Les chiffres très douteux de la pandémie

Les chiffres très douteux de la pandémie

 

Les chiffres de la pandémie sont très douteux pour des raisons politiques mais aussi des raisons méthodologiques. Il est clair que les gouvernements ont intérêt à minimiser le nombre de personnes atteintes par le virus pour montrer l’efficacité de leur politique de prévention. Le problème majeur c’est qu’on est complètement incapable de savoir exactement quel est le nombre d’infectées sauf à pratiquer le dépistage systématique de toute la population. Des experts  considèrent qu’à terme il y aura 50 % d’infectées dans la population ( beaucoup disent asymptomatique ne se rendront compte de rien, d’autres n’auront que des symptômes très légers et une très petite minorité aura des complications notamment pulmonaires). Or en France en particulier, le dépistage est très marginal, il porte que sur quelques milliers de personnes. En France donc le nombre d’infectées est celui de ceux  constatés comme positifs lors d’un test.

On ne peut pas non plus déduire un taux de mortalité puisque le dénominateur est particulièrement approximatif. Notons aussi concernant le nombre de décès que les chiffres avancés sont également particulièrement flous. En effet pendant longtemps on a pas pris en compte le nombre de décès dans les EHPAD. Pas plus d’ailleurs que le nombre de décès hors des hôpitaux en général. Or ce nombre est aussi important que celui constaté en milieu hospitalier.

Une frange donc très limitée de la population, et qui ne prend nullement en compte la masse de porteurs « sains ». Le nombre de personnes réellement infectées au Coronavirus peut donc en France être deux, trois, dix, vingt, cinquante fois supérieur aux chiffres annoncés. Ce que Santé Publique France précise par ailleurs, sur son site Internet : « du fait de la difficulté de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de Covid-19, les données présentées sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostic uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante. »

Cette question, cruciale, du dépistage rend impossible toute comparaison fiable entre les pays. Chaque gouvernement a sa propre politique : la Corée du Sud teste à tour de bras, l’Allemagne recommande de ne dépister que les personnes présentant des symptômes grippaux, l’Espagne suit des malades par téléphone faute de pouvoir tester tout le monde… De plus, les chiffres ne sont pas collectés, compilés et corrigés de la même manière. L’évaluation de cette pandémie planétaire bute sur les façons de faire nationales et explique les écarts magistraux entre le nombre de cas recensés.

Face à toutes ces difficultés, la tentation de ne rien faire peut être grande. Pourtant, même incomplètes et limitées, les statistiques restent un vecteur de connaissance et de compréhension indispensables. Leur utilisation est nécessaire, si certaines conditions sont respectées : les limites des chiffres tout comme les méthodologies sélectionnées pour les présenter doivent être explicitées de manière transparente

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