Renault : fermetures de sites

Renault : fermetures de sites

Les petits sites de Caudan, mais aussi de Choisy-le-Roi (recyclage mécanique) et de Dieppe (assemblage de l’Alpine) pourraient être fermés, tandis que l’usine de Flins (montage de la Zoé électrique et de la Nissan Micra) pourrait perdre la production de véhicules au profit d’autres activités.

Cette optimisation industrielle passerait également par le transfert de l’activité d’assemblage de véhicules de l’usine Renault de Maubeuge (Nord) vers le site de Douai, distant de 70 kilomètres. Maubeuge renouerait ainsi avec ses origines, ne conservant que l’emboutissage et la tôlerie.

 

Macro va se  réserver la présentation du plan de soutien à l’automobile mais il laissera notamment le ministre de l’économie le soin d’assumer la confirmation de fermetures de sites et de réduction des moyens humains.-  Certes le gouvernement a mis en garde Renault de limiter les licenciements en échange des milliards dont il va bénéficier de la part de l’État. Reste qu’il devra procéder à des économies de l’ordre  de 2 milliards. L’État ne s’opposerait pas à la fermeture de certains sites et à la réduction assez drastique des effectifs sur d’autres.

Un drame pour certaines localités dans l’économie repose en grande partie sur Renault mais aussi et surtout peut-être sur ses sous-traitants. En effet si l’industrie automobile française occupe encore de leur de 200 000 personnes, (dont environ un quart pour Renault) ce sont environ 400 000 sous-traitants qui participent au processus de production.

Pour certaines localités, le choc pourrait être aussi dur que celui qui a été subi par la fermeture par exemple des activités de sidérurgie, de chimie ou de pharmacie. Renault pourrait annoncer jeudi soir des suppressions d’emplois et des fermetures de sites dans le cadre de son plan d’économies de deux milliards d’euros, ont dit à Reuters deux représentants syndicaux.

Le groupe au losange doit détailler en fin de semaine un plan d’économie drastique sur trois ans pour redresser sa situation financière – il a accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans – que l’épidémie de coronavirus est venue encore aggraver cette année.

“Il y a un CCSE qui va avoir lieu jeudi soir à 18h30 pour une heure, c’est là que la direction générale officialisera ce qu’elle appelle la réduction des coûts de deux milliards, dans laquelle on peut s’attendre à de nouvelles diminutions d’effectifs, voire à des fermetures de site”, a déclaré Fabien Gâche, représentant de la CGT chez Renault, dans une vidéo postée lundi sur internet.

Il s’exprimait depuis la Fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan), l’un des sites du Selon plusieurs médias français, les petits sites de Caudan, mais aussi de Choisy-le-Roi (recyclage mécanique) et de Dieppe (assemblage de l’Alpine) pourraient être fermés, tandis que l’usine de Flins (montage de la Zoé électrique et de la Nissan Micra) pourrait perdre la production de véhicules au profit d’autres activités.

Selon plusieurs médias français, les petits sites de Caudan, mais aussi de Choisy-le-Roi (recyclage mécanique) et de Dieppe (assemblage de l’Alpine) pourraient être fermés, tandis que l’usine de Flins (montage de la Zoé électrique et de la Nissan Micra) pourrait perdre la production de véhicules au profit d’autres activités.

Selon une source proche du groupe, les fermetures se feraient sans licenciement sec. Dans le cas de l’usine de Caudan, ajoute la source, l’arrivée d’un repreneur n’est pas exclue.

Le Premier ministre Edouard Philippe a assuré la semaine dernière devant les sénateurs que le gouvernement français serait intransigeant sur la préservation des sites de Renault en France, d’autant que l’Etat s’apprête à dévoiler mardi un plan de soutien à la filière et à accorder un prêt garanti de cinq milliards d’euros au constructeur.

Mais le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a précisé lundi matin qu’il n’irait pas jusqu’à demander au groupe de ne fermer aucun site, afin de le laisser adapter son outil de production car sa survie est, selon lui, en jeu.

L’Etat français est le principal actionnaire de Renault avec 15% du capital.

Selon trois sources proches du groupe, cette optimisation industrielle passerait également par le transfert de l’activité d’assemblage de véhicules de l’usine Renault de Maubeuge (Nord) vers le site de Douai, distant de 70 kilomètres. Maubeuge renouerait ainsi avec ses origines, ne conservant que l’emboutissage et la tôlerie.

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