Banque centrale européenne: Christine Lagarde choisit l’immobilisme

Banque centrale européenne:  Christine Lagarde choisit l’immobilisme

 

 

Il ne fallait sans doute pas s’attendre à une révolution de la politique monétaire avec Christine Lagarde considérée pourtant comme une grande experte économique alors  qu’elle n’a jamais eu la moindre formation ni sur ce plan, ni dans le domaine financier. Même lorsqu’elle était à Bercy Christine Lagarde se contentait de lire prudemment les communiqués du trésor d’après Alain Minc  lui-même. Elle a fait de même au cours de son passage au fonds monétaire international. Par contre indiscutablement elle parle un anglais parfait et c’est  sans doute sa seule qualité première.

 

Notons au passage qu’elle a bien imprudemment accordé lorsqu’elle était ministre des finances 400 millions à Tapie ! Ce qui lui a valu un simple rappel à l’ordre de la part de la très complaisante cour de justice ( composé en grande partie d’élus). La prudence de Christine garde vaillamment la conduise à suivre en fait de près la philosophie allemande dans le domaine financier est particulièrement monétaire. Pour l’instant,  Christine Lagarde n’a pas réagi face à la crise comme d’autres banques centrales.

 

Certes les prises de position de banques centrales étrangères comme la Fed ne modifient  pas de manière très importante les conditions du marché mais cela caractérise la volonté de ses organismes de développer des politiques encore plus accommodantes en fonction de l’état de l’économie. Dans le domaine monétaire et financier, les aspects psychologiques content autant que les mesures elle-même. Pour l’instant,  la BCE s’en tient à de grandes banalités qui se ne sont pas susceptibles de rassurer les opérateurs économiques et financiers. Christine Lagarde estime que des mesures de politique monétaire ne peuvent être efficaces qu’avec la contribution des gouvernements. Quand on a dit ça on a pas dit grand-chose !

La pression ne pourrait être plus grande sur les épaules de Christine Lagarde. Arrivée il y a moins de six mois à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), on lui donnait un an de relative tranquillité pour se glisser dans les pas de son emblématique prédécesseur, Mario Draghi. Patatras! La crise du coronavirus menace de mettre à terre les économies mondiales, en particulier celle de l’Europe, deuxième foyer de contamination après la Chine. Un baptême du feu pour la Française, dont les premières décisions sont très attendues ce jeudi.

Les mots de Draghi de faire «tout ce qu’il faudra» («whatever it takes») pour sauver l’euro en 2012 résonnent en écho dans la bouche de la plupart des dirigeants aujourd’hui. Même la très prudente Angela Merkel promettait mercredi de faire «ce qui est nécessaire» face à cette «situation extraordinaire». C’est aussi ce qu’ont asséné à l’unisson les Vingt-Sept, à l’issue d’une visioconférence exceptionnelle, mardi soir.

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