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Archive mensuelle de novembre 2019

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Projet politique: le macronisme, une fiction

Projet politique:  le  macronisme,  une fiction

Au-delà d’un effet de mode se pose la question de la réalité du macronisme en tant qu’idéologie et mouvement. Si on peut effectivement considérer par exemple que le gaullisme ou le socialisme ont pu un temps s’installer comme mouvement  politique , comme projet et comme philosophie,  il en va différemment pour le macronisme. Première observation, le macronisme  n’est pas un mouvement en ce sens qu’il ne repose sur aucune organisation,  aucune  autre incarnation autre  que celle de Macron lui-même. Pas tellement étonnant dans la mesure où Macon a pris le soin de s’entourer seulement  de seconds couteaux et de techniciens susceptibles de ne pas faire de l’ombre. Il  faut se souvenir  avec quelle brutalité il a humilié Borloo susceptible de lui faire de la concurrence suite à un rapport très complet et très soutenu concernant les banlieues. Le parti la république en marche ne comporte aussi que des seconds couteaux ou  des courtisans. C’est davantage un club de fans qu’un véritable parti. Tous les responsables de la république en marche sont désignés par le sommet et la base est interdite de débat ,  de proposition et de contestation. Le secrétaire général supposé de la république en marche,  à savoir Guerini,  n’apparaît pratiquement nulle part, il est sur le fond comme sur la forme complètement transparent. Du point de vue philosophique,  Macron se réclame du progressisme mais la vérité c’est que jusque-là,  il a surtout privilégié les intérêts des plus favorisés. En outre, sa volonté réformatrice est très relative car il ne cesse d’alterner la marche en avant et les pas en arrière. Il en est ainsi par exemple sur la délicate question de la laïcité, des retraites, des équilibres financiers et de la réforme de l’État. Un seul exemple, il avait promis de supprimer 50 000 fonctionnaires;  dans le prochain budget,  c’est autour de seulement 1500 postes qui seront supprimés. La vérité, c’est que la philosophie n’est pas très clairement établie, c’est une espèce de mélange de libéralisme, d’étatisme au service d’un pouvoir théocratique qui slalome entre les évolutions de l’opinion surtout pour maintenir le pouvoir de Macron. Le président de la république n’a pas de véritable projet pas plus en France qu’en Europe; au plan mondial,  après avoir espéré être la nouvelle coqueluche politique internationale, il s’est discrédité  auprès de la  plupart des grands de ce monde. La philosophie de Macon est assez approximative. On a pu le constater encore dans l’interview qu’il a accordée à valeurs actuelles à propos notamment de la laïcité. Une interview finalement où il ne dit rien sinon que rabâcher certaines évidences dans une diarrhée verbale interminable caractéristique du macronisme  qui endort par la forme les questions de fond. En fait avec un certain talent, la dialectique énarchique qui consiste à endormir son auditoire pour oublier la question  posée. Ainsi a-t-il procédé lors du grand débat avec les interminables réunions qui ont usé jusqu’aux intellectuels tombant sommeil après des heures , lassés par un discours brillant  sur la forme mais creux sur le fond.

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

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Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

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Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

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Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Elysées: les dépenses de Macron s’envolent

 Elysées: les dépenses de Macron s’envolent

Paradoxalement, Macron apôtre de la réforme et de l’assainissement socio économiques ne s’applique pas à lui-même les règles de rigueur qu’il veut mettre en place pour l’ensemble des Français par exemple sur l’Assedic, les retraites ou encore la sécurité sociale. Sans doute l’assainissement financier est-il nécessaire. Pour autant le chef de l’État ne donne pas l’exemple et se montre  très dispendieux avec le budget de l’Élysée. Il faut dire que la politique de communication notamment coûte très cher et que Macron multiplie les invitations de toutes sortes. En 2018, les frais de l’Elysée ont augmenté de 7%. 5,7 millions provenant des réserves de François Hollande ont dû être utilisés. L’ancien président socialiste avait pendant son quinquennat resserré la vis, au point de se faire rappeler à l’ordre par la Cour de comptes. Mais depuis l’élection de l’ancien ministre de l’Economie, beaucoup de choses ont évolué au sein de l’Elysée.

A commencer par le parc automobile. Alors que sous François Hollande, le nombre de voitures s’élevait à 64, il est ensuite passé à 82 au début du quinquennat Macron. Une augmentation de taille qui a coûté la bagatelle de 89 669 euros en 2018. « Nous avons acheté des véhicules propres et baissé notre standing en choisissant des Peugeot 308, à la place des 508 », explique-t-on du côté de l’Elysée. Certains choix d’Emmanuel Macron ont aussi contribué à l’explosion du budget « frais alimentaires ». En novembre 2018, le chef de l’Etat avait convié 2 000 élus locaux au Palais pour un repas en pleine crise des Gilets jaunes, une démarche qui y est pour beaucoup dans les 500 000 euros supplémentaires dépensés. Pour réorganiser ses services, l’Elysée a demandé à Eurogroup Consulting d’établir un nouvel organigramme avec quatre grands piliers. Le coût final s’élève à 259 773 euros en 2018. Côté ménage, les prestations d’une société extérieure, ont été facturées 680 000 euros l’année dernière.

Choix. L’Elysée tente tant bien que mal de justifier toutes ces dépenses. « Nous travaillons plus, nous voyageons plus, nous recevons plus, et surtout nous investissons pour l’avenir en sollicitant nos fonds propres », justifie auprès de l’Obs le directeur de la communication du Palais Joseph Zimet, nommé en remplacement de Sibeth Ndiaye devenue porte-parole du gouvernement. Ces multiples dépenses seraient aussi un moyen « de préparer l’avenir ». A l’inverse de François Hollande, qui avait laissé de côté les rénovations, Emmanuel Macron a repris de plus belle les travaux pour remettre au goût du jour certains bâtiments et pièces comme la salle des fêtes de l’Elysée. Coût total de l’opération : près de 500 000 euros.

Notons aussi que le fort de Brégançon a concentré une bonne partie des dépenses. Le président de la République voulant en faire de nouveau l’un des lieux incontournables de la présidence. Piscine, aménagement des parcs, électricité, peinture… Un programme spécial de rénovations évalué à 750 000 euros.

 

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

 

 

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Beaucoup se félicitent  du regroupement entre PSA et Fiat Chrysler. Théoriquement un groupe qui pourrait rivaliser avec plus les plus grands constructeurs automobile. Il s’agit d’une question de taille critique pour mieux couvrir les marchés internationaux mais aussi pour adapter les conditions de production aux nouvelles contraintes environnementales et technologiques. Une des questions qui se pose en France comme en Italie d’ailleurs est de savoir si ce regroupement ne va pas favoriser des délocalisations. À l’inverse de Renault, PSA avait fait le pari d’une grande partie de sa production en France, de même que Fiat en Italie. On peut en effet s’interroger notamment en raison du fait que le siège  de la nouvelle société sera situé aux Pays-Bas. Un pays à la fiscalité très tolérante de ne pas dire davantage et qui a sans doute pour objet de tenter d’échapper aux pressions gouvernementales tant françaises qu’italiennes dans la perspective d’éventuels délocalisations de la production Au micro d’Europe 1, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a affirmé que l’État allait être vigilant sur l’impact de la fusion sur l’emploi. 

C’est un des points sensibles du mariage annoncé entre PSA et le groupe italo-américain Fiat-Chrysler. Quelles vont être les conséquences sociales de l’union qui doit accoucher du quatrième acteur mondial du secteur automobile, notamment sur l’emploi et la sous-traitance en France ? « Nous ne voulons pas de fermetures d’usines », a rappelé au micro d’Europe 1 la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

Invitée de la matinale jeudi, elle s’est inscrite dans la ligne de « vigilance » déjà annoncée mercredi par le ministère. « Dans ces négociations, nous allons jouer notre rôle d’actionnaire », a-t-elle affirmé, alors que l’État détient environ 12% de PSA. « Ce qui est important, c’est l’empreinte industrielle en France, l’impact sur la chaîne des sous-traitants, et la gouvernance. Il faut que ces négociations soient menées à bien, mais on voit que les constructeurs français ont sorti leur épingle du jeu, à un moment de transformation majeure du marché ». Avant de rappeler que « pour mener ces combats et faire de gros investissements, il faut être gros ». La ministre de l’économie a souligné que les entreprises concernées avaient déclaré que cette fusion s’opérerait sans fermeture d’usine. On sait cependant ce que vaut  ce genre de promesse, c’est-à-dire pas grand-chose. Voir l’exemple de General Electric qui avait promit la création de 1000 emplois lors du rachat d’Alstom entre parenthèses avec le soutien de Macon) et qui en définitive a  supprimé près de 700 emplois. Juridiquement, ce type de promesse ne repose sur rien et économiquement les moyens proposés demeurent très faibles même lorsque l’État participe au capital. En outre, avec cette fusion la participation de l’État peut se trouver diluée dans le nouveau groupe automobile.

Sondage grève SNCF : injustifiée pour 57 %

Sondage grève SNCF : injustifiée pour  57 %

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Jusqu’à une période récente, la CGT s’était opposée le plus possible à des grèves intervenant les dimanches et jours de fête pour ne pas trop gêner les usagers. Mais la stratégie a changé depuis l’implantation de Sud Rail dans l’entreprise. Le syndicat corporatiste de Sud rail n’en finit pas de tenir et de développer les actions les plus irresponsables. La CGT dont l’audience s’effrite lentement mais sûrement marque  à la culotte Sud rail et on assiste à une surenchère revendicative entre les deux organisations qui expliquent largement autant les mouvements dits spontanés  que les grèves organisées. Ces organisations gauchistes et corporatistes instrumentalisent la question de la sécurité après la remise en cause du statut. Il s’agit en quelque sorte d’un préambule au mouvement social qui s’engage à propos des retraites. Le régime spécial des cheminots est particulièrement concerné par cette réforme des retraites. Reste à savoir si le renouveau du climat revendicatif dans l’entreprise sera compatible avec l’opinion publique. Ponctuellement une opinion publique qui peut soutenir des revendications relatives à la sécurité mais  sans doute pas prête à accepter un nouveau mouvement  social très long entravant la mobilité. Ainsi près de six Français sur dix (57%) estiment que le mouvement de grève à la SNCF prévu à partir du 5 décembre est injustifié. C’est ce qui ressort du sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 31 octobre.

Face aux conséquences de la grève du 5 décembre, plus des trois quarts des Français (77%) se disent favorables à l’instauration d’un service minimum.

 

La même enquête montre  que pour  les deux tiers des personnes interrogées (65%), il faut faire disparaître ce statut, qui est un privilège et n’a plus lieu d’être aujourd’hui.

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée en ligne les 30 et 31 octobre, sur un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

On peut légitimement se demander si les mesures décidées par le gouvernement pour la seine Denis sont bien à la hauteur des enjeux. Pour l’essentiel, il s’agit de renforcer les effectifs de service public. La situation particulièrement dégradée en Seine-Saint-Denis rappelle malheureusement que le rapport Borloo proposant une réforme particulièrement aboutie pour  transformer les banlieues a été brutalement rejetée par Macron essentiellement parce qu’il craignait une éventuelle concurrence politique de l’intéressé. Il ne faut guère s’étonner ensuite si le communautarisme- voire le radicalisme – se développe sur fond de trafic de drogue. Mais cette problématique n’est pas vraiment la préoccupation de Macron qui préfère parler d’immigration alors que  la question prioritaire doit être le traitement de quartiers sensibles et l’intégration de populations d’origine étrangère. Ce département, le plus pauvre de France est affecté par un sous-développement économique, un manque crucial de service public est une criminalité record. En cause notamment, le sept que nombre de quartiers ont été complètement abandonnés et livrés à la seule régulation économique et sociale du trafic de drogue. Un trafic de drogue qui permettrait de faire vivre au moins 100 000 personnes sur une estimation de 200 000 pour l’ensemble de la France ! Va donc mettre des enseignants en plus, des policiers supplémentaires augmentés aussi les moyens de la justice. La question est de savoir il y aura véritablement la volonté de nettoyer le trafic de drogue qui gangrène un département avec souvent la complicité des autorités publiques. Les mesures annoncées par le premier ministre font suite à un rapport parlementaire souligner l’insuffisance de moyens des services publics et la détérioration économique et sociale du département, notamment de la sécurité qui règne

La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité le plus important de France métropolitaine. A titre d’exemple, 18% des faits de trafic et revente de stupéfiants commis en France l’ont été en Seine-Saint-Denis. En Ile-de-France, les habitants du départements sont les plus enclins à éprouver un sentiment d’insécurité (61,7% contre 55,3% pour la région).

« Ce climat particulier nourrit l’attitude très critique des habitants du département à l’égard du ‘service rendu’ par les forces de sécurité », note le rapport.

« Si l’image de la police est détériorée en Seine-Saint-Denis, celle de la justice est également atteinte » poursuit le rapport, mettant en cause les délais de justice qui créent « un sentiment d’impunité des délinquants ». A Aubervilliers par exemple, le délai d’audiencement est de douze mois contre deux mois à Paris. Toujours à Aubervilliers, la durée moyenne de traitement des affaires du tribunal d’instance est de 8,6 mois contre 4,4 mois au tribunal d’instance du 18e arrondissement de Paris.

La réponse du gouvernement. Côté police, le gouvernement souhaite recruter 50 policiers supplémentaires à répartir à Saint-Denis et La Courneuve. D’ici 2021, le plan de l’Etat prévoit le déploiement de 100 postes d’officiers de police judiciaire supplémentaires. Il est aussi prévu de rénover les commissariats d’Aulnay-sous-Bois et Épinay d’ici 2023, pour un budget de 30 millions d’euros.

Concernant la justice, l’objectif du gouvernement est de permettre d’accélérer la chaîne judiciaire. Pour y parvenir, 35 postes de greffiers et 12 postes de magistrats vont être créés.

Le constat du rapport. Que ce soit dans l’éducation, de la justice ou de la police, le rapport parlementaire mettait en cause le « turnover » des fonctionnaires: 37,7% des professeurs des écoles primaires restent par exemple moins de deux ans dans leur établissement, contre 26,5% en France. Du côté des professions judiciaires, chaque année, le TGI de Bobigny renouvelle d’un tiers des effectifs des magistrats du siège, un phénomène qui a pour conséquence de ralentir le traitement des dossiers.

Au turnover s’ajoute l’inexpérience des agents: le territoire étant peu attractif, ils sont nombreux à sortir tout juste de l’école.

t. L’exécutif souhaite fidéliser les fonctionnaires en leur accordant une prime de 10.000 euros à condition de rester au moins cinq ans en poste. Cette prime, qui pourrait être mise en place au premier semestre 2020, a pour double objectif de répondre au problème du turnover et l’inexpérience des fonctionnaires. À cela s’ajoute un parc immobilier lui aussi piteux états.

 « L’habitat privé dégradé joue le rôle de parc social en Seine-Saint-Denis et constitue une cible de choix pour les marchands de sommeil », souligne le rapport. Le taux de logements privés potentiellement indignes atteindrait 7,5% en Seine-Saint-Denis avec des pointes de 20 à 40% dans certains de quartiers près de Paris.

Europe: grosse panne de croissance en vue

Europe: grosse panne de croissance en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 02 second trimestre0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

La SNCF face au mur de la dette

La  SNCF face au mur de la dette

 

 

Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise. Théoriquement la dernière réforme la SNCF cheminots pour les nouveaux enfants étranges transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose), l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement de la pesée sans doute sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».

Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire.

Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise. D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux d’autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprenne que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

Croissance Japon : comme la Chine, en grand danger

Croissance Japon : comme la Chine, en grand danger

Pendant que les bourses continuent de s’enflammer et d ignorer les possibles risques d’une nouvelle crise économique mondiale généralisée, les indicateurs économiques, eux, continuent de signaler les nuages noirs qui  s’accumulent sur la conjoncture. Ainsi hier,  on apprenait que la Chine enregistrait un sixième mois consécutif de baisse de son secteur manufacturier; aujourd’hui, on apprend que le secteur manufacturier au Japon s’est replié en octobre à un plus bas de plus de trois ans, marquant une contraction pour un sixième mois consécutif sous l’effet d’un ralentissement des nouvelles commandes et de la production, montre l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats. D’une certaine façon, ce ralentissement est assez logique dans la mesure où la croissance japonaise repose, comme l’Allemagne, surtout sur le dynamisme de ses exportations en général et vers la Chine en particulier. Les indicateurs de la Chine, du Japon ou encore de l’Allemagne confirment des prévisions peut optimiser du fonds monétaire international qui constatait récemment :

« Après avoir fortement ralenti au cours des trois derniers trimestres de 2018, la cadence de l’activité économique mondiale demeure faible. L’élan s’est tout particulièrement essoufflé dans le secteur manufacturier, dont l’activité n’a jamais été aussi morose depuis la crise financière mondiale. La montée des tensions commerciales et géopolitiques a accru les incertitudes entourant l’avenir du système commercial mondial et, plus globalement, de la coopération internationale, avec des répercussions négatives sur la confiance des chefs d’entreprise, les décisions d’investissement et le commerce mondial. Une tendance marquée à rendre les politiques monétaires plus accommodantes, tant dans les actes que dans la communication, a amorti l’impact de ces tensions sur l’état d’esprit et l’activité des marchés financiers, tandis que le secteur des services, qui résiste bien dans l’ensemble, a soutenu la croissance de l’emploi. Les perspectives demeurent néanmoins précaires. » Les prévisions envisagent une croissance mondiale de 3,0 % en 2019, ce qui constitue le niveau le plus bas depuis 2008–09 et une révision à la baisse de 0,3 point par rapport aux Perspectives de l’économie mondiale. » 

 

Les résultats de l’enquête publiés vendredi soulignent les pressions mondiale exercées sur l’économie japonaise, dépendante des exportations, dans un contexte de conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis – ses deux principaux partenaires.

L’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank a chuté à 48,4 en octobre en données corrigées des variations saisonnières, se repliant à son niveau le plus bas depuis juin 2016. En version “flash”, il était ressorti à 48,5 après 48,9 en lecture définitive en septembre. La croissance globale du Japon pourrait être assez inférieure à 1 % pour l’année en cours.

Trump considère le Royaume-Uni comme une colonie ou un État américain

Trump considère le Royaume-Uni comme une colonie ou un État américain

 

 

 

Dans le monde démocratique développé, il est rare que les chefs d’État interviennent de manière très explicite dans la politique intérieure des pays voisins ou partenaires surtout lors d’élections. C’est pourtant ce que devient de faire Trump. Trump s’est  déjà prononcé sur le problème du brexit considérant que la Grande-Bretagne avait intérêt à quitter le plus rapidement possible et brutalement l’union européenne, promettant au passage un avenir radieux pour le Royaume-Uni grâce à un accord avec les États-Unis.

Cette fois, le président américain condamne d’une part l’accord passé entre Boris Johnson et l’union européenne tout en soutenant le Premier ministre., D’autre part Trump démolit la candidature du travailliste Jérémy Korben. Une nouvelle fois Trump rompt  avec tous les usages diplomatiques et démocratiques considérant sans doute le Royaume-Uni comme un énième État des États-Unis voir une colonie. Trump ne se rend  sans doute pas compte des traditions démocratiques profondément ancrées au Royaume-Uni,  les Britanniques sont particulièrement chatouilleux quant à leur indépendance démocratique. La déclaration surprenante autant que provocatrice de Trump aura sans doute l’effet contraire de ce qu’il recherche. Il faut observer la sémantique particulièrement lamentable de  Trump pour  constater qu’il est bien l’auteur de cette nouvelle diatribe. Le chef de file de l’opposition travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a donc accusé jeudi Donald Trump de chercher à s’ingérer dans le processus électoral au Royaume-Uni pour faire élire “son ami” Boris Johnson.

Le dirigeant du Labour réagissait à des propos tenus un peu plus tôt par le président américain, qui a déclaré que Jeremy Corbyn serait “tellement mauvais” s’il dirigeait le Royaume-Uni, dans une interview accordée à la radio britannique LBC, menée par le chef du Parti du Brexit, Nigel Farage.

“Corbyn serait tellement mauvais pour votre pays. Il serait si mauvais, il vous dirigerait si mal”, a notamment déclaré Donald Trump, qui a au contraire dit voir en Boris Johnson “un homme fantastique, exactement l’homme qu’il faut en ce moment”.

“Je sais que vous (Nigel Farage) et lui finirez pas faire quelque chose qui pourrait être fantastique. Si vous alliez vos forces, vous serez inarrêtables.” Une formulation qui confirme qu’il y a bien longtemps que les États-Unis ont eu un président aussi idiot et maladroit. Jeremy Corbyn a dénoncé sur son compte Twitter une tentative d’ingérence électorale de la part de Donald Trump, au lendemain de l’accord au Parlement britannique sur la tenue d’élections législatives anticipées le 12 décembre.

“Trump essaie de s’immiscer dans les élections au Royaume-Uni pour faire élire son ami Boris Johnson”, a accusé le chef du Labour, dont le parti est nettement devancé dans les sondages par les conservateurs du Premier ministre.

Trump : procédure de destitution votée

Trump : procédure de destitution votée

 

Une enquête est déjà ouverte à la chambre des représentants mais la décision d’ouverture officielle de la procédure signifie que les audiences seront désormais publiques- En clair, cela signifie que les médias rendront  compte des témoins qui accusent clairement le président américain d’avoir marchandé une enquête du gouvernement  ukrainien contre son concurrent démocrate en échange d’une aide militaire. Trump  a tout fait pour tenter de s ‘opposer à l’ouverture de cette enquête officielle car connaît les médias et sait  parfaitement que le défilé des témoignages accusateurs vont grandement nuire à son image voire à sa popularité.

La Chambre américaine des représentants a donné jeudi son feu vert à la poursuite de la procédure d’”impeachment” contre Donald Trump, soupçonné d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour servir ses intérêts politiques, en définissant les règles des auditions publiques à venir au Congrès.

Les élus, majoritairement démocrates, ont donné leur accord à 232 voix contre 196.

Ce vote permet aux démocrates de montrer qu’ils sont soudés sur cette question et pourront probablement réunir à nouveau les voix nécessaires pour approuver la mise en accusation du président américain (l’impeachment) s’ils jugent, au terme de l’enquête, que les éléments réunis sont suffisamment accablants.

L’opposition souhaitait en outre neutraliser l’argument invoqué par Donald Trump et les élus républicains, lesquels affirmaient depuis des semaines que la procédure était illégitime, faute de vote en séance plénière à la Chambre.

Le président républicain a dénoncé “la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire des Etats-Unis” dans un message publié sur Twitter dans la foulée du vote à la Chambre.

Les démocrates estiment que Trump est passible d’une destitution pour avoir demandé à un dirigeant étranger, le président ukrainien Volodimir Zelenski, que l’Ukraine enquête sur Joe Biden, ex-vice-président de Barack Obama et candidat à l’investiture démocrate qu’il pourrait donc affronter lors de l’élection présidentielle de novembre 2020.

 

Le macronisme: une fiction

Le  macronisme: une fiction

Au-delà d’un effet de mode se pose la question de la réalité du macronisme en tant qu’idéologie et mouvement. Si on peut effectivement considérer par exemple que le gaullisme ou le socialisme ont pu un temps s’installer comme mouvement  politique , comme projet et comme philosophie,  il en va différemment pour le macronisme. Première observation le macronisme  n’est pas un mouvement en ce sens qu’il ne repose sur aucune organisation,  aucune  autre incarnation que celle de Macron lui-même. Pas tellement étonnant dans la mesure où Macron a pris le soin de s’entourer seulement  de seconds couteaux et de techniciens susceptibles de ne pas faire de l’ombre. par , il faut se souvenir  avec quelle brutalité il a humilié Borloo susceptible de lui faire de la concurrence suite à la rapport très complet et très soutenu concernant les banlieues. Le parti la république en marche ne comporte aussi que des seconds couteaux ou  des courtisans. C’est davantage un club de fans qu’un véritable parti. Tous les responsables de la république en marche sont désignés par le sommet et la base est interdite de débat ,  de propositions et de contestation. Le secrétaire général supposé de la république en marche,  à savoir Guerini,  n’apparaît pratiquement nulle part, il est sur le fond comme sur la forme complètement transparent. Du point de vue philosophique,  Macron se réclame du progressisme mais la vérité c’est que jusque-là,  il a surtout privilégié les intérêts des plus favorisés. En outre sa volonté réformatrice est très relative car il ne cesse d’alterner la marche en avant et les pas en arrière. Il en est ainsi par exemple sur la délicate question de la laïcité, des retraites, des équilibres financiers et de la réforme de l’État. Un seul exemple, il avait promis de supprimer 50 000 fonctionnaires;  dans le prochain budget,  c’est autour de seulement 1500 postes seront supprimés. La vérité, c’est que la philosophie n’est pas très clairement établie, c’est une espèce de mélange de libéralisme, d’étatisme au service d’un pouvoir théocratique qui slalome entre les évolutions de l’opinion surtout maintenir le pouvoir de Macron. Le président de la république n’a pas de véritable projet pas plus en France qu’en Euro; au plan mondial,  après avoir espéré être la nouvelle coqueluche politique internationale, il s’est discrédité  auprès de la  plupart des grands de ce monde. La philosophie de Macron est assez approximative. On a pu le constater encore dans l’interview qu’il a accordée à valeurs actuelles à propos notamment de la laïcité. Une interview finalement où il ne dit rien sinon que rabâcher certaines évidences dans une diarrhée verbale interminable caractéristique du macronisme  qui endort par la forme les questions de fond. En fait avec un certain talent, la dialectique énarchique qui consiste à endormir son auditoire pour oublié la question  posée. Ainsi a-t-il procédé lors du grand débat avec les interminables réunions qui ont usé jusqu’aux intellectuels tombant sommeil après des heures usés par un discours brillant  sur la forme mais creux sur le fond.

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