La BCE pour la relance de la consommation interne

La BCE pour la relance de la consommation interne

Derrière des propos forcément diplomatiques de Christine Lagarde la nouvelle présidente de la banque centrale européenne, il faut sans doute voir un changement de stratégie qui risque de heurter notamment l’orthodoxie de l’Allemagne.

Christine  Lagarde demande en effet que soit mis en place une politique budgétaire (qui dépend des Etats) soutenant la demande intérieure, en clair la consommation. Exactement le contraire de ce que pense l’Allemagne a été sur la dynamique de ces exportations qui malheureusement’  écroulent du fait de la baisse des échanges internationaux. Certes Christine Lagarde  ne le dit pas clairement mais défend la croissance des investissements publics ce qui d’une certaine manière revient au même. En effet les dépenses d’investissement entraînent le plus souvent des dépenses des fonctionnements qui tirent la consommation intérieure. Le danger de cette orientation réside dans le fait que cela peut favoriser les importations si les produits nationaux ne présentent pas assez  de compétitivité ce qui par parenthèse est souvent le cas en France où  la balance commerciale est structurellement en déficit de l’ordre de 50 à 60 milliards par an . La zone euro doit renforcer sa demande intérieure, entre autres en augmentant ses investissements publics, pour pouvoir résister à la dégradation de la conjoncture à l’extérieur de ses frontières, a déclaré vendredi Christine Lagarde, sa nouvelle présidente.

“La réponse consiste à convertir la deuxième économie du monde afin qu’elle soit ouverte au monde mais confiante en elle-même, une économie qui fasse pleinement usage du potentiel de l’Europe pour favoriser une hausse du niveau de la demande intérieure et de la croissance à long terme”, a-t-elle dit dans un discours prononcé lors du Congrès bancaire européen à Francfort.

Elle a réaffirmé que la BCE jouerait son rôle dans cette démarche en continuant “de soutenir l’économie et de répondre aux risques futurs” tout en restant attentive aux “effets secondaires” de sa politique monétaire.

Les propos de Christine Lagarde sont suffisamment généraux et académiques pour ne pas trop fâcher l’orthodoxie allemande mais en creux  c’est une critique des sous investissements d’outre-Rhin. Christine Lagarde n’a rien annoncé de très nouveau en matière de politique monétaire. Force cependant est de constater que les effets comparé des politiques monétaires menées aux États-Unis et en France sont assez différents. En dix ans, la zone euro a connu une croissance totale de 14.5 %, contre 26 % pour les États-Unis. Le bilan comparé des deux institutions révèle cette faille. Sur les dix dernières années, c’est-à-dire depuis le creux de la crise, la zone euro a connu une croissance totale de 14.5 %, contre 26 % pour les États-Unis, soit une croissance annuelle moyenne de 1.1 % en Europe contre 2.1 % outre-Atlantique. Sur cette même période, 21.9 millions d’emplois ont été créés aux États-Unis, contre 9.6 millions au sein de la zone euro. En schématisant à l’extrême, la zone euro a fait deux fois moins bien que les États-Unis sur les dix dernières années.

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