Terrorisme Paris: le Pakistan aussi responsable

Terrorisme Paris: le Pakistan aussi responsable

 

Les manifestations de protestation des extrémistes pakistanais contre les caricatures de Charlie hebdo semblent avoir inspiré l’un des auteurs du récent attentat à Paris. Des manifestations de radicaux pakistanais qui ont recueilli le soutien implicite des autorités politiques locales par ailleurs en grande difficulté sur le plan économique. Un processus habituel d’instrumentalisation du fanatisme et du nationalisme pour cacher les difficultés internes. Ce que pratique aussi nombre d’autres Etats.

Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé avec près de 220 millions d’habitants, où même des allégations non prouvées d’offense à l’islam peuvent entraîner assassinats et lynchages. La représentation des prophètes est strictement interdite par l’islam sunnite. Ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans, dont le Pakistan.

« Les caricatures publiées ont heurté les sentiments de millions de musulmans », a observé le ministère des affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, qui espère « la traduction devant un tribunal » des « responsables de cet acte méprisable ». L’acquittement en octobre 2018 de la chrétienne Asia Bibi, qui avait passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort pour blasphème, ce qu’elle a toujours nié, avait provoqué des marches violentes de protestation dans tout le Pakistan.

 

La croissance de l’économie pakistanaise a nettement ralenti à 3,3 % sur l’exercice budgétaire 2018/19, à un niveau insuffisant afin de face aux impératifs d’une croissance démographique vigoureuse (2,7 % par an, le taux le plus élevé de la région). Doté d’un PIB par habitant de 5 544 USD en parité de pouvoir d’achat, le Pakistan se situe dans la catégorie des pays à revenus moyens inférieurs selon la typologie de la Banque Mondiale. Alors que le pays se trouvait en quasi-cessation de paiement en 2013, l’économie est parvenue à se redresser grâce au programme de prêt qui a été conduit par le FMI jusqu’en 2016. Depuis la fin de l’année 2017, la détérioration accélérée des équilibres externes et budgétaire fait toutefois peser un risque sérieux sur les réserves de change de la Banque centrale et accroit la dépendance du pays à l’égard des prêteurs.

Le Pakistan fait actuellement face à une situation économique plus que délicate qui se caractérise par d’importants déficits public (6,4 % en 2017/18 et 6,8% en 2018/19) et de la balance courante (6,3 % du PIB en 2017/18 et 4,6 % en 2018/19). La forte croissance enregistrée aux cours des cinq dernières années s’est ainsi accompagnée d’une hausse considérable de la dette publique (75 % du PIB), d’une baisse des réserves de change (représentant 1,5 mois d’importations) et d’un arrêt des réformes structurelles (fiscalité, environnement des affaires, gestion des entreprises publiques, compétitivité et hypertrophie du secteur informel). La croissance devrait se replier à 2,4 % en 2019/20 selon le FMI et être accompagnée d’une accélération de l’inflation (autour de 13 % après 7,3% en 2018/19 et 3,9% en 2017/18).

La France a officiellement protesté auprès du gouvernement pakistanais suite au manifestations des extrémistes soutenus officieusement par le gouvernement pakistanais

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