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Coronavirus : «les inégalités explosent avec la pandémie» (Vincent Lindon )

Coronavirus : «les inégalités explosent avec la pandémie» (Vincent Lindon )

Dans une lettre lue, le comédien revient de façon critique sur les trois années de présidence Macron et la gestion de la crise sanitaire. Il propose des solutions pour rétablir une certaine équité entre privilégiés et démunis.

«Traversé par le flot incessant des commentaires, désorienté par l’addition d’analyses souvent contradictoires, j’ai tenté de réfléchir à la question la plus banale : mais comment avons-nous pu en arriver là ?», s’interroge Vincent Lindon pour introduire son propos. «Spécialiste en rien, intéressé par tout, il m’a paru pourtant utile de contribuer en faisant entendre une voix simplement citoyenne», souligne-t-il, en admettant que sa légitimité à analyser n’est pas supérieure à celle d’un autre.

Spécialiste en rien, intéressé par tout, il m’a paru pourtant utile de contribuer en faisant entendre une voix simplement citoyenne.

«Comment ce pays si riche, la France, sixième économie du monde, a-t-il pu désosser ses hôpitaux jusqu’à devoir, pour éviter l’engorgement des services de réanimation, se résigner à se voir acculé à cette seule solution, utile certes, mais moyenâgeuse, le confinement ?», questionne-t-il. Une fois ces bases posées, Vincent Lindon commence par résumer les trois premières années du quinquennat d’Emmanuel Macron, en soulevant les controverses et affaires majeures traversées depuis l’élection. Sous couvert d’un constat fixe : «des offrandes pour ceux qui n’ont besoin de rien, des sacrifices pour ceux qui ont besoin de tout». Il met d’ailleurs en avant «le goût du nouveau président pour la pompe et les rites de la monarchie», démontré selon lui dès le début du mandat présidentiel.

D’abord, l’affaire Benalla, qui avait ébranlé l’Élysée à l’été 2018. Puis la crise des gilets jaunes, la réforme des retraites et, enfin, la gestion du virus. Et les contradictions qui vont avec. «Alors que l’épidémie progresse, se faisant pandémie, le pouvoir s’affole, s’agite comme un poulet sans tête. Sur quoi s’interroge l’exécutif aux premiers jours de mars ? Mais sur le maintien des municipales, bien sûr ! La veille du premier tour, le premier ministre joue les contorsionnistes, invitant les Français à rester chez eux, mais, en même temps, à aller voter», s’indigne Vincent Lindon.

Alors que l’épidémie progresse, se faisant pandémie, le pouvoir s’affole, s’agite comme un poulet sans tête.

De la «petite grippette» à l’état d’urgence sanitaire en passant par la «schizophrénie» du discours sur les millions de masques en stock. D’abord «inutiles», puis soudainement indispensables mais «volatilisés». Le comédien s’attarde ensuite sur le cas des établissements scolaires et des garderies à l’issue du confinement. «Acte 1 : réouverture des crèches et des écoles primaires. Curieux puisqu’elles avaient été les premières à être fermées, avant même le début du confinement, au motif qu’elles étaient un lieu hautement favorable à la propagation du virus». Ni plus ni moins qu’un stratagème pour permettre aux parents de retourner travailler et sauver ainsi l’économie du pays.

Vincent Lindon place les inéquations au centre de son discours. «Déjà insupportables, les inégalités ont explosé avec la pandémie. Confinés dans des logements exigus ou contraints d’affronter les périls, les plus fragiles vivent des jours terriblement difficiles. Et leurs lendemains ne chantent pas. Après la crise sanitaire, ils seront sûrement les premières victimes de l’inévitable catastrophe économique et sociale».

Après les remontrances, l’heure est aux solutions. «L’État ne pouvant pas tout, il me paraît impératif d’innover. Comment ? En demandant aux plus grosses fortunes une solidarité envers les plus démunis. Cette idée, juste et légitime, pourrait prendre la forme d’une contribution exceptionnelle, baptisée “Jean Valjean”, conçue comme une forme d’assistance à personnes en danger, financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros, sans acrobaties, à travers une taxe progressive de 1 % à 5 %, avec une franchise pour les premiers 10 millions d’euros», propose Vincent Lindon.

«Rendre passible de longues années de prison ferme tout acte de corruption avérée d’un élu»«définir des couloirs judiciaires dédiés, pour éviter qu’on ne juge que des cadavres» et «augmenter fortement la rémunération des hommes et des femmes qui choisiront de servir la collectivité avec compétence, zèle et intégrité», telles sont les réformes «essentielles» imaginées par le comédien pour rétablir une certaine équité entre la population.

«Même si elles ne résolvent pas l’ensemble des problèmes auxquels notre époque est confrontée, elles m’apparaissent nécessaires pour rétablir l’indispensable confiance du peuple en ses représentants, enfin comptables de leurs promesses comme de leur action, et responsables de leurs erreurs», conclut-il.

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