Bourses et coronavirus, la chute jusqu’où ?

Bourses et   coronavirus, la chute jusqu’où ?

Les bourses mondiales enregistrent quelques mouvements de yo-yo à la hausse mais globalement s’inscrivent dans une tendance très baissière qui fait craindre le pire. Pour résumer, la bourse de Paris a perdu 40 % en à-peu-près un mois. La question se pose maintenant de savoir jusqu’où ira cette. Personne ne peut le dire évidemment car il y a encore trop d’incertitudes sur l’évolution du Coronavirus, ses conséquences économiques et sa durée. Notons que les autorités sanitaires allemandes beaucoup moins ambiguës que les autorités françaises indiquent que la crise sanitaire pourrait durer deux ans.

Cette fois on peut parler de véritable krach financier puisque en dehors de quelques mouvements de yo-yo à la hausse la tendance est à la chute brutale. Une chute qu’on n’a pas connue depuis plus de 30 ans. Une chute qu’il faut évidemment relier à la dégradation de la situation sanitaire par le Coronavirus mais une chute prévisible depuis longtemps. Chacun sait que les indices ne peuvent monter au ciel, ce qu’ils ont pourtant tenté de faire au cours des derniers mois et des dernières années. Du coup, en France par exemple, les actions avaient gagné 25 % en un an à mettre en parallèle avec une modeste  activité économique de 1,3 % pour le PIB  et des résultats d’entreprises nettement moins importants ( ce qui n’a pas empêché en France une distribution plus généreuse qu’ailleurs de dividendes).

 

Du coup en quelques jours la bourse de Paris a perdu 30 % alors qu’elle avait gagné  25 % en 2019. La chute n’est sans doute pas terminé car la crise financière avec l’ensemble du monde. Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi. À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94%. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94% (236,94 points) à 3.754,84 points. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 5,72%, le FTSEurofirst 300 4,13% et le Stoxx 600 3,92%.

Ce dernier reste au-dessus du plus bas de plus de sept ans touché lundi mais accuse toujours un repli de plus de 35% par rapport à son record de la mi-février.

Ni les déclarations de la Banque centrale européenne (BCE) sur sa volonté de prendre des mesures supplémentaires en cas de besoin ni la présentation par Donald Trump d’un plan de soutien à l’économie américaine de quelque 1.000 milliards de dollars n’ont permis d’inverser la tendance.

La chute des cours du pétrole, qui s’est amplifiée au fil des heures, a été le principal contributeur à la baisse générale: l’indice Stoxx du pétrole et du gaz a abandonné 9,8%, Total a chuté de 13,34%, Royal Dutch Shell de 10,11% et BP de 9,99%.

Mais le secteur aéronautique a lui aussi souffert après l’appel à l’aide lancé par Boeing aux autorités fédérales américaines et des commentaires négatifs de JPMorgan sur les perspectives du secteur de l’aéronautique avec la chute du trafic aérien.

Airbus a plongé de 22,17%, Safran 22,87% et le motoriste Rolls-Royce 10,84%.

Wall Street a effacé tous les gains engrangés mardi et vers 17h00 GMT, le Standard & Poor’s 500 perdait 7%, ce qui a activé une suspension des échanges. Le Dow Jones cédait alors 7,82% et le Nasdaq Composite 5,8%.

Parmi les valeurs les plus durement touchées, Boeing chutait de plus de 18% et United Technologies de plus de 21% tandis que le pétrolier Chevron perdait près de 12%.

. La première responsabilité de ce krach financier incombe au système financier lui-même qui s’est enivré des masses de liquidités délivrées généreusement par la BCE qui au lieu de soutenir l’économie sont allées tout droit vers la spéculation. La situation économique bien évidemment pesait sur l’extrême fragilité du système financier. Une interaction négative s’est mise en place entre les deux secteurs. Mais le Coronavirus ne saurait être responsable de ce double krach qui se prépare. Aucune autorité ne parvient par ailleurs à rassurer les opérateurs, ni les gouvernements ni les banques centrales.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

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