Elections Espagne : le pari perdu des socialistes

Elections Espagne : le pari perdu des socialistes

 

L e pari des socialistes espagnols n’est guère payant. ils espéraient disposer d’un majorité et ressortent  du scrutin avec 3 députés de moins. Pour parler  clair, la situation est encore plus confuse que précédemment pour construire une majorité. L’Espagne( comme l’Italie ou le Royaume uni) pourrait bien s’enfoncer dans la crise politique de manière durable.

Six mois après les dernières élections législatives, le PSOE remporte 28% des suffrages et 120 sièges au Congrès des députés qui en compte 350, selon des résultats portant sur 93% des bulletins. Le Parti populaire (PP, droite) obtient 21% et passe de 66 à 88 députés. Vox, d’extrême droite, est le grand bénéficiaire du bégaiement électoral, avec 52 sièges, au lieu des 24 obtenus en avril. Ciudadanos (centre droit) paie le fruit de ses va-et-vient idéologiques avec 10 sièges, contre 57 précédemment. Podemos (gauche radicale) recevrait 35 parlementaires au lieu des 42 du parlement sortant.

Aujourd’hui il n’y a pas de majorité dans les formations classes de gauche ou de droite.

Il faudra donc s’allier avec des forces marginales pour constituer une majorité. On voit mal par exemple un alliance de la droite comme de la gauche avec les indépendantistes catalans dont des leaders ont été très lourdement condamnés justement par les pression de la droite comme de la gauche.  une  majorité composite qui avait  voté la motion de censure contre Mariano Rao (PP), remplacé à l’été 2018 par Pedro Sanchez. La droite fustige la disposition des socialistes à s’allier avec les adversaires de l’unité nationale pour diriger le pays. Sanchez a cherché à éloigner ce fantôme en retirant son offre d’un gouvernement de coalition avec Podemos, que les indépendantistes catalans d’ERC (centre gauche) et les nationalistes basques du PNV (centre droit) étaient prêts à soutenir.

Une alliance des trois partis au centre du jeu, PSOE, Ciudadanos et PP, rassemblerait 218 sièges, une très large majorité du Parlement. Jamais expérimentée, la «gran coalicion» séduit les milieux d’affaires mais est rejetée par les principaux intéressés. Elle laisserait tout le jeu de l’opposition aux deux formations les plus radicales: Podemos à gauche, Vox à droite, les indépendantistes en Catalogne.

 

 

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