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« Le développement du moustique-tigre en milieu urbain »

« Le développement du moustique-tigre en milieu urbain »

Le moustique-tigre, responsable de la transmission de la dengue ou du chikungunya, s’est parfaitement adapté aux villes des pays tempérés, explique la microbiologiste Claire Valiente Moro, dans ce nouvel épisode de l’« Abécédaire de la ville ».

Tribune. Considérées depuis longtemps comme un problème grave de santé publique dans les régions tropicales, les maladies infectieuses transmises par les moustiques sont devenues plus récemment un enjeu de société dans les pays au climat tempéré. En témoigne, par exemple, l’augmentation de cas de contamination par la fièvre du Nil survenue ces dernières années en Europe du Sud.

L’espèce Aedes albopictus, connue communément sous le nom de moustique-tigre, inquiète plus particulièrement les autorités sanitaires. Ces dernières années, cet insecte reconnaissable à la présence d’une ligne blanche centrale sur le thorax, a en effet été impliqué dans plusieurs épidémies de dengue et de chikungunya à travers le monde, et des cas de contamination sans voyage préalable dans des zones connues pour être infestées ont, par ailleurs, été recensés dans des endroits du globe jusque-là épargnés.

L’expansion territoriale spectaculaire du moustique-tigre suscite, à ce titre, des préoccupations grandissantes. Originaire des forêts d’Asie du Sud-Est, il a colonisé en une vingtaine d’années l’ensemble des continents, à l’exception de l’Antarctique. Il est aujourd’hui reconnu par les scientifiques comme l’une des espèces les plus invasives au monde.

Sur les routes de la mondialisation commerciale

Le commerce maritime de pneus et de bambous en provenance d’Asie et des Etats-Unis a joué un rôle déterminant dans l’introduction du moustique-tigre sur de nouveaux continents, tandis que les transports routiers participent à sa dispersion interrégionale. Deux caractéristiques seraient dans cette perspective plus particulièrement responsables de son succès invasif et de son potentiel adaptatif.

D’une part, la grande plasticité écologique du moustique-tigre : les larves de cette espèce colonisent aussi bien des gîtes d’origine naturelle (trous de roche, creux d’arbre, etc.) qu’artificielle (vases, pots, intérieur de pneus, etc.). D’autre part, les œufs de certaines populations du moustique-tigre peuvent arrêter leur développement (dormance) pendant l’hiver et éclore au printemps suivant. Ils survivent également plusieurs mois sans eau, favorisant ainsi leur transport sur de très longues distances.

Un moustique à l’aise en milieu urbain

D’origine tropicale, le moustique-tigre a progressivement adapté son mode de vie aux habitats urbains des milieux tempérés. Les travaux d’observation menés en France métropolitaine par les Ententes interdépartementales pour la démoustication (EID) ont ainsi montré que ses espaces de reproduction privilégiés étaient particulièrement nombreux dans les jardins pavillonnaires (vases, soucoupes de pot de fleurs, bâches, arrosoirs, seaux, jouets, parasols, etc.), mais aussi les parcs et les cimetières. Les milliers de bouches d’évacuation des eaux sur la voirie sont également favorables à son épanouissement, notamment lorsqu’ils sont remplis de branches et de feuilles.

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