• Accueil
  • > Archives pour novembre 2019

Archive mensuelle de novembre 2019

Page 18 sur 20

Politique: le naufrage de Mélenchon

Politique:  le naufrage de Mélenchon

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écoulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncée dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon, dont François Ruffin semble 

La mode du bio à toutes les sauces

 

La mode du  bio à toutes les sauces

 

La percée du bio a été largement prise en compte par la grande distribution dont les parts de marché représentent  à peu près 50 %. Cette grande distribution en profite pour faire des marges substantielles de  20 % au-dessus des commerces spécialisés. Globalement, le budget des ménages consacrés aux produits bio est presque le double de celui des produits classiques. Avec la pomme de terre et la tomate, la pomme est l’un des trois produits bio frais les plus achetés en grande surface. Mais comme le montre l’enquête d’ UFC-Que Choisir, qui porte sur un panier de 24 fruits et légumes, le phénomène s’observe largement sur ces produits. En plus des pommes, les sur-marges les plus fortes sont appliquées sur les produits les plus consommés tels que les pommes de terre (+83%) et les tomates (+109%).  Résultat : sur les 24 fruits et légumes pris en compte, le budget annuel d’un ménage français s’élève à 657 euros en bio contre 379 euros en conventionnels. Et 41% de cet écart est directement imputable aux surmarges. L’association de défense des consommateurs, qui avait déjà épinglé la grande distribution pour ce même motif il y a deux ans, observe que les sur-marges n’ont baissé en moyenne que de 6%.  Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio, sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref, c’est la grande vague de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui n’ont dû échapper au traitement de pesticides interdits en Europe mais encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un coup au passage. Certes on ne peut que se réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Même chose pour les œufs élevés en plein air mais nourries avec des farines aux pesticides voire aux OGM  venant d’Ukraine par exemple . Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le vrai bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs et ce n’est pas toujours une garantie suffisante. Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elle pouvait ! ceci étant d’autres enquêtes ont démontré que certains produits de grande surface étaient davantage bios que ceux parfois vendus dans d’autres commerces. Bref, il serait temps de faire le ménage et de décider notamment d’un référencement compréhensible . 

Brexit : Boris Johnson dans le potage

Brexit : Boris Johnson dans le potage

 

 

Boris Johnson a bien été contraint de reconnaître qu’il avait échoué dans ses objectifs relatifs au brexit. D’une part contrairement à ce qu’il a affirmé, le Brexit  n’est pas intervenu à la date symbole 31 octobre mais a encore été repoussé en janvier 2020 mais en outre Johnson été contraint d’accepter un accord de transition avec l’union européenne alors qu’il avait annoncé la probabilité d’un brexit  dur.  En fait Boris Johnson s’est englué aussi dans la complexité d’une rupture avec l’union européenne et avoue -même ne pas savoir quand exactement le vrai brexit,  c’est-à-dire la rupture définitive avec l’union européenne, interviendra. De toute manière, il n’est pas certain que Boris Johnson soit très affecté par cette défaite. En effet, il faut rappeler qu’au départ Boris Johnson n’était pas favorable au brexit. Il n’est il ne l’est devenu que pour contester les premiers ministres en place avec l’objectif unique de les remplacer. Il espère maintenant que les élections du 12 décembre lui permettront d’obtenir une majorité dont il ne dispose pas actuellement et surtout que cette majorité le confortera dans son poste de premier ministre. Le problème c’est que les contradictions de Boris Johnson et son entêtement ont réveillé les velléités d’indépendance chez les Irlandais  mais aussi chez les Écossais voire chez les Gallois. L’hypothèse d’un éclatement du Royaume-Uni n’est pas à écarter. Le prix politique et économique du brexit  pourrait alors peser lourdement sur  l’opinion publique. Le pire ce sont sans doute les incertitudes qui minent l’économie du Royaume -Uni sans doute pour des années.

Le dirigeant conservateur a par ailleurs critiqué le président américain Donald Trump, son ami et allié, qui avait jugé jeudi sur les ondes de la radio britannique LBC, que l’accord négocié avec l’Union européenne ne permettait pas de conclure « d‘accord commercial avec le Royaume-Uni« . « Je ne souhaite pas dénigrer le président, mais à cet égard, il commet une erreur manifeste. Quiconque regarde notre accord peut constater que c’est un excellent accord« , a déclaré Boris Johnson.

« La raison pour laquelle il si douloureux d’avoir ce report n’est pas à cause des promesses ou de mon ego ou autre, mais à cause de l’incertitude que cela signifie pour tout le pays. Les entreprises ne peuvent pas faire de prévisions, les familles ne peuvent pas faire de prévisions, les gens ne savent pas quand va avoir lieu le Brexit », a déploré Boris Johnson.

 Expliquant redouter davantage de retard si le Labour, principal parti d’opposition, arrivait au pouvoir à la suite des élections du 12 décembre, il a jugé « folle » la proposition de ce parti de renégocier un accord de sortie et de le soumettre au vote des Britanniques. Boris Johnson a aussi déclaré qu’il ne voyait « aucune raison » de prolonger la période de transition après le Brexit au delà de la date prévue de décembre 2020, estimant que les négociations commerciales « devraient être extrêmement simples ». Le problème c’est que les négociations commerciales de ce type demandent en général des mois et des mois voire des années. Ou à leur le Royaume-Uni pourrait toujours choisir de se conformer aux seules règles de l’organisation mondiale du commerce mais ce qui entraînerait un renchérissement considérable des droits douaniers et donc un handicap supplémentaire sur la compétitivité.

 

Les «Gilets jaunes» appellent piteusement à rejoindre les syndicats

Les «Gilets jaunes» appellent piteusement à rejoindre les syndicats

 

On se souvient que les gilets jaunes sans doute enivrés par le taux de participation aux premières manifestations et par le soutien de l’opinion publique avait brutalement rejeté toute perspective de rapprochement avec les syndicats. Des responsables syndicaux avaient même été expulsés des manifestations. Depuis, du fait de leaders complètement irresponsables, le mouvement des gilets jaunes est allé  de dérive en dérive pour ne plus concerner que quelques centaines de participants. Du coup, c’est piteusement que les gilets jaunes invitent maintenant leurs sympathisants à rejoindre l’action décidée par les syndicats le 5 décembre. C’est aussi piteusement qu’ils ont adressé une demande d’audience à Macron après avoir là aussi craché sur les représentants qui ont essayé de négocier avec les pouvoirs publics. Il ne reste plus des gilets jaunes qu’une poignée d’ anarcho gauchistes et de populistes complètement irresponsables et qui ont tué leur propre mouvement. Le pire,  c’est que non seulement ils appellent  à rallier les syndicats mais sur les propres revendications des gilets jaunes comme si ces derniers étaient une organisation syndicale alors que c’est davantage un mouvement politique avec comme revendication première l’illusoire RIC.  Les «gilets jaunes» réunis depuis vendredi pour leur Assemblée des assemblées à Montpellier ont donc voté ce dimanche une proposition pour rejoindre la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites, a constaté une journaliste de l’AFP. Cet appel a été adopté à une écrasante majorité lors d’un vote à main levée, en séance plénière.

 

«L’Assemblée des assemblées de Montpellier appelle les  »gilets jaunes » à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles !» poursuit le communiqué.

«Le 5 décembre est une date importante que nous attendons tous depuis très longtemps», a réagi Séverine 54 ans, une des «gilets jaunes». «Notre mouvement est parti de la base et nous avons impulsé une radicalité pour que les gens ne se laissent pas faire», a-t-elle poursuivi.

Les «gilets jaunes» ont également annoncé que la prochaine Assemblée des assemblées se tiendra à Toulouse, à une date pour l’instant encore indéterminée. Depuis vendredi et jusqu’à dimanche, quelque 600 «gilets jaunes» représentant 200 délégations de ronds-points sont réunis dans un musée désaffecté de Montpellier, pour évoquer la suite de leur mouvement, presque un an après le début de leur mobilisation, le 17 novembre 2018.

Durant cette Assemblée des assemblées, un autre appel, dont le texte a été posté sur Twitter, propose notamment à des «actions contre les profiteurs de tous ordres» (en ouvrant les péages, par exemple), «contre les violences sociales, policières et judiciaires», et «aux côtés de la population», à l’occasion de l’anniversaire du mouvement. Un blocage du périphérique parisien est également envisagé.

Ce samedi, seulemenet  centaines de «gilets jaunes» ont encore défilé dans plusieurs villes de France, pour leur 51e samedi de mobilisation.

Violences à Chanteloup-les-Vignes: la rénovation urbaine n’a rien changé ?

Violences à  Chanteloup-les-Vignes:  la rénovation urbaine n’a rien changé ?

 

La petite ville de 10 000 habitants qui fut un temps le symbole de la dégradation des banlieues a encore été victime de violences en dépit des énormes efforts effectués en matière de rénovation urbaine. certes cette rénovation urbaine n’a pas été totalement utile, elle a notamment permis un meilleur mixage sociologique avec la venue de nouvelles populations. D’une certaine manière, la sécurité a même été améliorée mais reste une poche de résistance de petits voyous prêts à tout pour que la police n’entrave  pas leur trafic de drogue et qui s’attaquent  ainsi aux symboles de la république comme l’école. La preuve sans doute il ne suffit pas de remettre à niveau de confort le béton mais qu’il faut également articuler politique de sécurité, développement économique et justice exemplaire. Trafic de drogue, violence, chômage interagissent  sur une partie de la population certes minoritaire mais qui installe la terreur y compris maintenant avec la destruction d’équipements publics et des attaques de la police. Pourtant la ville des Yvelines est l’une des premières à avoir bénéficié du programme de rénovation urbaine lancé en 2003 par le ministre de la Ville, Jean-Louis Borloo. Un Jean Louis Borloo qui a proposé depuis à Macon un plan global de remise en ordre et en dynamique des banlieues mais que le président de la république a écarté avec brutalité tout autant que par inconscience des enjeux que par la volonté d’écarter Borloo qui pourrait un jour lui faire de l’ombre. Certains chiffres reflètent cette embellie. La dette de la ville est passée de plus de 10,8 millions d’euros en 2009 à 5,5 millions en 2017 tandis que la taxe foncière n’a augmenté que de 15% de 2000 à 2014. En 2016, selon l’INSEE, le taux de propriétaires atteint 42%.

Mais d’autres chiffres montrent une réalité beaucoup plus clairsemée: le revenu médian en 2016 n’était que de 17.594 euros en 2016 (contre 20.809 euros dans toute la France et même 25.824 euros dans les Yvelines) avec un taux de chômage de 19,6% (plus de deux fois la moyenne nationale).

La destruction du groupe scolaire Roland Dorgelès est un symbole de cette persistance de la délinquance qui subsiste. En 2014, l’école a été incendiée par des trafiquants au motif que des policiers utilisaient l’établissement comme poste d’observation pour surveiller des trafics de drogue. En 2018, le groupe scolaire a de nouveau été incendié. Cette fois-ci, il sera rasé, a annoncé la maire Catherine Arenou, rappelant qu’un projet de «cité éducative» était prévu «depuis des années». Programmé dans le cadre du nouveau «plan de rénovation urbaine» d’un coût prévisionnel total de 43 millions d’euros, il devrait voir le jour d’ici 2022 ou 2023.

Quant aux violences avec les forces de l’ordre, elles sont régulières. Deux exemples récents: lors de la soirée d’Halloween, une quarantaine de personnes ont agressé au moyen de tirs de mortiers d’artifices des policiers qui ont dû répliquer avec des tirs de flash-ball et des jets de grenades incapacitantes. Le 28 septembre, des pompiers ont fait l’objet de jets de projectiles. Ils intervenaient pour secourir un homme d’une cinquantaine d’années, blessé au visage par deux individus qui tentaient de lui voler son téléphone portable.

Iran: Macron discrédité

Iran: Macron discrédité

 

Un nouvel échec diplomatique retentissant pour Macron qui depuis des mois et des mois  veut  jouer le rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis. Il y a déjà longtemps que les États-Unis ont condamné les tentatives illusoires de Macron. Maintenant, c’est l’Iran qui accuse le président de la république française de duplicité. Encore un dossier international ou Macon et discrédité et renvoyé finalement à son statut de petit chef d’État contesté dans son propre pays et marginalisé au plan international. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a critiqué dimanche les offres de médiation d’Emmanuel Macron, qu’il a taxé de naïveté ou de complicité avec les Etats-Unis dans le dossier nucléaire, à l’origine de tensions croissantes entre Téhéran et Washington.

“Le président français, qui prétend qu’une rencontre pourra résoudre tous les problèmes entre Téhéran et l’Amérique, est soit naïf, soit complice des Etats-Unis”, a déclaré l’ayatollah, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat iranienne. Lors du sommet du G7 de la fin août à Biarritz, Emmanuel Macron a lancé l’idée d’une rencontre entre le président iranien, Hassan Rouhani, et son homologue américain, Donald Trump, un voeu qu’il n’a pas réussi à réaliser jusqu’à présent en dépit des efforts déployés par la diplomatie française.

Les tensions n’ont cessé de croître entre les Etats-Unis et l’Iran depuis la décision de Donald Trump, en août 2018, de retirer la signature de son pays à l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 entre six grandes puissances, dont la France, et la République islamique. Téhéran est revenu depuis sur certains de ses engagements et a prévenu qu’il franchirait une étape supplémentaire mercredi prochain si les autres parties signataires ne l’aident pas à contourner les sanctions américaines.

 

 

Immigration : une nouvelle politique ! (Amélie de Montchalin )

Immigration :  une nouvelle politique ! (Amélie de Montchalin )

 

Amélie de Montchanin, aussi secrétaire d’État aux affaires européennes est un peu l’archétype du responsable macroniste  atterri  là  un peu par hasard sans réelle compétence et sans réelle légitimité. Ainsi lors de l’émission du Grand rendez-vous , elle a  débité banalités et contrevérités habituelles sur  l’immigration. Pour elle, le gouvernement a mis en place une nouvelle politique qui se veut plus rigoureuse. Et d’affirmer qu’en un an, « on a augmenté de 44% le nombre de laissez-passer consulaires », .

Les laissez-passer consulaires sont ces procédures diplomatiques permettant à une personne en situation de devoir quitter le territoire français d’avoir des papiers pour rejoindre son pays d’origine. Selon la secrétaire d’État, « un peu moins de 3.000″ ont été émis sur les neuf premiers mois de l’année, soit une augmentation de près de moitié par rapport à 2018. Un chiffre de 44 % qui peut faire impression si on oublie la dimension du problème. En effet les migrations illégales représentent autour de 400 000 personnes avec un flux annuel de l’ordre de 40 000. Sur la même tendance on aura donc reconduit à la frontière ou dans le pays d’origine 4000 personnes. De quoi laisser interrogatif sur le caractère évoqué par la ministre aristocrate qui  a sans doute rarement fréquenté les milieux de l’immigration ou même étudié les dossiers

La jeune  macaroniste compte aussi sur une « nouvelle politique « d’aide au développement. Une aide en hausse qui passerait à 0.55% au lieu de 0,70% promis depuis des décennies. Observons que  laide globale a plutôt diminué .

L’aide au développement a connu une baisse de 2,7% l’an dernier par rapport à 2017, pour s’établir à 149,3 milliards de dollars, a indiqué l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), qui a constaté que «l’aide bilatérale» accordée aux pays les moins avancés a baissé de 3% et qu’elle a même chuté de 4% pour l’Afrique. . Selon cette nouvelle méthode, le montant de l’aide au développement s’est élevé à 153 milliards de dollars l’an dernier.

«Cet affaiblissement de l’aide publique est particulièrement inquiétant car il fait suite à des données montrant que les apports privés en faveur du développement diminuent également», a regretté le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, cité dans un communiqué.

«Les pays donateurs ne tiennent pas leur engagement en faveur d’une augmentation du financement du développement pris en 2015, ce qui augure mal de notre capacité à concrétiser les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030», a-t-il prévenu.

Cette baisse de l’aide des pays plus riches aux plus défavorisés est également jugée «alarmante» par Julie Seghers, de l’organisation Oxfam international.

«L’aide totale accordée par les pays riches en 2018 n’est qu’à peine supérieure à la fortune de l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos (…). Il est scandaleux que la plupart des pays riches ne parviennent toujours pas à atteindre le niveau d’aide au développement promis il y a plus de 50 ans». Un particularité pour la France, seulement 2% de aide au développement passent par les ONG, le reste se perd dans les sables de la diplomatie et de la corruption.

 

Selon les chiffres de l’OCDE, l’aide au développement de la France a rebondi de 4,4% l’an dernier «en raison d’une augmentation globale de ses programmes d’aides» à 12,2 milliards de dollars. Avec 0,43% du Revenu national brut (RNB), elle reste encore loin de l’objectif de 0,7% recommandé par les Nations unies.

Plusieurs pays l’ont atteint voire dépassé: la Suède (1,04%), le Luxembourg (0,98%), la Norvège (0,94%), le Danemark (0,72%) et le Royaume-Uni (0,7%). En dehors des pays membres de l’OCDE, la Turquie avec 1,1% et les Emirats arabes unis avec 0,95% ont eux aussi dépassé l’objectif.

Pour Friederike Röder, directrice UE et France de l’ONG One, citée dans un communiqué, «ces chiffres confirment la tendance à la hausse amorcée par la France, mais c’est encore trop timide, et elle prend de plus en plus de retard».

«La France doit intensifier ses efforts dès maintenant pour atteindre l’objectif fixé par le président de la République d’allouer 0,55% du RNB à l’APD d’ici à 2022. C’est d’autant plus nécessaire en cette année de présidence du G7, alors que d’autres pays donateurs se désengagent et que la coopération internationale est remise en cause par certains», a-t-elle insisté.

Cette hausse est due à un changement d’habitudes entre les pays d’origine des demandeurs d’asile et la France, selon Amélie de Montchalin. Pendant longtemps, c’était « compliqué ». « Pendant des années, les pays d’origine nous disaient : ‘pourquoi devrais-je reconnaître un citoyen si je n’ai pas les moyens de le faire travailler, de le former’ », relate la secrétaire d’État.  »Notre politique désormais, c’est du donnant-donnant », poursuit-elle avec une naïveté et ou une mauvaise foi désarmante.

Grands médias: en congés du vendredi au lundi

Grands  médias: en congés du vendredi au lundi

 

La mode des 35 heures a touché depuis longtemps les grands médias. Ainsi les Unes ne bougent pratiquement pas du vendredi midi au lundi midi. En cause, le fait que les journalistes alignent leur rythme de travail sur celui de l’ensemble de la population. Bref, la civilisation des 35 heures et des RTT. Cela vaut pour la presse écrite, la presse numérique ou la télévision. À la place des signatures habituelles, on a recours à des seconds couteaux, à des stagiaires, à  des pigistes qui évidemment ne veulent pas prendre de risques et se contentent plus souvent d’ânonner les dépêches d’agence, du  gouvernement ou des lobbys. Un comportement qui constitue un facteur explicatif supplémentaire de la dégradation de l’audience de médias de moins en moins crédibles. Des médias qui souffrent déjà du fait que  pratiquement tous sont passés dans les mains des financiers évidemment pour servir les intérêts dominants. Dès lors,  il ne faut pas s’étonner de la perte d’audience de médias à la botte du pouvoir politique, économique et financier. Tous  les médias sont condamnés à  disparaître après une longue agonie et une succession de plans de licenciement. L’autre facteur explicatif est l’émergence d’une multitude de nouveaux médias notamment numériques. Des médias, beaucoup plus réactif et plus indépendants. Ainsi pendant près de trois jours par semaine, les problématiques économique, sociale et sociétale disparaissent au profit  des résultats sportifs et de quelques faits divers. On comprend que les médias fasse e une place au sport mais ils ne devraient  pas mettre en quarantaine les autres champs d’intérêt . D’une certaine manière, l’information devrait même être plus nourrie pendant les week-ends car on dispose de davantage de temps pour en prendre connaissance. Notons que la situation est encore plus catastrophique pendant la période des congés annuels. Là pendant deux mois au moins, les médias assurent le minimum. Ne parlons pas de la presse régionale dont le contenu est complètement insipide toute l’année et dont l’affaiblissement est corrélée à la démographie vieillissante.

 

Politique accommodante des banques centrales : un danger pour les monnaies

 

 

 

Politique accommodante des banques centrales  : un danger pour les monnaies

 

Patrick Artus  , économiste à Natixis s’inquiète de l’enflure des bilans des banques centrales qui pourraient menacer les monnaies (Tribune du Monde- extrait). D’après lui, les politiques monétaires ultraexpansionnistes pratiquées par les banques centrales entraînent un surcroît de défiance à l’égard des monnaies courantes qui devrait profiter aux cryptomonnaies, comme le bitcoin ou le libra.

 

Tribune

« Les banques centrales des pays de l’OCDE mènent, depuis 2008, une politique monétaire ultraexpansionniste : le taux d’intervention de la Reserve fédérale est aujourd’hui de 2 %, ceux de la Banque centrale européenne de 0 % et – 0,5 %, celui de la Banque d’Angleterre de 0,75 %, celui de la Banque du Japon de 0 % : dans tous les cas, les taux d’intérêt sont considérablement plus bas que les taux de croissance.

De 2008 à 2019, la taille du bilan de la banque centrale est passée de 900 à 3 900 milliards de dollars aux Etats-Unis, de 900 à 3 100 milliards d’euros dans la zone euro, de 80 à 570 milliards de livres sterling au Royaume-Uni, et de 120 à 570 millions de yens au Japon. On sait que c’est la taille du stock d’obligations acheté par la banque centrale qui détermine les taux d’intérêt à long terme, pas les flux d’achats d’obligations. Le niveau très élevé de la taille des bilans des banques centrales explique que les taux d’intérêt à long terme soient très bas : pour les taux d’intérêt à dix ans, 1,8 % aux Etats-Unis, – 0,2 % au Japon, – 0,5 % en Allemagne, 0,7 % au Royaume-Uni.

Les risques associés à l’expansion continuelle des bilans des banques centrales ne sont pas souvent analysés. La taille de leurs bilans est pourtant passée de 2 200 milliards de dollars en 1996 à 23 000 milliards de dollars aujourd’hui pour l’ensemble d’entre elles, une multiplication par plus de 10 ! Et cette expansion va continuer : que cela soit par la BCE, la Banque du Japon ou la Réserve fédérale. Jusqu’à présent, la « vieille macroéconomie » suggérait que l’excès de création monétaire par les banques centrales conduisait à l’inflation. Mais on voit clairement que ce n’est plus le cas. L’inflation reste extrêmement faible (hors pétrole, 1,5 % aux Etats-Unis, 1,0 % dans la zone euro, 0,6 % au Japon).

Le vrai risque aujourd’hui lié à l’expansion continuelle des bilans des banques centrales est la « fuite devant la monnaie ». Dans un petit pays de l’OCDE, ou dans un pays émergent, si la banque centrale crée trop de monnaie, les agents économiques du pays se mettent à craindre la perte de valeur de cette monnaie, et s’en protègent en se réfugiant dans des monnaies étrangères, en particulier le dollar. Par exemple, en Turquie, la base monétaire (la liquidité créée par la banque centrale) est passée de 120 milliards de livres en 2012 à 530 milliards en 2019, et le taux de change sur la même période est passé de 1,9 livre par dollar à 5,80 livres par dollar. En Argentine, la base monétaire est passée de 200 milliards de pesos en 2012 à 1 250 milliards de pesos en 2019, et le taux de change sur la même période est passé de 5 pesos par dollar à 58 pesos par dollar. Dans ces pays, la fuite devant la monnaie causée par l’excès de création monétaire conduit à de violentes sorties de capitaux et à une très forte dépréciation du taux de change…… »

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

SNCF: la guerre des gauchistes pour tuer définitivement l’entreprise

SNCF: la guerre des gauchistes pour tuer définitivement l’entreprise

 

 

La course du radicalisme entre Sud rail et la CGT conduit à envisager uen grève reconductible qui pourrait bien à terme contribuer à la mort de l’entreprise. L’instrumentalisation du droit de retrait, puis les grèves spontanées enfin cette grève « illimitée » constituent autant de coups  portés contre ce dernier bastion du radicalisme corpo.  Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise.

Théoriquement la dernière réforme met fin au statut  des cheminots pour les nouveaux entrants  et transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose).  l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société de  chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux de gestion. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard si le gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement , sans doute pour peser sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire. Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise.

D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprennent que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés ( en réalité impulsés par Sud rail) alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

 

Les «gilets jaunes» : la trahison des leaders

«Gilets jaunes» : la trahison des leaders

Indiscutablement le mouvement  des gilets  jaunes aura traduit au début un mécontentement social largement partagé dans l’opinion. Mais dérive en dérive, le mouvement s’est complètement discrédité. La responsabilité en revient à des leaders complètement incompétents pour mener une lutte sociale d’une telle ampleur. D’une certaine manière, ces leaders par leurs contradictions et leur entêtement ont trahi l’esprit même des gilets  jaunes. Pour preuve, ce sont les mêmes qui ont condamné tout contact avec les pouvoirs publics qui quémande une audience improbable auprès de Macron. L’objectif de départ était de virer Macron de l’Elysée et on finit avec une piteuse demande d’audience qui sera refusée.  En dépit de l’écroulement de la participation, les gilets jaunes continuent d’épuiser les quelques forces qui leur restent. Cette gestion du mouvement est assez pathétique puisqu’on est passé d’une participation de plusieurs centaines de milliers de manifestants à quelques milliers au point qu’il n’y a même pas une ligne dans la plupart des médias pour rendre compte de manifestations de plus en plus anecdotiques.

En cause, évidemment l’incapacité totale à structurer le mouvement par des leaders gauchistes et populistes complètement irresponsables. Une évolution bien connue dans les mouvements sociaux traditionnels. Plus la participation diminue et plus les mots d’ordre gauchistes durcissent  l’action jusqu’à l’épuisement total. On voudrait discréditer l’action qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est à craindre cependant que les leaders gauchistes s’enferment un peu plus chaque samedi dans leur entêtement mortifère et le mouvement des gilets jaunes finira  avec quelques dizaines  de protestataires. D’une certaine manière,  l’étiolement de la participation rend service au pouvoir qui peut d’autant mieux critiquer un mouvement qui au départ avait un certain   sens mais qui de dérive en dérive a perdu toute notion d’objectif et de stratégie. Pour parler clair, on est passé de la contestation sociale à la protestation politique sans la moindre perspective d’aboutir. L’objectif annoncé des «gilets jaunes» de la rentrée : obtenir «un septembre noir» traduit bien le ridicule et l’inconséquence des leaders gauchistes. En fait on connait surtout un automne complètement transparent chez les Gilets jaunes.

 

 

Les Gilets jaunes mendient un rendez-vous chez Macron !

Les Gilets jaunes  mendient un  rendez-vous chez  Macron !

 

 

Au nom de principes anarcho-populistes , les gilets jaunes avaient jusque là toujours refusé  de se structurer et de désigner des responsables pour les représenter. Quand des responsables auto- désignées ont tenté de représenter le mouvement, ils ont aussitôt été dénoncés pour avoir trahi l’esprit des gilets jaunes. Curieusement, c’est au moment où  les gilets jaunes ne pèsent  pratiquement plus rien que les figures historiques de la protestation demandent maintenant à être reçues par le président de la république. Une curieuse conception de la conduite des luttes sociales plus  proches de l’action politique que du caractère social. On pourra dire que les gilets jaunes ont massacré eux-mêmes leur propre mouvement, il y a peu d’exemples de protestation sociale qui est ait été  conduite avec autant d’irresponsabilité. Ils ne sont plus guère que quelques centaines à se rassembler chaque samedi et leurs manifestations fait maintenant rarement deux lignes dans les médias. Finalement devant l’échec patent du mouvement, certains leaders se raccrochent désormais au mouvement sociaux animés par les syndicats. Des syndicats qu’ils ont complètement snobés quand la mobilisation était au zénith, des syndicats qui ont même été hués. L’objectif de cette demande de rendez-vous à Macron vise sans doute à tenter de redonner un peu de dynamisme un à mouvement pratiquement mort. Cela démontre qu’à l’ évidence on ne s’improvise pas soudainement leader national d’un mouvement social. Le cocktail–anarchiste–populiste aura explosé sous le poids de ses contradictions. Pour en sortir,  quatre figures du mouvement des Gilets jaunes ont demandé un rendez-vous à Emmanuel Macron pour évoquer les “violences policières” et lui soumettre des revendications des protestataires non satisfaites, selon eux.

“Depuis bientôt un an, au sein du mouvement des Gilets jaunes, nous sommes en lutte contre les inégalités sociales et fiscales, contre toute forme de discrimination et pour une transition écologique socialement juste”, écrivent les auteurs dans cette lettre ouverte notamment signée par Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues. Ils demandent à rencontrer le président avant le 16 novembre, veille du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes entamé le 17 novembre 2018.

Des manifestations, organisées via les réseaux sociaux, sont prévues dans toute la France pour marquer ce moment, que certains considèrent comme une étape vers la journée de grève contre la réforme des retraites prévue le 5 décembre à l’appel de plusieurs syndicats. Dans leur lettre à Emmanuel Macron, les auteurs évoquent “les multiples dérives en matière de maintien de l’ordre et d’application des lois”, et disent vouloir remettre en mains propres au président une plate-forme de 59 propositions ayant reçu selon eux un million de votes en 33 jours.

Cependant il n’est pas certain que le pouvoir en place mais aussi les organisations traditionnelles comme les partis politiques ou les syndicats aient très envie de remettre en selle un mouvement qui certes était porteur au début d’un mécontentement réel en particulier dans les zones périphériques et rurales mais qui progressivement a complètement dérivé en se montrant incapable de la moindre structuration et tout aussi incapable d’assurer la sécurité des manifestations.

Brexit–Royaume-Uni : les Conservateurs largement en tête ?

Brexit–Royaume-Uni : les Conservateurs largement en tête ?

 

Le parti de Boris Johnson est crédité de 36% des intentions de vote, contre 28% pour les travaillistes, selon un dernier sondage.

D’après le Sunday Telegraph, le parti conservateur britannique serait en tête dans les sondages concernant le renouvellement de la chambre des communes avec 36 % devançant ainsi nettement le parti travailliste qui n’o tient que 28 % selon un sondage ORB.  Les libéraux-démocrates britanniques arrivent en troisième position avec 14% des intentions de vote, devant le Parti du Brexit de Nigel Farage avec 12%, selon cette étude d’opinion réalisée mercredi et jeudi. Un  résultat qui doit à la très mauvaise image des travaillistes notamment de son leader Corbyn. Des perspectives qui sont : à relativiser car les sondages en Grande-Bretagne n’ont jamais été très fiables. En outre , l’ information émane d’un journal très conservateur. Il se pourrait que les brexiters  n’apprécient guère la position très ambiguë de Boris Johnson et ses changements perpétuels, cela au profit de Nigel Farage qui menace de présenter des candidats partout dans le Royaume-Uni, ce qui mécaniquement profiterait aux travaillistes. Il faut aussi prendre en compte le renouveau des velléités indépendantistes des Irlandais du nord  mais maintenant aussi des écossais voire même des Gallois.

L’objectif des Tories est de faire aboutir l’accord de Brexit négocié par Boris Johnson à Bruxelles pour qu’il soit avalisé par la future des Chambre des communes. En revanche, les conservateurs semblent désormais écarter la possibilité d’un Brexit sans accord, longtemps agitée par le premier ministre, a rapporté le Times samedi. Une différence avec le Brexit Party de Nigel Farage, qui juge que le texte obtenu par Boris Johnson est un mauvais accord.

Sondage popularité de Macron: rechute en octobre

Sondage  popularité de Macron:  rechute en octobre

 

Même le très servile  et très macaroniste rédacteur en chef Herve Gattegno du JDD en convient , la popularité de Macron baisse.  Le Président achève le mois d’octobre avec 34,71% de satisfaction moyenne, en légère baisse de 1,15 point par rapport à sa popularité fin septembre (35,86% de satisfaction moyenne), selon la cote établie chaque mois par le JDD à partir de sept baromètres différents. (par parenthèse on peut sérieusement interroger sur les compétences statistique du JDD).  Et d’enfiler des perles des facteurs explicatifs tout en relativisant car au moment de l’affaire Benalla la cote était tombé à 30 %.

D’un institut de sondage à un autre, le JDD note que la cote de popularité du Président varie :

  • Emmanuel Macron perd trois points par rapport à septembre dans le baromètre d’Ipsos (33%) et dans celui de Kantar-onepoint (29%), deux points chez Harris Interactive (40%) et un point dans le baromètre Ifop pour Paris Match (37%).
  • Il stagne dans les baromètres établis par Elabe (33%) et BVA (37%).
  • Il enregistre en revanche une légère hausse dans le baromètre de l’IFOP pour le JDD (34%), qui mesure la satisfaction vis-à-vis du Président.

La popularité d’Emmanuel Macron se place donc dans un intervalle compris entre 29 et 40% de satisfaction.

Chaque institut utilise une méthodologie propre. C’est ce qui explique que, selon le mode de collecte, la taille et de l’échantillon et surtout la question posée, les résultats obtenus soient différents. Il faudrait été que le résultat dépend du bidouillage méthodologique.

 

François Baroin, un candidat potentiel très sérieux face à Macron

François Baroin, un candidat potentiel très sérieux face à Macron

 

 

Il est clair que Baroin,  président de l’Association des maires de France (AMF) et maire LR de Troyes, n’a pas eu la carrière politique que beaucoup espéraient compte tenu de se compétences. Baroin dénote dans la classe politique par son calme et ses propos très équilibrés à l’inverse des agités comme Sarkozy , Le Pen ou Macron. On comprend mal que le parti des républicains en mal de leaders depuis longtemps et même en crise grave n’ait pas utilisé  un responsable de cette dimension. L’opinion publique ne s’y trompe pas car Baroin figure depuis longtemps  parmi les personnalités politiques les plus appréciées. De toute évidence, Baroin serait un candidat sérieux face à Macron et il n’y a sans doute que le parti des Républicains qui n’en soit pas encore totalement convaincus. Pour l’instant, Baroin se réserve l’exclusivité de la décision d’une candidature. Il donne du temps au temps;  sans doute éviter les terribles déconfitures qu’ont subies Sarkozy et Fillon. Il profite de la sortie de son livre pour ce réinstaller dans le paysage politique. Un livre  en forme d’hommage à la France des territoires et des élus locaux, piliers de la République. Un cri d’alarme sur la montée des communautarismes et des populismes. (interview JDD)

 

Comment expliquer que jamais cette rupture avec les maires n’avait semblé aussi irrémédiable que sous Macron?
Le Président n’est pas responsable de tous les maux. Mais il a réussi à susciter une très forte opposition en un temps très court. Et il est arrivé dans une période d’extrême sensibilité et de tensions préexistantes avec l’État. Nous avoir mis dans le même sac que les corps intermédiaires est une faute de carre : nous, élus, sommes issus du suffrage universel. Et puis, ce que les élus n’acceptent plus, c’est que l’État s’arroge le droit de supprimer des impôts qui n’étaient pas les siens. Je pourrais aussi parler des APL, de la méthode sur les contrats aidés, de la suppression de la taxe d’habitation… Le Président est l’incarnation de la République, mais nous en sommes les fantassins. Nous sommes sa garde nationale. Et cette garde nationale a servi dans la résolution de la crise des Gilets jaunes.

 

Les municipales de mars seront-elles bonnes pour la droite?
Je suis plutôt confiant. Depuis 2014, nous avons une génération d’élus locaux de grand talent qui ont fait un très bon travail ; ils ­auront donc de bons résultats. Nous devons sortir de cette dualité dangereuse, lepénisme-­macronisme. Les électeurs doivent savoir qu’il y a une relève, une ­alternance possible pour la droite et le centre autour de LR. Le scrutin municipal doit donc être l’occasion d’un vrai rebond.

Avec ce livre, ne vous installez-vous pas aux avant-postes pour préparer la reconquête de LR?
J’ai énormément appris à la tête de l’AMF, où mon mandat s’achève dans un an. Oui, j’ai des choses à dire. Mais il y a d’autres moyens de les dire que de s’inscrire dans une trajectoire partisane. Un livre, une candidature à une élection locale, par exemple.

Christian Jacob est-il là pour préparer le parti pour votre candidature à la présidentielle?
Christian Jacob est là pour engager le rassemblement et construire les fondations d’une alternance. Personne ne peut parler à ma place. C’est une décision personnelle. Et le jour où j’aurai à faire part d’une décision, je reviendrai vous le dire.

 

Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF : le client et le dialogue social

Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF : le client et le dialogue social

Finies sans doute les improvisation organisationnelles farfelues et la course à la com. illusoire, le nouveau patron pourrait bien revenir aux fondamentaux; Lui est un vrai cheminot, il a occupé tous les postes d’encadrement de la maison. Il connait la technique, veut remettre le client au centre en même temps que le dialogue social. La fin peut-être des fantaisies des énarques et le retour des ingénieurs des mines compétents. Il aura du pain sur la planche car le corporatisme gauchisant gangrène l’entreprise.

(interview dans le JDD)

 

 

Quelles vont être vos premières décisions pour retrouver le calme?
Cette agitation témoigne de la préoccupation des salariés. Je l’entends. Quant aux organisations syndicales, elles estiment que le dialogue social est insuffisant. Je veux renouer le fil. Il ne peut pas y avoir un bon service aux clients s’il n’y a pas une paix sociale dans l’entreprise. Je vais voir au plus vite chacune des quatre organisations représentatives. Ce mot, « représentatif », a du sens pour moi.

 

 

Quelle sera votre position face aux grèves incontrôlées de ces dernières semaines?
J’ai les valeurs républicaines chevillées au corps, et la loi ­s’impose à tous. Je crois aux ­valeurs de la fraternité et du ­respect, entre nous cheminots, mais aussi ­vis-à-vis de nos clients. Ces principes-là, il faut faire ­attention à ne pas les abîmer. Le service public doit être respecté. La SNCF est un bout de la France, cela nous engage toutes et tous.

 

D’où vient le malaise actuel de la SNCF?
Les réorganisations, les changements d’organigrammes, de liens hiérarchiques, de responsabilités et de missions ont été trop fréquents ces dernières années. Pour chaque projet lancé, je vais demander aux managers de se poser deux questions : Est-ce que c’est bon pour le client ? Est-ce que c’est bon pour la compétitivité de l’entreprise ? Et il faut mettre en balance l’impact social et les conséquences du changement proposé. Je veux prendre le temps de mettre en œuvre cette évaluation de chaque projet.

 

 

Sondage: Macron et Le Pen à égalité , changement de dynamique ?

Sondage: Macron et Le Pen à égalité , changement de dynamique ?   

Selon un ­sondage IFOP pour le JDD,  Macron est crédité de 27 à 28% d’intentions de vote et Marine Le Pen en réunirait 28 %, en hausse de près de 7 points. »Cette enquête sacre la nouvelle bipartition du champ ­politique », souligne ­Frédéric ­Dabi, directeur général adjoint de ­l’Ifop.

Les partisans de Mélenchon soutiendraient massivement Le Pen au second tour.   Élu avec  66 % en 2017, Macron ne l’emporterait cette fois qu’avec  55 %. « Cela sonne comme un avertissement pour ceux qui considèrent qu’en 2022, ce ­serait automatiquement gagné pour le ­président sortant face à ­Marine Le Pen », souligne Dabi.

Selon ce sondage, la candidate RN ­bénéficierait au second tour d’un soutien massif des partisans de ­Jean-Luc ­Mélenchon : 63 % des électeurs LFI aux européennes voteraient Le Pen.

 

Curieusement la dynamique qui a toujours permis aux candidat de triompher du Front national semble s’inverser. Jusque là on votait moins pour le projet du candidat opposé au FN que par rejet des Le Pen; cette fois, pourrait bien voter  front national moins par adhésion aux thèse du RN-FN que par rejet de Macron. 

Taxe carbone : une escroquerie des bobos écolos et pseudo experts

Taxe carbone : une escroquerie des bobos écolos  et pseudo experts

 

Les écolos bobos , des « experts »  resservent régulièrement le plat  de la taxe carbone. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande des biens classiques,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes, on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour développer à la fois les transports collectifs, le nouveau concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

 

Chine, le capitalisme mafieux des amis du PC

Chine, le capitalisme mafieux des amis du PC

 

 

Lun Zhang, Professeur de civilisation chinoise, dénonce  la collusion entre argent et pouvoir qui constitue un obstacle au progrès économique . De fait, l’économie et confisquée par les amis du parti communiste qui regroupe 100 millions d’adhérents dont 10 millions de cadres qui se partagent le gâteau économique. La plupart des dirigeants communiste possèdent d’énormes fortunes. Un milliard chacun pour les 70 députés communistes les plus riches. Certains en profitent pour partir avec leur fortune, 50 milliards auraient ainsi quitté la chine. Le parti repose sur une  organisation complètement centralisée et cadenassée.  . Le congrès, organe politique ,  nomme les membres du comité central, de celui-ci est issu le bureau politique qui désigne enfin les membres du comité permanent.  mais c’est le congrès qui désigne d’en haut les représentants  qui devraient être élus. Un vaste système mafieux qui freine maintenant le dynamisme de la concurrence des compétences et de l’innovation.

 

( tribune au Monde)

 

Tribune.

 

« Dès sa naissance, le capitalisme a suscité de véhémentes critiques et du rejet. Le XXe siècle a d’ailleurs été marqué par une tentative de remplacement par un nouveau système caractérisé par une planification étatique, une collectivisation des moyens de production et même des biens des citoyens. Mais celle-ci a incontestablement échoué, malgré les regrets de ses partisans. Par souci de légitimation de leur pouvoir, certains pays ont conservé le mot « socialiste » dans leur dénomination, mais ils l’ont abandonné dans la pratique.

Les autorités chinoises se vantent sans cesse de pratiquer un « socialisme aux caractéristiques chinoises ». En réalité, au nom de la réforme, ces dernières décennies, nous assistons plutôt à la mise en pratique progressive d’un « capitalisme aux caractéristiques chinoises ». L’accumulation du capital se substitue à l’objectif idéologique ; le marché remplace l’organisation administrative planifiée. C’est ce qui explique la réussite de la Chine en termes de croissance.

Cette confusion autour de l’appellation et des pratiques, entre « socialisme » et « capitalisme », ainsi que l’opacité du fonctionnement et des institutions économiques et politiques accentuent la difficulté, d’un point de vue épistémologique, pour qualifier la nature du régime actuel en Chine. Ce régime est différent de ce que nous avons connu au XXe siècle. Il possède à la fois certains traits des régimes totalitaires de droite comme de gauche et des similitudes frappantes avec le modèle asiatique, où le capitalisme a accompagné le développement. Dans le monde, il suscite de l’admiration à droite pour son efficacité économique et sa capacité à maintenir l’ordre, et à gauche pour ses discours populistes au nom de l’intérêt du peuple, le rôle prédominant de l’Etat et la critique des systèmes occidentaux.

Mais un point est clair : l’Etat y est à la fois joueur et arbitre du champ économique ; la collusion entre les élites au pouvoir et le monde des affaires, phénomène que le politologue américain Minxin Pei décrit sous le nom de « Crony Capitalism », capitalisme de copinage. Si l’avidité et l’ambition de ces « copains » ont construit le moteur de la machine économique chinoise durant une période, elles bloquent désormais l’ascenseur social et sont des obstacles à la croissance chinoise du fait de l’inégalité qu’elles engendrent, réduisant la capacité du marché interne. La corruption est ainsi structurelle et généralisée à cause du monopole étatique dans de nombreux secteurs. »

1...1617181920



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol