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Un grand ministère du Tourisme ou une grande politique du tourisme ?

Un grand ministère du Tourisme ou une grande politique du tourisme ?

 Les professionnels du tourisme ont bien raison de s’inquiéter de la situation particulièrement dramatique suite à la crise sanitaire dont les effets sont loin d’être terminés. D’abord parce que la crise n’est pas complètement maîtrisée ensuite parce que la mobilité sera forcément contrainte. Ils exigent donc une autre politique du tourisme. Ce que certains se traduisent en ministère du tourisme. Différence de taille car il ne faut pas confondre une grande politique économique avec l’existence d’un grand ministère. Un grand ministère ce sont d’abord des structures, des superstructures, des circulaires, des décrets des lois et pas forcément une orientation économique pour articuler de façon systémique tout ce qui concourt au développement économique et pas uniquement pendant quelques mois comme le plus souvent actuellement de ce point de vue une réflexion est sûrement à entreprendre.

«J’appelle à la création d’un grand ministère du Tourisme interministériel, a demandé ce matin le chef étoilé Gilles Goujon au micro de RMC. Le tourisme, qui représente 8 à 10 % du PIB français, «doit être mis en avant», selon lui. «Nous avons clairement eu un manque d’interlocuteurs privilégiés pendant ces semaines difficiles», a conclu Gilles Goujon.

Le problème c’est que l’interlocuteur privilégié n’est pas forcément un ministère spécialisé mais plutôt une organisation interministérielle qui prenne en compte tout les facteurs explicatifs du  développement harmonieux et cohérent dune  politique de tourisme. pour être efficace cette coordination interministérielle doit être sous la responsabilité du Premier ministre et de Bercy qui tranchent  en dernier ressort concernant les grandes orientations notamment financières. Il est vrai que l’activité représente une part non négligeable du produit intérieur brut (autour de 10 %). Pour autant s’il devait y avoir un ministre , ce  serait sans doute un second couteau car ce n’est pas considéré malheureusement comme un secteur régalien essentiel. Or la politique touristique française activité économique important -et en développement – être sous la responsabilité d’un véritable décideur capable d’articuler les différentes dimensions qui concourent à la mise en valeur du patrimoine et des services publics et privés il accompagnent

L’un des «interlocuteurs privilégiés» du chef Gilles Goujon pendant cette crise a été Pascale Fontenel-Personne, députée apparentée LREM qui s’était vue confier en 2019 une mission sur le tourisme social par Edouard Philippe. Elle aussi appelle à la création dudit ministère. «Le secteur du tourisme le mérite, c’est la volonté de toute la profession», dit-elle.

« Il y a vingt ans, on avait décidé de confier cette mission au secrétaire d’État chargé des Affaires étrangères, poursuit la députée. C’était intéressant parce qu’à cette époque on cherchait à cibler principalement les étrangers pour les faire venir en France. Mais aujourd’hui le secteur manque d’interlocuteurs. Parfois on doit s’adresser à Bercy, parfois au secrétariat d’État aux transports, parfois à la Culture… C’est très compliqué de s’y retrouver.»

 

Et Simon Thirot, le délégué général du syndicat Unat tourisme, de poursuivre : « Ce mardi en comité de filière tourisme, tous les syndicats du secteur ont appelé à la création d’un tel ministère, en reconnaissant le très bon travail fait par Jean-Baptiste Lemoyne.» Il appelle de ses vœux la création d’un ministère du Tourisme et des Vacances, «pour ne pas oublier de parler des vacances des Français». Et pourquoi pas avec Jean-Baptiste Lemoyne aux manettes : «Ça pourrait être lui ! Il a prouvé ces dernières semaines qu’il en avait le talent.»

«Pieuvre géante»

La proposition ne récolte toutefois pas tous les suffrages. Ainsi Alain Fontaine, le président de l’Association française des maîtres restaurateurs, estime que la création d’un ministère dédié «n’est pas la bonne solution». «Le tourisme est multiple et varié, dit-il. C’est à la fois l’attractivité du pays, donc lié aux Affaires étrangères. Mais aussi un commerce, donc lié au ministère de l’Économie et des Finances. Et parfois un patrimoine culturel. On ne peut pas tout mettre ensemble et créer une pieuvre géante qui partirait dans tous les sens. Chaque interlocuteur a son domaine d’expertise, et lorsqu’on sait à quelle porte frapper, cela fonctionne bien ainsi.»

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