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Coronavirus : une seconde vague « très probable »

Coronavirus : une seconde vague « très probable »

 « Aujourd’hui, nous ne sommes pas capables de dire avec certitude si la circulation du virus va s’intensifier à nouveau cet été, cet automne ou cet hiver », précise le Dr Sibylle Bernard-Stoecklin, épidémiologiste à Santé Publique France dans les Echos. . « Mais nous nous préparons à une seconde vague, qui est tout à fait probable », poursuit-elle. CQFD fait le point sur les raisons qui laissent craindre ce scénario.

 

« L’immunité collective est de 5 à 10 % en France alors qu’il faudrait qu’elle soit de 50 % à 70 % pour bloquer la circulation du virus », explique en effet Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du Conseil scientifique.

Les bons indicateurs épidémiologiques en France et chez nos voisins pourraient nous le faire oublier, mais la pandémie de Covid-19 s’aggrave sur le reste de la planète. L’Organisation mondiale de la Santé a averti lundi que la pandémie était « loin d’être finie » et « s’accélérait » même, au moment où deux seuils symboliques étaient franchis : 500.000 décès et 10 millions de cas à travers le monde.

« Le virus circule abondamment, notamment dans l’hémisphère sud », qui est entré dans la période hivernale, commente Arnaud Fontanet. Après un long « plateau », la pandémie de Covid-19 s’étend particulièrement en Amérique latine, qui déplore, avec les Caraïbes, 114.000 morts. L’Organisation panaméricaine de la Santé a averti que ce nombre pourrait presque quadrupler d’ici octobre en l’absence de mesures sanitaires renforcées.

La situation est aussi très préoccupante aux Etats-Unis , où le bilan est reparti à la hausse, dépassant de nouveau le millier de décès journaliers. En Europe aussi, la réapparition de quelques foyers inquiète, à Lisbonne notamment.

Or, « tant que le virus circule ailleurs dans le monde, le risque d’une reprise en France dans les mois qui viennent subsiste », rappelle Sibylle Bernard-Stoecklin. Et ce, même si l’Union européenne a décidé de ne rouvrir ses frontières qu’aux pays dans une situation épidémiologique semblable ou meilleure que la sienne.

Mais il serait bien imprudent de considérer que le risque d’une seconde vague ne réapparaîtra qu’à l’automne prochain, ajoute aussitôt Sibylle Bernard-Stoecklin. « Rien ne dit que le virus ne peut pas se remettre à circuler de manière importante dès cet été. C’est pour cela que le dépistage et l’isolement des cas confirmés, la recherche systématique des personnes contacts à risque autour de chaque cas confirmé, leur isolement et le respect des mesures barrières restent primordiaux. » Arnaud Fontanet estime également qu’« on ne peut pas écarter une reprise plus précoce, pendant l’été, à l’occasion d’un cluster de grande taille, ou d’un relâchement général des gestes barrières ».

Les territoires ciblés se trouvent « à proximité de clusters identifiés où […] il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir », expliquait le ministre dans un entretien au « Monde ». Olivier Véran appelait également à « éviter les grands rassemblements et les comportements à risque » quelques jours après la Fête de la musique, marquée par des scènes de liesse collective sans gestes barrière ni masque. « Le pic de mars-avril est derrière nous mais nous n’en avons pas terminé avec le virus », a-t-il résumé.

 

 

« Smart territoires durables ». Généralisation de la couverture FttH ; déploiement d’un socle d’infrastructure pour le développement de « smart territoires durables » (capteurs, internet des objets, caméras, data centers de proximité, wifi territorial) ; sécurisation de l’emploi et développement de la formation vers les nouveaux métiers des infrastructures numériques ; accompagnement de la transformation numérique des entreprises… « Le montant total des mesures demandées au gouvernement avoisine les 11,2 milliards d’euros pour une prise en charge par l’Etat de 7 milliards », chiffre InfraNum.

Cette somme ne dépare pas dans la masse des chèques signés par les pouvoirs publics ces dernières semaines. Elle aiderait la France à combler son retard dans certains domaines : selon le baromètre européen Desi, les entreprises de l’hexagone occupent la 14e place au sein de l’UE au niveau de l’utilisation du numérique. Elles sont 17es sur l’utilisation du cloud et sur la vente en ligne, 21es sur les réseaux sociaux…

Moins d’un quart des entreprises accèdent aujourd’hui à la fibre, selon une étude Covage/Ifop. « La numérisation des entreprises a un impact fort sur la compétitivité et la capacité à générer de la croissance, rappelle la fédération du secteur. Il convient donc de favoriser l’adoption de la fibre optique pour les entreprises, développer les infrastructures et les usages du cloud computing et accompagner leur transformation digitale. » InfraNum suggère notamment la mise en place d’un crédit d’impôt pour les TPE/PME, lié au raccordement à une connexion fibre optique professionnelle.

Le confinement a souligné l’importance d’une France bien connectée. Entre télétravail et jeux vidéo, streaming et école à domicile, la consommation de services numériques a grimpé de 30 % pendant cette période

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