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Archive mensuelle de octobre 2019

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Energie-filière hydrogène : quel avenir ?

Energie-filière hydrogène : quel avenir ?

L’hydrogène est déjà utilisé dans des trains, des autocars, des automobiles ou même des scooters. L’hydrogène peut être utilisé dans le transport mais aussi comme moyen de chauffage. la question de la sécurité est de mieux en mieux prise en charge ;  se pose surcout le problème de sa compétitivité car produire de l’hydrogène coûte le double d’une voiture purement électrique.  Il s’agit de questions techniques mais aussi d’économie d’échelle car l’hydrogène est utilisé aujourd’hui de manière très marginale.   La question est de savoir si cette filière peut prendre une dimension de masse voir éventuellement se substituer à la voiture purement électrique utilisant des batteries ( sources Natura sciences et  le Figaro).

 

L’hydrogène est l’élément chimique le plus abondant de l’univers. Il s’agit d’un corps simple, gazeux, qui entre notamment dans la composition de l’eau. «Chaque molécule d’eau est le fruit de la combinaison entre 1 atome d’oxygène et 2 atomes d’hydrogène. On trouve aussi de l’hydrogène dans les hydrocarbures (pétrole et gaz) qui sont issus de la combinaison d’atomes de carbone et d’hydrogène», explique l’IFP énergie nouvelle (IFPEN), sur son site. L’hydrogène n’est pas une source d’énergie directe mais plutôt un vecteur énergétique. Dans les transports il est par exemple utilisé dans une pile à combustible pour générer de l’énergie.

 

L’hydrogène n’existe pas à l’état pur. Pour le produire, il faut utiliser des procédés chimiques pour séparer l’hydrogène des éléments auxquels il est associé. Il faut pour cela une source d’hydrogène et une source d’énergie. L’hydrogène peut ainsi être fabriqué par «vaporeformage de gaz naturel, électrolyse de l’eau, gazéification et pyrolyse de la biomasse, décomposition thermochimique ou photochimique de l’eau, production biologique à partir d’algues ou de bactéries», énumère l’Ademe,

Avant d’utiliser l’hydrogène, il faut le produire. Et c’est là que le bât blesse ! Il est aujourd’hui synthétisé à hauteur de 95 % à partir d’énergies fossiles. Pour ce faire, il faut beaucoup d’énergie et les émissions de CO2 sont importantes. Les techniques les plus utilisées sont le reformage, le vaporeformage et la gazéification. Une transition est donc à effectuer vers des modes de productions plus « propres ».

Replacer le pétrole et le gaz par l’hydrogène ne présente un intérêt que lorsqu’on peut le produire de façon décarbonée. Air Liquide a mis en place l’initiative Blue Hydrogen afin que 50 % de ses applications d’hydrogène énergie soient couvertes par des moyens bas carbone ou zéro carbone d’ici 2020. « On essaye de trouver le juste compromis entre faible teneur carbone et les contraintes économiques acceptables pour l’ensemble des applications », affirme Jean-Baptiste Mossa.

 

Comme le précise l’IFPEN, «la molécule d’hydrogène, composée de deux atomes d’hydrogène, est particulièrement énergétique: 1 kg d’hydrogène libère environ trois fois plus d’énergie qu’1 kg d’essence». De plus, l’hydrogène, lorsqu’il est produit à partir de ressources renouvelables, est considéré comme non polluant. «Les rejets d’un véhicule à hydrogène sont composés uniquement d’eau. Il n’y a aucune émission de particule nocive ou de Co²», affirme Erwin Penfornis, directeur du marché hydrogène chez Air Liquide. Autre avantage selon le spécialiste: «Avec l’hydrogène, il y a plus d’autonomie et c’est plus rapide à recharger. Il faut compter un temps de recharge d’environ 3 minutes dans une station de remplissage».

 

L’hydrogène est aussi considéré comme un moyen durable de stocker de l’énergie. «On peut stocker les surplus d’énergies renouvelables pour pouvoir les réutiliser plus tard, ce qui n’est pas possible avec l’électricité. C’est un enjeu énorme permettant d’intégrer plus de renouvelable dans la consommation énergétique», assure Erwin Penfornis. «Des pays comme le Japon ont compris qu’ils allaient avoir besoin de ce vecteur énergétique qui peut être produit ailleurs, stocké et transporté par navire, camion ou par pipeline. C’est pour cela que le Japon est le pays le plus avancé dans ce secteur de l’hydrogène», explique-t-on chez Air Liquide. Le groupe a d’ailleurs annoncé l’an dernier la création d’une société commune avec 10 entreprises japonaises pour accélérer le développement du réseau de stations de recharge d’hydrogène dans l’archipel. Objectif: construire un réseau de 320 stations d’ici 2025, et 900 d’ici 2030.

 

Pour le moment, la consommation mondiale d’hydrogène reste encore faible: environ 56 millions de tonnes, soit moins de 2% de la consommation mondiale d’énergie. Mais d’après une étude réalisée par le Hydrogen Council avec McKinsey, l’hydrogène pourrait représenter près d’un cinquième de l’énergie totale consommée à l’horizon 2050. «Cela permettrait de contribuer à hauteur de 20% à la diminution requise pour limiter le réchauffement climatique à 2°C», explique l’Hydrogen Council, qui considère que l’hydrogène pourrait alimenter 10 à 15 millions de voitures et 500.000 camions d’ici à 2030. Selon cette étude, la demande annuelle d’hydrogène pourrait globalement être multipliée par dix d’ici à 2050 et représenter 18% de la demande énergétique finale totale dans le scénario des 2°C. À cet horizon, l’hydrogène pourrait générer un chiffre d’affaires de 2500 milliards de dollars et créer plus de 30 millions d’emplois.

«Cette molécule est utilisée depuis longtemps dans l’industrie comme matière première. Air Liquide par exemple en fournit depuis 50 ans à des secteurs comme le raffinage, la chimie ou le domaine spatial. L’hydrogène est notamment le carburant de lancement de la fusée Ariane depuis des décennies», explique Erwin Penfornis. Mais son utilisation est très large. «L’hydrogène a la capacité d’alimenter tous les usages énergétiques comme le transport ou le chauffage», ajoute le spécialiste. C’est surtout dans les transports que son usage évolue. «L’hydrogène, stocké dans des réservoirs, est transformé en électricité grâce à une pile à combustible», explique-t-on chez Air Liquide.

 

De nombreux travaux sont menés pour produire de l’hydrogène plus « propre » à partir de méthane, de biomasse et de déchets. En effet, il est possible de faire fermenter des bioressources. Les gaz de fermentations sont récupérables et filtrables pour concentrer le méthane qui servira à produire l’hydrogène. Couplé à un mode de capture du CO2, les émissions seraient nulles. Des travaux sont menés en France sur cette technique.L’hydrogène peut également être produit par électrolyse de l’eau. En utilisant de l’électricité d’origine renouvelable, il est possible de produire de l’hydrogène décarboné. Des démonstrateurs sont en cours. D’autres solutions de stockage sont à l’étude. Au Canada, par exemple, un barrage hydraulique alimente un électrolyseur pour produire de l’hydrogène.L’hydrogène est aussi produit dans des process industriels : il s’agit de l’l’hydrogène « fatal » produit, par exemple, lors de la fabrication du chlore ou de l’ammmoniac. Faute de valorisation, cette hydrogène est aujourd’hui brûlé et donc perdu. « Rien qu’en Europe, il y a moyen de faire rouler 2 millions de véhicules de piles à hydrogène avec de l’hydrogène fatal ; en France, 330 000 véhicules ! », affirme Bertrand Chauvet, Responsable du marketing de SymbioFCell. Pourquoi ne pas le récupérer ?Mais finalement, la révolution de l’hydrogène proviendra peut-être de la croûte terrestre. Alors que l’on pensait que l’hydrogène n’existait pas pur à l’état naturel, à part dans des sources inexploitables découvertes en mer, IFP Energies nouvelles a mis en évidence des émanations naturelles continues d’hydrogène sur terre.

 

SNCF : droits de retrait…. ou de retraite

SNCF : droits de retrait…. ou de retraite

 

Les  cheminots s’appuient sur le droit de retrait pour justifier le mouvement en cours. Indéniablement, on ne peut négliger la question de la sécurité notamment des usagers. Or c’est cette sécurité qui est discutée puisque le train ne comporte qu’un agent. Cela étant dit, c’est un peu la même problématique pour un conducteur de car, seul lui aussi le plus souvent, qui doit gérer la sécurité de ses passagers et des autres usagers de la route. La fréquentation des cars ( qui risquent de se substituer aux trains pour des motifs économiques)  est assez proche de celle des trains régionaux, en moyenne une cinquantaine de voyageurs. Une différence sur route, les conducteurs sont en « marche à vue » permanente, ils assurent seuls les risques de la conduite et la régulation. Les distances de freinage ne sont pas non plus les mêmes ;  Les modalités notamment les distance de protection (avis aux autres circulations)  non plus. A la SNCF, des dispositifs de sécurité supplémentaires pour signaler plus vite les incidents et accidents ferroviaires doivent pouvoir être utilisés. Mais le mouvement n’aurait pas une telle ampleur si en toile de fond ne se posait pas  la question du statut remis en cause et la question particulièrement de la retraite. Car non seulement ce statut progressivement ne sera plus appliqué mais maintenant il faut avaler la réforme des retraites. La goutte qui fait déborder le vase du mécontentement. En fait c’est un sérieux avertissement au gouvernement pour l’informer des résistances qu’il va rencontre lors de la réforme des retraites qui déjà a enregistré certaines reculades et quelques contradictions. Cela d’autant plus que la fameuse réforme SNCF de 2018 n’a pas réglé totalement la question cruciale de la dette qui, avec le manque de compétitivité, plombe l’avenir de l’entreprise.  

Vote Brexit : une première claque pour Boris Johnson

Brexit : une première claque pour Boris Johnson

C’est évidemment une première claque assez retentissante qu’a reçu le Premier ministre Boris Johnson avec le refus de la chambre des communes de voter sur l’accord négocié entre l’UE et le RU. Boris Johnson paye aussi la mise en congé du parlement. S’y ajoute des questions de fond et les contradictions qui ne cesse d’alimenter le débat depuis trois ans dans les différentes familles politiques et même au sein de chaque famille. Il y a des divergences chez les travaillistes comme chez les conservateurs par exemple.

En fait, Johnson paye aussi le flou de l’accord de transition du Brexit. Un accord qui reprend 90% de l’ancien accord passé avec Theresa May surtout modifié sur les tarifs douaniers pour l’Irlande du nord (qui sera provisoirement alignée sur L’Irlande du sud). Si le texte est assez complet pour ce qui concerne l’Europe, c’est assez vague pour le RU. C’est même souvent le vide juridique pour l’après Brexit. D’où cette initiative adoptée à 322 voix contre 306  du député Oliver Letwin qui prévoit de reporter tout vote sur le Brexit tant que la législation nécessaire à son application n’a pas été votée au Parlement .une initiative très politicienne visant surtout à mettre en difficulté la posture de bouldozeur de Johnson avec nombre de contradictions sur fond de règlement de comptes.

“Je ne négocierai pas de report avec l’Union européenne et la loi ne peut pas m’y contraindre”, a déclaré le chef du gouvernement britannique.

A l’origine de son échec, au moins temporaire, cet amendement, qui tient en 26 mots seulement, a été déposé par Oliver Letwin, ancien ministre de 63 ans exclu des rangs du Parti conservateur le mois dernier pour avoir voté contre Boris Johnson une loi visant à éviter une sortie sans accord.

Fin connaisseur des techniques et procédures parlementaires, Letwin soupçonnait les plus ardents Brexiters de ne pas avoir renoncé à leur projet d’un divorce sans accord.

Dans ce cas de figure, ces derniers auraient approuvé dans un premier temps l’accord laborieusement obtenu par Johnson à Bruxelles mais auraient ensuite bloqué la loi de mise en oeuvre l’inscrivant dans la loi britannique, précipitant ainsi un “No Deal”, une sortie sèche de l’Union européenne, à la date du 31 octobre.

Il proposait donc d’inverser le calendrier: adopter d’abord la loi inscrivant l’accord dans la loi britannique avant de se prononcer sur l’accord lui-même.

“Mon objectif est de faire en sorte que l’accord de Boris réussisse, mais que nous ayons aussi une politique d’assurance qui empêche le Royaume-Uni de sortir accidentellement et par erreur le 31 octobre si quelque chose se passe mal lors de l’examen de la loi de mise en oeuvre”, explique-t-il dans les motivations de son amendement. “Aussi simple que cela.”

Adopté par les députés, son amendement repousse par conséquent le vote prévu samedi sur l’accord obtenu jeudi à Bruxelles et contraint Boris Johnson à demander un nouveau report du Brexit, conformément à la loi Benn, celle-là même qui a valu à Letwin d’être exclu du parti Tory.

Cette loi contraignait le Premier ministre à obtenir un accord avec les Européens et à le faire adopter par son Parlement d’ici ce samedi 19 octobre ou, à défaut, d’envoyer une lettre aux Européens demandant un nouveau report du Brexit à fin janvier 2020.

Plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016, les Britanniques ignorent toujours quand – et si – ils quitteront l’Union européenne.

 

Crise économique, sociale et sociétale : admettre la complexité de la problématique (G. Bessay, expert en prospective)

Crise économique, sociale et sociétale : admettre la complexité de la problématique (G. Bessay, expert en prospective)

 

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise. Une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Une sorte de crise systémique où les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. D’où le développement parallèlement de formes  de populisme et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ceci étant, cela se nourrit aussi des dysfonctionnements et de l’anarchie des marchés qui souffrent d’un manque évident de régulation non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

Emplois fonction publique : 15.000 suppressions au lieu de 50 000

 

Emplois fonction publique : 15.000 suppressions au lieu de 50 000

 

 

Autant dire que le budget de l’État va continuer de dériver en raison d’une part de la proximité des élections municipales (en 2020) et surtout du fait que nous nous situons déjà dans une période pré électorale pour les présidentielles. La politique économique de Macron est toujours condamnée par 65 à 70 % de l’opinion publique. Macron met  dont la pédale douce sur ses réformes. Il a renvoyé l’application de la réforme des retraites en 2025 (initialement prévues à partir de 2020), il met sous  le coude des projets controversés par exemple les éoliennes terrestres (après les élections municipales). Et il renonce à l’objectif de 50 000 suppressions de postes dans la fonction publique. À la place on retiendra un chiffre beaucoup plus modeste de 15 000. (Et seulement 2000 en 2020, année des municipales). Le ministre des Comptes publics, Gerald Darmanin, confirme donc que l’objectif de 50.000 suppressions, promesse du candidat Macron, ne sera pas tenu. Le ministre prévoit « moins de 2.000 » suppressions dès l’année prochaine. L’objectif était inatteignable. Dans un entretien accordé au groupe de presse Ebra, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a estimé à « autour de 15.000 » le nombre de postes de fonctionnaires d’Etat qui seront supprimés durant le quinquennat.

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Gestion de l’ immigration: les quotas, réponse trop partielle

 

Il y a évidemment des arrière-pensées politiques derrière ce débat relativement bâclé de l’assemblée nationale. Première observation, le thème est très mal choisi, pour preuve il n’aboutit qu’à une mini proposition du Premier ministre- qui porte sur 250 000 personnes environ quand les seuls visas touristiques représentent  environ 3.5 millions de personnes (pas tous évidement des immigrés) et qu’il faut ajouter les autres filières. Or cette proposition de quota concernera l’immigration légale quand la vraie question est celle de l’immigration illégale autrement plus importante (400 000 ?). Par ailleurs et surtout, la question centrale n’est pas celle de l’immigration mais celle de l’intégration qui vise une population d’origine étrangère beaucoup plus large dont trop ne parviennent pas à s’intégrer. Mais cette question bien traitée dans le rapport Borloo notamment à travers les banlieues a été balayée d’un revers de main par Macron qui a même humilié en public son auteur. La menace vient surtout du refus d’une partie de la population d’origine étrangère d’accepter les règles et les valeurs républicaines. Tout cela sur fond de communautarisme, de radicalisme, de pauvreté, de dérive religieuse et de trafic de drogue. Un thème donc très mal posé et traité uniquement en prévision des prochaines échéances électorales. En outre, une question pleine d’hypocrisie car la mise à l’index des étrangers permet de faire l’impasse sur le problème de l’intégration d’une partie de la population aujourd’hui devenue française. Dernière observation, les quotas même sur-le-champ réduit de l’immigration légale ne répondent pas à l’enjeu :

En 2018, 256.000 entrées régulières (90.000 par la voie de l’immigration familiale, 83.000 étudiants, 33.000 pour des motifs économiques).

“La question d’un pilotage par objectifs de l’admission au séjour n’est pas ‘taboue’. Je n’ai pas peur de réfléchir à l’idée de ‘quotas’”, a souligné Edouard Philippe, évoquant la possibilité de “fixer chaque année des objectifs d’attraction de compétences rares et de talents». On est loin de l’enjeu ! Et ne parlons pas de l’impasse sur l’aide au développement, le levier le plus fondamental pour maintenir les populations sur place.

Amazonie: la déforestation a doublé en un an, une catastrophe mondiale

Amazonie: la déforestation a doublé en un an, une catastrophe mondiale

 

 

Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées ont recouvert  un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon.

La déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 93% au cours des neuf premiers mois de 2019, par rapport à la même période l’an dernier. Au total, 7 853 km2 ont été déboisés, bien au-dessus des 4 075 km2 enregistrés entre janvier et septembre 2018, selon l’Institut national de recherche spatiale (INPE) qui a publié ces chiffres vendredi 11 octobre. Sur l’ensemble de l’année 2018, la déforestation avait concerné 4 947 km2. Cela pourrait atteindre 10 000 km2 en 2019.

 

Au cours du seul mois de septembre, 1 447 km2 ont été déboisés, soit une hausse de 96% par rapport à septembre de l’année dernière. En août, 1 700 km2 de forêt ont disparu. Les chiffres de la déforestation se situaient début 2019 dans la moyenne des dernières années, jusqu’à une hausse significative à partir de juin. Selon les experts, la déforestation pourrait atteindre 10 000 km2 en 2019, une première depuis 2008.

Pour les défenseurs de l’environnement et les spécialistes de l’Amazonie, cette recrudescence s’explique par la pression exercée sur la forêt par les bûcherons et éleveurs de bétail, encouragés par les prises de position du président d’extrême droite Jair Bolsonaro qui prône l’exploitation des ressources naturelles dans les aires protégées.

 

General Electric : 300 postes sauvés sur 800 ?

General Electric : 300 postes sauvés sur 800 ?

Initialement General Electric devait créer 1000 emplois. En fait, il a proposé d’en supprimer 800 ! Devant les protestations légitimes des salariés, GE envisage  maintenant d’en sauver 300 sur 800 suppressions prévues. Sans doute sur la pression du gouvernement largement mouillé car c’est Macron qui a géré le dossier Alstom et son démantèlement au profit de l’américain GE.  . Depuis que l’entreprise américaine a annoncé son plan de suppression de postes à Belfort, les salariés occupent l’usine, même si des discussions acharnées ont lieu puisque le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, s’est impliqué afin que General Electric réduise son plan social.

Jeudi, le groupe a donc fait un pas dans cette direction en adressant une lettre à tous les salariés de Belfort. Dans ce courrier qu’Europe 1 a pu se procurer, General Electric détaille les deux options sur la table : sauver 307 emplois si un accord de compétitivité est trouvé – donc si les collaborateurs acceptent de travailler plus sans être payés plus afin de réaliser 12 millions d’euros d’économies en un an – ou sauver seulement 111 postes si un accord n’est pas trouvé. Le groupe veut désormais convaincre les salariés et en appelle aux organisations syndicales. Certaines, comme le CGC, soutiennent le plan.

En revanche, le message de Philippe Martinez, le patron de la CGT, invité d’Europe 1 ce vendredi matin, est limpide : le plan est inacceptable.  »Si la direction de General Electric et Bruno Le Maire, que j’ai eu à plusieurs reprises au téléphone, ne disent pas ‘on supprime des emplois et, en plus, ceux qui vont rester vont travailler plus et vont souffrir plus’, et bien il y a de quoi discuter mais on nous impose toujours une solution qui n’est pas la bonne », a-t-il déclaré. .

En réalité, General Electric pourrait se passer de l’accord de la CGT pour valider son plan, le syndicat étant majoritaire à Belfort mais en-deçà des 50%. L’entourage de la direction le reconnaît toutefois : « C’est le premier syndicat sur place. Si on n’arrive pas à les embarquer, ils continueront de bloquer et le plan ne servira à rien ».

Affaire Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Affaire Alstom- Le conseiller de Macron  soupçonné de prise illégale d’intérêt

Un rebondissement attendu de l’affaire Alstom générale électrique avec la mise en cause de Hugh Bailey.  Il est clair que la nomination de l’ancien conseiller de Macron à la tête de General Electric France suscite des interrogations. Il a en effet traité le sulfureux dossier Alstom qui a permis à GE d’absorber la branche énergie du français. On soupçonne l’intéressé de prise illégale d’intérêts L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), a été ouverte la semaine dernière, à la suite d’un signalement de l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a précisé la source judiciaire.

Les policiers s’intéresseraient au parcours de Hugh Bailey au sein de l’administration française entre août 2014 et septembre 2016, alors qu’il faisait partie du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque.

Contactée par Reuters, Delphine Batho explique avoir découvert, dans le cadre de son travail, que des garanties financières avaient été accordées à General Electric au premier trimestre de l’année 2016 pour le fonctionnement d’une centrale à gaz en Irak d’un coût de quelques 70 millions d’euros. Hugh Bailey était à ce moment-là conseiller export du ministre de l’Economie et des Finances, Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Or, selon l’ancienne ministre, il aurait été recruté comme chargé des relations publiques par le conglomérat américain l’année suivante. Il n’aurait donc pas respecté le délai légal de trois ans imposé à tout fonctionnaire embauché par une entreprise avec laquelle il a conclu un contrat. Une prise illégale d’intérêt est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 200.000 euros.

“Je l’ai signalé au parquet, on apprend aujourd’hui que le parquet ouvre une enquête préliminaire qu’il confie aux policiers spécialisés dans ce genre d’affaire”, a confié Delphine Batho. “C’est normal. En fait, c’est la moindre des choses, parce que c’est grave. Et ça illustre les stratégies de débauchage de hauts fonctionnaires, hauts conseillers de ministre, sur lesquels on peut considérer qu’ils n’ont pas respecté l’éthique de l’Etat”, a-t-elle ajouté.

General Electric a par ailleurs annoncé au printemps dernier la suppression de 1.000 emplois en France, principalement dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d’indignation de la part des syndicats qui estiment que GE n’a pas respecté ses engagements envers l’Etat.

En rachetant, en 2015, le pôle énergie d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois ans.

Syrie: Macron parle mais ne peut rien

Syrie: Macron parle mais ne peut rien

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L’affaire de L’offensive militaire de la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre les alliés kurdes de la coalition anti-Etat islamique laissera des traces. D’abord parce que cela signifie l’éclatement de OTAN et que le bouclier américain devient illusoire. Ensuite parce que l’Europe et la France sont complètement impuissantes.  Pour compenser cet immobilisme, Macron parle, parle. , C’est une “faute lourde” de l’Occident et de l’Otan, a estimé vendredi Emmanuel Macron, épinglant au passage la “folie” d’Ankara qui sera “complice” en cas de résurgence de l’EI.

“Je considère que ce qui s’est passé depuis plusieurs jours est une faute lourde de l’Occident et de l’Otan dans la région et cela affaiblit notre crédibilité pour trouver des partenaires sur le terrain qui se battront à nos côtés en pensant qu’ils sont protégés durablement et ça interroge aussi le fonctionnement de l’Otan”, va-t-il dit.

“Il est important de nous réunir et nous coordonner entre les trois Européens et la Turquie”, a-t-t-il ajouté. “Il faut essayer de voir où la Turquie veut aller et comment la ramener à des positions plus raisonnables qui permettent d’articuler sa sécurité intérieure avec le respect de nos agendas et la juste solidarité qu’il y a au sein de l’Otan”.

“Je ne peux que constater aujourd’hui dans la région que ceux qui sortent gagnants, par la loi du plus fort, c’est la Turquie, la Russie et l’Iran, je ne suis pas sûre que c’était l’élément stratégique le plus pertinent pour l’Europe et les Etats-Unis”, va-t-il estimé. “C’est une folie de faire ce que les Turcs sont en train de faire”. Un constat juste sans doute mais qui démontre l’impuissance totale de l’UE comme de la France. Et la nécessité de revoir sérieusement la stratégie de défense.

Balkany : victime expiatoire ?

Balkany : victime expiatoire ?

 

9  ans de prison pour fraude fiscale (la corruption n’a pas été retenue faute de preuves), cela peut paraître beaucoup. C’est en tout cas une exception  par rapport à la jurisprudence. Peut –être fallait-il une victime expiatoire pour signifier à d’autres bénéficiaires d’un certain système politique qu’on change d’époque. Certes, il serait injuste de considérer que la classe politique toute entière fait passer ses intérêts personnels avant-ou en même temps- que l’intérêt général. Si l’on en juge par le défilé constant de députés mis en examen, il y a quand même lieu de s’interroger. Cela vaut pour toutes les formations ou presque y compris LREM rattrappée aussi par les affaires que Macron tente pourtant d’étouffer comme celle de Richard Ferrand. Malheureusement, l’affaire Sylvie Goulard n’a pas plu aux députés européens. Et Macron et la France en même temps ont reçu une belle claque. On ne peut pas dire que toute la classe politique s’enrichit mais une majorité profite du système. D’abord de façon très légale en transformant la fonction électorale en métier (et en cumulant rémunérations, retraites et autres avantages). Ensuite de manière parfois insidieuse en favorisant des proches politiquement (chef d’entreprises, associations, bureau d’études etc.). Des proches qui renvoient l’ascenseur (voir dernièrement la résurgence de l’affaire Balladur). Pour les Balkany, le système dure depuis plus de 30 ans ; Ils étaient clairement protégés ; aujourd’hui politiquement ils ne représentent plus grand-chose d’où la sévérité de la justice « indépendante ».  Patrick Balkany a donc été condamné vendredi à cinq ans de prison ferme pour blanchiment de fraude fiscale aggravé dans le deuxième volet de l’affaire qui lui a déjà valu une peine de quatre ans de réclusion le 13 septembre.

 

Le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), qui est détenu à la prison de la Santé, à Paris, avait refusé son transfert au tribunal pour l’énoncé du jugement. Seuls son épouse Isabelle et leur fils Alexandre étaient présents.

Patrick Balkany, 71 ans, est condamné à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt et à 10 ans d’inéligibilité.

Son épouse, 72 ans, est condamnée à quatre ans de prison ferme sans mandat de dépôt et 10 ans d’inéligibilité. Leur fils a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Les époux Balkany, poursuivis également pour corruption, ont été relaxés de ce chef.

“Je voulais simplement vous dire, comme nous l’avons toujours dit, que comme cela a été confirmé officiellement et publiquement aujourd’hui, il n’y a pas un centime de l’argent public”, a déclaré Isabelle Balkany à la presse. (Comme si le produit de l’impôt n’était pas de l’argent public ! NDLR)

“C’est uniquement notre patrimoine familial, et il n’y a pas de corruption”, a-t-elle ajouté en quittant le tribunal.

Le tribunal a prononcé la confiscation de leurs résidences de Giverny et Marrakech.

L’avocat de Patrick Balkany, Me Eric Dupond-Moretti, a dénoncé une “dérive” judiciaire et estimé qu’il y aurait “forcément un procès en appel”.

“Quatre plus cinq, ça fait neuf ans : c’est en termes de gravité une peine monstrueuse qui a été prononcée”, a estimé l’avocat qui n’a pu assister au jugement, retenu en Côte-d’Or par une autre affaire.

Les Balkany, amis de l’ancien président Nicolas Sarkozy, sont accusés d’avoir constitué un important patrimoine immobilier, lui-même non déclaré, notamment aux Antilles et au Maroc, grâce au produit de cette fraude et un réseau de sociétés écran et de comptes bancaires à l’étranger.

Les faits reprochés tiennent selon l’avocat de l’Etat, partie civile, Me Xavier Normand-Bodard, en trois chiffres : 30 ans de fraude fiscale, 11 sociétés-écrans, notamment au Liechtenstein, au Panama, aux Seychelles et au Maroc, et 13 millions d’euros blanchis de 2007 à 2014 grâce à ce système.

L’élu de 71 ans et son épouse, qui règnent sur Levallois-Perret depuis 1983, contestaient les montants avancés et l’accusation de blanchiment.

Patrick Balkany a demandé une demande de remise en liberté, à la suite de son premier procès, qui sera examinée le 22 octobre.

Le risque d’un contrôle social généralisé par les nouvelles technologies

 

Le risque d’un contrôle social généralisé par les nouvelles technologies  

Les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense. Chaque chinois  est suivi et noté ! Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes très  sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les chinois disposent d’un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés sans même qu’ils en soient très conscients. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers la modification  des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs  à leur service. Mais demain, il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger. Si  les nouvelles technologies  ne sont pas régulées, de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. . Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

 

Energie- Offres d’électricité verte : du pipeau

Energie- Offres d’électricité verte : du pipeau

 

 

La grande fiction de l’électricité vertes a été confirmée par une enquête du 20 Heures de France 2 ; Ce que les personnes informées savent  évidemment car il n’existe qu’un seul réseau de distribution où toutes les origines d’électricité sont mélangées. Pire, il faut systématiquement compenser l’intermittence des éoliennes par exemple par des centrales le plus souvent à charbon !

Mais la promesse de fourniture d’électricité vertes  semble impossible à tenir, car dans le réseau, tout est mélangé, que ce soit le nucléaire ou le renouvelable. En fait, la trentaine de fournisseurs qui proposent ces contrats financent, avec l’argent des consommateurs, les producteurs d’énergies renouvelables en leur proposant des certificats d’origine. Il y en a ainsi des dizaines de milliers référencés sur internet, mais on retrouve au milieu des barrages hydroélectriques ou des parcs éoliens en Europe, une centrale à charbon en Allemagne où se sont fournis deux entreprises d’énergie.

La centrale de Jänschewalde est surnommée « tueuse de climat », mais elle a réussi à figurer sur la liste grâce à une activité mineure, qui représente 3% de sa production, et classée comme verte. C’est autorisé, mais cela choque des militants écologistes, et rend sceptique le médiateur de l’énergie en France.

 

En France, on promet de vendre de électricité vertes, en fait on ne vend que ce qui est dans le réseau de distribution où notamment la nucléaire produit 75% du volume total ;

Catalogne: l’irresponsabilité du gouvernement

Catalogne: l’irresponsabilité du gouvernement

 

Plus de 500 000 manifestants officiellement d’après la police  ( peut-être 1 000 000) hier et  des incidents violents à Barcelone pour protester contre la condamnation de neuf dirigeants séparatistes pour la tentative de sécession de 2017. Des mots un peut forts car les indépendantistes ont seulement organisé dans le plus grand calme un référendum sur l’indépendance. Un referendum qui juridiquement et politiquement ne pouvait pas aller loin surtout compte ténu du manque de participation. C’était quand même une faute politique mais qui ne méritait pas de neuf à treize ans pour l’implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi.

 

Successivement la droite,  puis maintenant les socialistes au gouvernement choisissent la répression comme mode de régulation d’un conflit qui appellerait surtout le dialogue et le compromis vers une autonomie renforcée. Du coté des opposants indépendantistes, on se radicalise aussi, ce qui n’est pas la meilleure forme de responsabilité. De toute manière, l’indépendance de la Catalogne est une fiction notamment du fait que cela pourrait encourager une remise en cause de nombreuses frontières en Europe.

Il n’est pas du tout certain que la dureté du gouvernement espagnol  de nature à affaiblir le mouvement indépendantiste en Catalogne. Des sanctions plus clémentes auraient peut-être permis d’apaiser les tensions. Mais le gouvernement espagnol a voulu cogner fort. Le Tribunal suprême espagnol a en effet condamné lundi neuf dirigeants séparatistes à des peines de neuf à treize ans de prison pour leur implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi. L’ancien vice-président du gouvernement régional catalan Oriol Junqueras, élu au Parlement européen en mai, a écopé de la plus lourde peine de treize années de prison. La colère n’est pas retombée à Barcelone, au lendemain de la condamnation de neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison. De ce fait,

Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a dénoncé dans un communiqué la «violence généralisée» dans les manifestations ayant eu lieu à Barcelone. «Une minorité veut imposer la violence dans les rues des villes catalanes (…) Il est évident que nous ne sommes pas face à un mouvement citoyen pacifique mais coordonné par des groupes qui utilisent la violence dans la rue pour rompre la coexistence en Catalogne», a ajouté le gouvernement en promettant de «garantir la sécurité» avec «fermeté».

 

 

La taxe d’habitation supprimée remplacée par la taxe foncière !

La Taxe d’habitation supprimée remplacée par la taxe foncière !

 

Une grande victoire cette suppression totale d’ici 2023 de la taxe foncière que l’assemblée nationale a décidé. Une victoire relative même si l’impact n’est pas négligeable immédiatement  (en moyenne autour de 1000 euros par an) surtout pour les moins favorisés. La suppression de la taxe habitation a constitué évidemment un argument électoral majeur dans la victoire de Macron aux présidentielles. Une ressource en moins pour les collectivités locales et mal compensée par l’Etat. D’où le conflit notamment entre les maires et le pouvoir central. En fait un jour ou l’autre, l’augmentation de la taxe foncière va compenser le manque à gagner de la taxe d’habitation et cela au prétexte de la modification de son assiette. Une modification justifiée par des éléments de confort comparés à la situation d’il y a plus de 50ans (la présence, de l’eau courante, de salle d’eau, de WC et d’autres aménagements). Une combine bureautique pour augmenter la fiscalité et finalement annuler progressivement la suppression de la taxe habitation (cette augmentation de la taxe foncière aura évidemment un impact aussi sur le montant des loyers.

Le président de l’association des maires de France François Baroin. ) a regretté l’absence d’étude d’impact en prévision de la suppression de la taxe d’habitation avant de dénoncer un manque à gagner de 400 millions d’euros. A l’inverse, dans un communiqué, le gouvernement a évoqué des « simulations individuelles complètes » et promis une « compensation intégrale ».

L’association des maires de France (AMF), qui représente les élus locaux de toutes les communes quelle que soit leur taille, ne décolère pas. Après avoir comparé, au congrès des régions, la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales à un « acte profond de recentralisation [où l'on] remplace le contribuable local par le contribuable national », son président François Baroin qualifie, ce mardi 15 octobre, cette mesure de « très mauvaise réforme ».

 

Alors que le projet de loi de finances (PLF) 2020 est examiné en séance publique à l’Assemblée nationale, les édiles locaux regrettent de n’avoir eu accès à « aucune simulation [ou] étude d’impact » quant aux « conséquences réelles » de cette suppression pour chaque commune et intercommunalité.

L’AMF relève en outre qu’il manque 400 millions d’euros dans le budget pour compenser ce manque à gagner. « C’est le non-respect d’un engagement pris [par le gouvernement] «, pointe ainsi François Baroin. Dans ce cas précis, les deux membres du gouvernement Philippe expliquent que « l’Etat assumera la compensation intégrale des collectivités (…) exclusivement par de la fiscalité dans un compte spécifique, et non par des concours budgétaires de l’Etat ».

 

Dans le même temps, l’association des maires d’Île-de-France (AMIF) a exprimé, dans une déclaration transmise à la presse, sa « préoccupation concernant la disparition du lien entre fiscalité versée par les contribuables et services rendus par la collectivité ». Ces édiles éprouvent même « le sentiment désagréable que les élus locaux sont de plus en plus responsabilisés par l’Etat en termes de dépenses et de moins en moins sur la stratégie de recettes ».

 

Nucléaire : le projet de six EPR nouveaux

Nucléaire : le projet de  six EPR nouveaux

Discrètement (un peu grâce à Ligonès, Balkany, réforme des retraites  et aux autres Kurdes), l’actualité très chargée n’a fait qu’une place minuscule à l’annonce du projet de 6 réacteurs nucléaire EPR nouveaux. Il est clair depuis longtemps que les énergies nouvelles sont là pour amuser la galerie des naïfs et qu’il sera impossible de ramener la part de production de l’électricité à 50% en 2035.

Comme c’était prévu, on va donc construire 6 EPR nouveaux (repartis sur trois sites). qui vont évidemment compenser largement la fermeture de Fessenheim voire d’une  ou deux autres vieilles centrales (par exemple Fessenheim) ; La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne et le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ont, selon « Le Monde », écrit à Jean-Bernard Lévy lui demandant de réfléchir à la construction de « trois paires de réacteurs sur trois sites distincts » soit 6 EPR d’ici quinze ans. Une simple « une hypothèse de travail » explique-t-on au gouvernement. Mais ce n’est pas tout : l’audit qui sera remis à Bruno Le Maire le 31 octobre envisage aussi  une scission de l’énergéticien en deux entités.

Dans une lettre adressée au président d’EDF, le gouvernement donne une feuille de route précise conduisant à la construction de six réacteurs nucléaires EPR sur les quinze prochaines années, rapporte lundi Le Monde dans son édition en ligne.

Dans une lettre envoyée le 12 septembre, que Le Monde dit avoir pu consulter, la ministre de la Transition écologique et le ministre de l’Economie, Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, donnent une feuille de route précise à Jean-Bernard Lévy pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts ».

Et le courrier de détailler que la construction de chaque paire sera « espacée de quatre ans et les tranches au sein d’une même paire de dix-huit mois », ajoute le quotidien.

 

Contacté par Le Monde, le ministère de la Transition écologique et solidaire assure  très hypocritement. que « cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021″ et assure que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR est uniquement « une hypothèse de travail ».

 

Selon une source à Bercy interrogée par Reuters, cette « lettre de mission » ne préjuge pas de la décision finale et la construction de six réacteurs nucléaires EPR ne constitue qu’une « hypothèse de travail » parmi d’autres !

 

Contre le port du voile : 71% d’accord avec Blanquer (Sondage)

Contre le port du voile : 71% d’accord avec Blanquer (Sondage)

 

 

Le voile n’est évidemment pas contesté pour des motifs religieux mais parce qu’il est souvent utilisé comme symbole d’un communautarisme militant voire d’un radicalisme anti républicain. Notons que dans les années 60,  le port du voile (sous toutes ses formes) était presqu’inexistant en France mais aussi dans les pays arables où parfois il fut même interdit. Sous l’influence du salafisme (dont la doctrine a alimenté le terrorisme),  le voile est redevenu le signe de ralliement communautariste qui en fait refuse certains principes républicains mais plus généralement la culture nationale.  Selon une enquête Elabe réalisée pour BFMTV, diffusée ce mercredi, 71% des personnes interrogées sont d’accord avec la phrase prononcée dimanche par le ministre de l’Éducation nationale : À savoir, que « le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société ».

Cette large majorité recèle un clivage générationnel. En effet, plus des trois quarts des personnes âgées de 50 ans et plus à avoir été sondées disent partager l’opinion de Jean-Michel Blanquer. Inversement, plus de la moitié des 18-24 ans expriment leur désaccord. Le locataire de la rue de Grenelle est par ailleurs soutenu par une écrasante majorité (8 sur 10) d’électeurs de Marine Le Pen et de François Fillon à la dernière présidentielle.

Le thème plus global du vivre-ensemble, s’il ne suscite pas d’unanimité, demeure clivant. Selon l’institut Elabe, 55% des Français portent un regard négatif sur le vivre-ensemble en France (8% « la population vit très mal ensemble », 47% « assez mal ») et 45% un regard positif (3% « très bien », 42% « assez bien »). Les 18-24 se distinguent en étant une majorité assez large à porter un regard positif (59%) sur le vivre-ensemble.

 

Sondage effectué par Internet, les 15 et 16 octobre, sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Prévision Croissance France 2019 : maintien à un bas niveau

Prévision Croissance France 2019 : maintien à  un bas niveau

 

LOFCE Sciences-Po confirme le maintien à un bas niveau de la croissance pour l’année en cours et 2019. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) tablait sur une croissance de 1,5% en France en 2019. Elle devrait finalement s’élever à 1,3% cette année et la prévision en 2019 est aussi de 1.3 (sans doute déjà un peu optimiste compte tenu de l’environnement international).  

Pour l’année en cours, la croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissements, comme l’a rappelé Julien Pouget. « L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Le feuilleton du Brexit : ça va encore durer, des mois et des années

Le feuilleton du Brexit : ça  va encore durer, des mois et des années

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le Brexit. Il y a trois ans que le feuilleton a commencé et il pourrait durer au moins autant ? D’abord il faut que l’accord passé avec Johnson soit voté  à la chambre des Communes. L’UE a été assez habile pour donner son feu vert rapidement  pour faire porter le chapeau au Royaume-Uni en cas de refus des Communes. De toute façon,  cet accord est assez semblable à celui conclu avec Theresa May (repoussé plusieurs fois par les Communes) sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du nord. Mais cette disposition est floue et surtout difficile à contrôler. De toute manière, l’accord est provisoire, il y aura de fait un report du Brexit pour redéfinir les nouvelles relations commerciales entre le RU et l’UE. D’ici là, des élections seront intervenues au Royaume –Uni et pourraient nécessiter de nouveaux délais ; D’ici là aussi les britanniques pourront constater les dégâts du Brexit et peut être revenir sur le principe même du Brexit. Bref, il faut s’attendre encore à des mois et des années d’incertitudes ; justement ce que détestent les investisseurs.

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