Archive mensuelle de avril 2020

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Coronavirus Chine : 4000 ou 400 000 morts ?

Coronavirus Chine : 4000 ou 400 000 morts ?

 

Il est évident que la Chine est doublement coupable d’une part pour avoir tardivement informé sur l’existence du virus d’autre part avoir omis des statistiques complètement ridicules quant au nombre de victimes. la Chine a en effet attendu un mois et demi avant d’admettre le virus poursuivant même les médecins découvreurs de la maladie (l’un d’eux est même mort ), hélas scandaleusement minimisé le nombre de décès. En Europe par exemple à ce jour on compte environ 100 000 décès pour une population de 400 millions habitants, hors la Chine compte environ 1 500 000 000 d’habitants. Le nombre de décès est sans doute plus proche de 400 000 que du ridicule chiffre de 4000.

« Les comparaisons faites avec les courbes des cas confirmés et des décès en Chine avec d’autres pays très touchés par le Covid-19 notamment en Europe suggèrent une aberration statistique », note pour sa part Mathieu Duchâtel, directeur du programme Asie à l’Institut Montaigne. Dans un entretien au « Financial Times », Emmanuel Macron a lui même exprimé des doutes. Le président a ainsi estimé que des zones d’ombre persistaient sur la gestion chinoise, affirmant qu’il y avait « manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas ».

Coronavirus :  » repenser notre relation au monde vivant »

Coronavirus :  » repenser notre relation au monde vivant »

Du fait des bouleversements des écosystèmes l’homme est obligatoirement exposé à de nouveaux germes », explique Jean-François Guéga sur  France Info.  Jean-François Guéga  est directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae)

 

L’origine du nouveau coronavirus semble être animale. Est-ce que l’action de l’homme, est-ce que notre relation au monde vivant, à la Nature, est en cause dans cette pandémie ?

La plupart des agents infectieux ou parasitaires circulant chez l’humain sont aujourd’hui d’origine animale. Depuis 50 ans, on voit une augmentation de la proportion des organismes infectieux et parasitaires humains. C’est environ aujourd’hui 75%. Et donc au fur et à mesure que nous allons exploiter les grands biomes naturels [communautés animales et végétales, classées en fonction de la végétation dominante et caractérisées par les adaptations des organismes à leur environnement spécifique] nous allons être exposés en tant que civilisation. Les premières personnes qui vont contracter ces infections, ce sont les gens qui vont exploiter les forêts, les forestiers, et aussi les chasseurs de viande de brousse. Et les éleveurs, qui vont être au contact de ce qu’on appelle les cas primaires. Le monde regorge d’agents microbiens. Et au travers de notre exploitation des écosystèmes naturels, je pense au sujet de la déforestation dans les grands biomes forestiers intertropicaux, l’homme est obligatoirement exposé à de nouveaux germes. Pas obligatoirement pathogènes (…) mais qui vont pouvoir passer sur les individus humains, et pouvoir se développer et provoquer des épidémies ou des pandémies telle que celle-ci.

Cette épidémie doit-elle nous obliger à repenser notre relation au monde vivant ?

Absolument. C’est un coup de semonce qui nous est donné.

Il y a des agents pathogènes beaucoup plus sévères, beaucoup plus violents, qui ont un taux de létalité supérieur à celui qui passe actuellement et qui produit la pandémie à Covid-19. Jean-François Guégan, directeur de recherche à l’Inrae à franceinfo

 

Nous devons, au sortir de cette pandémie, vraiment réfléchir à nos relations aux environnements naturels, penser à la protection, à l’organisation de grands sanctuaires, de diversité biologique, notamment dans les grands biomes intertropicaux.

Il faut aussi éviter l’exposition aux agents pathogènes ?

Oui je pense à la chasse de brousse. La chasse de brousse est toujours associée aux populations les plus pauvres du monde. Vous ne pouvez pas l’interdire mais il faut réguler cette chasse illégale de viande de brousse. Et dans le même temps fournir les moyens de subsistance et de bien-être à ces populations les plus malheureuses du monde.

Coronavirus France : recul des victimes

Coronavirus France : recul des victimes

 

 

369 nouveaux décès dus au COVID-19, pour un total de 22.614 depuis le 1er mars, a annoncé samedi la Direction générale de la santé.

Ce bilan quotidien est le plus faible depuis le début de la semaine, au cours de laquelle il avait jusqu’à présent constamment dépassé les 500 morts, à l’exception de vendredi (389 morts).

Le nombre de décès se répartit entre 14.050 décès enregistrés dans les hôpitaux et 8.564 décès recensés dans les établissements sociaux et médico-sociaux, dont les Ehpad, a précisé la DGS dans un communiqué.

Le nombre de personnes hospitalisées en France pour une infection COVID-19 a baissé en une journée de 436, et s’élève au total à 28.222, dont 4.755 patients en réanimation.

Cent vingt-quatre nouveaux patients atteints de COVID-19 ont été placés en réanimation au cours des dernières 24 heures mais le solde entre les entrées et les sorties reste négatif (-145), a encore précisé la DGS.

Quatre régions (Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Hauts-de-France) concentrent près de trois quarts des patients.

Dans son communiqué, la DGS observe également une hausse du nombre de patients en réanimation hors COVID-19, qui pourrait résulter de l’interruption du suivi et du traitement des patients atteints de maladies chroniques ou de pathologies aiguës graves.

Au total, le nombre total de patients en réanimation en France s’élève à 7.525, toutes causes confondues, ce qui est supérieur de 50% aux capacités initiales de réanimation en France, qui était d’environ 5.000 lits avant le début de l’épidémie.

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Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

« Traçage StopCovid : attention aux apprentis sorciers « 

« Traçage StopCovid : attention aux  apprentis sorciers  »

Antonio Casilli ,Sociologue, Paul-Olivier Dehaye, Mathématicien, Jean-Baptiste Soufron, Avocat critiquent fortement l’ outil de surveillance enregistrant toutes nos interactions humaines ( dans une tribune au « Monde ».)

Le mardi 28 avril, les parlementaires français seront amenés à voter sur StopCovid, l’application mobile de traçage des individus imposée par l’exécutif. Nous souhaitons que, par leur vote, ils convainquent l’exécutif de renoncer à cette idée tant qu’il est encore temps. Non pas de l’améliorer, mais d’y renoncer tout court. En fait, même si toutes les garanties légales et techniques étaient mises en place (anonymisation des données, open source, technologies Bluetooth, consentement des utilisateurs, protocole décentralisé, etc.), StopCovid serait exposée au plus grand des dangers : celui de se transformer sous peu en « StopCovid Analytica », une nouvelle version du scandale Cambridge Analytica [siphonnage des données privées de dizaines de millions de comptes Facebook].

L’affaire Cambridge Analytica, révélée au grand jour en 2018, avait comme point de départ les travaux de chercheurs de l’université anglaise. Une application appelée « Thisisyourdigitallife », présentée comme un simple quiz psychologique, avait d’abord été proposée à des utilisateurs de la plate-forme de microtravail Amazon Mechanical Turk. Ensuite, ces derniers avaient été amenés à donner accès au profil Facebook de tous leurs contacts. C’était, en quelque sorte, du traçage numérique des contacts avant la lettre.
 

 

 

« Coronavirus : pourtant, on avait tout prévu!» (Jean-François Daguzan)

« Coronavirus : pourtant, on avait tout prévu!» (Jean-François Daguzan) 

 

Arnaud Danjean remettant la Revue stratégique de 2017 à la ministre des Armées, Florence Parly.

 

Jean-François Daguzan, vice-président de l’Institut Choiseul,  l’ancien directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) ironise dans l’Opinion sur les stratégies de prévisions qu’on peut résumer par : trop peu ,trop tard!

 

 

« Une vidéo virale de Bill Gates nous révèle sa « prophétie » sur la venue prochaine d’une pandémie à large spectre. Des observateurs rappellent que les rapports ouverts de la CIA sous le timbre du National Intelligence Council (NIC), avaient, dès 2008, mis en garde sur la même menace.

Face à cette lucidité étrangère, il nous faudrait en déduire, qu’une fois de plus, la France n’a rien vu. Or, le curieux, plongeant le nez dans les vieux grimoires, constatera – et peut-être est-ce là le drame – qu’il n’en est rien. Ce ne sont pas les capacités d’anticipation de la France qui sont en cause. Non seulement tout avait été prévu, mais tout avait été minutieusement organisé pour répondre à une pandémie.

Cinq fois dans son histoire récente, notre pays s’est livré à un exercice collectif sur l’analyse des dangers pesant sur notre pays avec les Livres blancs sur la Défense et la Sécurité nationale, rebaptisés Revue stratégique à partir de 2017.

Dès 1994, la notion de « risques naturels et technologiques majeurs » s’impose à l’action de l’Etat, tandis qu’à partir de 2008, les Livres blancs prennent en compte « propagation d’agents microbiens » en invoquant la résilience : « C’est en effet un devoir pour l’Etat de se préparer à répondre aux situations dans lesquelles pourraient être mis en cause la vie de la population ou le fonctionnement régulier de la vie économique, sociale ou institutionnelle du pays. Cela suppose une organisation des pouvoirs publics conçue dès le temps de paix pour prendre en compte les hypothèses du temps de crise. La résilience suppose aussi d’organiser la coopération entre l’Etat et les collectivités territoriales, pour la complémentarité des moyens, et entre l’Etat et les entreprises privées dans les secteurs stratégiques (énergie, communication, santé, alimentation). »

« L’accroissement de la mobilité de la population favorise l’extension des aires de diffusion de certaines maladies, ainsi que la propagation rapide et à grande échelle de virus à l’origine d’épidémies diverses »

En 2013 : « Le risque existe notamment d’une nouvelle pandémie hautement pathogène et à forte létalité résultant, par exemple, de l’émergence d’un nouveau virus » « La probabilité des risques d’origine naturelle, sanitaire (pandémie massive) est plus difficile à évaluer, mais leur impact peut être majeur. C’est pour l’Etat une obligation que d’y faire face. » « Notre aptitude à faire face aux crises majeures sera d’autant plus grande qu’il aura été possible de les anticiper, et, ainsi, de préparer la réponse à y apporter. »

La Revue stratégique de 2017, ajoutait : « L’accroissement de la mobilité de la population favorise l’extension des aires de diffusion de certaines maladies, ainsi que la propagation rapide et à grande échelle de virus à l’origine d’épidémies diverses. » « Le risque d’émergence d’un nouveau virus franchissant la barrière des espèces ou échappant à un laboratoire de confinement est réel. »

On constate ainsi que, dès 2008, la perspective d’un risque sanitaire majeur de type pandémique avait parfaitement été identifiée et des éléments de réponse proposés. Plus encore, entre 2002 et 2008, la France avait mis en place un efficace dispositif pour répondre au risque de terrorisme biologique de masse, tels que l’avaient fait redouter les attaques à l’anthrax aux Etats-Unis et l’apparition de l’épidémie de Sras. La force du système avait été de traiter dans un même ensemble terrorisme et pandémie. Un rapport d’information du Sénat décrit, dès 2003, cette problématique.

Le terrorisme biologique et chimique a fait l’objet de plans détaillés (Biotox, Piratox) ; la lutte contre les pandémies aussi : « le Plan national de prévention et de lutte pandémie grippale » produit par le SGDN en 2009. Ce document décrit avec une précision clinique tout ce que l’Etat, les infrastructures, les entreprises et la population en France et à l’étranger, doivent faire pour affronter efficacement une pandémie de grande ampleur.

Parmi les mesures majeures, le plan prévoyait « la constitution de stocks nationaux de produits de santé et de matériels de protection ». En 2011, le directeur général de la santé, Didier Houssin, écrit que, à partir de 2006, « dans le cadre de la préparation à une pandémie grippale, l’Etat a acquis et stocké 1 milliard de masques chirurgicaux et près de 700 millions de masques FFP2 ».

« Dix ans d’impéritie ont suffi à détruire un système éprouvé pour faire face à un risque largement anticipé. C’est aux morts que nous devrons rendre des comptes et à ceux que la crise aura ruinés »

 Alors, comment en est-on arrivé à se trouver si largement démunis dix plus tard ? On peut avancer quelques réponses qui transcendent toutes les particularités politiques et même les continents.

Premier constat : le politique déteste le temps long. Rien ne résiste longtemps à la pression du court terme. Autre terrible règle de la sociologie du pouvoir : « l’effet soufflé ». Face aux crises, l’Etat met en place des mesures et des moyens performants qui tiendront le temps que la crise retombe. Celle-ci passée, les priorités sont ailleurs. Le troisième est la recherche du « zéro stock ». Pour limiter les coûts, les ciseaux de Bercy vont couper ce qui n’est pas d’utilité immédiate. Cette logique se retrouve dans les domaines les plus divers, comme munitions ou la poudre pour les armées. On ajoutera la dilution de la responsabilité, la peur du ridicule, l’arrogance, la sous-estimation volontaire de la menace, les mensonges au chef et enfin, le pire, la peur de décider. Le tout menant impitoyablement au « trop peu, trop tard. »

Dix ans d’impéritie ont suffi à détruire un système éprouvé pour faire face à un risque largement anticipé. C’est aux morts que nous devrons rendre des comptes et à ceux que la crise aura ruinés. L’histoire jugera alors si l’Etat a failli à son impérieuse obligation de s’être préparé à faire face. »

Jean-François Daguzan, est vice-président de l’Institut Choiseul. Il est l’ancien directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Coronavirus : trois mois après toujours pas de masque et de tests

Coronavirus : trois mois après toujours pas de masques et de tests

 

 

Il y a exactement trois mois que les premiers symptômes du Corona virus sont apparus en France. Et depuis trois mois on est toujours à la recherche des masques des tests et autre matériel médical. En fait, il est fort probable que le virus ait commencé à circuler en France début janvier. En Chine c’est à la mi-novembre que le Coron virus a fait son apparition. Dans la plupart des pays, on a commencé par nier l’existence même de la maladie, pour ensuite la minimiser enfin pour la reconnaître avec de un à trois mois de retard. Le pire c’est que quatre mois après l’apparition de la pandémie en France, les autorités avec l’appui complaisant de chapeaux à plumes de la médecine persistent en affirmant que le masque n’est pas d’une utilité prioritaire. Pour preuve Macron se baladait encore avec son entourage dans un supermarché en Bretagne cette semaine sans masque.

C’était le 24 janvier dernier, la ministre de la Santé de l’époque Agnès Buzyn confirme que la France, à son tour, présente des cas de coronavirus. Ce jour-là, les autorités évoquent trois patients hospitalisés au CHU de Bordeaux et à l’hôpital parisien Bichat qui étaient rentrés de Chine après avoir séjourné à Wuhan, la grande ville chinoise où cette nouvelle infection est apparue en décembre. L’un de ces malades âgé de 80 ans, arrivé en France le 23 janvier, va décédé le 14 février. Il s’agit du premier décès lié au coronavirus sur le sol français.

Le 24 janvier, puis le 8 février à Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, puis le 25 février à Crépy-en-Valois ou à Creil dans l’Oise…. les cas se multiplient. A l’époque, on parle de « cluster », c’est-à-dire un regroupement de cas de covid-19 dans un territoire limité. Dans les jours qui ont suivi, il n’est plus possible pour les autorités d’établir les chaînes de contaminations, la France passe au stade 2: les cas se multiplient pour atteindre au moins 160.000 cas confirmés dans l’hexagone. Une chronologie qui pourrait ne pas être si évidente.

. La Chine, premier foyer de l’épidémie, a elle annoncé son premier mort le 11 janvier. Pourtant, le premier cas de Covid-19 sur le territoire est signalé à Wuhan dès le 17 novembre, selon le South China Morning Post. L’Organisation mondiale de la santé indiquait en janvier que les premiers cas lui ont été signalés le 31 décembre par la Chine. 

Plus rien ne sera comme avant après le Coronavirus

Plus rien ne sera comme avant après le Coronavirus

Laurent Silvestri, dirigeant de l’opérateur et spécialiste du cloud Destiny-OpenIP, et président du Club des dirigeants réseaux et télécoms (CDRT)  prévoit de profonds changements dans l’organisation technologies des entreprises après le Coronavirus ( chronique de la Tribune)

La vie de l’entreprise est faite d’adaptations successives et constantes, à son environnement, aux évolutions technologiques et réglementaires et enfin à la société et ses soubresauts. Comme un organisme vivant, elle doit constamment ajuster son mode de fonctionnement, car elle évolue dans un environnement dont elle se nourrit et qu’elle nourrit en retour. En temps normal, ces ajustements se font dans la durée, par l’exécution d’une suite de modifications, parfois importantes et d’autres fois par petites touches. Mais certaines mutations, au lieu d’être des suites de changements linéaires, s’apparentent à des sauts quantiques.

 

Les exemples abondent dans l’histoire de l’humanité : l’apparition de l’agriculture au néolithique (évolution technologique), d’hommes providentiels comme Périclès dans la Grèce antique (évolution réglementaire), et, plus proche de nous, la révolte de mai 68 (évolution sociétale). À chaque fois, l’entreprise s’ajuste, adapte ses standards puis reprend son cours, enrichie d’une technologie ou d’une expérience nouvelle. La loi de l’équilibre est universelle, elle s’applique avec la même précision, de la particule subatomique jusqu’aux galaxies et aux univers.

Étant un chef d’entreprise et un entrepreneur du 21ème siècle, j’ai vécu dans un tourbillon constant de réunions, de voyages, de rencontres, de réflexions stratégiques et de prises de décision. Mon esprit, constamment en mouvement, était tendu en permanence vers le futur et l’anticipation. Le présent n’était pour moi qu’un passage, une commodité qui me permettait de façonner l’avenir. Mais lorsque le confinement a remplacé le trop-plein par des périodes d’inaction, le présent s’est imposé à moi, silencieux et immobile.

La vacuité a remplacé la saturation, la fixité a fait place au mouvement. Et comme beaucoup d’entre nous, choqué par la perte d’un quotidien qui saturait ma conscience et mon agenda, je n’ai pas eu d’autre choix que de faire un retour sur moi-même, pour examiner la situation et voir si elle ne m’apprenait pas quelque chose sur le futur. Lorsque le vent tombe, le marin consciencieux reprise ses voiles et inspecte les cordages, les drisses et les haubans en prévision des prochaines tempêtes.

C’est dans la quiétude du confinement que j’ai pu mesurer toute l’étendue de notre fragilité. Nombre d’entreprises ont été prises de court par la brutalité et la soudaineté du confinement. Elles ont dû trouver les moyens de s’adapter rapidement. Certaines, qui avaient déjà mis en place des mécanismes de mobilité, entamé ou achevé leur transformation numérique, ont eu moins de mal à convertir leurs travailleurs en télétravailleurs. Les autres, celles qui étaient restées sur des modes de fonctionnement et des processus anciens, n’ont pas eu d’autre choix que de faire feu de tout bois, en utilisant les moyens du bord : les réseaux publics, des applications gratuites et les appareils personnels de leurs employés, en guise de systèmes d’information de fortune.

Il fallait assurer la continuité de leur activité, en acceptant tous les risques sécuritaires qui en découlaient. Pour le chef d’entreprise que je suis, la leçon est là. À présent que la glaçante bise pandémique fige l’économie et immobilise les collaborateurs à la maison, les avantages de la connectivité et d’une infrastructure robuste, sécurisée, apte à assurer des communications efficaces, nous sautent aux yeux. C’est lorsque l’urgence survient que l’on apprécie les décisions qui ont été prises pour la prévoir. La fourmi a toujours raison.

Et ce n’est pas le patron intéressé, d’une entreprise de communications dans le cloud, qui vous parle. J’ai passé assez de temps à prêcher auprès de chefs d’entreprises désintéressés, pour savoir qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. À travers cette chronique, c’est le citoyen-entrepreneur qui a pris son bâton de pèlerin pour exhorter ses semblables à ne pas refaire les mêmes erreurs. C’est le terrien, soucieux du bien-être de ses pairs et de la planète, qui risque l’outrecuidante audace de prêcher de nouvelles pratiques, plus respectueuses des hommes et des trois règnes, minéral, végétal et animal, avec lesquels nous partageons cette boule de glaise qu’est la Terre. C’est le moment d’agir de manière décisive pour éviter un tel dénuement à l’avenir. Les crises ont cette vertu de décupler la volonté, et par là même, le tranchant des décisions.

Télétravail, une tendance qui va s’accentuer

Bien avant la crise du Covid-19, les tendances de la nouvelle société technologique, mobile et distribuée, ont commencé à émerger. Le nombre d’indépendants et de freelance a explosé et fait sortir le télétravail du placard où l’avaient remisé la méfiance et la force d’inertie. Jusqu’à présent, seuls 29% des Français ont eu droit au télétravail depuis l’ordonnance Macron de 2017, et encore, seulement quelques jours par semaine, mais 92% de ces télétravailleurs désirent continuer à pratiquer le télétravail. Ayant goûté au plaisir de remplir ses tâches professionnelles tout en restant chez lui, le télétravailleur confiné découvre à présent de nouvelles satisfactions. Il réussit à concilier ses deux sphères de vie les plus importantes, familiale et professionnelle. Nul doute qu’après la crise, nombre de travailleurs se mettront à leur compte et quitteront les grandes villes pour la quiétude de la campagne et des villes moyennes. Le confinement a réussi là où des années d’évangélisation ont échoué. Il suffit parfois d’un petit coup de pouce.

« Le télétravail, c’est tout bénef » devra être le slogan des années à venir : pas de déplacements, pas de rejets de CO2 et pas d’embouteillages coûteux, et des collaborateurs satisfaits de concilier deux vies dans des environnements de travail qu’ils auront choisi. Les études l’ont prouvé, la productivité est proportionnelle au niveau de satisfaction de celui qui produit. Contraints et forcés, les soupçonneux devront ravaler leurs arguments contre le télétravail, comme quoi il ne favorise pas la productivité, la communication et la collaboration, qu’il contraint à la mise en place d’infrastructures distribuées et donc à sécuriser, à l’élaboration d’une politique d’entreprise pertinente et juridiquement cohérente… Il aura suffi d’un minuscule virus pour balayer tout cela.

La vraie révolution technologique est devant nous

Après la crise du Covid-19, rien ne sera plus comme avant. Les médecins et les scientifiques nous mettent déjà en garde contre des retours sporadiques et imprévisibles du virus qui a mis à genoux l’économie mondiale. L’expérience que nous vivons actuellement va certainement accélérer des évolutions qui avaient de la peine à s’accomplir. Les spécialistes prédisent une accélération de la transformation numérique dans le privé et le public, l’intégration de plus d’agilité, donc des processus d’entreprise qui incluent le télétravail avec sa cohorte d’outils comme le collaboratif, les communications unifiées et les infrastructures distribuées.

C’est à ce prix que nous pourrons faire d’une pierre deux coups : reconstruire les circuits rompus (les chaînes de valeur et les chaînes d’approvisionnement entre autres) et offrir aux collaborateurs des modes de travail où la mobilité et le télétravail contribuent à la compétitivité et l’attractivité des entreprises. À la suite de cette expérience d’enfermement, les entreprises prendront pleinement conscience que les nouveaux modes de travail (travail à domicile, mais aussi environnement de travail flexible, réunions virtuelles tant avec des collègues qu’avec les partenaires et les clients) présentent de nombreux avantages, assortis de collaborateurs satisfaits et plus productifs, d’une réduction des coûts fixes, et de déplacements moins nombreux en France et à l’étranger…

En y intégrant le respect de l’environnement par l’adoption de circuits courts et de pratiques qui n’empoisonnent pas la nature, l’homme pourra enfin tourner la page issue de la révolution industrielle et passer à l’ère de l’exploitation responsable de son environnement. C’est en intégrant la technologie dans une vision durable que nous réussirons à pérenniser nos entreprises et leurs activités. La révolution technologique 1.0 est devant nous, car les versions précédentes n’étaient que des versions bêta.

7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault.. et les autres ?

 

7 milliards de prêts pourraient être accordés à Air France auquel il faudra ajouter au moins 3 milliards pour KLM. De son côté Renault,  pourrait recevoir un montant de 5 milliards. Il ne s’agit évidemment que des aides consentis aux entreprises les plus symboliques. Bien d’autres entreprises auront besoin de près pour faire face aux difficultés de trésorerie. L’addition risque d’être très salée. En effet la perte de richesse nationale pourrait atteindre 10 % du PIB soit environ 240 milliards.

Un chiffre énorme si l’on tient compte que souvent ce sont les 2 à 3 % de croissance qui permettent chaque année de dégager des profits et de ne pas tomber dans le rouge. À moins évidemment de dégraisser massivement les effectifs et de reporter à plus tard des investissements. Les deux méthodes ont sans doute utilisé puisque d’ores et déjà on envisage une évolution du chômage qui passerait de 8 % fins 2019 à 20 % fin 2020. Soit environ 2,5 millions de chômeurs en plus.

Une véritable catastrophe qui  se traduira par un affaiblissement général du salaire moyen est un développement de la misère. Non seulement,  il y aura perte de recettes de la richesse nationale (le PIB ) mais parallèlement une dérive considérable des dépenses et un affaiblissement notoire des recettes fiscales. Pour l es entreprises, la liste des défaillances risque d’être longue.

Elle va affecter en priorité les PME qui n’ont pas les reins assez solides pour faire face à leurs problèmes de trésorerie et qui seront bien incapables de rembourser d’éventuels prêts mêmes dont le remboursement seraient étalés dans le temps. Ce sont des milliers et des milliers d’entreprises qui risquent d’être menacées de liquidation. Cela d’autant plus que les perspectives d’avenir ne seront pas aussi dynamiques que le prévoit des instituts gouvernementaux complaisants.

En effet, après la crise de la liée à la paralysie des unités de production va se succéder une crise de la demande caractérisée par un attentisme des ménages et des investisseurs. cette  dimension semble avoir encore été sous-estimée aussi bien par le gouvernement que par les économistes qui se trompent en espérant une reprise très dynamique à partir du déconfinement et de 2021.

Coronavirus: les recettes du Dr Diafoirus, président des Etats-Unis

Coronavirus: les recettes du Dr Diafoirus,  président des Etats-Unis

Dommage que le président américain n’ait t pas utilisé le latin comme le docteur Diafoirus  de Molière, cela aurait conféré un vernis scientifique à des propos malheureux et  en plus dans un très mauvais anglais. Le président a suggéré d’injecter du désinfectant pour éliminer le virus !

Jeudi, le président américain a extrapolé sur la possibilité de détruire le Covid-19 à l’intérieur du corps par des ultraviolets ou des produits d’entretien ménagers. Après que Bill Bryan, sous-secrétaire à la sécurité du territoire, eut exposé les résultats d’une étude sur la durée de vie du Covid-19, soulignant sa vulnérabilité à l’humidité, à la chaleur, aux ultraviolets, et aussi à des produits désinfectants comme l’eau de Javel ou l’alcool ménager, Trump a livré quelques commentaires sur le sujet. «J’ai posé une question que se posent beaucoup d’entre vous et qui me semble intéressante… Supposons qu’on dirige une lumière très puissante à l’intérieur du corps… à travers la peau ou d’une autre manière?», a suggéré le président américain. «Et puis le désinfectant, qui détruit le virus en une minute… Serait-il possible de faire une injection à l’intérieur du corps pour un nettoyage, puisque vous voyez, il s’attaque aux poumons… Ça semble intéressant», a-t-il ajouté, tandis que ses conseillers avaient du mal à cacher leur effarement.

Des « Brigades » de traçage pour contrôler le déconfinement

 

A la sortie du confinement, il y aura les tests, l’isolement des malades, mais aussi leur traçage. Cette stratégie ne passe pas seulement par la mise en place d’une application numérique (qui est envisagée) mais aussi par l’action de professionnels.  »Les Coréens ont une brigade de 20.000 personnes pour traquer les contacts, a noté la semaine dernière devant le Sénat le professeur Delfraissy, président du conseil scientifique.. Il y a de l’humain derrière le numérique. Mais ça, on ne l’a pas en France! Si on ne l’a pas, une application numérique ne marchera pas. » Le président du Conseil scientifique recommande donc de mettre en place une brigade « de peut-être 30.000 personnes ». « S’il n’y a pas d’humain, on va se planter », a-t-il averti.

La méthode du « tracing » est indissociable des tests. Une fois qu’un malade est testé positif, il faut être capable de retrouver toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact pour les tester, et le cas échéant les isoler, à leur tour. L’application numérique (Stop Covid), telle qu’est est prévue pour le moment en France, ne donnerait pas aux autorités de santé l’identité des personnes malades. Elle servirait juste à avertir une personne ayant téléchargé volontairement l’application qu’elle a croisé une personne dépistée positive. Un complément humain est donc indispensable.

La stratégie du « contact tracing » a déjà été déployée au moment du stade 2 de l’épidémie et a permis de limiter la propagation de l’épidémie des Contamines-Montjoie. En Haute-Savoie, les épidémiologistes de Santé publique France avaient ainsi réussi à retrouver toutes les personnes ayant été en contact direct avec le premier malade, à les isoler et à éteindre le cluster épidémique. Cette tactique a néanmoins échoué avec le rassemblement évangéliste de Mulhouse.

A deux semaines du déconfinement, on n’en sait toutefois pas beaucoup plus sur le nombre précis de personnes qui pourrait composer cette brigade de traçage.

 

Devant la paralysie de l’union européenne, la BCE prête à acheter des actifs pourris

Devant la paralysie de l’union européenne, la BCE prête à acheter des actifs pourris

 

 

L’union européenne est un nouveau presque paralysée à propos du plan de relance de 1000 milliards € ….mais sur six ans, soit 150 millions d’euros par an. Un montant bien insuffisant par rapport aux enjeux et dont les modalités restent encore à définir car les divergences sont très fortes entre les Etats.

À nouveau la BCE pourrait être amenée à intervenir après avoir déjà dégagé une ligne de 750 milliards de prêts . Elle pourrait cette fois accepter d’acheter des actifs pourris aux Etas et aux banques  particulièrement en grande difficulté comme l’Italie ou l’Espagne. Le problème c’est que la BCE est en train de dépasser les limites de ses compétences mais aussi de faire croître le volume de son bilan mettant à terme en cause la valeur de l’euro.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont certes conclu jeudi un accord de principe sur la création d’un fonds d’urgence de quelque 1.000 milliards d’euros pour soutenir la reprise après la crise du coronavirus mais ils ont repoussé les décisions sur ses modalités et son financement, qui pourraient prendre des mois.

Et la nouvelle enveloppe ne représente que 1% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la zone euro, alors que beaucoup d’observateurs s’attendent à une contraction de 5% à 15% du PIB.

La BCE, à la différence des autres grandes banques centrales, doit de plus s’accommoder de l’absence de coordination des politiques budgétaires dans l’UE, ce qui se traduit entre autres par des écarts de rendements (spreads) entre les dettes souveraines des pays membres.

“Faute d’un accord plus ambitieux, la BCE sera probablement la seule solution disponible en ce qui concerne les spreads périphériques”, dit ainsi Frederik Ducrozet, stratège de Pictet Wealth Management, en référence notamment aux rendements des emprunts d’Etat italiens, en nette hausse ces derniers jours.

Pour donner du temps aux Etats, la BCE devra donc très probablement annoncer de nouvelles mesures de soutien, ce qui l’obligera à se rapprocher un peu plus des limites de ses statuts et à fournir des arguments à ses détracteurs.

Surtout, en prenant une nouvelle fois l’initiative, l’institution dirigée par Christine Lagarde enclenchera probablement un mécanisme désormais familier dans lequel les dirigeants politiques, constatant que la BCE est toujours là pour les soutenir, tendent au laisser-aller et accroissent encore la nécessité de nouvelles mesures de politique monétaire.

Ce mécanisme, s’il a montré qu’il fonctionnait, a un gros défaut: il alimente les doutes sur la solidarité entre pays membres de l’UE et sur la détermination de ceux de la zone euro à assurer la pérennité de la monnaie unique.

Aujourd’hui, à peine plus d’un mois après avoir lancé un plan d’achats d’actifs de 750 milliards d’euros, la BCE doit donc envisager de faire encore plus, et peut-être dès sa prochaine réunion, jeudi prochain, selon certains analystes.

Car la situation de l’Italie devient urgente: alors que sa dette publique menace de dépasser 175% du PIB en fin d’année à cause du surcroît de dépenses et de la chute de recettes liés à l’épidémie, la note souveraine de Rome pourrait être bientôt dégradée en catégorie spéculative (“junk”), ce qui rendrait ses emprunts inéligibles aux programmes de rachats de la BCE.

Une telle situation priverait le Trésor italien du principal acheteur de ses obligations sur le marché secondaire et fragiliserait considérablement les banques de la péninsule, dont les titres d’Etat représentent une part importante des avoirs.

Contrairement au Conseil européen, la BCE a déjà fait la preuve ces dernières semaines de sa capacité à adopter vite des mesures fortes, car elle peut décider à la majorité simple des membres de son Conseil des gouverneurs alors que l’UE a besoin de l’unanimité.

Elle a ainsi pu passer outre certaines réticences de l’Allemagne et des Pays-Bas, deux des pays dits “frugaux” qui posent leurs conditions à un partage du fardeau avec les pays périphériques.

Mais la BCE a déjà pris beaucoup de risques en terme de respect de ses propres statuts: elle a commencé à acheter des titres souverains qui ne bénéficient pas d’une note en catégorie d’investissement, elle accepte des titres “junk” en garantie et elle s’autorise à enfreindre la règle selon laquelle elle ne doit pas acheter plus du tiers de la dette publique d’un pays.

La prochaine étape, pour le Conseil des gouverneurs, consistera probablement à augmenter encore les achats de titres sur les marchés, ou à accroître la part des “junk bonds” dans ceux-ci.

Elle pourrait aussi envisager d’acheter des créances douteuses, des obligations émises par les banques voire des actions de banques, et réexaminer le recours au dispositif des “Opérations monétaires sur titres” (OMT), jamais utilisé mais qui lui permettrait d’acheter sans limite des obligations d’Etat italiennes.

“Il est acquis que les OMT seront activées, c’est juste une question de temps”, estime Salman Ahmed, responsable de la stratégie d’investissement de Lombard Odier Investment Managers. “Avec les OMT, la mutualisation des dettes pourra se faire via le bilan de la banque centrale.”

60 000 morts épargnées par le confinement mais combien causés par l’absence de masques !

60 000 morts  épargnées par le confinement mais combien causés par l’absence de masques !

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le nouveau ministre de la santé fait parfaitement le service après-vente de la politique approximative du gouvernement. Lui aussi multiplie le flou et les contradictions mais il le fait avec une telle conviction et un tel baratin qu’il est difficile de ne pas le croire.

Ainsi le gouvernement s’appuie sur une pseudo étude de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) selon laquelle le confinement a permis d’éviter 60.000 morts en France. Le problème c’est que ce genre d’étude ne prouve rien faute de période de comparaison sans confinement. On pourrait par exemple imaginer une comparaison plus pertinente entre le confinement avec masque  et le confinement sans masque ; voir même l’absence de confinement mais avec masse.

On peut prouver ce qu’on veut sans période de référence. Ce qui est certain c’est que l’absence de masque de test et d’une façon générale de matériel sont sans doute responsables d’une grande partie des victimes du Corona virus. Les propos du ministre de la santé même appuyés sur l’école des hautes études en santé publique ( organisme qui dépend du gouvernement) relève de la pure propagande. Pas étonnant car c’est sur cette pénurie de masques  et de tests que la politique du gouvernement est la plus contestée. Du coup,  le ministre de la santé est contraint d’en faire des tonnes.

Parue jeudi, l’étude de l’EHESP estime qu’un mois de confinement a permis d’éviter jusqu’à 60.000 morts et que sans ces mesures, plus de 100.000 lits de réanimation auraient été nécessaires au 20 avril alors que les capacités des hôpitaux français, pourtant doublées en préparation de l’arrivée de l’épidémie, ne sont que de 10.000 lits.

Coronavirus: action internationale sans les États-Unis

Coronavirus: action internationale sans les États-Unis

On sait que les États-Unis ont décidé de suspendre leur participation financière à l’organisation mondiale de la santé considéré comme trop proche de la Chine. En réponse l’organisation mondiale de la santé a proposé une action internationale mais sans les États-Unis. Le président n’a sans doute pas tort  de critiquer l’organisation mondiale de la santé qui a effectivement tardé pour déclarer la pandémie. Par contre, Trump  s’est à nouveau discrédité hier en conseillant d’injecter ou de boire un désinfectant pour résoudre la crise du Corona virus !

“Le monde a besoin de ces outils (pour lutter contre l’épidémie-NDLR) et il en a besoin vite”, a plaidé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en ouverture de la réunion visant à réunir cette, 5 milliards de dollars au service de la lutte contre le Coronavirus

“Nous sommes confrontés à une menace commune que nous ne pourrons vaincre que par une approche commune”, a-t-il estimé.

Il a également plaidé pour une répartition équitable à travers le monde des futurs tests, traitements du COVID-19 (la maladie que développement certaines personnes contaminées par le nouveau coronavirus) et vaccins contre ce virus.

“L’expérience nous a appris que même lorsque les outils étaient disponibles, ils n’étaient pas accessibles équitablement pour tout le monde. Nous ne pouvons pas laisser ça arriver”.

Un message également relayé par le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres, qui a estimé indispensable que l’accès à des outils de lutte contre le COVID-19 sûrs et efficaces soit équitable plutôt que de voir réserver “un vaccin ou des traitements pour un pays, une région, ou seulement la moitié du monde”.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union africaine, a en effet souligné que le continent africain était “extrêmement vulnérable face aux ravages de ce virus et avait besoin d’aide” pour faire face à sa progression.

L’Union européenne s’est déclarée prête à participer à cet effort, notamment via la conférence des donateurs qu’elle organise le 4 mai prochain en lien avec l’OMS pour financer la recherche contre ce nouveau coronavirus.

L’objectif de cette réunion sera de lever 7,5 milliards d’euros, a précisé la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen, en soulignant qu’il ne s’agissait que d’”un premier pas”.

Quant au président français Emmanuel Macron, il a également souligné la nécessité de présenter un front international uni face à cette crise sanitaire mondiale.

“Nous allons maintenant continuer à mobiliser tous les pays du G7, du G20, pour qu’ils se mettent derrière cette initiative. J’espère qu’on arrivera à réconcilier autour de cette initiative commune et la Chine et les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il souligné.

Malgré leur absence, les Etats-Unis ont assuré que leur détermination à “rester à la tête des initiatives internationales en matière de santé” ne faisait “aucun doute”.

“La suspension du financement américain de l’OMS ne limite ni ne redéfinit notre implication en faveur d’un engagement international fort et efficace”, a déclaré un porte-parole de la délégation américaine à Genève.

Plus de 2,7 millions de personnes ont déjà été contaminées par le nouveau coronavirus à travers le monde et près de 190.000 décès sont imputés au COVID-19 depuis l’émergence du virus en Chine en fin d’année dernière, selon un décompte effectué par Reuters.

Coronavirus France, baisse des décès et des cas graves

Coronavirus France, baisse des décès et des cas graves

 

22.245 décès recensés depuis le 1er mars, a annoncé vendredi le directeur général de la Santé.

Ce bilan quotidien est le plus faible depuis le début de la semaine, au cours de laquelle il avait jusqu’à présent constamment dépassé les 500 morts.

Le nombre de patients hospitalisés continue de baisser, notamment dans les services de réanimation, qui traitaient vendredi 4.870 cas graves de contamination au coronavirus, soit 183 de moins que la veille, a précisé Jérôme Salomon.

Au total, 122.557 cas de contamination ont été confirmés en France depuis le début de l’épidémie.

Après la crise sanitaire, le prochain virus sera cyber». (Alain Bauer)

Après la crise sanitaire, le prochain virus sera cyber». (Alain Bauer)

Après la crise sanitaire prochain virus pourrait bien être cyber d’après Alain Bauer, spécialiste en gestion de crise et criminologue.( Chronique dans l’Opinion )

 

« Philip K. Dick, le grand auteur américain de science-fiction, est revenu à la mode. Le Maître du haut château, en version web-série, nous fait vivre un monde dystopique en nous proposant une réalité alternative, du dernier conflit mondial à nos jours. Les vainqueurs remplaçant les vaincus, ce qu’on pourrait appeler une « vérité alternative » selon Fox News.

Ce que nous vivons dans notre réalité ressemble de plus en plus à une nouvelle version de Blade runner, du même auteur, dessinant une sombre réalité confortant les effets de la théorie du chaos et d’un « effet papillon » démultiplié en myriade de conséquences sanitaires, sociales, économiques, industrielles.

Choisir la vie ou l’économie ? Refonder le monde ? Casser la croissance ? Ces questions vitales ne sont pas nouvelles. Souvent le conservatisme, qui n’est pas seulement une idéologie mais aussi une pulsion naturelle plus ou moins contrariée, résiste au changement des modèles.

La tradition gouvernementale du mensonge plus ou moins relatif, l’incapacité à répondre clairement à une question précise par peur de la panique ou d’avouer son ignorance, ce bouclier de la parole qui enfume plutôt qu’elle n’éclaire, ont réduit la capacité de conviction des appareils d’État. Le confondant spectacle des messages sur le port du masque ou l’utilité des tests restera gravé dans les mémoires physiques et informatiques de la population.

 

En même temps, l’outil internet a produit des milliers de citoyens enquêteurs allant du meilleur (Bellingcat) au pire (les innombrables trolls déchaînés, solitaires ou mercenaires qui inondent l’espace virtuel). C’est aussi dans ce monde-là que le prochain virus se prépare, s’élabore, se teste.

Outre les innombrables attaques informatiques contre des particuliers, des entreprises ou des institutions, pour vendre de faux produits, de faux médicaments, de faux masques, qui relèvent de l’escroquerie traditionnelle et nécessitent une participation active de la victime trop confiante ou trop insouciante, on assiste à une diffusion exponentielle – virale donc – des rançongiciels et prise de contrôle des équipements informatiques et des stocks de données.

Après des tests menés depuis la fin d’année dernière par des hackers déterminés et coordonnés, des opérations massives ont commencé début 2020 contre de nombreuses cibles privées ou publiques (notamment Bouygues Construction ou les services de Marseille Métropole). Récemment, des attaques ciblées ont touché des institutions médicales, des hôpitaux en première ligne contre le Covid-19. Erreur de débutant, nouveau test de solidité des défenses de sécurité, opération de « profiteurs de guerre » utilisant des technologies modernes ?

«Nous sortirons de la crise sanitaire. Nous allons entrer dans la crise cyber, ce monde dont notre niveau de dépendance croit exponentiellement et qui ne s’y est guère préparé»

En tout état de cause, Interpol, Europol et la Global initiative against transnational organized crime ont sonné l’alarme sur ce qui est en train de se produire. Mais qui n’est rien au regard de ce qui se prépare.

Outre les effets criminels, la révolution qui s’amorce sur la gouvernance d’internet, l’apparition d’un nouveau monde mieux contrôlé par les Etats (New IP), défendu notamment par Huaweï et qui ne l’est pas seulement par la Chine et ses alliés naturels.

La guerre d’internet continue pendant la crise épidémique. Non seulement sur la 5G, sur le traçage des individus, sur la neutralité du net, sur le contrôle des données, mais aussi sur la gouvernance de l’outil. Certains fonctionnent déjà en mode dégradé et pourraient se passer du réseau mondial. D’autres n’ont pas encore pris la mesure de leur dépendance. La prochaine épreuve de souveraineté dépassera en ampleur celle des masques, des respirateurs ou des réactifs.

Nous sortirons de la crise sanitaire, à un prix humain hélas élevé mais en ayant sauvé l’essentiel et préservé la vie de nombreux citoyens, plus ou moins jeunes.

Nous allons entrer dans la crise cyber, ce monde dont notre niveau de dépendance croit exponentiellement et qui ne s’y est guère préparé. En tout cas pas plus que pour la crise sanitaire et pandémique. On en voit les effets.

Il est plus que temps d’éviter la prochaine. Contre tous les virus. »

Alain Bauer, spécialiste des gestions de crise, est professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (équipe en émergence sécurité défense), à New York et à Shanghai.

SONDAGE Coronavirus : la crainte du chômage

SONDAGE Coronavirus : la crainte du chômage

Selon un sondage BVA exclusif pour Europe 1 et Orange publié ce vendredi. Une énorme majorité de Français

sont inquiets et seulement 13 %. sont optimistes.

De son côté, le pouvoir d’achat inquiète (un peu) moins et 17% des sondés seulement se disent confiants sur le sujet, en hausse de quatre points.

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Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

« La pandémie sanitaire présage la pandémie climatique »

« La pandémie sanitaire présage la pandémie climatique  »

Edouard Bard, Climatologue dans une tribune au « Monde » voit dans cette crise une « répétition générale ».

‘La pandémie de Covid-19 n’est sans doute pas d’origine climatique, même si nous n’avons pas encore de certitude sur les éventuels changements environnementaux qui auraient pu rapprocher les populations des animaux hôtes (chauve-souris et pangolin) de l’homme. Néanmoins, l’épidémie en cours donne à réfléchir aux climatologues, car elle préfigure en accéléré la propagation du réchauffement mondial prévu pour les prochaines décennies. La crise provoquée par le coronavirus constitue en quelque sorte une répétition générale, un crash test, pour les sociétés humaines.

Bien évidemment, la vague climatique s’inscrit dans une durée plus longue que celle du Covid-19, mais on constate les mêmes réactions individuelles et collectives face au risque et à l’adversité, avec des réflexes d’incrédulité, de sidération ou de panique. Au début des crises, certains émettent des doutes sur l’importance du problème en remettant en question la parole des experts scientifiques sur des sujets hautement complexes. Les tâtonnements et joutes scientifiques ajoutent à la confusion dans l’esprit des populations et des décideurs, et alimentent de leurs débordements la blogosphère et les réseaux sociaux.

Pour les deux types de crises, on assiste aussi à une remise en question des prévisions fondées sur des modèles mathématiques qui sont pourtant le meilleur moyen pour se projeter quantitativement dans le futur. Les plus extrêmes profitent de l’occasion pour propager des thèses complotistes à la recherche de boucs émissaires.

Au-delà de ces caricatures, les crises épidémiques et climatiques montrent des similitudes bien réelles et malheureuses pour les populations humaines. La crise sanitaire que nous traversons aura un impact plus fort sur les plus pauvres à l’échelle internationale, ainsi qu’au sein de la population d’un même pays. Même si la propagation en Afrique est en retard par rapport à celle des autres continents, on voit déjà s’esquisser un drame humain pour des populations qui n’ont pas les moyens de se protéger et de se soigner. Certains s’inquiètent de la persistance du virus dans certaines régions, constituant des réservoirs permanents prêts à alimenter de nouvelles poussées épidémiques.

Un impact maximal sur les populations pauvres s’observe aussi pour le changement climatique. L’évolution récente des précipitations est beaucoup plus contrastée à l’échelle régionale que celle des températures, et les modèles climatiques prévoient un creusement des contrastes régionaux de précipitations. Le réchauffement et la baisse de la ressource en eau (incluant l’eau « virtuelle » liée aux importations de nourriture) auront un effet catastrophique sur les nations les plus déshéritées, souvent tributaires d’une agriculture précaire pour nourrir des populations sensibles à toute perturbation supplémentaire, comme les épidémies. »

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