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Retraites: retour de la clause du grand père pour Edouard Philippe

Retraites: retour de la clause du grand père pour Edouard Philippe

 

Le Premier ministre a bien réaffirmé le principe de la retraite . Mais il se dit désormais favorable à une longue transition sur les régimes spéciaux notamment de la RATP et de la SNCF. En fait, il se pourrait bien se rallier à la clause du grand-père qui ne remet pas en cause les conditions de retraite pour les employés actuels des entreprises concernées. Cela signifie que la réforme ne s’appliquerait qu’aux nouveaux embauchés et que pour eux, la réforme n’aurait d’effet qu’ autour des années 2070. Une modification sensible de la position du gouvernement mais peut-être la seule manière de se sortir de l’enlisement actuel qui résulte de l’opposition entre deux postures totalement inconciliables . Pour les durs du gouvernement ( dont le Premier ministre était pendant un moment), la réforme doit être immédiate et appliquée de manière uniforme à toutes les catégories. Pour les organisations les plus radicales,  la réforme doit être totalement abandonnée. La position des syndicats réformistes dont la CFDT est différente. Ces syndicats adhèrent au principe dune réforme systémique mais qui ne remettent pas en cause les droits des salariés actuels des entreprises concernées. Le Premier ministre semble donc rejoindre  la position des syndicats réformistes.  Dans cette optique, il s’est adressé aux employés de la RATP et de la SNCF en leur promettant de ne pas changer les règles de leur régime spécial “en cours de partie”. Le trafic ferroviaire était encore très perturbé vendredi avec 87,2% des conducteurs en grève contre 85,7% jeudi, selon la direction.

“Sur ce week-end on est à peu près dans les mêmes niveaux de perturbations que les deux jours précédents, c’est-à-dire à peu près 10 à 15% du trafic habituel, et on peut déjà dire au vu des remontées, bien que nous n’ayons pas les détails, qu’au-delà de ce week-end, lundi, la journée sera encore très difficile”, a dit à la presse Agnès Ogier, porte-parole du groupe SNCF.

La RATP prévoit un trafic toujours “extrêmement perturbé” ce week-end et lundi avec toujours des lignes de métro fermées.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC), en revanche, n’a pas demandé aux compagnies de réduire leur programme de vols en France contrairement à jeudi et vendredi. “Des perturbations et des retards sont néanmoins possibles”, a-t-elle prévenu.

Au sein de l’Education nationale, le taux de grévistes communiqué par le ministère atteignait 4,55% dans le primaire et 5,42% dans le secondaire (collèges et lycées). Ces taux atteignaient respectivement jeudi 51,15% et 42,32%.

Le ministre Jean-Michel Blanquer, puis Edouard Philippe, se sont de nouveau engagés vendredi à une revalorisation des salaires des enseignants pour qu’ils ne soient pas les perdants de la réforme.

“Il est vrai, il est exact, que l’application absurde des nouvelles règles les pénaliserait”, a dit le Premier ministre. Il est clair que ce recul du premier ministre concernera bien d’autres régimes spéciaux que ce de la RATP et de la SNCF. Du coup les effets de la réforme universelle risquent d’être décalés d’une cinquantaine d’années !

L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, Unef, MNL et UNL), qui s’était réunie vendredi matin, a annoncé “un nouveau temps fort interprofessionnel” mardi, avec un défilé parisien entre Invalides et Denfert-Rochereau.

“Il faut que le gouvernement entende que nous sommes déterminés et prêts à ancrer ce mouvement dans la durée”, a  dit Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération chez les enseignants.

Pour Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, “on est encore loin d’être sur le haut de la mobilisation, on est vraiment au début”.

“J’entends bien entendu tous ceux qui exercent leur droit parfaitement légitime de faire grève et de manifester, mais j’entends aussi ceux qui souffrent d’une certaine façon, en tout cas qui subissent les désagréments liés à l’exercice de ce droit”, a dit Edouard Philippe.

Confronté à la menace d’une grève dure comme en 1995 à la SNCF et à la RATP, des entreprises emblématiques des régimes spéciaux appelés à disparaître, le Premier ministre a fait un geste d’ouverture envers les grévistes.

“Il ne serait pas raisonnable, pas acceptable, pas juste, de changer les règles en cours de partie”, a-t-il dit. “Des femmes et des hommes, de bonne foi, parce que c’est leur droit, ont fait des choix de vie, des choix d’investissements, des choix d’organisation familiale sur le fondement d’un régime auquel ils pouvaient légitimement aspirer.”

“Je suis persuadé qu’avec les organisations syndicales nous trouverons le bon point d’équilibre”, a-t-il estimé.

Autre marge de négociation possible : le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a confirmé que l’idée d’un report de la mise en oeuvre de la réforme – fixée dans le rapport du haut-commissaire au 1er janvier 2025 pour la génération née en 1963 – était “en discussion”.

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