Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

 

 

 

Le plan d’aide aux entreprises sitôt annoncé est déjà obsolète. En effet le plan ce situe dans la perspective d’un environnement économique dégradé de seulement 1 % du PIB. Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a en effet abandonné la perspective de croissance à 1 % et compte tenu de la crise a indiqué qu’il fallait s’attendre à une régression du PIB  de 1 %. Des chiffres évidemment complètement illusoires. La plupart des experts commencent  à parler d’une baisse de 3 % du PIB , une baisse qui sera sans doute plus proche de 5 % avec ,comme l’affirment les autorités sanitaires allemandes  une hausse exponentielle du chômage partiel et une crise sanitaire qui pourrait durer 2 ans d’ après les autorités sanitaires allemandes.  Du coup,  les mesures annoncées par le gouvernement paraissent évidemment insuffisantes et leur coût financier tout à fait illusoire. La facture sera notoirement supérieure.  Il faudra compenser les dépenses supplémentaires alors  que l’activité générale aura diminué de l’ordre  de plus de 100 milliards.

Le total des mesures atteint pour l’heure 45 milliards d’euros, une «somme initiale» à laquelle s’ajoute la garantie d’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour les «nouveaux prêts apportés par les banques et le réseau bancaire» contractés par n’importe quelle entreprise, quelle que soit sa taille. «Ces nouveaux prêts sont garantis par l’État, il n’y a donc aucune raison que les banques les refusent», s’est félicité le ministre.

Dans le détail, les 45 milliards d’euros se divisent en plusieurs mesures principales qui étaient déjà connues. Le renforcement du chômage partiel fera du dispositif français «l’un des plus généreux [...] et protecteurs en Europe», a-t-il considéré. Le déplafonnement du chômage partiel aura, à lui seul, un coût total «de plus de huit milliards d’euros sur les deux mois à venir». En parallèle, le report des charges sociales et fiscales pour les impôts directs des PME représentera un effort de trésorerie d’environ «35 milliards d’euros». «Si des annulations de charges sont nécessaires», elles pourront être réalisées après la crise, au cas par cas, a ajouté Bruno Le Maire.

Enfin, le fonds de solidarité pour les petites entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à un million d’euros devrait coûter «un milliard d’euros» sur le mois, dont un quart apporté par les régions. Par parenthèse on se demande bien avec quel ressources ! Ce fonds se divisera en deux parties : d’abord, une indemnisation forfaitaire et automatique de 1500 euros pour toutes les entreprises qui ont fermé leurs portes durant le confinement, comme les bars et restaurants, et qui ne peuvent plus fonctionner, ainsi que pour celles, toujours ouvertes, qui auront vu leur chiffre d’affaires fondre d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020. En parallèle, la seconde partie consistera en des aides pouvant représenter plusieurs milliers d’euros pour les entreprises menacées de faillite, avec moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires. Elles seront décidées au cas par cas, et ce deuxième dispositif sera copilote par l’État et les régions.

S’ajoutent à ces différentes mesures l’étalement des factures de gaz, d’électricité ainsi que des loyers pour les petites entreprises et petits commerces. «Nous avons commencé à travailler avec les opérateurs» pour les loyers, a précisé Bruno Le Maire.

Bercy s’attend donc à une croissance française en recul cette année, de l’ordre de -1%..  Cette estimation reste toutefois provisoire, vu le contexte «instable», , a précisé Bruno Le Maire qui évidemment minimise à outrance non seulement les conséquences déjà actuelles mais surtout prévisibles.

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