Italie : 30 % de son économie paralysée

 

Trois régions mises en quarantaine dont  la riche Lombardie en Italie; de quoi plomber complètement une croissance qui était déjà bien malade avant le Coronavirus. Près d’un quart de la population est concerné soit environ 15 millions d’Italiens dont les déplacements seront strictement contingentés. En clair, on va paralyser de l’art de 30 % de l’économie de l’Italie. Les conséquences économiques seront très graves voire dramatiques. Comme déjà indiqué, la croissance serait normalement tombée dans le rouge en 2020 sans le virus chinois, la dépression va donc s’accentuer et poser de redoutables problèmes financiers au budget italien. Un budget qui dépassait déjà les normes. Toutefois  l’union européenne a donné son feu vert pour ignorer  un peu les critères européens en Italie afin de mieux lutter contre la catastrophe. Des conséquences graves pour l’Italie bien sûr mais aussi pour l’Europe car l’Italie est la troisième puissance économique de l’union européenne après la France et l’Allemagne. L’Allemagne également très affectée par la baisse drastique de ses exportations. Au total l’union économique risque de tutoyer la stagnation et même la régression.

Géographiquement, l’Italie est divisée en plusieurs régions, comme le Latium, où se trouve Rome, et les Marches. Les régions concernées par le décret du 8 mars sont la Lombardie (dont la capitale est Milan), une partie de l’Émilie-Romagne (dont le chef-lieu est Bologne) et de la Vénétie (qui a pour capitale Venise).

À elle seule, la Lombardie regroupe 1523 municipalités et légèrement plus de 10 millions d’habitants, soit près d’un sixième de la population italienne, dont 1,36 million à Milan même, selon l’Insee italien, Istat. Il s’agit de la troisième région la plus peuplée d’Europe, après l’Île-de-France et le Bade-Wurtemberg, en Allemagne. En face, la Vénétie regroupe 4,905 millions d’habitants, et l’Émilie-Romagne environ 4,46 millions d’habitants. Seules la Sicile, le Latium – incluant Rome – et la Campanie – avec Naples – sont plus peuplés.

Ces trois régions comptent parmi les plus importantes économiquement du pays. À elle seule, la Lombardie produit 20,6% de la valeur ajoutée italienne, et le territoire reste la première région économique de la Botte et la quatrième en Europe. Également touchée, la Vénétie, qui a profité du «miracle économique italien», a un PIB pesant pour 9,4% du total national. Dans tous les indicateurs permettant de juger le dynamisme d’un territoire, ces trois régions sont au-dessus de la moyenne nationale.

Le secteur pesait pour environ 12% du PIB italien, en 2015. Si 52,4 millions de touristes sont arrivés en 2016 en Italie, ce nombre est depuis passé à 62 millions, faisant du pays la 5ème destination mondiale, juste derrière la Chine mais loin devant la Turquie. Or, les trois régions touchées par la fermeture, dont la Vénétie, captent une partie importante des arrivées : la Lombardie a attiré environ 39,4 millions de nuitées en 2017, contre 69,2 millions pour la Vénétie et 40 millions pour l’Émilie-Romagne. À titre de comparaison, la région capitale, le Latium, n’en a enregistré que 33,8 millions la même année, et la Toscane 45,9 millions.

Fermer ces régions revient aussi  à mettre en péril un secteur touristique déjà fortement éprouvé, ces dernières semaines, par l’épidémie. Le secteur pesait pour environ 12% du PIB italien.

 

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