Alstom: regroupement avec bombardier contre la vente de son usine de trains régionaux

Alstom: regroupement avec bombardier contre la  vente de son usine de trains régionaux 

 

 

On se souvient que la commission s’était opposée au rapprochement entre l’allemand Siemens et le français Alstom dans le secteur de la construction ferroviaire. L’argument reposait  sur des risques de monopole. Une argumentation complètement tordue, il y a longtemps que le principal concurrent dans le ferroviaire est un chinois. Cette fois la commission semble plus disposée à accepter un regroupement entre Alstom et bombardier le Canadien. Mais là aussi il faut donner des gages contre le risque de monopole. Face à cette politique ridicule de régulation, Alstom va donc être obligé de se séparer de plusieurs activités notamment d’une usine de trains régionaux Pour obtenir l’accord de Bruxelles sur la fusion avec Bombardier, Alstom serait prêt à lâcher notamment d’une usine de trains régionaux. Présentée à la mi-février, l’opération prévoit qu’Alstom débourse jusqu’à 6,2 milliards d’euros pour acquérir les activités rails de Bombardier afin de s’armer face à la concurrence chinoise dans un secteur dopé par la demande pour les transports “verts”.

La fusion est autorisée sous condition qu’Alstom et Bombardier Transport mettent en œuvre les quatre mesures qu’ils avaient proposées (lire nos éditions du 10 juillet), afin de répondre aux préoccupations de Bruxelles. Ils se sont notamment engagés à vendre le site alsacien de Reichshoffen (780 salariés), spécialisé dans les trains Regiolis pour la SNCF, une partie d’une usine à côté de Berlin qui travaille sur le train régional Talent 3 de Bombardier, ainsi que la participation du québécois dans le programme de TGV italien V300 Zephiro. « Je salue la décision de la Commission européenne (…). Je rends hommage aux équipes impliquées sur ce projet qui se sont mobilisées pour obtenir une décision positive dans un temps record et un contexte difficile », a réagi Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom. L’opération, qui coûtera quelque 6 milliards à Alstom, est désormais sur de bons rails, cinq mois après avoir été annoncée. Et, cela en dépit du retard pris pour cause d’épidémie de Covid-19. La fusion doit être bouclée au premier semestre 2021.

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