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Archive mensuelle de octobre 2019

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Brexit : l’enfumage de Johnson

Brexit : l’enfumage de Johnson

 

Difficile de comprendre l’évolution de l’UE, de Macron et de Johnson. Il y a quelques jours, quelques semaines tout au plus, c’était le Brexit sans accord qui était prévisible. Tout d’un coup en quelques jours, un nouvel accord a été rendu possible. Par quel miracle ! D’abord au sein de l’UE, l’Allemagne a mis tout son poids pour retenir le Royaume uni. A l’inverse de Macron qui n’a cesse  de jeter de huile sur le feu pour éjecter les britanniques ; Ensuite, Johnson se moque totalement du contenu de cet accord, copier coller de l’accord passé par Theresa May. Il veut apparaitre comme le sauveur et gagner les élections incontournables puisqu’il ne dispose pas de majorité stable à la chambre des communes. La seule vraie avancée concerne le régime douanier de l’Irlande du nord qui en fait sera considéré comme un territoire européen pour les questions douanière pour les marchandises à destination finale ; une disposition qui se révélera rapidement incontrôlable.

De toute manière, ce n’est pas l’enjeu pour Johnson qui veut apparaitre comme le vainqueur de la négociation dans toutes les hypothèses de gestion du Brexit. Comme l’UE ne veut pas porter le chapeau de la rupture, on se fait plus conciliant à Bruxelles. On a même précipité l’accord de l’Europe.

Merkel soutient avec enthousiasme et Macron est bien contraint de faire aussi le service après vente d’un accord contre lequel il était jusqu’à ces quelques jours. Alternativement, Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. D’un coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le Brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May, à peine modifié, en le transformant en victoire.

Faute d’accord  de la chambre des communes ce samedi, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau. Mais comme Johnson ne peut plus faire porter le chapeau de la crise à l’Europe, il pourra alors tenter de le faire supporter par les opposants au nouvel accord UE-RU.

Electricité : EPR ou éolienne !!!!!

Electricité : EPR ou éolienne !!!!!

 

Il est clair quel le choix entre certaines énergies alternatives (c’est le mot qui convient), entre le nucléaire et les éoliennes par exemple,  constitue une escroquerie intellectuelle. Pourtant c’est l’argument utilisé par le lobby éolien et les grippe-sous locaux (souvent les copains des maires ruraux); Curieux car le gouvernement vient de confirmer qu’il envisageait cependant de construire 6 EPR nouveaux. La vérité c’est que le nucléaire ne pourra réduire sa part à 50% en 2035 dans la production d’électricité et que les énergies alternatives comme l’éolien constituent des gadgets pour mieux faire avaler le nucléaire. En moyenne les éoliennes sont d’une puissance de 1 à 3MW par rapport à un réacteur de 1000 MW. Il faudrait donc remplacer chaque réacteur par au moins 400 éoliennes (au moins car la production est intermittente).

Nombre de maires de petites communes rurales sont assaillies par des sociétés de promotion de parcs éoliens. Avec la promesse de retours financiers invraisemblables pour les propriétaires de terrain et pour les communes. Exemple, la petite ville de Douai la Fontaine (7000 habitants Maine et Loire) a été sollicitée par pas moins de 24 promoteurs ! Beaucoup tombent dans le panneau faute de compétences techniques et économiques. Exemple à Mouliherne (commune de 900 habitants, Maine-et-Loire), l’étude de faisabilité économiques, technique, sociale et environnementale a été confiée directement à un promoteur qui évidemment a conclu qu’un parc d’éoliennes se justifiait mais en oubliant de contacter les riverains et exploitants agricoles concernés.
Des propriétaires de terrain d’une valeur de 1500 euros se voient proposer des retours annuels de 6000 à 16 000 euros par an pour une éolienne ! (On oublie par ailleurs d’indiquer aux propriétaires que le coût de démantèlement de chaque éolienne sera à leur charge : de l’ordre de 300 000 euros !). Par ailleurs,  on assure aux communes un retour fiscal de 30 000 à 80 000 euros par an. Des retours financiers invraisemblables qui ne seront évidemment pas tenus.

 

Tout repose sur le principe qu’EDF rachètera cette électricité 2 fois le prix du marché. Quand on connaît la situation financière d’EDF (et derrière de la France), cela ne pourra durer longtemps (Voir à cet égard la baisse des prix de rachat de l’électricité solaire). Certes,  on ne peut qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui vise d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 10 ans, d’autre part à développer les énergies alternatives. Un objectif ambitieux mais irréalisable. Pour preuve dans les 20 ans à venir, on ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de Fessenheim sera plus que compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville (sans parler des 6 nouveaux EPR. La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. Du coup, les objectifs de la loi de transition énergétique paraissent assez hypothétiques puisqu’il est supposé par ailleurs que la demande sera réduite de 20% d’ici 2020-2025 et de 50% d’ici 2050.

En fait, cette loi présente davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle.
Pour parler plus clair, elle a surtout été décidée pour satisfaire les écolos politisés et -ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique. Pour gommer ses contradictions, au moins en apparence, la France développe un plan de développement d’éoliennes à la fois incongru, coûteux et dangereux pour la santé et l’environnement. En outre, les conditions financières de ce plan constituent une aberration puisque la rentabilité des éoliennes est essentiellement fondée sur un tarif de rachat de l’électricité garanti par l’État supérieur de deux fois au prix du marché de l’électricité. (Une aide illégale d’après la Cour de Justice de l’Union Européenne). On peut se demander, en l’état actuel des finances d’EDF, quel sera l’équilibre économique de ces projets. En effet, la situation d’EDF est catastrophique et s’il agissait d’une entreprise réellement privée, elle serait en faillite depuis longtemps (l’action d’EDF a 90% de sa valeur en quelques années et cela en dépit de la présentation d’un résultat relativement artificiel). L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme. Il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale, le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va coûter autour de 10 milliards.
Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060. On se demande comment EDF pourra assurer dans ces conditions le rachat d’électricité d’origine éolienne au double ou au triple du prix du marché.
Il est vraisemblable que le développement d’autres énergies alternatives serait économiquement plus rentable pour EDF, les clients et plus généralement la collectivité. On pense en particulier au développement d’énergies neutres voire positives des bâtiments industriels et agricoles et des résidences d’habitation via la filière photovoltaïque notamment. Aujourd’hui, 75% de l’énergie primaire sont utilisés par le résidentiel, le tertiaire et le transport. Avec les bâtiments à énergie neutre ou positive on pourrait réduire cette part à 25 %. Contrairement à l’idée répandue, les prix mondiaux de l’électricité ne s’inscriront pas dans une tendance haussière compte tenu de l’excédent de l’offre. Les baisses enregistrées du prix de l’électricité ces derniers temps sur le marché mondial en témoignent. Du coup, l’équilibre économique d’EDF s’en trouvera encore davantage perturbé et le rachat de l’énergie d’origine éolienne au double ou au triple du prix de ce marché encore plus intenable. D’autant que la concurrence des distributeurs va encore s’accroître (voir notamment les effets du regroupement Engie et l’entreprise allemande RWE). Un contexte énergétique et financier qui passe par dessus la tête de nombre élus locaux qui en plus proposent de localiser ces éoliennes dans les zones déjà économiquement et socialement défavorisées qui ne bénéficient pas des équipements de base comme le tout-à-l’égout, dont la couverture par mobile téléphonique est très hypothétique, dont le raccordement au réseau Internet est très insuffisant voire absent à moins de payer des coûts de raccordement exorbitants (sans parler de l’état catastrophique des routes).
On peut aussi imaginer que ces zones ne seront jamais raccordées au câble qui ne desservira sans doute que les centres bourg (le coût théorique serait de leurs 25 milliards, en fait il faudrait compter sur 50 à 75). L’implantation d’éoliennes dans la zone défavorisées ne fera qu’accentuer inégalités d’équipement. Des régions déjà relativement isolées sur le plan économiques et qui doivent en plus assumer les inconvénients d’implantation d’équipements sans aucun intérêt, ni retour sur le plan économique et social pour la collectivité locale (hormis pour quelques propriétaires dont beaucoup d’ailleurs ne résident pas dans ou à proximité des éoliennes).
De telles installations engendreront par ailleurs des nuisances incontestables qui concerneront l’environnement, la faune mais surtout l’élevage. (Vaches, chevaux, poulets notamment). En outre le foncier (terres et bâtiments) déjà affecté par la désertification économique se trouvera encore sérieusement dévalorisé. En 15 ans, la valeur immobilière des habitations a déjà subi une diminution de l’ordre de 50 %. Avec l’installation des éoliennes, la dépréciation sera considérable tant pour les terres que pour les résidences (on trouvera avant peu des maisons à vendre à 40 000 euros).
Notons aussi les perturbations nouvelles des ondes de radio, de télévision et de liaison téléphonique alors que déjà les réceptions sont de très mauvaise qualité. Il serait utile de rappeler à certains élus locaux que la priorité des équipements doit aller au soutien du développement économique et à l’emploi et non vers des installations qui enrichiront que les promoteurs. Des promoteurs à la fiabilité financière très douteuse puisque la plupart n’ont qu’un capital de quelques milliers d’euros pour couvrir les risques de projet d’un coût de plusieurs dizaines de millions. Des risques dont se sont prémunis les promoteurs puisqu’il est prévu explicitement que les sociétés exploitation pourront être revendues sans information préalable des propriétaires et des communes. Ce qui rendra caduques nombre de dispositions contractuelles.

 

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La fibre aussi pour les ruraux?

La fibre aussi  pour les ruraux?

 

Finalement, on va peut-être se préoccuper de ces ruraux qui refusent d’adhérer à la philosophie de la métropolisation. Ils pourraient à nouveau nourrir l’espoir d’être raccordé à la fibre contrairement à ce qu’avait déclaré le Premier ministre qui envisageait d’autres solutions comme le satellite ou la 5G. Le problème c’est  que la 5G ce n’est pas pour demain même si on promet de couvrir toute la France dans des délais raisonnables ! Par ailleurs le réseau cuivre est dans un état lamentable, ce sont souvent les fils qui tiennent les poteaux ! Pour aider à la diffusion de la fibre, le gouvernement a indiqué qu’il allait rouvrir les vannes des subventions publiques pour financer en partie les réseaux de fibre dans les campagnes et territoires ruraux. Pour lancer leurs projets, les collectivités pourront à nouveau demander des aides auprès du « guichet France Très haut débit (THD) », qui a été fermé il y a près de deux ans. Cette mesure était très attendue : dans le cadre du plan France Très haut débit – qui ambitionne d’apporter un Internet fixe ultra-rapide à tous les Français à l’horizon 2022 -, il reste 3 millions de foyers en attente de projet de raccordement.

Initialement, le gouvernement a débloqué 3,3 milliards d’euros pour subventionner les réseaux de fibre dans les campagnes. Ce mercredi, Agnès Pannier-Runacher a affirmé qu’avec cette manne, l’exécutif « [est] en capacité de porter l’ensemble des déploiements ». D’après elle, de nombreux déploiements coûtent moins cher que prévu, et les économies réalisées sont progressivement « recyclées » dans les projets à venir. Selon la ministre, les premiers « recyclages » ont permis d’accoucher d’une enveloppe de 140 millions d’euros, laquelle est immédiatement disponible.

Comment cela est-il possible ? A cause de « l’appétence très forte des investisseurs pour les réseaux numériques », répond Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires. « Dans beaucoup de réseaux, la part de l’investissement privé est aujourd’hui supérieure à ce qu’elle était par le passé, et à ce que nous prévoyions », explique-t-il.

Les collectivités et les industriels de la fibre dans les campagnes ont beau saluer la réouverture du guichet THD, ils estiment qu’une rallonge financière de l’Etat est aussi urgente que nécessaire. Le chiffre de 600 millions d’euros est souvent évoqué. « A budget constant, l’État ne peut en effet financer que 30% [des] premiers dossiers, écrit le député Patrick Chaize. S’il est bien confirmé que le reliquat du plan France THD soit affecté à hauteur de 140 millions d’euros à l’atteinte de l’objectif du 100% fibre pour tous les Français, il convient donc de prévoir, dans le cadre de la loi de finances, d’une première autorisation de programme de 322 millions d’euros supplémentaires. C’est le faible prix à payer pour ne laisser aucun département sur le carreau. » .

 

 

Castaner sur France 2 : du bla-bla

Castaner sur France 2 : du bla-bla

Pour résumer, Le genre de déclarations tonitruantes type propos de camelot comme « on a déjoué un attentat type 11 septembre en France, on va reconquérir le territoire mètre carré par mètre carré », et en même temps un voile pudique justement sur la question du voile. Un problème accessoire ! Une minimisation aussi des risques islamistes limités à une quinzaine de quartiers. Et pour toute politique des instructions qui seront données aux préfets pour observer les dérives islamistes. Bref rien de très sérieux, surtout rien de vraiment rassurant chez un ministre qui visiblement n’a pas le profil de l’emploi. Le pire c’est qu’il estime que sa politique policière à sauvé la république face aux gilets jaunes ; Là on frôle la sémantique outrancière de Trump.

Pris en étau entre les polémiques à répétition et les appels à la démission récurrents dans les rangs de l’opposition, l’ancien socialiste a pu s’expliquer pendant deux heures à la télévision, largement consacrées aux questions de l’islam et du terrorisme islamiste. Christophe Castaner s’est soulevé contre un «débat très franco-français» et «sempiternel» sur le voile islamique. La question divise la majorité et a été remise en lumière après les récriminations d’un élu du Rassemblement national (RN) contre une mère voilée qui accompagnait des élèves au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté – une «provocation scandaleuse», selon le ministre. «Moi ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est l’islamisme rampant dans certains quartiers», a-t-il déclaré. À l’image du premier ministre, il a jugé suffisant le droit actuel: «Appliquons la loi».

La République «ne subventionne aucun culte», selon la loi de la 1905, mais les pays étrangers, eux, peuvent financer des lieux de culte: Christophe Castaner y voit un «paradoxe»«La question du financement du culte et des financements étrangers, il faut que nous l’organisions», a indiqué le ministre, également chargé des Cultes, avant d’avancer une piste: «que tous les versements au-dessus d’une certaine somme, pas très élevée, fassent l’objet d’un agrément et d’une information de l’État».

Interrogé sur la possibilité d’une multiplication des listes communautaires aux municipales de mars, le ministre de l’Intérieur a indiqué que leur interdiction «ne serait pas constitutionnelle», parce qu’«on ne peut pas interdire à quelqu’un qui a une religion de se présenter». Mais il a assuré que si des «personnes portent un discours communautariste islamiste», il «(donnera) des instructions précises aux préfets pour qu’elles soient poursuivies de façon systématique».

Deux semaines après l’attentat commis à la préfecture de police de Paris par un fonctionnaire radicalisé, le ministre a martelé son souci de combattre «l’hydre islamique»reprenant ainsi les propos du chef de l’État.

Pour «reconquérir la République mètre carré par mètre carré», il a indiqué travailler «sur une quinzaine de quartiers d’où des djihadistes sont partis sur des théâtres de guerre». Il a annoncé préparer une circulaire à destination des préfets, afin de surveiller le «salafisme» et «l’islamisme», «partout où ils s’organisent en mode sociétal».

Christophe Castaner a toutefois mis en garde contre tout «amalgame» entre l’islam, d’une part ; le «terrorisme», l’«islamisme» et le «communautarisme» d’autre part. «En aucun cas je ne mets l’islam dans cette pyramide de la violence», a-t-il assuré, persuadé que «le vrai danger serait de considérer que tout musulman est suspect». Le ministre de l’Intérieur a revendiqué une lutte contre l’islamisme menée «avec les musulmans et pour les musulmans».

 «Juste avant» le 3 octobre, jour de l’attentat commis à la préfecture de police de Paris contre quatre fonctionnaires, un «projet» d’attentat a été déjoué, a indiqué le ministre de l’Intérieur. L’«individu», a-t-il précisé, «voulait s’inspirer du 11 septembre» et «a été interpellé».

 

L’homme a été mis en examen et écroué le 26 septembre dernier pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle»selon nos informations. «Nous vivons avec un risque terroriste élevé», a rappelé Christophe Castaner. «Depuis 2013, 60 attentats ont été déjoués, 19 ont échoué.». Là encore sans doute une grande exagération quant au risque d’un attentat type 11 septembre en France.

 

 

Pendant la mobilisation des «gilets jaunes», des membres des forces de l’ordre «ont pu commettre (…) des fautes et doivent être sanctionnés», a concédé Christophe Castaner. Mais «il n’y a pas eu de ratés dans la gestion du maintien de l’ordre», selon lui, «parce qu’à un moment où certains voulaient faire tomber la République, la République a tenu».

Brexit : le feuilleton va encore durer, des mois et des années

Brexit : le feuilleton va encore durer, des mois et des années

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le Brexit. Il yva trois ans que le feuilleton a commencé et il pourrait durer au moins autant ? D’abord il faut que l’accord passé avec Johnson soit voté  à la chambre des Communes. L’UE a été assez habile pour donner son feu vert rapidement  pour faire porter le chapeau au Royaume-Uni en cas de refus des Communes. De toute façon cet accord est assez semblable à celui conclu avec Theresa May (repoussé plusieurs fois par les communes) sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du nord. Mais cette disposition est floue et surtout difficile à contrôler. De toute manière l’accord est provisoire, il y aura de fait un report du Brexit pour redéfinir les nouvelles relations commerciales entre le RU et l’UE. D’ici là, des élections seront intervenues eu Royaume –Uni et pourraient nécessiter de nouveaux délais ; D’ici là aussi les britanniques pourront constater les dégâts du Brexit et peut être revenir sur le principe même du Brexit. Bref il faut s’attendre encore à des mois et des années d’incertitudes ; justement ce que détestent les investisseurs.  L’incertitude demeure quant à son approbation à la Chambre des communes.

“Quand la volonté est là, un accord est possible. Nous en avons un !”, s’est félicité le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur Twitter, saluant “un accord juste et équilibré pour l’UE et le Royaume-Uni” et recommandant son approbation par le Conseil européen réuni à Bruxelles pour deux jours.

Parlant d’un “excellent nouvel accord”, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a de son côté souhaité une ratification lors d’une séance parlementaire exceptionnelle samedi afin de pouvoir “passer à d’autres priorités telles que le coût de la vie, le système de santé, les crimes violents et notre environnement”.

La marge de manœuvre du locataire du 10 Downing Street s’annonce toutefois très étroite et l’équation compliquée. Trois cent-vingt voix sont en effet nécessaires pour que le texte soit ratifié aux Communes, qui ont rejeté par trois fois un précédent accord conclu en novembre 2018.

“S’il ne parvient pas à faire passer l’accord ce week-end, Johnson tentera probablement de parvenir à un ‘no deal’, bien que le Parlement ait rendu cela difficile légalement, ravivant ainsi la volatilité et le risque de baisse de la livre”, commente Jim Leaviss, responsable de l’équipe obligataire chez M&G.

Les investisseurs se disent certainement que ce feuilleton est interminable du Brexit et qu’il est  loin d’être terminé.

Un attentat type « 11-Septembre » vraiment déjoué en France !!!

Un attentat type « 11-Septembre » vraiment  déjoué en France !!!

 

 

Dans une période caractérisée par des préoccupations électorales (les municipales bien sûr mais aussi déjà l’échéance de 2022), il convient de se montrer prudent par des annonces fracassantes au profit du pouvoir en place. Surtout quand elles viennent d’un ministre de l’intérieur actuellement en grande position de faiblesse ; Il y a d’abord l’enflure des mots : un attentat type11 septembre. En fait cela concernerait un seul individu. Reste aussi à vérifier la faisabilité des intentions du suspect qui aurait été arrêté avant l’affaire de la préfecture de Paris. Bizarre aussi qu’on annonce cet événement juste le jour où le ministre de l’intérieur intervient à la télévision pour justifier toute sa politique. Un projet d’attentat s’inspirant des attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis a été déjoué en France “juste avant” l’attaque à la préfecture de police de Paris début octobre, a donc annoncé jeudi Christophe Castaner.

Juste avant le 3 octobre, “un 60e attentat – nous les comptons depuis 2013 – a été déjoué”, a déclaré le ministre de l’Intérieur dans l’émission “Vous avez la parole” sur France 2. “Un individu qui voulait s’inspirer du 11 septembre et des avions qui ont détruit les tours du World Trade Center (…) a été interpellé par nos services”.

“C’était son projet, il était en train de s’organiser comme cela et nos services ont fait le nécessaire pour qu’il soit interpellé”, a-t-il ajouté. Le problème c’est que désormais la parole de Castaner manque cruellement de crédibilité et de sérieux. Témoin encore les incidents entre police et pompiers lors de la manifestation de ces derniers.

 

Syrie: Un cessez-le-feu utile mais pour quoi faire ?

Un cessez-le-feu utile mais pour quoi faire ?

 

Le cessez- le feu constitue évidemment un bonne nouvelle, il convient de s’en réjouir a condition évidemment cela favorise un processus de paix. Or rien n’est sûr dans ce domaine. Puisque c’est un délai pour imposer  aux miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) de se retirer. Il ne s’agit pas d’un accord de cessez le feu entre les belligérants du terrain mais un accord entre les Etats-Unis et Erdogan. En gros, il est demandé aux forces kurdes d’abdiquer purement et simplement. Une hypothèse éventuellement envisageable avec des contreparties en termes d’autonomie et après des négociations directes avec la Syrie et/ou la Turquie. En fait, cet accord, encore une fois utile, vise surtout à répondre aux interrogations des opposants à Trump sur le sujet tant chez les démocrates que chez les républicains. L’instrumentalisation par Trump de ce cesse- le-feu est bien sûr ridicule quand il affirme  que cet accord allait “sauver des millions de vies”.

Non-résidents : une double fiscalité ?

 

Non-résidents : une double fiscalité ?

 

 

Au départ cette réforme a été présentée comme une lutte contre l’évasion fiscale des grands patrons français dont certains effectivement dirigent de grandes sociétés mais qui déclarent résider à l’étranger. Une intention louable mais qui ne doit pas faire oublier que cela va surtout aussi affecter de l’ordre de 3,5 millions de français qui vivent à l’étranger. Certains risquent la double imposition avec le projet de loi. Parmi ces expatriés, les couches sociologiques sont assez diverses ; certes, on compte des cadres mais aussi des retraités, aussi de petits salaires. Certains précisément ont  choisi de vivre à l’étranger parce qu’ils éprouvent des difficultés à vivre en France. D’autres évidemment pour doper leur pouvoir d’achat. Du coup,  ce projet fait régir car il concerne une population relativement importantes et relativement diverses. Le gouvernement a donc reculé et finalement accepté mercredi soir lors de l’examen du projet de loi de Finances à l’Assemblée nationale de temporiser. Initialement prévue pour janvier 2020, la refonte de la fiscalité des non-résidents interviendra en 2021, le temps de produire une étude d’impact et de corriger d’éventuels effets de bords.

La réforme controversée de la fiscalité des non-résidents sera finalement décalée d’un an. C’est la position de compromis qui s’est dégagée mercredi soir lors de l’examen du  projet de loi de Finances à l’Assemblée nationale.  Alerté par les députés des Français de l’étranger contre les effets de cette réforme , le gouvernement a accepté de décaler son entrée en vigueur d’un an.

Initialement prévue pour janvier 2020, la mise en œuvre interviendra en 2021, le temps de produire une étude d’impact et de corriger d’éventuels effets de bords dans le prochain projet de loi de Finances. « Nous avons constaté que la réforme proposée l’an dernier ne couvrait pas correctement certaines situations – transfrontaliers, conventions bilatérales parfois incorrectes, entre autres – et présentait des risques de double imposition », a défendu le député Modem Frédéric Petit, dans l’hémicycle.

 

Brexit : un régime douanier tordu en Irlande du nord

Brexit : un régime douanier tordu en  Irlande du nord

 

En fait l’accord UE Johnson reprend 90% de l’accord Theresa May (ce qui par parenthèse va poser de sérieux problèmes lors du vote à la chambre des communes qu’il l’avait repoussé à plusieurs reprises). La seule vraie innovation, c’est le régime douanier provisoire. En vérité, un régime assez tordu puisque les marchandises destinées seulement à l’Irlande du nord  ne seront pas taxés par le Royaume-Uni. Le problème sera de savoir si ces biens resteront bien en Irlande du Nord. Pratiquement, le contrôle sera impossible. Bref c’est un peu comme si on exempter la Bretagne  de taxes française pour les importations de produits qui y demeurent. Une partie de la Grande Bretagne du Royaume uni va bénéficier du régime européen pas les autres. Justement les Ecossais et les gallois se réveillent et revendiquent le même régime que l’Irlande du nord.

Le régime douanier de l’Irlande du Nord dépendra de la destination finale des produits en provenance de Grande-Bretagne, qu’ils y aient été fabriqués ou qu’ils y transitent depuis un autre pays tiers. S’ils ont vocation à rester dans le nord de l’île, ils ne seront pas taxés. S’ils sont au contraire destinés à la République d’Irlande, au sud, ou au reste de l’UE, alors les autorités britanniques devront appliquer les droits européens. L’opération sera du ressort des douaniers britanniques, sur la base d’un protocole qui sera défini durant la période de transition par un comité conjoint entre l’UE et le Royaume-Uni.

Les discussions ont été âpres sur ce point qui a occupé les ultimes heures de la négociation : comment garantir sur un certain nombre de produits, comme ceux de première nécessité, qu’il n’y ait pas de différences entre les taux appliqués entre le nord et le sud de l’Irlande ? L’idée est notamment d’éviter un trafic de marchandises au sein de l’île jouant sur les écarts de TVA entre les deux Irlande. La solution retenue offre la possibilité au gouvernement britannique d’appliquer en Irlande du Nord les mêmes taux de TVA qu’en République d’Irlande. Les autorités britanniques seront chargées de l’application et de la collecte de cette TVA, là aussi sous l’égide du futur comité conjoint.

 

Kurdes : L’Europe a une responsabilité.

 Kurdes : L’Europe a une responsabilité.

 

Force est de constater que l’Europe ne joue qu’un rôle très accessoire dans l’affaire des Kurdes ; Elle se limite à des déclarations de principe ou alors à des mesures dérisoires visant à geler les envois d’armes à la Turquie ; Comme s’il n’était pas possible d’acheter ces armes par des voies détournées. L’Europe montre en fait qu’elle se limite à un marché sans vrai poids diplomatique et militaire. Dans une tribune au « Monde », à l’initiative de Roberto Saviano et du quotidien italien « La Repubblica », un collectif d’écrivains en appelle à l’Europe afin de pas abandonner les Kurdes à leur

Tribune.

 

«  Il existe un gros mot, qui commence par un « G » et que l’on n’a pas le droit de prononcer en ces heures en Turquie, il s’agit du mot guerre. Au mépris de toute vérité, M. Erdogan [le président turc] et ceux qui le soutiennent attaquent des civils kurdes, et qualifient cette invasion militaire d’« opération » : Opération Source de Paix, en fait. En Turquie, parler de guerre revient à se désigner comme traître. Les quelques voix libres qui s’élèvent dans le pays doivent s’attendre à des représailles atroces : prison, diffamation, mise au ban de la société. La dissidence n’est guère permise. Le carnage des Kurdes, la négation de leur indépendance, de leurs droits, de leurs rêves, sont selon Erdogan une nécessité vitale pour le peuple turc.

Face à tout cela, et afin de faire échec à ce récit mensonger de la réalité, l’Europe doit faire preuve d’unité, de détermination et de cohésion. Nous n’avons pas le droit d’abandonner les Kurdes à leur sort. Après la trahison de M. Trump, leur dernier recours est de faire appel à l’Europe.

La cause des Kurdes nous concerne parce que des guerres sont menées avec des armes que nous fabriquons et que nous vendons (la décision des ministres européens d’interdire les ventes d’armes à la Turquie était une mesure nécessaire, quoique tardive), elle nous concerne aussi parce que les Kurdes étaient le seul groupe capable de contenir la pression de Daech [l’organisation Etat islamique], et elle nous concerne enfin tous, car la Turquie reçoit de l’argent de l’Europe pour retenir sur son territoire les migrants syriens. Tout cela nous concerne parce que l’Europe, que certains voudraient voir éclater, doit maintenant montrer qu’elle existe en tant qu’entité politique, territoriale, économique et, surtout, culturelle. Elle doit montrer à tous que chez elle la démocratie existe et que même si elle est menacée, elle résiste.

(Traduit de l’anglais par Lazare Bitoun)

Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de littérature en 2015, est une romancière biélorusse. Dernier titre paru : La Fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement (Actes Sud, 2013, prix Médicis essais).

Fernando Aramburu est un écrivain espagnol. Dernier livre paru : Patria (Actes Sud,

 

2018).

Retraites: réforme encore décalée ?

Retraites: réforme encore décalée ?

Le Premier ministre semble confirmer les reculs  du gouvernement.  La mise en œuvre pourrait être retardée, notamment pour les régimes spéciaux. Le Premier ministre Edouard Philippe avait déjà évoqué cette piste devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), à la mi-septembre : « Peut-être le nouveau système ne devra-t-il s’appliquer, pour certains régimes, qu’à des personnes plus jeunes, plus éloignées de la retraite. Là-dessus, je n’ai aucun tabou », avait déclaré le chef du gouvernement. Une manière, rappelle France 2, de calmer la contestation sociale qui prend de l’ampleur. Des exceptions à la règle sont déjà prévues, rappellent Les Echos « Les assurés bénéficiant d’un départ anticipé à 57 ans, tels les policiers, ne basculeraient qu’à partir de la génération 1968 et ceux pouvant partir à 52 ans, comme les conducteurs de trains de la SNCF, à partir de la génération 1973. »

Plusieurs facteurs militent en faveur du report de la réforme de la retraite. D’abord le grand flou sur son contenu. Régime universel ou pas, exception pour des régimes spéciaux ou pas, âge de  la retraite et évidemment surtout montant. La retraite à points, un euro verso égal un euro, constituant seulement des slogans. Se pose aussi la date d’application en 2025 ou 2035

Le gouvernement avait choisi 2025 pour le début de la mise en œuvre. Il serait prêt maintenant à reculer à 2027 voire au-delà. Toutes ces incertitudes et surtout le climat électoral ont surtout conduit à renvoyer après les municipales la négociation.

.Le document transmis aux partenaires sociaux dont  évoque la possibilité de repousser l’entrée en vigueur du nouveau système après 2025: la première génération concernée ne serait plus celle née en 1963, mais celle de 1964 ou 1965 ou postérieures. Ou même de ne l’appliquer qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail. Un scénario peu probable.

Le document évoque aussi les différents mécanismes de transition de l’ancien vers le nouveau système. Un sujet absolument déterminant pour la préservation des droits acquis

Sur le papier, le régime universel à points doit fusionner les 42 régimes existants en un seul. La mise en œuvre débuterait en 2025 et durerait une quinzaine d’années pour s’achever en 2040. Les premiers concernés par le basculement du nouveau système seraient les travailleurs nés à partir de 1963, selon le rapport rendu en juin par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, la mise en œuvre pourrait être retardée, notamment pour les régimes spéciaux. Le Premier ministre Edouard Philippe avait déjà évoqué cette piste devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), à la mi-septembre : « Peut-être le nouveau système ne devra-t-il s’appliquer, pour certains régimes, qu’à des personnes plus jeunes, plus éloignées de la retraite. Là-dessus, je n’ai aucun tabou », avait déclaré le chef du gouvernement. Une manière, rappelle France 2, de calmer la contestation sociale qui prend de l’ampleur.

Des exceptions à la règle sont déjà prévues, rappellent Les Echos « Les assurés bénéficiant d’un départ anticipé à 57 ans, tels les policiers, ne basculeraient qu’à partir de la génération 1968 et ceux pouvant partir à 52 ans, comme les conducteurs de trains 

Hollande écrit un livre pour enfants, son vrai public !

Hollande écrit  un livre pour enfants, son vrai public !

Hollande va peut-être trouver son vrai public en sortant un livre pour enfants mais sur un sujet sérieux : la république. Il faut dire que tant l’action que les discours de Hollande ont toujours été enfantins quand notamment il a prétendu mettre en œuvre  une politique socialiste alors qu’il n’a fait que prolonger voire amplifier les politiques antérieures ; sauf dans les moments de campagne électorale évidemment où là les valeurs socialistes s’affichaient.

 

Souvenons-nous de l’ennemi, c’est la finance ! Et pour finir avec Macron comme conseiller économique puis ministre de l’économie liquidant par exemple Alstom et autres et privilégiant déjà les intérêts financiers dominants. Bref, le grand guignol habituel du PS qui l’a réduit à pas grand-chose avant sans doute de disparaitre comme la SFIO en son temps ; Un discours révolutionnaire dans les congrès et les campagnes électorales et une politique classique  au pouvoir, en plus irresponsable. Bref une posture pour enfants. Et Hollande se recycle justement face à son vrai public.   . Le livre, intitulé Leur République expliquée aux jeunes et au moins jeunes sera publié dans la collection « Quand ça va, quand ça va pas », une série documentaire pour les enfants à partir de 5 ans. Il paraîtra en février 2020.

 

Au fil des pages, les jeunes lecteurs pourront découvrir ce qu’est un pays, une constitution ou quels ont été les différents régimes politiques depuis la Révolution française. Il est illustré par la dessinatrice Laure Monloubou. Il s’agit d’« un livre clair et didactique sur les bases de notre République et ce qui en fait une démocratie », a expliqué l’éditeur. Glénat se félicite de la publication de cet ouvrage « écrit par un homme qui en a exercé les plus hautes fonctions et qui, à travers 40 ans de vie politique locale puis nationale, a cerné les attentes et les incompréhensions de ses concitoyens ». Pas sûr malheureusement qu’il ait compris grand-chose, le petit bourgeois sympa, rigolo parfois mais aussi incompétent qu’inconscient des réalités socio économiques.

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Police : Les pompiers au même régime que les casseurs !

Police : Les pompiers au même régime que les casseurs !

 

On peut se demander si les ministères de l’intérieur et la préfecture de police de Paris ne sont pas tombés sur la tête en infligeant le même régime de répression aux pompiers que celui des casseurs en fin de manifestation. Comme d’habitude les policiers n’ont rien trouvé de mieux que d’aller au contact (une stratégie particulièrement dangereuse et irresponsable). Une situation assez incroyable quand on sait qu’après la police, les pompier sont le dernier maillon de la protection publique et qu’ils vont même là où la police ne va plus dans les quartiers sensibles. Là où ils se font insulté et même agressés.

 

Aspergés par les canons à eau. Visés par des gaz lacrymogènes, les pompiers ont été traités comme de vulgaires casseurs. Ce qui forcément a coqué l’opinion publique.  Du côté des pompiers comme de certains policiers, les réactions étaient encore vives mercredi.

« Cette intervention policière est honteuse et elle a été faite délibérément ! », déclare André Goretti, le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels (FA/SPP, premier syndicats de pompiers professionnels). « Nous étions en fin de parcours et nous informions les manifestants des suites de la rencontre au ministère de l’Intérieur [qui s'était déroulée le jour même] lorsque nous avons reçu des gaz lacrymogènes alors qu’il ne se passait rien ! », s’exclame-t-il.

Pour lui, sans l’ombre d’un doute, « l’intention de provocation venait de la police ». Il en veut pour preuve la « ligne d’arrêt empêchant les pompiers d’accéder aux bus qui devaient les ramener dans leur département. Quand les pompiers demandaient à rejoindre leur bus, on leur interdisait l’accès et on les gazait [avec des gaz lacrymogènes]« , affirme le syndicaliste à franceinfo. 

« A la suite de cette intervention policière, il y a même un pompier qui risque de perdre un œil et qui a été opéré ce matin », poursuit-il. Sollicitée par franceinfo sur ce point, la préfecture de police n’avait pas encore répondu mercredi soir. André Goretti pense que les actions policières laisseront des traces : « Ça risque de refroidir les relations entre pompiers et policiers dans les départements pendant les interventions. »

 

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

Pratiquement tous les médias se sont étonnés des termes employés dans la lettre envoyée par Trump à Erdogan. En fait comme d’habitude, c’est une lettre très simpliste voire caricaturale mais qui s’adresse essentiellement aux  électeurs de Trump. La première décision, fondamentale celle là, du retrait des troupes US de la Syrie était destinée à satisfaite les électeurs de Trump qui partage le slogan «  l’Amérique d’abord » ; Donc le désengagement progressif de tous les conflits internationaux. La seconde lettre a le même objectif, rassurer les naïfs de son propre camp, un peu récalcitrants vis-à-vis de ce retrait,  avec des promesses de blocus économique. Et chez les lecteurs de Trump (comme aussi ailleurs hélas), plus c’est gros plus ça passe ; c’est du langage de bistrot pour des partisans sociologiquement proches de la clientèle de bistrot.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: ce langage fort peu diplomatique est donc celui employé dans une lettre adressée par le président américain Donald Trump à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

« Trouvons un bon accord », suggère Donald Trump dans cette missive de quatre paragraphes dévoilée mercredi mais datée du 9 octobre, dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP. Elle a donc été adressée au président turc le jour où il a lancé ses troupes à l’assaut des Kurdes dans le Nord de la Syrie.

« Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais (si nécessaire) », écrit le président américain.

« L’Histoire vous jugera d’un oeil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal », met en garde Donald Trump sans autre précision.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! », conclut le locataire de la Maison Blanche. « Je vous téléphonerai plus tard ».

Sondage port du voile : 71% d’accord avec Blanquer

Sondage port du voile : 71% d’accord avec Blanquer

 

 

Selon une enquête Elabe réalisée pour BFMTV et diffusée ce mercredi, 71% des personnes interrogées sont d’accord avec la phrase prononcée dimanche par le ministre de l’Éducation nationale sur notre antenne. À savoir, que « le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société ».

Cette large majorité recèle un clivage générationnel. En effet, plus des trois quarts des personnes âgées de 50 ans et plus à avoir été sondées disent partager l’opinion de Jean-Michel Blanquer. Inversement, plus de la moitié des 18-24 ans expriment leur désaccord. Le locataire de la rue de Grenelle est par ailleurs soutenu par une écrasante majorité (8 sur 10) d’électeurs de Marine Le Pen et de François Fillon à la dernière présidentielle.

Le thème plus global du vivre-ensemble, s’il ne suscite pas d’unanimité, demeure clivant. Selon l’institut Elabe, 55% des Français portent un regard négatif sur le vivre-ensemble en France (8% « la population vit très mal ensemble », 47% « assez mal ») et 45% un regard positif (3% « très bien », 42% « assez bien »). Les 18-24 se distinguent en étant une majorité assez large à porter un regard positif (59%) sur le vivre-ensemble.

 

Sondage effectué par Internet, les 15 et 16 octobre, sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

La fin des « zones blanches » pour bientôt ?

La fin des  « zones blanches » pour bientôt ?

 

Ce sera bientôt la fin des zones blanches d’après le gouvernement. Ce n’est pas la première promesse, les premières datent de plus de 20 ans. D’ailleurs l’échéance est floue : la couverture totale aura lieu dans les toutes prochaines années !  Les zones blanches sont les zones mal ou non couvertes ; L’exemple le plus caricatural c’est d’adresser un message vocal faute de liaison, lequel message vocal (ou SMS) ne parviendra que le lendemain au destinataire. La nature de la couverture téléphonique varie en outre dans le temps et en fonction de la météo et de l’encombrement des communications. D’après Julien Denormandie, 1.171 zones blanches ont aujourd’hui été identifiées et « sont en cours de résorption par les opérateurs ».

Conscient de la grogne et du sentiment de déclassement des Français qui vivent dans ces communes, le ministre a indiqué qu’à l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, l’exécutif a été contraint de redéfinir ce qu’était une zone blanche. De fait, seuls 600 territoires étaient jusqu’alors considérés comme tel. Un chiffre très en-deçà de la réalité. « La définition même de ces zones blanches était biaisée, parce qu’à partir du moment où un opérateur avait un signal, et même si ce signal était très faible, la zone n’était plus considérée comme une zone blanche », souligne Julien Denormandie.

Avec l’Arcep, le régulateur des télécoms, le gouvernement a créé un nouveau référentiel. Désormais, une zone « où il n’y a pas au moins un opérateur de bonne qualité »dixit Julien Denormandie, est estampillée « blanche ». Pour pousser les opérateurs à couvrir ces territoires, le gouvernement a signé un accord, baptisé « New Deal », avec eux, en janvier 2018. En échange de la prolongation d’utilisation de certaines fréquences mobiles, les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à investir 3 milliards d’euros pour améliorer la couverture du territoire, en particulier dans ces fameuses zones blanches.

Hausse du pouvoir d’achat ?

Hausse du  pouvoir d’achat ?

 

Le pouvoir d’achat n’aurait jamais autant augmenté depuis 2007, les salaires progressant même de 2.6% en 2018. IL faut évidemment tenir compte de l’inflation (prévue à 1.9%) ; en outre le pouvoir d’achat d’achat progresse moins. Pour relativiser encore, il y aurait une augmentation qui tourne autour de 1% en termes réels. Effectivement le taux d’épargne progresse aussi à un peu plus de 15%. L’amélioration devrait se poursuivre en 2020 mais là rien n’est sûr surtout concernant la croissance. Les économistes de l’OFCE se sont penchés sur les mesures fiscales afin de chiffrer l’évolution du pouvoir d’achat moyen des ménages.

A noter toutefois l’accroissement des inégalités.

 Le détail de l’analyse de l’OFCE :

 

■ En 2019, un rééquilibrage rapide et massif en faveur des ménages moins aisés sera opéré, sous

L’effet notamment des mesures pour répondre à la crise des « gilets jaunes ».

■ Du côté des entreprises, l’année 2019 sera marquée par la transformation du CICE en baisse de

Cotisations sociales. Cette transformation occasionnera en 2019 un surcoût ponctuel pour les

Finances publiques de l’ordre de 20 milliards d’euros. A contrario, de nouvelles mesures sont apparues, comme la hausse du dernier acompte d’IS pour les grandes entreprises et la taxe GAFA

Nationale.

■ Afin de financer, partiellement, la baisse des prélèvements obligatoires, un effort significatif

d’économies structurelles sur la dépense publique sera maintenu en 2019. Cet effort ciblera en

priorité la masse salariale non marchande (incluant les contrats aidés) et la politique du logement.

À cela s’ajoute la non indexation sur l’inflation des pensions de retraite et de la plupart des prestations sociales. En revanche, le budget alloué à la prime d’activité devrait fortement augmenter.

■ Dans ce contexte, la baisse du déficit ininterrompue depuis 2010 marquera une pause, il devrait

repasser au-dessus du seuil des 3 %. Malgré tout, la dette publique au sens de Maastricht resterait

quasiment stable, en points de PIB.

■ En 2019, la politique budgétaire nationale aurait un impact élevé sur la croissance du PIB, de

0,5 point, grâce en particulier aux mesures issues de la crise des « gilets jaunes » qui à elles seules

améliorent le taux de croissance du PIB de 0,3 point en 2019.

■ Les mesures budgétaires soutiendraient le pouvoir d’achat des ménages à hauteur de

11,7 milliards d’euros en 2019. Plus de 88 % du montant global, soit 10,3 milliards, provient des

décisions prises en décembre.

■ Selon nos calculs, ces mesures représentent un gain moyen de 440 euros par ménage. Les

ménages du milieu de la distribution seront particulièrement ciblés. Ils bénéficieront de la baisse

de la taxe d’habitation, des cotisations salariées, de la défiscalisation des heures supplémentaires

et de la baisse de CSG pour certains retraités. Une partie des ménages modestes verront en

moyenne leur niveau de vie soutenu par la forte revalorisation de la prime d’activité, la mise en

place du zéro reste à charge et l’augmentation du chèque énergie. Les ménages parmi les 5 % les

plus aisés, grands gagnants de la réforme de la fiscalité du capital de 2018, verront également leur

revenu soutenu par certaines mesures socio-fiscales de 2019. Au final, trois ménages sur quatre

bénéficieraient d’un gain de pouvoir d’achat.

■ Près d’un quart des ménages subirait tout de même un impact négatif sur leur revenu disponible

en lien avec les nouvelles mesures. C’est le cas notamment des inactifs. Près de la moitié des

retraités serait perdante avec l’entrée en vigueur des nouvelles mesures en 2019.

■ Si le budget 2019 opère un rééquilibrage certain, l’effet cumulé des mesures socio-fiscales de

l’année passée et de l’année en cours reste marqué par la réforme de la fiscalité du patrimoine. Fin

2019, les 5 % des ménages les plus aisés enregistreront encore en moyenne un gain de pouvoir

d’achat supérieur en euros à celui du milieu de la distribution des revenus.

Pauvreté : en hausse en 2018

Pauvreté : en hausse  en 2018

Près de 15% de taux de pauvreté et une hausse de 0.6% en 2018. Cela alors qu’on a constaté une hausse (modeste quand même) de 1% du pouvoir d’achat des ménages. La preuve sans doute que les inégalités  croissent aussi. 14,7% de la population avait un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté en 2018, selon l’Insee. Soit une augmentation de 0,6 point par rapport à 2017.

Ils sont désormais 9,3 millions à déclarer un revenu disponible inférieur à 60% du niveau médian. Le revenu médian intègre des salaires mais aussi d’autres sources. Pour les salaires

Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent au mieux 1 200 euros par mois, les 10 % les mieux payés au moins 3 600 euros, soit trois fois plus. On entre dans le club du 1 % des plus hauts salaires à partir de 8 600 euros.

Le niveau  médian s’élève à 1 800 euros selon l’Insee (données 2016)  Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent moins de 1 200 euros par mois, les 10 % aux salaires les plus élevés, au minimum 3 600 euros. Ces derniers touchent donc au moins 2 400 euros de plus, soit trois fois plus que les moins bien payés. Tout en haut de l’échelle, le 1 % le mieux rémunéré perçoit au minimum un salaire mensuel de 8 600 euros, plus de sept fois plus que les 10 % les moins bien payés touchent en sept mois.

Si l’on considère que la classe moyenne est constituée des 50 % des salariés du milieu de la répartition, situés au-dessus des 30 % les moins bien payés et au-dessous des 20 % les mieux rémunérés, on obtient des salaires mensuels nets compris entre 1 500 et 2 700 euros. C’est la fourchette des « classes moyennes » des salaires pour des temps pleins, sans tenir compte de l’âge notamment.

 

L’Insee la hausse des inégalités  par plusieurs facteurs: d’abord, par la hausse de ce revenu médian, «en lien avec des salaires relativement dynamiques et l’augmentation des revenus financiers». Les mesures sur les prélèvements, comme la baisse de la taxe d’habitation, la bascule CSG/cotisations et l’extension du crédit d’impôt pour l’emploi de salariés à domicile aux retraités «bénéficieraient davantage aux ménages au-dessus du seuil de pauvreté». Et «contribueraient donc à la hausse du seuil et du taux de pauvreté», poursuit l’Insee – alors que les mesures sur les minima sociaux (revalorisation de l’allocation de solidarité aux personnes âgées et de l’allocation aux adultes handicapés) jouent au contraire pour une baisse du taux de pauvreté.

«Mais c’est la baisse des allocations logement dans le parc HLM qui aurait le plus fort effet», note l’Institut. Elle contribue à la hausse du taux de pauvreté pour 0,4 point. «Sans prendre en compte la baisse des allocations logement, la hausse du taux de pauvreté au seuil de 60 % serait plus modérée (+ 0,2 point en 2018) et 9,1 millions de personnes seraient en situation de pauvreté monétaire», souligne l’Insee. À noter que la réduction des loyers dans le parc social visant à compenser la baisse des allocations n’a en effet pas été prise en compte car elle n’entre pas, par définition, dans la mesure des niveaux de vie.

Parallèlement, les inégalités ont augmenté l’an dernier. La masse des niveaux de vie détenue par les 20% de personnes les plus aisées est désormais 4,4 fois plus importante que celle détenue par les 20 % les plus modestes – alors que ce chiffre était de 4,3 depuis 2013. La hausse des inégalités est liée à deux phénomènes: la hausse des inégalités avant redistribution (expliquée notamment par la très forte hausse de certains revenus des capitaux mobiliers, notamment des dividendes perçus par les ménages, souvent les plus favorisés financièrement) et celle liée aux mesures socio-fiscales.

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