Un ras-le-bol social général

Un ras-le-bol social général

 

 Certains les experts politiques passent leur temps à expliquer qu’il n’y a pas une vraie convergence des luttes mais plutôt juxtaposition de revendications dont certaines peuvent même être contradictoires . L’analyse n’est pas complètement  fausse dans la mesure où le thème des retraites concerne la plupart des Français  mais s’y ajoute des revendications spécifiques concernant les effectifs, les rémunérations ou les conditions de travail. S’il fallait trouver un point réellement commun à toutes ces protestations, on pourrait convenir qu’il s’agit d’un ras-le-bol social général à l’égard de la politique de Macron. Une politique jugée à la fois inefficace et injuste par presque 70 % de l’opinion. Or on ne peut pas réformer un pays en étant soutenu par 30 à 35 % des Français. Cette réforme vient beaucoup trop tard. Elle aurait pu être imposée dés le débuts du mandat mais elle n’a plus aujourd’hui la légitimité politique même si la légitimité juridique ne peut être mise en cause.

Pour le gouvernement les mécontentements est due à une incompréhension de la réforme. En réalité sous couvert d’universalité, il s’agit d’un plan pour réduire de manière assez drastique le niveau moyen des pensions et d’opérer une redistribution, prendre aux uns et donner aux autres. Mais pas forcément une réforme du juste et plus progressiste. Le concept de retraite par points est  en effet une énorme arnaque qui consiste à calculer la retraite sur l’ensemble de la carrière au lieu des meilleures années. Mécaniquement les droits vont diminuer tout le monde. Il y aura cependant des catégories qui risquent de payer davantage comme les enseignants, les femmes à carrière courte, les cadres, les infirmiers ou les avocats. En même temps c’est l’occasion de répondre favorablement à une très vieille revendication du Medef concernant la mise en cause d’une partie du système par répartition pour y substituer des assurances. Des assurances dans le cout sera forcément exorbitant pour  d’obtenir des compléments un peu significatif. La réforme se résume à une baisse générale des tensions et à une privatisation du risque découlant de cette baisse. On ne peut évidemment nier le problème de déséquilibre démographique dans le système actuel de répartition qui fait peser évidemment le financement des retraites sur les actifs. Or la grande faiblesse de la France c’est précisément l’insuffisance de ce nombre d’actifs, environ 7à 9 millions de personnes qui ne travaillent pas. Deuxième grande faiblesse de la France, l’insuffisance de sa compétitivité qui  vient en grande partie à d’ une productivité trop faible. En moyenne sur une année, les français sont ceux qui travaillent de moins en Europe. La réforme aurait consisté à s’attaquer à ce problème fondamental de compétitivité pour créer de la richesse au lieu de viser la méthode classique du rabot qui consiste à diminuer le montant des prestations.

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