Une loi sur le séparatisme ?

Une loi sur le séparatisme ?

 

Cette loi va sans doute être l’occasion de confusion et d’un grand flou artistique en raison notamment de son nom et de son objectif. En outre,  ce n’est pas forcément la priorité du moment. Concrètement le plus urgent est sans doute de s’attaquer à la sécurité montante partout et en particulier dans les quartiers marginaux désertés par la puissance publique. De ce point de vue après les fusillades de Nice et les voyages des responsables du gouvernement comprenant notamment le premier ministre et le ministre de l’intérieur, la montagne a accouché d’une souris. En effet pour résumer afin de lutter contre les citadelles de la drogue dans les quartiers et les crimes de sang,  on va infliger une amende au consommateur. Pas vraiment une mesure à la hauteur de l’enjeu.

L’insécurité est sans doute la caractéristique la plus visible et la plus concrète du séparatisme. D’un côté des populations et des quartiers qui se soumettent aux lois de la république et de l’autre des quartiers heureusement minoritaires qui appliquent leur propre loi, leur propre économie leurs propres règles de régulation de la sécurité. C’est ce séparatisme là qui devrait être prioritaire. L’autre séparatisme se recoupe d’ailleurs avec le précédent , il est de nature plus politique et plus religieux. Mais on comprendra que l’objectif  » qui visera tout “projet organisé en marge de la République et contre la République, en vue de lui porter atteinte”, comme la déclaré dimanche la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa paraît particulièrement va vague. Et quand la sous ministre essaye de s’expliquer, c’est encore plus flou :

“J’ai entendu diverses interprétations disant: alors si on est un groupe d’amis de la même origine qui aimons être ensemble, est-ce qu’on en fait partie? Non. La seule question qui vaille est: est-ce qu’il y a un projet pour s’organiser contre la République”, a dit la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, au micro de franceinfo.

“Je ne veux pas qu’on soit une addition de simili-communautés qui ne se parlent pas au mieux et qui se détestent au pire. (…) Pour cela, nous devons mettre en oeuvre des politiques d’intégration pour les primo-arrivants et être également dans la répression.” Le seul exemple un peu précis donné par la ministre est celui de l’excision.

Depuis 2017, a ajouté Marlène Schiappa, le gouvernement a fait fermer près de 300 “lieux problématiques, du débit de boissons jusqu’à l’école hors contrat qui prêchait le séparatisme”. “Nous allons continuer et amplifier cela”, a promis la ministre déléguée, tout en préconisant de renforcer le partenariat entre maires et préfets. Le problème c’est que chaque fois qu’un lieu est fermé deux ou trois autres s’ouvrent.

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