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Archive mensuelle de novembre 2019

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5 décembre: vers une grève par procuration ?

5 décembre: vers une grève par procuration  ?

 

Curieusement les Français qui étaient pourtant favorables à la suppression de régimes spéciaux il y a quelques semaines aujourd’hui sont beaucoup plus divisés. Il y a même une majorité qui se dégage que le gouvernement abandonne désormais sa réforme. Pire, le mouvement  de 5 décembre est très largement soutenu et pourrait peut-être constituer une sorte de grève par procuration sans doute pour manifester un mécontentement sur les retraites mais aussi  un mécontentement social général .

D’après , l’IFOP-Fiducial pour CNews et Sud Radio  près de deux Français sur trois (64%) déclarent que le mouvement du 5 décembre est justifié (dont 32% jugent même qu’il est « tout à fait justifié »). Au printemps 2018, à peine plus de quatre personnes interrogées sur dix déclaraient que la mobilisation des cheminots en faveur du maintien de leur statut était justifiée (44% lors de la dernière mesure de l’IFOP en mai 2018).

 

Politiquement, on note que cette justification du mouvement est particulièrement large à gauche de l’échiquier politique (98% parmi les sympathisants La France Insoumise et 88% parmi ceux du Parti socialiste) tandis qu’à droite les sympathisants se montrent plus partagés (43% des sympathisants LR justifient le mouvement). Sur ce point, une opposition radicale s’exprime entre les sympathisants LREM et les sympathisants frontistes : trois sympathisants LREM sur quatre ne justifient pas la Grève du 5 décembre tandis que plus de trois sympathisants frontistes sur quatre (76%) la justifient.

 

Du côté du projet gouvernemental, les Français se montrent plus divisés encore. En effet, malgré le soutien à la grève du 5 décembre, à peine plus d’un Français sur deux (53%) ne souhaitent pas que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme des retraites, soit 14 points de plus que la même mesure à propos de la réforme de la SNCF de mai 2018.

 

Sur cette question, on retrouve le même clivage qu’évoqué plus haut entre des sympathisants de gauche et frontistes opposés au maintien de cette réforme (respectivement 77%, 74% et 61%) et des sympathisants de la majorité (82%) et des Républicains (66%) favorables à son maintien.

 

Probablement fondés sur l’issue de la mobilisation au moment de la réforme de la SNCF en 2018, une large majorité de Français estiment que le gouvernement n’abandonnera pas le projet de réforme des retraites. Ils sont 65% à le penser contre 79% en mai 2018 pour la réforme de la SNCF, signe que la contestation de la réforme dépasse les syndicats et que les Français anticipent un mouvement dur vis-à-vis du projet gouvernemental.

Popularité Macron: toujours la baisse

Popularité Macron: toujours la baisse

  • La popularité de Macron continue de s’effriter au point que s’il dispose de la légitimité juridique pour continuer ses réformes, par contre ,  il n’a plus de légitimité politique pour transformer le pays contre l’avis des Français. La cote de popularité d’Emmanuel Macron perd encore un point en novembre, à 33% de Français satisfaits, contre 65% de mécontents (+1), selon un sondage de l’IFOP pour le Dimanche. Le taux de ceux qui ne se prononcent pas reste stable à 2%. C’est la deuxième fois, après un repli d’un point en septembre, que la cote du chef de l’Etat est en baisse. Sa popularité a durant les autres mois grimpé régulièrement depuis décembre 2018, où elle avait atteint 23% en pleine crise des gilets jaunes.
  • La popularité du Premier ministre Édouard Philippe augmente pour sa part d’un point en novembre, à 37%. Les mécontents restent stables à 60%. Le taux de sondés qui ne se prononcent pas sur le Premier ministre recule d’un point, à 3%.
  • Enquête réalisée du 8 au 16 novembre auprès de 1.911 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone. Marge d’erreur de 1 à 2,2 points.

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Ehpad : un prix de 2.000 euros par mois !

Ehpad : un prix de 2.000 euros par mois !

 
Le  prix moyen d’une chambre en EHPAD tourne autour de 2000 € par mois parenthèse (le prix médian). Un prix qui devient de plus en plus excessif et qui fait retarder l’entrée dans les maisons de retraite. Du coup, c’est le cycle infernal. On entre de plus en plus tard en EHPAD mais les pathologies sont de plus en plus lourdes et les coûts également. La solution, partielle en tout cas, passe sans doute par un vaste plan de maintien à domicile des personnes âgées mais là aussi faudrait revoir les conditions d’aide à domicile ( avec un forte révalorisation des rémunérations des assistantes de vie en particulier) et de soins. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, un organisme rattaché au ministère de la Santé, a publié cette semaine les dernières statistiques sur les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Elle estime désormais que le prix médian pour une chambre est de 2.000 euros par mois -la moitié des résidents paye moins, l’autre moitié paye plus.

Ce tarif médian de 2.000 euros correspond à une chambre individuelle de 20 m2 à Lille, avec WC et salle de bains privatifs et accès aux animations et espaces verts, le tout à 10 mn du centre-ville. Ce prix médian varie cependant énormément d’un département à l’autre. C’est en Haute-Saône que les Ehpad sont les moins chers : entre 1.611 euros et 1.976 euros. Et sans surprise, c’est à Paris que le résident devra débourser le plus : entre 2.820 et 4.669 euros, avec des pointes jusqu’à 6.900 euros !

La facturation de base est composée de l’hébergement (1.810  euros) et du tarif dépendance, qui varie de  165 à 815 euros selon l’état du résident. Les soins sont quant à eux pris en charge par la Sécu. Selon les établissements, des services, comme le Wifi, le téléphone ou la télévision dans la chambre, peuvent être inclus dans la prestation ou sont des options payantes.

Au total, selon les derniers chiffres de 2015, la France comptait 585.560 résidents, dont 75% de femmes, dans les Ehpad, pour une moyenne d’âge de 85 ans et 9 mois. Une personne reste dans un établissement en moyenne deux ans et demi.

Inondations : Castaner ne veut pas rechercher des responsables

Inondations : Castaner  ne veut pas rechercher des responsables

 

« Je pense qu’il faut arrêter de toujours chercher à désigner des responsables. Oui il y a eu des fautes, des fautes d’aménagement. Et nous devons les prendre en compte. Il y a des lois qui sont mises en œuvre, des outils pour piloter à l’échelle du bassin versant ces politiques-là. Mais cessez de chercher toujours des responsabilités, des coupables », a-t-il ajouté. Pourtant un article de Politis met le doigt sur certains facteurs applicatifs qui impliquent la politique d’urbanisme.

 

« Les épisodes météorologiques violents ne datent pas d’hier, même s’ils sont rendus plus fréquents par le dérèglement climatique. Mais, de plus en plus souvent, les pluies se traduisent par de brutales inondations très localisées. C’est vrai par exemple de la période orageuse modérée que la France achève de traverser : à Morlaix en Bretagne, à Bénécourt dans l’Eure, dans les Pyrénées où plusieurs routes ont été coupées, dans le Haut-Rhin, dans l’Oise. Ces zones ont déjà autrefois été touchées par des gros événements orageux ou pluvieux, mais sans que des centres-villes ou des villages soient brusquement recouverts par les eaux ou la boue. Pourquoi ? L’aménagement du territoire pourrait bien être en cause.

Ainsi, pour le climatologue Jean Jouzel, qui fut vice-président du Giec, qui n’écarte pas l’influence des changements climatiques, « il ne faut pas oublier que l’artificialisation des sols et le manque de précautions prises par les municipalités accentuent les problèmes ». Il cite la bétonisation, la disparition des champs entourant les petites villes, l’éradication des haies et des bocages, et donc la capacité d’absorption des sols. Avec cette conclusion : « Ces désastres dits naturels sont aussi imputables à la main de l’homme. »

Dans un rapport remis au gouvernement en décembre 2017, l’Inra explique :

Les sols artificialisés englobent toutes les terres non agricoles, non forestières, non naturelles. Ils recouvrent ainsi toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine (sauf l’agriculture et la sylviculture) : les villes, les logements, les activités économiques et les réseaux de transports. L’emprise des villes est croissante, elles ont tendance à s’étaler, une partie des activités urbaines se dispersant dans les campagnes environnantes formant ainsi des espaces périurbains au sein desquels les sols artificialisés s’étendent. Près de la moitié des surfaces artificialisées entre 2006 et 2014 l’ont été pour de l’habitat, qui couvre en 2014 plus de 40 % des sols artificialisés. Le foncier économique (entreprises, entrepôts, commerces) couvre 30 % des surfaces artificialisées et entraîne une augmentation des surfaces imperméabilisées plus rapide que celle des usages résidentiels. Il en est de même des surfaces artificialisées dédiées aux infrastructures de transport qui représentent également 30 % des surfaces artificialisées françaises.

D’après ce rapport, dans la plus grande indifférence, l’artificialisation des sols vient d’atteindre 9,3 % du territoire français. Entre 2006 et 2014, la France a ainsi perdu 490 000 hectares de terres agricoles, surfaces qui absorbaient les eaux de pluies et ne peuvent alors plus le faire. Ce phénomène concerne principalement les abords des petites villes et des villages, et se poursuit à un rythme de 55 000 hectares artificialisés chaque année. Et dans l’examen du projet de loi Elan, le gouvernement et sa majorité viennent de refuser, ce jour, un amendement de la France insoumise qui imposait de limiter cette artificialisation à 10 % du territoire.

En cause : l’installation sur des terres agricoles de grandes surfaces, de zones commerciales ou de zones pavillonnaires couvertes de routes et de parkings imperméables, sur lesquels l’eau ruisselle avant d’aller gonfler brusquement de petites rivières qui traversent les villes, avant de disparaître en quelques heures après avoir fait de gros dégâts. D’autant plus que l’artificialisation occasionne également, aux abords des agglomérations, des vases d’expansion naturels dans lesquels l’eau pouvait se stocker sans déferler. Ce qui s’est passé à Morlaix est un parfait exemple des conséquences de la bétonisation sans réflexion de cette ville d’une quinzaine de milliers d’habitants… »

POLLUTION : Les grands fleuves européens asphyxiés par le plastique

POLLUTION : Les  grands fleuves européens asphyxiés par le plastique

« 100% des prélèvements d’eau effectués dans les neuf fleuves européens contenaient des microplastiques », indique la fondation Tara Océan: les plastiques provenant de la terre ferme se décomposent rapidement dans les fleuves, avant même d’atteindre le large. Parmi ces microplastiques se trouvent des microbilles présentes dans certains cosmétiques et des dentifrices, mais surtout des minuscules fragments de moins de cinq millimètres.

« Ces microplastiques représenteraient plus de 90% des 5.000 milliards de morceaux de plastiques flottant à la surface de nos océans », estime la fondation Tara Océan, qui a travaillé sur cette mission avec 17 laboratoires de recherche sous l’égide du CNRS.

Les scientifiques ont également observé que ces microplastiques étaient toxiques.

« Certaines matières plastiques relarguent leurs additifs (notamment des perturbateurs endocriniens comme les bisphénols A et les phtalates) », rappelle la fondation Tara.

Ces petits bouts accumulent « des polluants présents dans les fleuves (pesticides, hydrocarbures, métaux lourds…) et peuvent avoir des effets toxiques sur les organismes qui les ingèrent, ralentissant leur croissance, leur reproduction, en perturbant leur métabolisme et leur système hormonal », selon l’analyse scientifique.

Ces prélèvements seront disséqués pendant 12 à 18 mois en laboratoire, pour tenter de savoir d’où viennent ces plastiques ou encore identifier les bactéries et microorganismes qui participent à leur fragmentation.

L’omniprésence de ces microplastiques « rend impossible le nettoyage des fleuves. Les solutions contre cette hémorragie sont définitivement à terre », relève Romain Troublé, de Tara Océan. La fondation plaide pour une meilleure collecte et recyclage des déchets, une réduction des plastiques à usage unique dont les emballages ou encore une réduction du nombre de résines utilisés et la complexité des additifs. Concernant la France, elle appelle à utiliser le projet de loi pour une économie circulaire pour « rapidement réduire à moyen et long terme les déchets à la source en développant le réemploi et la réparabilité ».

La RATP pour exploiter les lignes SNCF et le groupe SNCF pour exploiter le réseau RATP !

La RATP pour exploiter les lignes SNCF et le groupe SNCF pour exploiter le réseau RATP !

 

C’est le paradoxe, la RATP qui ne brille pas par sa productivité ( sauf à l’étranger) pourrait exploiter des lignes ferroviaires TER de la SNCF. Inversement il se pourrait bien que SNCF via sa filière voyageur vienne exploiter les lignes parisiennes. Curieux car ces sociétés se montrent surtout concurrentielles chez le voisin notamment à l’étranger. Peut-être pourrait-on envisager un autre mécanisme que l’appel d’offres qui en général revient au moins disant mais sans nécessairement en intégrer les conséquences notamment en termes de qualité. La vérité c’est que la SNCF comme la RATP sont incapables d’imposer chez eux les efforts d’innovation et surtout de productivité ; par contre, elles peuvent se montrer très compétitives à l’extérieur en s’affranchissant de leurs règles habituelles de gestion. Le vrai problème c’est que les autorités organisatrices, celles qui décident  et financent  les choix n’ont pas de réelles compétences pour imposer des critères de compétitivité et de qualité et qu’on s’en remet aux classiques appels d’offres bêtes et méchants qui vont provoquer de vastes rotations chez les exploitants. La « concurrence » ( financée en grande partie par les fonds publics), fourbit ses armes pour damer le pion à la SNCF dans les régions. Selon le journal Les Echos, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et Getlink (le gestionnaire du tunnel sous la Manche, anciennement Eurotunnel) ont décidé de s’allier pour répondre aux appels d’offres que les régions publieront pour leurs services de trains régionaux TER. La future entreprise sera détenue à 55 % par la RATP et 45 % par Getlink et devrait être présentée officiellement sous peu.

. RATP et Getlink ne comptent pas laisser à Transdev, Keolis ou encore Flixtrain, sans oublier la SNCF, toutes les parts du marché des TER qui s’ouvrira tout bientôt. Selon la législation européenne, les régions, autorités organisatrices des transports sur leur territoire, pourront passer des appels d’offres dès le 3 décembre 2019. La mise en concurrence sera obligatoire partout à partir du 25 décembre 2023. Certaines régions comme Provence-Alpes-Côte d’Azur ou Pays de la Loire ont déjà annoncé qu’elles comptaient se séparer de la compagnie ferroviaire nationale.

La RATP, via sa filiale RATP Dev, n’est pas complètement étrangère au train régional. Elle exploite actuellement une ligne régionale en Afrique du Sud entre Pretoria et Johannesburg, ainsi que deux lignes en Toscane, en Italie. Le cœur de métier de RATP Dev reste pour l’instant le transport urbain : cette société exploite le tramway d’Angers ou encore celui de Brest. Via d’autres filiales, elle exploite également le réseau de bus de la capitale britannique, Londres.

Gérer les sillons. Getlink, lui, fait valoir sa compétence en tant qu’opérateur ferroviaire. Outre les Eurostars, le tunnel sous la Manche voit passer les navettes de Getlink qui transportent bus, camions, voitures et les voyageurs. L’opérateur met en avant sa « connaissance de la gestion des sillons, sujet extrêmement complexe » et « un savoir-faire réel en matière de licence ferroviaire », indique aux Echos son PDG Jacques Gounon. L’entreprise sait former des conducteurs et opérer la maintenance de son matériel.

Il ajoute : « La concurrence s’annonce de très haut niveau, l’idée de nous associer avec un acteur solide est un élément essentiel. Les dossiers seront très compliqués. On parle du premier train en circulation pour 2023, mais cela ne me gêne pas : nous n’entendons pas courir pour avoir un bout de contrat le plus tôt possible. Le fond du sujet est d’apporter un service supérieur à ce dont disposent les régions actuellement ».

Le marché des trains TER représente quatre milliards d’euros par an, sans compter l’Ile-de-France. Cette dernière possède un calendrier de mise en concurrence différent. En moyenne, 5 580 TER circulent tous les jours en France dans onze régions, pour desservir 2 348 gares. 900 000 passagers les empruntent chaque jour.

 

TOP 50 ENTREPRISES

TOP 50 ENTREPRISES

 

Selon un sondage IFOP réalisé pour Eight Advisory,  Décathlon occupe la première place du top 50 des entreprises. Observons que seules les entreprises françaises ont été notées ! ( sinon Google serait en tête).

 L’enseigne de distribution d’articles de sport devance notamment Peugeot, Renault et Citroën

« Les entreprises qui sortent du lot sont celles qui créent beaucoup d’emplois en France ou celles qui améliorent le quotidien des Français », explique Pascal Raidron, président d’Eight Advisory. Les constructeurs automobiles Peugeot (2e), Renault (3e) ou Citroën (4e), mais également de grands noms comme Airbus (5e), L’Oréal (7e), Michelin (8e), Danone (9e) ou EDF (10e). Mais ces grandes sociétés ayant un grand impact sur l’économie française ont toutes été devancées par surprise par Décathlon ! Si les Français aiment tant l’enseigne spécialisée dans le sport et les loisirs, c’est que l’entreprise démocratise le sport avec des produits innovants et accessibles depuis 1976.

« Décathlon a démocratisé le sport pour le plus grand nombre. Le groupe a lancé ses propres marques, pratique des prix abordables et multiplie les innovations. Decathlon convainc autant les jeunes que les plus âgés, mais est davantage plébiscitée en province qu’en Ile-de-France. LeBonCoin et BlaBlaCar figurent dans le top 5 respectivement à la 24e et la 28e place.

Dix enseignes de distribution dans le top 20 des entreprises préférées des français, avec Décathlon en 1er. Bel exploit, belle fidélité des consommateurs après 2 années de distribashing politique », s’est de son côté félicité Michel-Édouard Leclerc. En effet, Leclerc figure en 12e position de ce top 50 devant notamment Intermarché (14e) et Carrefour en (17e).

Pour l’attractivité de l’emploi, le classement est assez différent.

 

 

Selon  LinkedIn .

 

BNP Paribas-

Effectifs en France: 58.400 | Principaux sites: Paris, Lyon, Bordeaux | Compétences qui montent: Langages de programmation Python, C et CSS | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Technologie de l’information, Gestion de projets | Une info étonnante: En 2018, plus de 24.700 salariés ont participé à des actions solidaires durant leur temps de travail pour un total de 300.000 heures. D’ici 2020, le groupe prévoit de financer 1 million d’heures de solidarité.

 

 

Société Générale est la maison-mère de Boursorama.

Effectifs en France: 59.300 | Principaux sites: Paris, Lille, Marseille | Compétences qui montent: Langages de programmation C, Python et R | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Ingénierie, Opérations | Une info étonnante: 380 employés musiciens de Société Générale sont montés sur la scène de la Philharmonie de Paris en décembre 2018 pour un concert privé destiné aux salariés.

 

Le groupe BPCE est constitué des réseaux coopératifs Banque Populaire, Caisse d’Epargne et de ses filiales, dont Natixis.

Effectifs en France: 95.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Pack Office, Gestion d’inventaire, Merchandising | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Services à la communauté et services sociaux, Vente | Une info étonnante: BPCE a mis en place un programme d’ambassadeurs qui permet aux candidats de contacter des salariés en poste dans la banque pour leur poser des questions sur leur métier.

 

 

Le groupe LVMH est notamment la maison-mère de Louis Vuitton, Christian Dior Couture, Fendi, Moët-Hennessy, Givenchy, Chaumet, Berluti, Sephora, Marc Jacobs, Guerlain, Hublot, le groupe Bon Marché ou encore le groupe Les Echos.

Effectifs dans le monde: 145.300* | Principaux sites en France: Paris, Orléans, Reims | Compétences qui montent: Pack OfficeSQLCommerce international | Fonctions qui recrutent le plus: Commerciaux, Opération, Arts et design | Une info étonnante: LVMH a investi 121,5 millions d’euros dans la formation en 2017, dont 36,2% en France. Plus de 1.250 jeunes bénéficient ainsi d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

 

 

Le groupe Crédit Agricole est notamment la maison-mère de LCL et BforBank.

Effectifs en France: 111.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Merchandising, Langage de programmation PythonPack Office | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Services à la communauté et services sociaux, Conseil | Une info étonnante: Pour favoriser la diversité, le Crédit agricole organise des sessions de recrutement anonymes basées uniquement sur les compétences et la personnalité.

 

 

AXA

Effectifs en France: 23.800 | Sites principaux: Paris, Lyon, Bordeaux | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonDroit des sociétés | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Finance, Ingénierie | Une info étonnante: AXA a quadruplé ses investissements verts (12 milliards d’euros en 2020) et n’assure plus aucun projet de construction de centrale à charbon ni d’entreprise d’extraction de sables bitumineux et de pipelines associés.

ENGIE

Effectifs en France: 74.000 | Sites principaux: Paris, Lyon, Nantes | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonMatlabPHP | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Ventes | Une info étonnante: Une large consultation interne, appelée “Imaginative 2030”, a permis de collecter la vision des salariés sur le monde en 2030 et les défis à relever. 

Bouygues

Le groupe Bouygues est la maison-mère de Bouygues Construction, Bouygues Telecom, Bouygues Immobilier, TF1 et Colas

Effectifs en France: 68.500 | Principaux sites: Paris, Lyon, Rouen | Compétences qui montent: Normes internationales d’information financière (IFRS), Gouvernance d’entreprise, Contentieux | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Arts et design | Une info étonnante: Trente-cinq projets d’intrapreneuriat sont actuellement en cours de développement dans le groupe.

L’Oréal

L’Oréal est la maison-mère de Lancôme, Yves Saint-Laurent Beauty, Khiel ou Decléor.

Effectifs en France: 13.000 | Principaux sites: Paris, Lille, Lyon | Compétences qui montent: Manufacturing Execution System, Sciences économiques, Ingénierie | Fonctions qui recrutent le plus: Gestion de projets, Marketing, Ventes | Une info étonnante: L’Oréal est le seul groupe au monde qui couvre l’intégralité des métiers de la beauté, avec plus de 30 marques distribuées dans les salons de coiffure, les instituts, les spas, les pharmacies, mais aussi via la grande distribution ou l’e-commerce.

Orange

Effectifs en France: 92.000* | Principaux sites: Paris, Lyon, Rennes | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonAnalyse de donnéesLangage de programmation C | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Ventes, Technologies de l’information | Une info étonnante: Après le bip, En tête à tête, Premiers crampons… Orange a développé plusieurs podcasts qui mettent en lumière les collaborateurs du groupe.

VINCI

Effectifs dans le monde: 211.300* | Principaux sites en France: Paris, Marseille, Lyon | Compétences qui montent: Accompagnement, Relations humaines, Solutions SAP | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Arts et design, Ingénierie | Une info étonnante: En 2017, Vinci a lancé un laboratoire-incubateur baptisé Leonard qui permet aux employés et à des startups d’expérimenter leurs innovations. 

 

 

Airbus

Effectifs en France: 48.000* | Principaux sites: Toulouse, Paris, Marseille | Compétences qui montent: Langages de programmation Python, PHP et JavaScript | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Technologies de l’information | Une info étonnante: à Toulouse, Airbus Commercial Aircraft, c’est 21.000 salariés et 700 hectares d’usines.

 Safran

 Effectifs en France: plus de 44.000 | Principaux sites: Paris, Toulouse, Pau | Compétences qui montent: Pack Office, Chimie, Caractérisation | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Technologies de l’information | Une info étonnante: Safran a développé une application mobile pour permettre aux salariés de relever divers défis sportifs.

Nexity

Effectifs dans le monde: 7.300* | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Revit (Logiciel)Prospection, Génie civil | Fonctions qui recrutent le plus: Administratif, Immobilier, Management de projet | Une info étonnante: Nexity a lancé un programme de mentorat inversé: 15 jeunes salariés accompagnent 15 managers et dirigeants sur les réseaux sociaux.

AccorHotels

Effectifs en France: 34.700 | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Cascading Style Sheets (CSS), Télécommunications, Statistiques | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Administratif, Gestion de projets | Une info étonnante: le programme INSPIRE permet aux jeunes diplômés d’accéder à des postes de management de façon accélérée. Pendant 12 à 18 mois, ils sont accompagnés par un mentor et se voient confier des responsabilités variées pour apprendre les ficelles du métier.

 CHANEL

Effectifs en France: 5.000 | Principaux sites: Paris, Nice, Lyon | Compétences qui montent: Manufacturing Execution System, HTMLNewsletters | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Opérations, Gestion de projets | Une info étonnante: Depuis le 1er janvier 2018, CHANEL offre 14 semaines de congé parental rémunérées pour tous les nouveaux parents qui voient leur famille s’agrandir.

Carrefour

Effectifs en France: 110.000* | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Cloud ComputingDéveloppement de logiciels | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Assistance, Opérations | Une info étonnante: Le groupe propose aux jeunes diplômés à fort potentiel d’intégrer le programme “Graduate” afin d’accéder rapidement à des postes à responsabilité.

Casino

Le groupe Casino est la maison-mère de Monoprix, Franprix ou encore Cdiscount.

Effectifs en France: 75.000* | Principaux sites: Paris, Bordeaux, Lyon | Compétences qui montent: Langage de programmation Python, Ingénierie, Linux | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Assistance, Opérations | Une info étonnante: Depuis ses débuts, Casino innove beaucoup: 1ère marque de distributeur en 1901, 1er magasin libre-service en 1948, jusqu’au 1er magasin sans caissier en 2018.

Capgemini

Capgemini est la maison-mère notamment de Sogeti.

Effectifs en France: 24.600 | Principaux sites: Paris, Toulouse, Lyon | Compétences qui montent: Adobe PhotoshopAnalyse de donnéesLangage de programmation Python | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Technologies de l’information, Conseil | Une info étonnante: Le groupe a mis en place un accord d’entreprise qui permet à tous les salariés de télétravailler entre 1 et 3 jours par semaine.

 Alphabet

Alphabet est la maison-mère de Google, YouTube ou encore Nest.

Effectifs dans le monde: 98.000* | Principaux sites en France: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Big data, Avant-vente, Cloud Computing | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Médias et communication, Ingénierie | Une info étonnante: Alphabet développe dans son siège parisien des activités “made in France”, comme des formations gratuites au numérique, pour ensuite les étendre en Europe et en Afrique.

Total

Effectifs dans le monde: 104.500* | Principaux sites en France: Paris, Pau, Lyon | Compétences qui montent: Langages de programmation PythonMatlabC++ | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Administratif | Une info étonnante: Le groupe Total, qui a racheté Direct Energie en 2018, est présent dans plus de 130 pays, compte plus de 150 nationalités et 650 compétences différentes.

Sanofi

Effectifs dans le monde: 104.300 | Principaux sites en France: Paris, Lyon, Rouen | Fonctions qui recrutent le plus: Analyse de données, Biologie, Pharmacie | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Gestion de projets | Une info étonnante: Le programme “Elevate” vise à développer les femmes futurs leaders de l’entreprise pour arriver à parité d’ici 2025. D’après le rapport annuel, 20% des quinze membres du comité exécutif sont actuellement des femmes.

Salesforce

Effectifs en France: 900 | Principaux sites: Paris, Lyon, Grenoble | Compétences qui montent: Etude de marchéDéveloppement d’applications web, Gestion d’inventaire | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Ingénierie, Développement commercial | Une info étonnante: Chaque salarié dispose chaque année de 7 jours de congés payés dédiés au bénévolat. A pratiquer seul, pour la cause de son choix, ou avec son équipe.

EY

Effectifs en France: 6.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Droit du travail, Langage de programmation C, Droit fiscal | Fonctions qui recrutent le plus: Comptabilité, Conseil, Finance | Une info étonnante: Les bureaux d’EY se situent à la Défense dans une tour de 231 mètres, la plus haute de France.

 

 Renault

Effectifs en France: 47.700* | Principaux sites: Paris, Rouen, Lille | Compétences qui montent: Langages de programmation JavaScript, Python et C++ | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Gestion de projet | Une info étonnante: Chez Renault, le comité exécutif compte 25% de femmes, c’est davantage que la proportion de femmes cadres dans l’entreprise.

 

 

Méthodologie:

Pour établir ce classement, LinkedIn évalue les entreprises dans quatre domaines: l’intérêt pour l’entreprise, les interactions avec ses employés, l’intérêt pour les offres d’emploi publiées et la rétention des salariés. L’intérêt pour l’employeur est mesuré par le nombre de nouveaux abonnés, non salariés de l’entreprise, à sa page LinkedIn. L’engagement avec les salariés correspond au nombre de consultations des profils des salariés par des non-salariés. L’intérêt pour les offres d’emploi prend en compte la fréquence à laquelle les candidats consultent les offres d’emploi (diffusées gratuitement ou payantes) et y postulent. La rétention des salariés est mesurée par la part des salariés qui restent pendant au moins un an dans l’entreprise.

Pour être éligibles, les entreprises doivent compter au moins 500 salariés au 1er février et ses effectifs ne doivent pas avoir diminué au cours des 12 derniers mois (d’après les données LinkedIn Talent Insights). Seules les sociétés-mères peuvent faire partie du classement, les filiales majoritaires étant incluses dans le résultat global. Toutes les données sont pondérées en fonction de la taille des entreprises. La méthodologie et les données concernent la période du 1er février 2018 au 31 janvier 2019. Toutes les données sont agrégées et anonymisées afin de protéger les informations privées des membres.

Retraites: Ferrand, le mis en examen parle d’inégalités : un spécialiste !

Retraites:  Ferrand, le mis en examen parle d’inégalités : un spécialiste !

 

Selon le président de l’assemblée Richard Ferrand , la grève qui s’annonce sera donc « une mobilisation pour conserver des inégalités ». Il ajoute que la réforme est indispensable à « la préservation de notre modèle social » et qu’il faudra « travailler plus ». En tout cas Ferrand, lui a déjà travaillé pour enrichir son entourage ( il est mis en examen mais la justice ne semble pas pressée de gérer ce dossier)

 

Rappel de l’affaire:  Richard Ferrand a largement utilisé son double statut de dirigeant des Mutuelles de Bretagne et d’élu pour directement et indirectement se remplir les poches. L’affaire la plus scandaleuse  concerne un contrat de location d’un local par les Mutuelles de Bretagne à la compagne de Ferrand alors  que cette dernière ne possédait pas encore ce local. Grâce à de généreuses conditions de location de ce local, la compagne de Ferrand a pu réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 €. Le détail de ces opérations est rappelé ci-après à partir d’une information tirée de Wikipédia. Toute la famille Ferrand a bénéficié des largesses mutuelles de Bretagne : son ancienne femme, ensuite sa compagne et lui-même. La justice de Brest avait enterré l’affaire considérant qu’il s’agissait d’une affaire privée et que les délais d’instruction étaient dépassés. Comme le dossier a été dépaysé à Lille, les nouveaux juges ont porté un autre regard sur ses affaires en mettant en examen Richard Ferrand. Ces nouveaux juges connaissent évidemment le contexte politique particulièrement délicat qui entoure cette affaire et s’ils ont mis en examen Richard Ferrand s’est qu’il dispose d’éléments nouveaux. Tout cela révèle que les bonnes vieilles pratiques provinciales de la IVe République ne sont pas mortes avec des relations plus ou moins sulfureuses  entre les élus politiques,  le monde économique et la justice.  Bref le nouveau monde promis par macro et bien mort-né surtout si on n’y ajoute les autres affaires concernant par exemple le MoDem et Bayrou, Benalla, de Rugy, le secrétaire de l’Élysée, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne. On pourrait ajouter les lenteurs de la justice concernant aussi bien les affaires de Sarkozy que celle de tapie vis-à-vis desquels le pouvoir semble manifester une grande bienveillance. Bref, il n’y a pas de Nouveau Monde dans la république en marche mais plutôt la résurgence de pratiques caractérisées par la confusion des intérêts entre le monde politique, le monde économique et l’État.

 

Le résumé de l’affaire dans Wikipédia :

 

 

En mai 2017, Le Canard enchaînéLe Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées à hauteur de 55 000 euros par de l’argent public99 lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux Mutuelles de Bretagne des travaux d’aménagement d’un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d’une subvention de 1,66 million d’euros100 du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les Mutuelles de Bretagne ont ensuite fait effectuer d’autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l’avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille101, qui a par ailleurs facturé régulièrement aux Mutuelles de Bretagne des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros102 par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources, et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils101. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l’exécutif de s’exprimer103. Le 1er juin 2017, Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes104.

Richard Ferrand affirmera qu’il n’était « jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »105.

Appel d’offres attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2010106, Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne107, pour un local de 379 m2108, 2 rue George-Sand à Brest109.

Le 25 janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l’unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n’a pas encore d’existence légale » et « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose » comme le rappelle Le Canard enchaîné110. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration à aucun moment n’est mentionné le nom de Sandrine Doucen110.

Sandrine Doucen crée le 28 mars 2011 la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts111.

Le 1er juillet 2011110, la SCI la Saca achète 402 000 € frais de notaire inclus108, grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l’achat, sans aucun apport, ayant selon Le Canard enchaîné un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Revenus garantis par les 42 000 € de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Les Mutuelles de Bretagne effectuent peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d’une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 € soit 300 000 €112. Selon Le Canard enchaîné, l’avocate Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines.

Selon la défense de Richard Ferrand, l’opération n’a « rien d’illégal »113,114 : la démarche « respectait la procédure »[réf. nécessaire] et l’entreprise de sa compagne offrait « le meilleur prix » parmi les réponses à l’apel d’offres

 

Elections Hongkong : les démocrates gagnants

Elections Hongkong : les démocrates gagnants

 

 

Le résultat des élections locales à Hong Kong n’a pas beaucoup d’intérêt quant à sa nature car il s’agissait surtout d’élire des correspondants locaux sans beaucoup de pouvoir. Par contre, cette élection aura un grand retentissement politique puisque c’est un test de représentativité des forces politiques en présence. De ce point de vue, le pouvoir central de Pékin à subi une grave défaite et même une  humiliation. En effet, le camp démocrate a remporté plus de la moitié des 452 sièges du conseil de district, une première. Il n’est cependant pas certain que Pékin tienne compte de ce rapport de force pour modifier sa politique de répression et d’intégration. En effet ,ce résultat pourrait susciter des vocations de contestataires ailleurs en Chine à un moment où précisément la dictature met en place un vaste système d’évaluation citoyenne de chaque chinois à fin de perpétuer le pouvoir du parti communiste et en même temps de la mafia qui se répartit  la manne de la richesse produite. Quatre-vingt-dix membres de l’Assemblée nationale populaire chinoise (ANP, figurent sur la liste des 1 000 Chinois les plus riches publiée par le Hurun Report, basé à Shanghai, selon une revue de détail de l’agence Bloomberg. L’an dernier, ils étaient 75.

Le moins fortuné parmi les mille dispose d’une fortune de 1,8 milliard de yuan (221 millions d’euros),  »soit plus que l’ancien candidat républicain à la présidence Mitt Romney », note malicieusement Bloomberg. La fortune de ces parlementaires s’élève en moyenne à 840 millions de dollars. On compte 83 milliardaires en dollars parmi eux. Selon la Constitution chinoise de 1982, l’ANP, qui compte près de 3 000 députés, est l’institution la plus importante du pays, qui désigne notamment le président et vote les lois. Dans les faits, les principales décisions sont prises au sein du  PCC, et l’Assemblée a un rôle essentiellement cérémoniel.

Sous Jiang Zemin (1989-2002), les entrepreneurs privés ont été intégrés dans le système communiste : au parti et dans l’Assemblée. Ainsi, le plus riche d’entre eux, Zong Qinghou, 67 ans, à la tête du groupe Hangzhou Wahaha, a rejoint l’ANP en 2003, et le Parti communiste en 2010. Il dispose d’une fortune de 13 milliards d’euros, selon l’index des milliardaires Bloomberg. . Les 70 députés les plus riches de l’ANP représentent une fortune cumulée de près de 69 milliards d’euros, selon des données de 2011.

 

Retraites : Édouard Philippe organise une fausse consultation

Retraites : Édouard Philippe organise une fausse consultation

 

 

 

Contrairement à ce qu’on peut imaginer le Premier ministre ne reçoit pas pendant deux jours les organisations syndicales aux fins d’ouvrir une vraie négociation sur les retraites. Pour lui, c’est l’occasion de réaffirmer publiquement ses convictions,  que la réforme part point à caractère universel doit se mettre en œuvre totalement et pleinement à partir de 2025 même s’il faut faire ici ou là quelques concessions à quelques catégories. En fait, on assiste à la mise en place d’un rapport de force au sein même du gouvernement avec d’un côté les durs, originaires des républicains comme Édouard Philippe, Lemaire  ou Darmanin qui vont s’appuyer sur le rapport du COR qui tombe  à point. Pas étonnant, le comité d’orientation des retraites dépend directement premier ministre. Or si l’on veut rééquilibrer financièrement le régime, d’après le OR, il faut prolonger la de retraite jusque 65 ans ou 43 ans d’annuités ( ce qui revient au même puisque la moyenne  d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans). Bref, on s’oriente tout doucement vers le retour de la retraite à 65 ans et la parenthèse de Mitterrand sera refermée.  De son côté, le président de la république est de plus en plus flou à la fois sur l’orientation de la réforme et sur ses modalités. Compte tenu de la montée du mécontentement, Macron serait prêt à faire de larges concessions aux régimes spéciaux détruisant au passage le caractère d’universalité. En fait,  la retraite s’appliquerait surtout pour le privé à partir de 2025 et son applications générales renvoyées en 2070 environ. Une différence de taille mais qui s’explique facilement car Macron ne va pas bénéficier politiquement de cette réforme même s’il est réélu en 2022. Bien sûr, macro ,on ne lâchera pas tout, il maintiendra son discours de fermeté mais comme d’habitude en affirmant tout et son contraire. Des bataille sont donc à prévoir : celle des régimes spéciaux contre le gouvernement et celle des durs contre les opportunistes au sein même du pouvoir. Mais au sein des organisations syndicales de lignes s’oppose aussi. Celle de ceux qui refusent toute réforme et celle  qui serait pour une réforme à la fois universelle et juste. Par exemple la CFDT, qui réclame depuis plus de quinze ans une réforme systémique et soutient l’exécutif sur son ambition, commence à s’impatienter. Laurent Berger, son secrétaire général, demande ainsi au premier ministre de «clarifier ses intentions» , tout en rappelant son opposition à toute réforme paramétrique préalable. «On s’oppose à toute mesure qui vise à allonger la durée du travail, martèle-t-il sans relâche. On tente une ultime fois de remettre le sujet sur les rails. Faute de quoi on comprendra que le gouvernement ne cherche qu’à se payer les régimes spéciaux et faire travailler les Français plus longtemps.» Et le patron de la centrale progressiste de promettre qu’il rejoindra en janvier le mouvement de contestation – ce qu’une partie d’entre elles, comme la CFDT-cheminots, a déjà fait – si le gouvernement ne renonce pas à mettre en œuvre une mesure d’âge.

Le patronat, qui craint les conséquences d’un blocage du pays, demande lui aussi au gouvernement de sortir du bois. Et vite. «Une tactique de vieux monde consisterait ainsi à dire: attendons de voir comment se passe la manifestation du 5 décembre et puis on donnera les paramètres de la réforme après. Le flou ne fait que nourrir l’impression de ne pas savoir où l’on va, et cela ajoute de l’anxiété à l’anxiété», prévient Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, dans Le Parisien ce dimanche. Reste que, contrairement à ses partenaires des syndicats, lui appelle Édouard Philippe à ramener le système à l’équilibre avant 2025. «Et, pour ça, il faut travailler plus longtemps», soutient-il.

Modem, RN et Insoumis : des procès qui tombent à pic pour Macron !

Modem, RN et Insoumis : des procès qui tombent à pic pour Macron  !

 

 

Curieusement, trois affaires juridico-politiques remontent à la surface à proximité des élections municipales. On accuse le Modem, le rassemblement national et Ies Insoumis d’avoir utilisé pour le fonctionnement du parti des permanents qui auraient dû se consacrer aux tâches parlementaires puisque leur financement dépend de la puissance publique. Une sorte de procès en sorcellerie en quelque sorte ou plus exactement une sollicitude suspecte de la justice pour discréditer des partis. Il est clair qu’aujourd’hui encore plus qu’hier, il est bien difficile de distinguer les tâches concernant le champ national, le champ européen et le fonctionnement du parti. D’une certaine façon, Macron tient en laisse le Modem qui ne montre pas assez de bonne volonté pour  les élections municipales. Cette affaire vise aussi à discréditer les insoumis et le rassemblement national. Ces trois organisations politiques n’ont pas grand-chose en commun, de toute évidence, elles ne se sont pas concertées;  le fait de  viser des permanents financés par des fonds publics  ne constitue pas un crime et même un délit. Dans les organisations syndicales, des centaines de permanents sont utilisées à des tâches autres que celles initialement prévues. Ainsi des permanents payés sur des entreprise ou l’Etat  permettent-t-il aux organisations confédérales de fonctionner surtout dans une période de relative désaffection syndicale. Le parti socialiste a longtemps fonctionné avec l’aide partielle ou  totale de permanents syndicaux ou de permanents simplement dégagés par l’administration. L’action juridique en cours est à la fois idiote et injuste. On peut s’étonner que la justice ne manifeste pas davantage de dynamisme pour enquêter sur certaines affaires politico-judiciaires de la république en marche. Par exemple sur l’affaire Ferrand actuellement président de l’Assemblée nationale et qui a permis à sa compagne d’encaisser un petit boni de l’ordre de 800 000 € quand il était directeur des mutuelles de Bretagne ou encore le financement de la campagne de Macron.  Dans ce cas précis de Ferrand, le délit est autrement plus important car il s’agit d’un enrichissement personnel. Cette histoire d’utilisation frauduleuse de permanents n’a aucun sens.  En effet, s’occuper du fonctionnement d’un parti, c’est évidemment aussi s’occuper directement ou indirectement des sujets nationaux et européens. On pourrait tout aussi bien intenter les mêmes procès à la plupart des parlementaires et à leur secrétariat qui passent davantage de temps dans leur circonscription que pour l’étude  des questions de l’assemblée du Sénat, Pour autant il y a interaction entre actions locales, action nationale et européenne. Si l’on voulait faire le même procès aux députés, on se rendrait compte que sur 577 élus à peine 50 animent réellement les travaux et que les autres font de la figuration. Ce procès de nature politique est détestable même s’il concerne des organisations dont on peut contester les orientations.

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La police de Hong Kong envisage d’utiliser les balles réelles pour réprimer les manifestations ( quelques tirs ont déjà eu lieu). Mais on comprend mieux la stratégie du pouvoir central  chinois  avec les 400 pages de documents secrets publiés ce week-end par le New York Times qui décrivent les mécanismes à l’œuvre au Xinjiang, en réaction aux attentats attribués aux indépendantistes ouïghours. Une méthode en cours d’application aussi à Hong Kong.  En apparence, Xi Jinping, le nouveau maître de la Chine, donne l’impression d’une grande sérénité voir même d’une certaine sagesse. La vérité est toute autre, c’est le nouveau dictateur de la Chine puisqu’il a même réussi à obtenir des instances démocratiques  (le parti communiste) un caractère illimité pour la durée de son mandat. Bref ,c’est un nouveau Mao;il  a connu des réussites économiques indiscutables ces dernières années mais se trouve affronté aux limites d’un capitalisme d’Etat aux mains d’une  sorte de mafia.

Des problèmes qui ne sont pas tous liés aux difficultés commerciales avec les États-Unis mais qui sont aussi structurelles (la question de l’endettement général en particulier). On a pu voir quelles étaient les réelles intentions de ce nouveau Mao vis-à-vis de Hong Kong dont le rattachement à la Chine garantissait l’’indépendance judiciaire pour la zone considérée. L’accord a volé en éclats et la Chine a exigé le rapatriement des résidents. En Chine,  le lavage de cerveau fait office de culture historique. Ainsi a-t-on gommé dans les mémoires et dans tous les documents officiels le massacre de la place Tiananmen. Ainsi développe-t-on la culture de l’enlèvement de personnalités trop gênantes (au motif souvent qu’elles sont corrompues comme si l’appareil communiste ne l’était pas tout entier !). Surtout la Chine ne se prive pas de prendre des intérêts financiers à l’extérieur (pays développés ou pays pauvres) sans qu’aucune contrepartie ne soit possible en Chine où tout est contrôlé par l’Etat. Le pire c’est sans doute la chape de plomb culturelle et démocratique qui permet au parti communiste de maintenir le pays en état de dictature. Il serait peut-être temps que les pays développés s’intéressent un peu à autre chose qu’à leur commerce avec la chine. Exemple de la fermeture culturelle, maintenant on  veut siniser le nom des rues, des quartiers et des cinémas. Bref une révolution culturelle nouvelle qui ne dit pas son nom, chape de plomb supplémentaire pour écraser toute culture étrangère et les Chinois avec.

L’exemple de la répression des Ouighours est éclairant ( un million ont été emprisonnés).  Le numéro un chinois a donné l’ordre dès 2014 d’être «sans aucune pitié» contre «le terrorisme, l’infiltration et le séparatisme» dans la province autonome du Xinjiang, selon les documents internes au régime communiste révélés par le prestigieux quotidien américain. Les documents comprennent entre autres un discours secret de Xi Jinping prononcé lors de son unique visite de quatre jours dans cette région, en 2014, qui avait été marquée par un attentat, suivi d’une vague de répression. Il y ordonne notamment de recourir «aux armes de la dictature démocratique populaire» pour «éradiquer l’islamisme». .

Les documents révèlent aussi les directives transmises aux cadres locaux du PCC dans le cadre de cette campagne de rééducation, la plus vaste opération de ce type depuis la Révolution culturelle de Mao Tsé-toung. Notamment les réponses à apporter aux questionnements des Ouighours envoyés étudier dans d’autres provinces chinoises dans le cadre d’un programme gouvernemental visant à siniser les élites du Xinjiang. «Non, c’est simplement que leur esprit a été infecté par des pensées malsaines», sont-ils invités à répondre aux étudiants s’inquiétant de savoir si leurs proches ont «commis un crime»«La liberté sera seulement possible lorsque ce virus aura été éradiqué de leur pensée et qu’ils seront en bonne santé», doivent-ils ajouter en les enjoignant à inciter les membres de leur famille à se soigner.

L’attitude des étudiants est évaluée par un système de notation à points, qui peut contribuer à accélérer ou à ralentir leur libération. Et ils sont soumis à une étroite surveillance digitale, alors que le Xinjiang est aussi le plus vaste champ d’expérimentation du Big Brother chinois et de son système de reconnaissance faciale. «Chérissez cette chance offerte par le Parti et le gouvernement pour éradiquer en profondeur la pensée déviante et apprendre des métiers chinois. Cela offre à votre famille un fondement solide pour une vie heureuse», doivent arguer les responsables locaux du Parti.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012 ,l e président Xi s’est appliqué à éliminer toute voix discordante, embastillant dissidents, militants des droits de l’homme, avocats et mettant au pas les membres du PCC.

Le pouvoir voit les revendications démocratiques des étudiants à Hongkong comme une menace existentielle. Et face à cela, les occidentaux se préoccupent surtout du petit business de quelques grandes multinationales  tandis que la Chine envahit les marchés.

réforme retraites: les prévisions du COR, du pipeau !

Retraites: les prévisions  du COR, du pipeau !

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les prévisions comité d’orientation des retraites sont à géométrie politique variable. En fonction des intentions du pouvoir en place  le COR fait  varier ses prévisions. Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’art de 10 milliards en 2025. De quoi conforter l’idée qu’il faut imposer une réforme paramétrique ( qui porte sur les critère et les modalités  pour bénéficier de la retraite ). Trois leviers sont privilégiés pour assurer la pérennité financière des systèmes de retraites : l’âge de départ à la retraite, le niveau des pensions et les cotisations.  Ce qui est curieux ce sont ces changements d’évaluation. Pas tellement étonnant finalement car le comité d’orientation est une sorte de cénacle de chapeaux à plumes et non un organisme scientifique indépendant. Dans les prévisions du comité d’orientation des retraites, un seul élément est indiscutable savoir le déséquilibre démographique avec plus en plus de retraités est proportionnellement de moins en moins de cotisants. Pour sur le reste, tout dépend d’une part de la croissance ( donc du nombre de cotisants ) , du niveau des retraites et des modalités de financement.

Depuis des années, le niveau des retraites baisse du fait de la désindexation. Une autre solution envisagée est le report de l’âge reél de la retraite soit par exemple en allongeant les annuités, soit en décalant l’âge, soit en créant ce qu’on appelle un âge  pivot qui revient à repousser l’âge d’une retraite entière. Ce que propose justement le Medef.

En reprenant à son compte le concept de l’âge pivot, le Medef demande tout simplement de reporter l’âge effectif de la retraite. En effet l’âge  pivot était un artifice pour allonger  la durée de cotisation qui pourrait ainsi passer de 62 ans à 63 ou 64 pour une retraite pleine. L’âge légal demeurerait à 62 ans mais ceux qui la prendraient  à cet âge-là subirait une baisse de pension. Une proposition d’ordre budgétaire qu’on peut comprendre sinon admettre en l’état des perspectives financières financiers mais qui va complètement à l’encontre du concept de retraite à points; la retraite à points doit en effet autoriser les retraités à prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent parenthèse (avec un minimum). Le Medef sent sans doute que la réforme des retraites à caractère universel à plus en plus de plomb dans l’aile. Ce qui est en question c’est de savoir si elle s’appliquera en 2025,2035 ….ou 2070 avec la clause grand-père ( âge moyen d’ entrée au travail 23 ans plus 45 ans de cotisations). Le Medef souhaite des mesures budgétaires immédiates et tout simplement un report de l’âge pour une retraite entière . Le  Medef conteste d’ailleurs que des mesures budgétaires n’aient  pas été prises préalablement à la grande forme envisagée par le gouvernement. “On ne peut pas faire une réforme qui se veut la mère de toutes les réformes (…) en l’asseyant sur un régime qui n’est pas équilibré”, a-t-il dit en conférence de presse. “Il faut une réforme d’équilibre avant de faire une réforme d’équité.”

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), si rien n’est fait, le déficit du régime des retraites sera compris en 2025 entre 7,9 à 17,2 milliards d’euros, en fonction de la méthode et du scénario de croissance retenus. On peut s’étonner que ce conseil d’orientation ce soir autant trompé dans ses évaluations à moins qu’il ne confonde  son rôle comme un service du pouvoir ( ce qu’il est en réalité puisqu’il  dépend du Premier ministre) et son rôle d’observatoire économique et statistique indépendant. En clair, le conseil d’orientation des retraites ne sert pas à grand-chose.

 

Grève 5 décembre: fin du macronisme ?

Grève  5 décembre:  fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Fidl, MNL et UNL.

Nouvelle mode, le naming; : le stadium Coca à la place du parc des princes

Nouvelle mode, le naming; : le stadium Coca à la place du parc des princes

 

Le naming, une tartufferie sémantique   pour définir le  parrainage qui consiste à attribuer le nom d’une marque ou d’une société marraine à une enceinte sportive, un bâtiment, , une compétition, un classement, .

le PSG  envisage par exemple de solliciter  entreprises qui souhaiteraient accoler leur nom à la célèbre enceinte. L’opération, qui n’aura pas lieu avant 2024, pourrait rapporter plusieurs millions d’euros au PSG. Mais elle devra obtenir l’aval de la Ville de Paris. Le parc pourrait devenir le stadium Coca. dans le même philosophie l’arc de Triomphe pourrait porter le nom de Google et la Tour Eiffel Tour  Amazon; Même l’Elysée pourrait être tenté de porter le nom de Trump building. Une vraie folie sémantique pour trouver des financements . Une manière aussi de privatiser un nom avant peut être d’aller plus loin de vendre les murs .

Au grand dam des supporters du club, le PSG a officialisé sa volonté de renommer le stade au sein duquel il évolue, le célèbre Parc des Princes. Plus précisément, il s’agira d’accoler le nom d’un sponsor à celui de l’enceinte, pour une durée déterminée. Il est vrai que l’équipe du PSG a déjà été vendue au Qatar pourquoi pas aussi le stade et même le ville de Parois. Un émir à la place du maire nous éviterait peut -être des élections inutiles et coûteuses.

Industrie Automobile : la France recule aussi

Industrie Automobile : la France recule aussi

« La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne » derrière l’Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle « est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, note l’Insee. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008″, soulignent les auteurs de l’étude, qui ne prend pas en compte les données postérieures à 2016. « les parts de marché prises par les marques étrangères importées », mais aussi par « l’internationalisation de la production » des groupes français. « Les productions des groupes français à l’étranger » réduisent la balance commerciale de deux façons: lorsqu’elles sont réimportées vers la France, mais aussi « lorsqu’elles servent la demande locale [et] se substituent potentiellement à des productions nationales exportées », expliquent les auteurs. Le déclin français s’inscrit dans une crise industrielle plus large explique Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers; il  souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.

  • « Pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.
  • Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.
  • En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.
  • Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.
  • Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….
  • Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel. »

L’Allemagne en quasi récession

L’Allemagne en quasi récession

La croissance modeste de 0.1% enregistrée sur juillet-septembre après une contraction de 0,2% sur avril-juin permet à la première économie d’Europe d’échapper à une récession technique, définie par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. Première économie d’Europe, l’Allemagne reste néanmoins freinée par l’impact des tensions commerciales internationales, les difficultés du secteur automobile et l’incertitude liée au Brexit, qui pénalisent surtout le secteur industriel, très tourné vers l’exportation.

Les chiffres détaillés du PIB montrent que la consommation privée a augmenté de 0,4% et les dépenses publiques de 0,8% au troisième trimestre, chacun d’eux apportant une contribution de 0,2 point à la croissance.

« La vigueur de la consommation privée reste une importante assurance anti-récession pour l’économie », constate Carsten Brzeski, économiste d’ING, dans une note. « La consommation privée affiche une croissance ininterrompue, trimestre après trimestre, depuis le début 2014. »

Malgré la croissance des exportations, l’investissement en actifs fixes et en équipements a reculé sur juillet-septembre, une contraction qui traduit le pessimisme des entreprises.

« La chute de l’investissement en équipements et le poids de la réduction des stocks montrent que les entreprises ont fortement réagi aux incertitudes globales et aux problèmes auxquels est confronté le secteur automobile », explique Andreas Scheuerle, économiste de DekaBank.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles de l’institut privé IHS Markit auprès des directeurs d’achats du secteur privé montrent par ailleurs que les difficultés de l’industrie se propagent au secteur des services: la croissance de celui-ci est tombée en novembre à son plus bas niveau depuis 2016 selon les indices PMI « flash ».

L’Allemagne risque de tutoyer la recension pendant encore des trimestres.

 

Des bistrots-épiceries ou de agences locales de services ?

Des bistrots-épiceries  ou desagences locales de services ?

 

Chaque année environ 7000 bistrots souvent multiservices disparaissent des villages ou même des quartiers éloignés. Pourtant,  ces commerces rendent d’énormes services certains sont de nature publique, d’autres de nature privée ; la distinction est souvent difficile à faire. La disparition de ce commerce, souvent le dernier du village, signifie la fin de l’agglomération. Il serait sans doute temps de définir un nouveau cadre juridique à type de commerce. Des commerces qui emploient le plus souvent une seule personne mais présente 12 à 15 heures par jour, tous les jours de la semaine ( sauf le dimanche après-midi et encore) donc sans repos hebdomadaire, souvent sans congés annuels. Si l’on voulait donner un statut public classique  à ce type de commerce il faudrait sans doute employer cinq fonctionnaires. Deux fonctionnaires pour assurer l’amplitude de travail chaque jour. Deux ou trois  fonctionnaires pour assurer les repos hebdomadaires, les congés annuels, les congés pour maladie et autre absences. Et tout cela souvent pour des revenus de misère. Il serait temps de définir un nouveau statut juridique avec notamment des exonérations fiscales qui tiennent compte du caractère public de certaines activités assurées par ces commerces. Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n’en reste que 34 669 en 2016, regroupés dans un peu plus de 10 000 communes (baromètre France boissons/CREDOC, «comprendre et répondre à la fragilisation de la filière CHR en France»).

Pourtant, la demande de cafés de proximité n’a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages. À l’heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité.

. Mais nous pouvons collectivement faire plus pour la reconquête de nos territoires perdus: alléger normes et fiscalité pesant sur les débits de boissons, instaurer des zones franches dans les bourgs en déclin, élaborer une réflexion sur les livraisons du dernier kilomètre en intégrant les distributeurs dans les instances de concertation, promouvoir la transformation des cafés en Maison de Services au Public, .

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