Chine: la démocratie à balles réelles

Chine: la démocratie à balles réelles

La police de Hong Kong envisage d’utiliser les balles réelles pour réprimer les manifestations ( quelques tirs ont déjà eu lieu). Mais on comprend mieux la stratégie du pouvoir central  chinois  avec les 400 pages de documents secrets publiés ce week-end par le New York Times qui décrivent les mécanismes à l’œuvre au Xinjiang, en réaction aux attentats attribués aux indépendantistes ouïghours. Une méthode en cours d’application aussi à Hong Kong.  En apparence, Xi Jinping, le nouveau maître de la Chine, donne l’impression d’une grande sérénité voir même d’une certaine sagesse. La vérité est toute autre, c’est le nouveau dictateur de la Chine puisqu’il a même réussi à obtenir des instances démocratiques  (le parti communiste) un caractère illimité pour la durée de son mandat. Bref c’est un nouveau Mao qui certes est préoccupé de développement économique et a connu des réussites indiscutables ces dernières années ;  même si en ce moment,  la Chine connaît de sérieux problèmes de croissance.

Des problèmes qui ne sont pas tous liés aux difficultés commerciales avec les États-Unis mais qui sont aussi structurelles (la question de l’endettement général en particulier). On a pu voir quelles étaient les réelles intentions de ce nouveau Mao vis-à-vis de Hong Kong dont le rattachement à la Chine garantissait l’’indépendance judiciaire pour la zone considérée. L’accord a volé en éclats et la Chine a exigé le rapatriement des résidents. En Chine,  le lavage de cerveau fait office de culture historique. Ainsi a-t-on gommé dans les mémoires et dans tous les documents officiels le massacre de la place Tiananmen. Ainsi développe-t-on la culture de l’enlèvement de personnalités trop gênantes (au motif souvent qu’elles sont corrompues comme si l’appareil communiste de l’était pas tout entier !). Surtout la Chine ne se prive pas de prendre des intérêts financiers à l’extérieur (pays développés ou pays pauvres) sans qu’aucune contrepartie ne soit possible en Chine où tout est contrôlé par l’Etat. Le pire c’est sans doute la chape de plomb culturelle et démocratique qui permet au parti communiste de maintenir le pays en état de dictature. Il serait peut-être temps que les pays développés s’intéressent un peu à autre chose qu’à leur commerce avec la chine. Exemple de la fermeture culturelle, maintenant on  veut siniser le nom des rues, des quartiers et des cinémas. Bref une révolution culturelle nouvelle qui ne dit pas son nom, chape de plomb supplémentaire pour écraser toute culture étrangère et les Chinois avec.

 

L’exemple de la répression des Ouighours est éclairant ( un million ont été emprisonnés).  Le numéro un chinois a donné l’ordre dès 2014 d’être «sans aucune pitié» contre «le terrorisme, l’infiltration et le séparatisme» dans la province autonome du Xinjiang, selon les documents internes au régime communiste révélés par le prestigieux quotidien américain. Les documents comprennent entre autres un discours secret de Xi Jinping prononcé lors de son unique visite de quatre jours dans cette région, en 2014, qui avait été marquée par un attentat, suivi d’une vague de répression. Il y ordonne notamment de recourir «aux armes de la dictature démocratique populaire» pour «éradiquer l’islamisme». .

Les documents révèlent aussi les directives transmises aux cadres locaux du PCC dans le cadre de cette campagne de rééducation, la plus vaste opération de ce type depuis la Révolution culturelle de Mao Tsé-toung. Notamment les réponses à apporter aux questionnements des Ouighours envoyés étudier dans d’autres provinces chinoises dans le cadre d’un programme gouvernemental visant à siniser les élites du Xinjiang. «Non, c’est simplement que leur esprit a été infecté par des pensées malsaines», sont-ils invités à répondre aux étudiants s’inquiétant de savoir si leurs proches ont «commis un crime»«La liberté sera seulement possible lorsque ce virus aura été éradiqué de leur pensée et qu’ils seront en bonne santé», doivent-ils ajouter en les enjoignant à inciter les membres de leur famille à se soigner.

L’attitude des étudiants est évaluée par un système de notation à points, qui peut contribuer à accélérer ou à ralentir leur libération. Et ils sont soumis à une étroite surveillance digitale, alors que le Xinjiang est aussi le plus vaste champ d’expérimentation du Big Brother chinois et de son système de reconnaissance faciale. «Chérissez cette chance offerte par le Parti et le gouvernement pour éradiquer en profondeur la pensée déviante et apprendre des métiers chinois. Cela offre à votre famille un fondement solide pour une vie heureuse», doivent arguer les responsables locaux du Parti.

. Depuis son arrivée au pouvoir en 2012 ,l e président Xi s’est appliqué à éliminer toute voix discordante, embastillant dissidents, militants des droits de l’homme, avocats et mettant au pas les membres du PCC.

le pouvoir voit les revendications démocratiques des étudiants à Hongkong comme une menace existentielle. Et face à cela les occidentaux se préoccupent surtout de petit business tandis que la Chine envahit les marchés.

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