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Croissance américaine, comme la France, avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine: comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

 

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

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