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Enquête sur le mal-être hospitalier: ce n’est pas le problème

Enquête sur le mal-être hospitalier: ce n’est pas le problème

 

Le nouveau ministre de la santé commence mal son mandat en proposant de lancer une enquête sur le mal-être hospitalier. Une manière de gagner du temps voire d’enterrer le problème car la question n’est pas d’identifier le mal être hospitalier mais de trouver les moyens d’une meilleure efficacité et d’une juste affectation des ressources. Bref ,c’est surtout la question des moyens qui est en cause. Le mal être des hôpitaux est relativement bien identifié y compris par le ministre lui-même qui donnait encore des consultations il y a quelques jours. De toute évidence, le nouveau ministre de la santé, en bon politicien, tente de repousser la question centrale avec une enquête bidon qui ne fera que confirmer ce que l’on sait déjà sur le manque criant d’effectifs dans certains services ; mais aussi sur le besoin de réorganisation générale d’hôpitaux qui ne sont pas réellement gérés avec les moyens adaptés. “Il faut réformer l’hôpital et il faut y associer ceux qui le font vivre au quotidien”, a déclaré l’ancien député de l’Isère lors de la passation de pouvoirs au ministère de la Santé, à Paris.

“Je lancerai dans les prochains jours une enquête nationale (…) pour consulter les hospitaliers – directeur, médecins, infirmiers, brancardiers – pour tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal-être qu’ils disent ressentir depuis un certain nombre d’années désormais.”

Le départ du gouvernement d’Agnès Buzyn, qui a remplacé au pied levé Benjamin Griveaux comme candidate de la République en marche (LaRem) pour les municipales à Paris, a été accueilli avec colère et inquiétude dans les rangs du personnel hospitalier en France, qui redoute de nouveaux délais dans les négociations.

“Quand un nouveau ministre arrive, il y a toujours un temps où il va mettre en place ses équipes, étudier les dossiers, alors que la situation est là, il y a urgence à des décisions”, a souligné le porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France (AMUF), Christophe Prudhomme.

Quant au choix d’Olivier Véran, “mettre comme ministre celui qui avait été à la manoeuvre pour faire voter la loi de finance, qui motive aujourd’hui le mouvement à l’hôpital, ça frise la provocation”, a-t-il ajouté sur franceTVinfo.

Née le 18 mars 2019 à l’hôpital parisien Saint-Antoine à la suite d’un acte de violence envers des soignants, la contestation sociale dans les hôpitaux s’est étendue depuis aux autre régions de France, contraignant l’exécutif à annoncer une série de mesures et de plans.

Dévoilé en novembre, le dernier “plan d’urgence” prévoit notamment la reprise de 10 milliards d’euros de dette des hôpitaux publics sur les comptes de l’Etat et une prime annuelle de 800 euros pour les infirmiers et aides-soignants de la région parisienne les moins bien rémunérés.

Ces annonces ne sont pas parvenues à éteindre la colère des syndicats qui demandent toujours une hausse des salaires et la création de postes supplémentaires.

Plusieurs milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté vendredi à Paris dans le cadre d’une journée d’action nationale pour défendre l’hôpital public. Un millier de chefs de service et de responsables hospitaliers ont par ailleurs démissionné de leur fonctions d’encadrement pour protester contre l’absence de réponse du gouvernement à leurs revendications.

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