France de son  côté par exemple s’est félicitée d’une baisse de l’activité réduite à 10 % au lieu de 11 % pour 2020  , un recours à la méthode Coué pour encourager le redressement !

Mercenaires internationaux : les États-Unis ne veulent pas de la résolution de l’ONU

Mercenaires internationaux : les États-Unis ne veulent pas de la résolution de l’ONU

 

Le projet de  résolution de l’ONU vise  les mercenaires qui agisse pour des motifs financiers ou idéologiques notamment dans les rangs des organisations islamistes. Mais les Etats-Unis ont opposé lundi leur veto à ce projet de résolution de l’Onu sur les étrangers combattant dans les rangs de mouvements tels que l’Etat islamique .

Les 14 autres membres du conseil ont voté en faveur de ce texte consacré à la lutte antiterroriste rédigé par l’Indonésie.

Le projet est “pire que pas de résolution du tout”, a déclaré l’ambassadrice américaine aux Nations Unies. “Il ne fait même pas référence à la première étape cruciale – le rapatriement vers les pays d’origine ou de nationalité. Les Etats-Unis ne participeront pas à une farce aussi cynique et délibérément inconsciente”, a poursuivi Kelly Craft.

L’administration américaine souhaite que les extrémistes faits prisonniers à l’étranger soient renvoyés dans leur pays pour y être poursuivis, alors que la France et la Grande-Bretagne préfèrent qu’ils soient jugés “au plus près de l’endroit où (leurs) crimes ont été commis”.

Plusieurs milliers d’étrangers sont détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS), mouvement à dominante kurde soutenu par les Etats-Unis, qui a été à la pointe du combat contre Daech dans le nord-est de la Syrie. Des dizaines de milliers de femmes et d’enfants de djihadistes de nationalités syrienne ou étrangères sont également entre leurs mains.

Le projet de résolution invite les Etats à faciliter “le retour des enfants dans leur pays d’origine, selon les modalités appropriées et au cas par cas”.

 

Suez dit non à Veolia

Suez dit non à Veolia,

 

 

Suez emploie 30 000 personnes en France et 90 000 au total dans le monde et ne voit pas vraiment de raison d’être rachetée par son concurrent Veolia. Veolia qui veut profiter de la situation fragile d’Engie pour lui racheter sa participation dans Suez avant de lancer une OPA.

Le problème c’est que l’absorption de Suez serait sans doute susceptible de créer des synergies mais en même temps de bouleverser les structures des deux entreprises avec aussi à la clé des suppressions d’emplois pour cause de doublons. C’est en tout cas le point de vue de Suez qui a rejeté lundi le projet d’offre d’achat présenté la veille par Veolia en opposant sa volonté d’indépendance à l’intention affichée par son principal concurrent de créer un “champion français” de l’eau et des déchets.

 

Veolia a proposé dimanche de racheter l’essentiel de la participation d’Engie dans Suez, numéro deux mondial de la gestion de l’eau et des déchets, pour environ 2,9 milliards d’euros, en évoquant la possibilité d’une offre sur le reste du capital. Une opération autour de 10 milliards

Le conseil d’administration de Suez, réuni dans la journée, juge que l’offre “non sollicitée” de Veolia est “porteuse de grandes incertitudes” et il a “réitéré à l’unanimité sa totale confiance dans le projet stratégique fortement créateur de valeur de Suez en tant que société indépendante”, explique le groupe dans un communiqué.

Il ajoute que “la stratégie proposée engendrerait des disynergies et des pertes d’opportunité en France et à l’international” et estime que “la complexité du processus retenu conduirait à deux années de perturbations opérationnelles au moment où, dans le contexte post-Covid, les équipes sont focalisées sur la mise en œuvre de leur plan stratégique”.

Suez estime que l’offre de Veolia “génère des préoccupations sur l’avenir des activités de traitement et de distribution de l’eau en France et sur l’emploi au regard du montant des synergies espérées”.

Dans un communiqué diffusé dimanche, Engie a déclaré qu’il allait étudier cette proposition “dans les prochaines semaines”.

Les marchés financiers, eux, ont applaudi lundi le projet de Veolia: l’action Suez a bondi de 18,5% sur la journée en Bourse de Paris tandis que Veolia gagnait 5,73% et Engie 4,67%.

Le PDG de Veolia, Antoine Frérot, s’est déclaré convaincu de la réussite de son offre lors d’une téléconférence, tout en soulignant la nécessité de jouer un rôle actif dans la concentration du secteur.

“La concentration va continuer, elle est au début encore, mais nous aurons un jour certainement un acteur global d’origine chinoise”, a-t-il dit. Pas sûr cependant que pour la France cela représente un véritable intérêt. En effet, la plupart des clients sont des collectivités qui en cas  regroupement de Suez et de Veolia subiraient la loi du monopole avec sans doute des conséquences non négligeables sur le coût des prestations. Les autorités de la concurrence vont certainement prendre en compte sérieusement cette dimension avant d’autoriser le regroupement éventuel. Notons que Veolia est  impliquée dans plusieurs scandales de corruption en France mais aussi à l’étranger.

« Menace terroriste élevée » (Darmanin)

« Menace terroriste élevée » (Darmanin)

 

 

A la-veille du procès des attentats de janvier 2015 à Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris , le ministre de l’intérieur rappelle que la menace terroriste est élevée en France avec notamment plus de 8000 personnes radicalisées dangereuses . Le ministre de l’intérieur a sans doute raison mais cela lui donne aussi l’occasion d’affaiblir  le projecteur sur le champ global de préoccupation sécuritaire. En effet, ce qui semble préoccuper aujourd’hui les Français, c’est aussi l’insécurité générale avec la montée des crimes et délits, des incivilités quotidiennes sur fond de  remise en cause générale de l’autorité notamment de l’État.

De ce point de vue,  la politique de Darmanin  est très contestée car se bornant trop à des déclarations médiatiques sans lendemain. Il lui est reproché  de singer Sarkozy avec une efficacité encore moins grande.

Ceci étant, la France engagée sur nombre de théâtres internationaux constitue évidemment une cible privilégiée pour le terrorisme.

Lors d’un discours prononcé au siège de la DGSI (Direction général de la Sécurité intérieure), le ministre de l’Intérieur a souligné que trente-deux attentats avaient été déjoués en France depuis 2017.

Dans la matinée, Jean-François Ricard, qui dirige le Parquet national antiterroriste (Pnat), avait précisé sur franceinfo que les services de renseignement avaient mis en échec au moins une demi-douzaine de projets d’attentats depuis janvier.

“Je voudrais insister sur le fait que (la menace terroriste) demeure à un niveau extrêmement élevé sur le territoire national. Nous devons donc maintenir notre plus grande vigilance”, a insisté Gérald Darmanin.

Il a rappelé que depuis 2017, dix attaques sur le territoire national – dont trois cette année, le 3 janvier à Villejuif, le 4 avril à Romans-sur-Isère et le 27 avril à Colombes – avaient abouti à la mort d’une vingtaine de personnes.

“L’ouverture du procès (des attentats de janvier 2015) est l’occasion pour nous de rappeler que la lutte contre le terrorisme islamiste est une grande priorité du gouvernement. Elle exige une mobilisation totale”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

“La composante extérieure de la menace doit continuer à faire l’objet de toute notre attention. La perpétuation de cette menace est notamment due à la forte résilience de l’Etat islamique qui avait anticipé sa défaite (militaire) en adaptant sa structure”, a poursuivi Gérald Darmanin.

“Mais c’est la menace endogène, dans nos murs, qui est devenue la plus prégnante et la plus forte, celle qui mobilise le plus l’attention des services de renseignement.”

Cette menace représente un “défi croissant” pour les services de renseignement qui “assurent le suivi de 8.132 individus inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste”.

Gérald Darmanin a également précisé que 505 individus condamnés pour terrorisme islamiste étaient actuellement recensés dans les prisons françaises, “auxquels s’ajoutent malheureusement 700 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation”.

De son côté, Jean-François Ricard a fait le point sur le sort des Français ayant combattu aux côtés des djihadistes et de leur entourage.

“Nous savons (…) qu’il y a environ 250 Français, hommes et femmes adultes, qui se trouvent en détention” dans la zone irako-syrienne, ainsi qu’environ 300 enfants, a-t-il dit, en ajoutant que 170 adultes, autant de femmes que d’hommes, étaient revenus en France dans le cadre des accords de coopération policière avec la Turquie.

“Chaque fois qu’une de ces personnes revient en France, elle est jugée”, a insisté le magistrat.

Concernant ceux qui ont déjà été jugés et emprisonnés, 45 seront libérés cette année et 63 l’an prochain, a précisé Gérald Darmanin. Le suivi de ces anciens détenus doit être une des priorités voire la priorité numéro un des services de l’Etat, a-t-il souligné.

Macron, tuteur du Liban ?

Macron, tuteur du Liban ?

Avec deux voyages en très peu de temps Macron se positionne en tuteur du Liban.  La situation évolue dans le sens que propose le président de la république avec la possible nomination d’un Premier ministre au profil neutre et la mise en place d’un gouvernement d’experts. L’objectif pour Macron et de s’assurer d’une part que l’aide internationale ira bien à la population et que des réformes structurelles pourront redresser le pays.

Je vous en ai fait la promesse : je reviens à Beyrouth pour faire le point sur l’aide d’urgence et bâtir avec vous les conditions de la reconstruction et de la stabilité”, dit le président dans un tweet en français et en arabe.

Alors que la formation des gouvernements nécessite généralement plusieurs mois de tractations entre les différentes formations politiques et composantes religieuses du Liban, Mustapha Adib a annoncé lundi vouloir former rapidement un gouvernement d’experts et a promis d’engager des réformes immédiatement pour jeter les bases d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

“La fenêtre d’opportunité pour notre pays est étroite et la mission que j’ai acceptée est fondée sur le fait que toutes les forces politiques en ont conscience”, a-t-il déclaré après avoir été officiellement chargé par Michel Aoun de former un nouveau gouvernement. Ce volontarisme devrait être favorablement accueilli par le président français.

Premier chef d’Etat étranger à se rendre dans la capitale sinistrée, deux jours après l’explosion, il avait alors plaidé pour des réformes destinées à renforcer la lutte contre la corruption et à réduire les dépenses publiques.

Selon des responsables libanais de haut rang, la médiation d’Emmanuel Macron a été cruciale dans les 48 heures ayant précédé l’émergence d’un consensus autour du nom de Mustapha Adib, alors que les discussions sur la nomination du Premier ministre étaient dans l’impasse la semaine dernière.

Le précédent gouvernement, dirigé par Hassan Diab, a démissionné le 10 août, six jours après l’explosion.

Emmanuel Macron a été reçu dans la soirée par la chanteuse Fairouz, considérée comme un trésor national et une incarnation de la paix à même de transcender les rivalités politiques et religieuses. Devant son domicile, des manifestants brandissant des slogans tels que “Pas de gouvernement par ou avec des assassins !” ou “Ne Soyez pas du mauvais côté de l’histoire” attendaient le président devant le domicile de l’artiste âgée de 85 ans. “Adib non !”, ont scandé certains.

Le poste de chef du gouvernement est censé revenir à un sunnite selon le système de partage du pouvoir en vigueur au Liban et le nom de Mustapha Adib, ambassadeur du Liban à Berlin depuis 2013, a notamment reçu dimanche le soutien officiel du Courant du futur, la principale formation sunnite dirigée par Saad Hariri, qu’Emmanuel Macron devait rencontrer dans la soirée.

Au total, Mustapha Adib, docteur en droit et en sciences politiques qui fut le conseiller de l’ancien Premier ministre Najib Mikati, a reçu le soutien de 90 des 120 députés siégeant actuellement au Parlement libanais.

La France, qui a administré le Liban pendant l’entre-deux-guerres, est à la pointe des efforts visant à sortir le pays de la crise. Paris a organisé une conférence des donateurs il y a deux ans. Plus de 11 milliards de dollars avaient été alors promis par les bailleurs de fonds, à condition que le pays, qui a entamé des discussions avec le FMI en mai dernier, engage des réformes qui n’ont

Le coronavirus : conséquences néfastes sur le progrès médical

Le coronavirus : conséquences néfastes sur le progrès médical

 

 

L’attention  majeure concentrée sur le Coronavirus se fait au détriment du traitement d’autres maladies affirme l’organisation mondiale de la santé. En cause, le fait que certaines pathologies lourdes sont décalées dans leur traitement voir ignorées D’après une enquête mondiale de l’OMS,  parmi les services les plus touchés figurent les vaccinations de routine (70%), le planning familial (68%) et le diagnostic et le traitement du cancer (55%), tandis que les services d’urgence ont été perturbés dans près d’un quart des pays ayant répondu.

La région de Méditerranée orientale, qui s’étend jusqu’à l’Afghanistan, la Syrie et le Yémen, a été la plus touchée, suivie par l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, selon le rapport. Le continent américain ne fait pas partie de l’enquête.

Depuis que les cas de COVID-19 ont été identifiés pour la première fois en décembre, le SARS-CoV-2 a entraîné la mort de près de 850.000 personnes dans le monde, selon le dernier décompte de Reuters.

Les chercheurs estiment que les décès non liés au coronavirus ont également augmenté à certains endroits, en partie à cause des perturbations des services de santé, bien que celles-ci soient plus difficiles à calculer.

Il est “raisonnable de prévoir qu’une perturbation même modeste des services de santé essentiels pourrait entraîner une augmentation de la morbidité et de la mortalité due à des causes autres que le COVID-19 à court, moyen et long terme”, dit le rapport.

L’impact pourrait perdurer bien après la pandémie, met en garde l’OMS, car en essayant de rattraper le retard dans les services, les pays peuvent se retrouver dépassés par le manque de ressources.

Coronavirus France : 3.000 nouveaux cas en 24 heures

Coronavirus France : 3.000 nouveaux cas en 24 heures

Baisse du nombre ce lundi avec 3.000 cas en France, alors que ce nombre était très nettement supérieur depuis le milieu de la semaine dernière, mais le bilan est souvent moins élevé le lundi, le nombre de tests étant moins élevé le dimanche.

L’agence Santé publique France en signale précisément 3.082, soit 2.331 de moins que la veille. Le chiffre le plus élevé depuis la levée du confinement avait été atteint vendredi, avec 7.379 nouveaux cas.

La moyenne des sept derniers jours, qui permet d’aplanir les écarts quotidiens, atteint toutefois un nouveau record lundi, pour la quatrième journée consécutive, avec 5.167 nouveaux cas, alors qu’elle était de 272 le 27 mai, deux semaines après la fin du confinement.

Le nombre de patients hospitalisés s’élève quant à lui à 4.582, soit 47 de plus que dimanche, tandis que celui des personnes en réanimation passe de 402 à 409.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au Covid-19 est en hausse pour le deuxième jour consécutif après avoir été en baisse pendant près de deux semaines.

Vingt-neuf décès supplémentaires ont par ailleurs été recensés, ce qui porte le bilan à 30.635 morts depuis le début de l’épidémie.

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